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THEME DE L'ANNEE PASTORALE 2017-2018

ORDINATION SACERTODALE 2018, (KIBUMBU 21-7-2018)

Sous le thème « Me voici Seigneur, envoie-moi » (Is. 6,8), la paroisse Kibumbu, en communion avec la commission diocésaine des fêtes, dans l’Archidiocèse de Gitega, a organisé, cette année 2018, les cérémonies d’ordinations sacerdotales, diaconales ainsi que la collation des ministères d’Acolytat et de Lectorat. L’événement a eu lieu en date du 21 juillet.

La messe d’ordination a commencé à 9h35 du matin, par une belle procession des ordinands et des prêtres, depuis l’Eglise paroissiale vers le terrain de football de Kibumbu, où tout avait été préparé pour la circonstance. Une foule immense de fidèles et de consacrés, tous en liesse, était  sur place. A l’œil  nu, l’organisation, l’aménagement des lieux et le déroulement des cérémonies resteront  des meilleurs qu’on a vus jusqu’ici, à Gitega. Seize diacres ont  été ordonnés prêtres : il s’agissait de 10 prêtres qui dépendent directement de l’Archidiocèse de Gitega et de 6 religieux attachés à leurs Instituts respectifs (4 frères Apôtres du Bon Pasteur et de la Reine du Cénacle et 2 de la Congrégation des Frères Bene-Yozefu). Les diacres ordonnés en ce jour étaient au nombre de 11, parmi lesquels 3 frères ABPRC. Les nouveaux acolytes étaient 11 et mêmement  les Lecteurs.

Dans son homélie, Monseigneur Simon NTAMWANA, l’Archevêque de Gitega, alors président desdites cérémonies, a salué le courage et le dévouement de l’Eglise-famille de Gitega en générale et de la communauté chrétienne de Kibumbu en particulier, pour l’accommodation bien   splendide de ce jour.

Visant l’assemblée en présence, l’Archevêque de Gitega a rappelé l’identité et la mission des prêtres aujourd’hui. Médiateurs entre Dieu et les hommes, les prêtres sont des instruments de l’Esprit Saint. Ils apportent aux hommes la consolation divine et les guident dans la voie de la réconciliation et la sauvegarde de l’environnement, support de la vie et révélateur du Créateur de toutes choses.  Les prêtres  que le Seigneur offre aux Burundais en ces temps sont aussi un don précieux en réponse à notre constante supplication « Mukama, dutabaze abasaserdoti benshi beranda », disait-il. Ainsi, l’archevêque Simon a invité tous et chacun à laisser ces nouveaux messagers de la Bonne Nouvelle exercer dorénavant le ministère de la réconciliation au Burundi qui, comme l’a noté le récent synode diocésain, est menacé par des divisions de tout genre ! Or, la mission de tout prêtre fait de lui un médiateur entre Dieu et son peuple : il apporte le message et la vie de Dieu aux hommes qu’il sanctifie à travers les sacrements. Toute sa vie, il doit œuvrer pour la délivrance des captifs et opprimés afin que ceux-ci retrouvent la liberté du cœur et l’espoir de vivre. A Dieu, le prêtre présente la misère, la prière et le sacrifice des hommes », renchérissait-il.

Egalement, Monseigneur Simon a insisté sur le bon comportement qui doit caractériser les prêtres, pour que, à travers leur témoignage de vie, les fidèles puissent reconnaitre la face de Dieu et recevoir sa vie. En effet, Dieu qui appelle le prêtre à son service le configure d’abord à lui, et, par son Esprit, le consacre à l’image de son Fils, Jésus Christ (cf. Lc 4,18). Le nom du prêtre est « Musanimana » (celui qui ressemble à Dieu). C’est pourquoi, il s’efforcera constamment à gagner aussi la sanctification personnelle suivant la recommandation de Jésus: « Vous donc, soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5,48). Ainsi, la vie du prêtre doit ressembler celle de son Maître, car sa vie est transformée par la vie-même du Christ. Cette grâce se réalise seulement chez les humbles. Pour ce, le pasteur de l’Eglise locale de Gitega demanda à ceux qui allaient recevoir l’onction sacerdotale d’imiter l’exemple de sagesse de Saint Paul apôtre qui, admirant sa vocation, dit : « je vis, mais ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vis en moi » (cf. Gal 2,20).

De cette manière, obéissants à l’Esprit de Dieu qui a guidé tous les apôtres, et toujours sous son action, ces nouveaux envoyés de Dieu conduiront les fils et les filles du Burundi à une réconciliation véritable avec Dieu, avec autrui et avec la nature.

S’agissant des discours prononcés pour la circonstance, l’action de grâce, le sentiment de gratitude envers Dieu, les félicitations à l’endroit des nouveaux Serviteurs et à l’endroit de l’Eglise catholique elle-même, tel était le message central de tous les intervenants.

La messe qui avait débuté à 9h30 prit fin à 16h00. Les invités se hâtèrent à se diriger vers le lieu de la réception, tout près des enceintes de la paroisse Kibumbu. Pourtant, la joie était tellement si grande qu’on ne voulait pas quitter si vite les lieux. Vive l’appel au sacerdoce dans l’Eglise ! (A Timothée HAKIZIMANA).

 

RECOLLECTION DES MEMBRES DE L'UCI-GITEGA (12-2-2018)

 (PREPARATION AU CAREME 2018)

Le lundi, 12 février 2018, à la Procure Sainte Marthe de Mushasha a eu lieu l’habituelle récollection des Prêtres membres de l’Association dénommée Union du Clergé Incardiné (U.C.I) de Gitega, en guise de leur bonne préparation à la période du Carême. Le thème d’instruction était libéré comme suit : « LE SACERDOCE DU CHRIST, SACERDOCE DU PRETRE ». A 9h45 du matin ont commencé les activités. Après que le Président de l’Association, l’Abbé Fréderic NKURUNZIZA ait souhaité la bienvenue à tous, et signalé le programme de la journée, le Père Avit VYUMVUHORE, choisi prédicateur de ladite recollection, a développé le thème susmentionné en trois points saillants : L’essence du sacerdoce, le Modèle du  sacerdoce et les Défis du sacerdoce.

Parlant de l’essence du sacerdoce, le Père Avit s’est servi de la Lettre aux Hébreux, surtout le chapitre 5 (à côté d’autres passages bibliques) et du Document Conciliaire Presbiterorum Ordinis disant que le sacerdoce est avant tout « un don de Dieu le Père à l’humanité ». Personne ne s’en attribue ! Pas même le Christ. Le prêtre est le médiateur de l’Alliance nouvelle. Il offre à Dieu les sacrifices du peuple et, par lui, Dieu offre sa grâce et sa miséricorde à son peuple. Tous les pouvoirs lui conférés  par l’Ordination/Consécration ne sont que participation au sacerdoce du Christ, Prêtre par excellence, Saint et sans tache. Imitant toujours la communion intime et profonde qu’il y a entre le Père et le Fils, les prêtres sont des collaborateurs irremplaçables des Evêques. Leur ministère s’exerce par la triple fonction d’Enseigner, Sanctifier et Gouverner le troupeau de Dieu.

En 2ème lieu, le Père Avit a parlé du modèle du sacerdoce. Le modèle unique et éternel du sacerdoce n’est autre que Jésus Christ. Tous les prêtres sont et doivent être des imitateurs du Christ (cf.1Cor 11,1), car l’onction qu’ils ont reçue et les pouvoirs qui leur sont investis sont toujours participation au sacerdoce du Christ (cf. Jn 20,21-23 ; Jn13, 13s ; Lc 22,14-20 ; Jn 15). Bien sûr, il y a d’autres modèles que propose l’Eglise aux prêtres, mais ce sont des modèles au 2è niveau. Le prédicateur a insisté sur le modèle du Saint Curé d’Ars, homme de la prière, homme de l’Eucharistie, homme hanté par le souci du salut des hommes, et l’homme martyr du confessionnal. Ainsi, le prêtre devra imiter la sainteté même du Christ. Comme le Saint Curé d’Ars, le Père Avit a aussi lancé cette interpellation à tous et chacun : « Prêtre, apprends à connaître ta dignité !... Et, utilisant les paroles du Cardinal Lavigerie quand il s’adressait à ses frères -Pères blancs-,  notre prédicateur certifia : «  Vous ne sanctifierez personne si nous ne commencez pas par travaillez courageusement à votre sanctification ! ».

Au 3ème point,  le Père Avit a souligné quatre défis majeurs à la vie du prêtre aujourd’hui : 1º) La sainteté, désir froissé par les difficultés et la peur de s’engager ; 2º) la vie de Communion entre les prêtres eux-mêmes, puis entre les prêtres et leur Evêque (qui doit être un point de force pour rassembler les communautés déchiquetées des fidèles) ; 3º) le discernement ; et 4º) Faire attention aux faux prophètes.

Après cette belle instruction, on a eu un moment de pause, de méditation et des confessions, suivi par la Messe dirigée par le même  prédicateur de la récollection.

Et pour terminer en beauté le programme, les participants ont partagé les agapes fraternelles au milieu desquelles le Président de l’UCI a accueilli officiellement les nouveaux adhérents. Ce repas a été agrémenté par le témoignage de l’A. Faustin NTIRUBAGWANGO racontant comment il a expérimenté la puissance de la main de Dieu qui l’a sauvé d’un accident que tous auraient pu juger mortel. Que Dieu soit loué maintenant et toujours ! (A. Timothée HAKIZIMANA, Rapporteur).

LE GRAND SEMINAIRE SAINT JEAN PAUL II EN JUBILÉ (1994-2019)

LANCEMENT DE L'ANNEE JUBILAIRE (25 ANS) DU GRAND SEMINAIRE SAINT JEAN PAUL II DE GITEGA, Le 7-1-2018

C’était le 6 Janvier 1994, jour de l’Epiphanie, que le Grand Séminaire Jean Paul II a  officiellement ouvert ses portes. Après 24 ans d’activité, ce même Grand Séminaire est marqué par une grande joie d’ouvrir son année jubilaire d’argent ce 7 Janvier 2018, Solennité de l’Epiphanie du Seigneur.

Les cérémonies ont été honorées par la présence de tous les Evêques catholiques du Burundi , les Recteurs des grands séminaire du Burundi,  les jeunes prêtres récemment  ordonnés au cours de l’été de 2017 et les représentants des promotions des séminaristes qui ont étudié dans ce Séminaire, depuis 1994 jusqu’en 2016, les  différents supérieurs des Congrégations religieuses, les religieux et religieuses de l’entourage, les autorités civiles dont quelques honorables députés, le gouverneur et le commissaire régionale de GITEGA.

La célébration des événements a été débutée par l’Eucharistie présidée par Mgr l’Archevêque  de GITEGA Simon NTAMWANA.  Après l’accueil chaleureux donné, par Recteur du séminaire Mr l’Abbé Martin SINUMVAYAHA,  à  tous les invités présents, il a invité les séminaristes à entonner l’hymne du jubilé du Grand Séminaire Interdiocésain Saint Jean Paul II.

Par la suite, l’Eucharistie s’est déroulée comme d’habitude, et c’est l’Evêque chargé des séminaires au sein de la CECAB, Mgr Bonaventure NAHIMANA, qui a donné l’homélie, en commençant par rappeler pourquoi le Grand Séminaire porte le Nom de  Jean Paul II.  C’est, dit-il, par le fait que ce Pape a célébré la Messe dans cet endroit  où se trouve le séminaire le 6 septembre 1990. Poursuivant, il a dit que cette ouverture coïncide avec le même jour de l’Epiphanie de 1994, jour d’ouverture de ce Séminaire. En cette solennité, la lumière qui a conduit les mages  est comme cette lumière qui conduit tout le peuple burundais vers la connaissance de Dieu ; l’étoile qui illumine le monde entier pour le salut. Nous sommes invités à suivre nous aussi cette étoile qui nous mène vers le Père. Comme les mages, le chrétien est celui qui se lève, qui sort de lui, en sa maison, vers la lumière, vers les frères et les sœurs. Notre vie est comme cette marche qui nous pousse  à nous abandonner et à fixer notre regard sur le Père lui qui est l’Alfa et l’Omega. Le Christ est le Chemin, la vérité et la vie, disait notre prédicateur. Il a terminé son homélie en souhaitant que en cette année jubilaire de 2018, le Roi de la Paix, de l’Amour, et de l’Unité nous accompagne, et que chacun ravive le don reçu grâce à l’Esprit Saint (Cf.2Tm 1, 6). Que le Séminaire soit une communauté des frères  animée par l’Esprit Saint ; qu’il se rajeunisse et continue sa mission d’être formateur des futurs prêtres qui vont porter la Bonne Nouvelle qui n’est autre que le Christ.

À la fin de la messe juste avant la bénédiction finale, ont eu lieu différents discours à savoir celui tenu par :

1º) Monsieur l’Abbé Martin SINUMVAYAHA, Recteur

Il a commencé par faire l’historique du séminaire. Les pionniers du Séminaire étaient au nombre de 58 séminaristes. Depuis cette date du 7 Janvier 1994 jusqu’à nos jours, il y a 24 ans, et le nombre de ceux qui ont fréquenté ce séminaire s’élève à 987.

Nous rendons grâce pour les bienfaits reçus de Dieu à travers ce Séminaire. Le premier séminariste inscrit dans les registres du Séminaire fut George BIZIMANA qui est actuellement l’évêque coadjuteur de Bubanza. Le dernier à la liste est actuellement SABUSHIMIKE Albin, étudiant en première année de théologie cette année. Ceux qui sont devenus prêtres jusqu’en cette date d’ouverture du jubilé sont au nombre de 719.

Les chrétiens d’alentours, quand ils fréquentent ce Séminaire, disent qu’ils vont chez le Pape du fait que ce lieu a été choisi et a accueilli le pape lors de sa visité au Burundi et la CECAB l’a voulu ainsi pour qu’il soit comme mémorial de cet évènement historique. D’où c’est un lieu privilégié, lieu où le Saint s’est rendu. Il est aussi  sous le patronage de Saint Joseph par le fait que ce lieu a été trouvé le jour du 1 Mai 1990, en la fête de Saint Joseph le travailleur, après tant de recherches d’un lieu favorable. D’où le séminaire a deux Saints Patrons,  Joseph et  Jean Paul II.

Le Recteur a remercié les invités qui étaient présents, pour leur  soutien,  prières et  présence ; mais aussi et spécialement ceux qui ont été recteurs de ce Séminaire, pour  leur bravoure, car ils ont fait tout pour que le Séminaire puisse progresser. Le premier de ces recteurs fut Mgr Venant BACINONI, Evêque de Bururi, le second fut  Mgr Gervais BANSHIMIYUBUSA, Evêque de Ngozi, ensuite vient Mr l’Abbé Léonard MANIRABONA puis  Mgr Georges BIZIMANA, Evêque  coadjuteur de BUBANZA.

Il n’a pas oublié de remercier aussi les différents Prêtres qui ont assuré l’économat du Séminaire en particulier le feu Abbé  Sylvestre HAKIZIMANA qui a commencé ses fonctions au moment de l’érection dudit Séminaire et qui a promu l’agriculture en ce lieu. Il a remercié également les différents prêtres qui ont été professeurs dans ce Grand Séminaire et spécialement le professeur Abbé Edouard KIROMBO qui est professeur depuis la création de ce séminaire jusqu’à nos jours.

Il a souligné aussi les différents services que le séminaire rend chaque année à la nation par le sentiment  d’union qui se trouve dans les cœurs des personnes qui fréquentent ce  lieu.

Le recteur a également donné des objectifs à atteindre durant cette année jubilaire selon l’extrait de l’Epitre de Saint Paul à Timothée «  Ravive le don Spirituel que Dieu a mis en toi » (2Tm, 1,6).

-  Etre des vrais témoins de notre Seigneur

- Renouvellement de la formation des séminaristes suivant la déclaration de la Congrégation pour le clergé sortie le 8 Décembre 2016.

- Se concerter avec les professeurs afin que les études soient adaptées à nos jours toujours à la lumière de la doctrine de l’Eglise.

- Continuer l’œuvre de former les séminaristes à la bonne gestion de leurs biens et à l’autofinancement.

- Obéir aux professeurs talentueux que possède le Grand Séminaire dans les diverses recherches et formations.

- Enfin, le renouvellement de tous les bâtiments jusqu’à la clôture du jubilé.

Il a terminé son allocution en disant que le premier don de ce séminaire sont les prêtres, sans oublier les voisins et les bienfaiteurs de ce Séminaire. Et par là, il a invité tout le monde  et chacun à  se donner corps et âme pour que ce séminaire puisse raviver  son don spirituel comme nous l’indique le thème de cette année jubilaire.

2º) Le Président de la  CECAB : Mgr Joachim NTAHONDEREYE

Au nom de la CECAB et à mon propre nom, disait Mgr Joachim NTAHONDEREYE, j’ai la joie et l’honneur de profiter cette occasion pour ouvrir cette année jubilaire du Séminaire. Celui-ci est ainsi édifié grâce à la contribution de chacun. Soyez dans la joie  et la tranquillité, animé par un sentiment d’enthousiasme afin de construire l’unité partout où vous êtes. Le séminaire ne serait pas ce qu’il est, s’il vient à manquer une seule des structures ici présentes, étant donné que nous formons une seule famille. Le jubilé comme nous le présente le livre de Lévitique, est chose sainte, un temps de grâce qui a été voulu par Dieu Lui-même (cf. Lv 25, 8s). Il nous faut donc en profiter.

Que cette année soit une année de grâce  de Dieu qui nous a donnés ce Séminaire  et  de rendre grâce pour les personnes à travers lesquelles nous avons  pu bénéficier ce Don, notamment le Pape Saint Jean Paul II. Sans lui, et sans sa visite dans ce lieu, nous n’aurions pas ce Séminaire ici. Il y a d’autres personnes telles que Mgr Venant BACINONI et Mgr Gervais BANSHIMIYUBUSA qui étaient, l’un recteur et l’autre vice-recteur pour l’œuvre accomplie en faveur dudit Séminaire. Souvenons-nous aussi, continue-t-il, des Feu Mgr Joachin RUHUNA, Mgr Bernard BUDUDIRA, Mgr Jean Berchimans NTERERE et  Mgr Joseph NDUHIRUBUSA. Ainsi, il a invité l’assemblée à prier un Pater Noster et un Ave Maria pour leur rendre hommages ; sans oublier  de rendre hommage de façon particulière au Feu abbé Sylvestre BIZIMANA qui s’est donné beaucoup quand le Séminaire était encore désertique jusqu’à ce qu’il soit fertile. Il a aussi montré la grande part de Mgr Joachin RUHUNA qui a été l’initiateur de ce Séminaire et il nous  a proposé de planifier à faire un pèlerinage vers le monument de Mgr de RUHUNA jusqu’à sa tombe à la Cathédrale de Gitega.

Il nous a présentés également  un programme à suivre durant ces trois années à venir jusqu’en 2020, selon le désir de la CECAB :

*On veut que tout le monde soit porteur du message du Christ ;

*Que l’Eglise soit un instrument de paix et de réconciliation  et contribuer à l’aboutissement de la bonne gouvernance dans tout le pays, sans oublier la culture de l’entraide mutuelle et aboutir à la promotion de la personne humaine.

Il a terminé son allocution en souhaitant à tout le Séminaire une heureuse année  pour  raviver le don spirituel reçu de Dieu, et, que tous les programmes qu’on s’est fixé puissent se réaliser. Se servant de l’adage de Diognète qui dit que « la seule différence entre les chrétiens et les autres  est  que les chrétiens sont comme la lumière d’intelligence des autres », le Président de la CECAB a fini en souhaitant que le séminaire Saint Jean Paul II continue à former des bons séminaristes et des prêtres dignes de la mission du Christ. Ainsi déclara-t-il ouverte l’année jubilaire dudit Grand Séminaire.

Nous tenons à signaler que le représentant des Prêtres récemment ordonnés et le gouverneur de Gitega ont eu eux aussi le temps d’exprimer leur joie à traves de brefs discours. Les cérémonies étaient diffusées à la Radio Maria-Burundi. Et elles ont été clôturées par les agapes fraternelles. (Fratri Renaud Sixte NTUNGICIMPAYE) 

 

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ABASASERDOTI N’ABADIYAKONI BAHERUKA KWATIRWA MURI DIYOSEZE NKURU YA GITEGA

Hari kw’igenekerezo rya 15 muakakaro 2017, niho Umwepiskopi Mukuru wa Diyosese Nkuru ya Gitega, Nyenicuahiro Musenyeri Simoni NTAMWANA, yatira mw’ibanga ry’ubusaserdoti imisore 13, be no mw’ibanga ry’ubudiyako abandi 11. Vyabereye muri Paruwse Gisozi. Uwo musi nyen, yaranatanze ibice vy’ubukorezi n’ubusomyi kuyindi miyabaga iriko iritegurira ibanga ry’ubusaserdoti.

 

             ABASASERDOTI

          ABADIYAKONI

 

Izina

Paroisse

Izina

Paroisse

  1

P.Baragafise Therence

Gisozi

D.Bigirimana Alexis

Kibumbu

  2

P.Irankunda Emery

Mushasha

D.Hakizimana Fabrice

Gisozi

  3

P.Fr Ndihokubwayo Elvis

Gitongo

D.Ndayizigiye Nestor

Mutoyi

  4

P.Niyomwungere Ezechiel

Nyangwa

D.Habonimana Deodatus

Kibungere

  5

P.Ngendanganya Joseph Desire

Mutoyi

D.Ndayishimiye Theophile

Muyuga

  6

P.Nijimbere Desire

Nyabiraba

D.Niyonzima Gerard

Gitongo

  7

P.Nkengurutse Denis

Nyarusange

D.Nzoyihaya Janvier

Gisozi

  8

P.Nkurunziza Leopold

Buhoro

D.Fr Gahungu Desire

Jenda

  9

P.Nkurikiye Suggesper

Buhoro

D.Fr Ndayizeye François

Mpanuka

10

P.Nshimirimana Sixte

Yoba

D.Fr Niyonkuru Georges 

Gihogazi

11

P.Fr Nzobakenga Etienne

Rabiro

D.Fr Ntukamazina Pacifique

Munanira

12

P.Fr Sinzo Desire

Mugera

D.Nsabimana Aimé Désiré

Nyangwa

13

P.Surwigano Evariste

Mutoyi

 

 

Abasaserdoti begukira Diyoseze ni 10. Babiri ni abumuryango w’Abatumwa b’Umwungere Mwiza n’umugabekazi w’isenakuro (nº 11 na nº12), umwe ni Umusaveriyano (nº2). Mu badiyakoni naho, batatu ni Abatumwa b’Umwungere Mwiza n’Umugabekazi w’Isenakuro (nº 9,10 na 11).

Dukengurukire Imana kur’iyo ngabirano y’abatumwa bashasha, ku butwari n’ubwira bw’abo bose yicaguriye ngo bayihebere ubuzima bwabo. Erega batabayeho, mu bantu hokomera agatima k’inyamaswa ! Tubashigikize igisabisho ngo bamane ingoga, bame bahimbawe n’ibanga ryabo, bakangure isi mu kuba abahanuzi n’ivyabona (A. Timothée HAKIZIMANA). 

 

IMISA ISOZERA INAMA Y’ISHIRAHAMWE RY’ABEPISIKOPI KATOLIKA B’I BURUNDI N’I RWANDA (Catedral Mushasha, 22-3-2017) *Détails, Cliquez sur le Drapeau du Burundi en haut à droite*

SU LA COLLINE ZEGE: INAUGURATION ET BENEDICTION d’une salle d’étude et de lecture pour les enfants de la Communauté Batwa (Zege, le 20-1-2017)

Sur la Colline ZEGE, Commune et Province GITEGA, ce 20 janvier 2017, à partir de 11h00, a eu lieu L’INAUGURATION ET LA BENEDICTION d’une salle d’étude et de lecture pour les enfants de la Communauté Batwa qui vit sur cette colline.

L’œuvre s’inscrit dans le cadre du Projet d’aide pour les personnes en difficultés, notamment cette communauté-BATWA de ZEGE. Les activités de construction de cette salle ont été financées par l’ASBL OUDENAARDE (une association belge qui compte plus de 350 personnes) en collaboration avec l’Archidiocèse de Gitega, et facilitées par la MINASA. Au nom de l’ASBL OUDENAARDE, la famille Marc et Jeannette, n’a ménagé aucun effort pour que les membres de la Communauté-BATWA de ZEGE aussi puissent avoir des logis dignes d’une personne humaine. Jusqu’ici, ils leur ont construit 36 maisons pour 36 familles ; ils aident 98 écoliers et élèves pour leurs frais de scolaires ; ils paient le nécessaire pour deux universitaires de cette même communauté, mais aussi ils se chargent de la recherche d’emploi et de la formation technique pour un autre Lauréat qui a terminé l’école secondaire sans pour autant avoir accès à l’université. A côté de ça, ils ont déjà octroyé  60 chèvres aux membres de cette communauté-batwa pour l’élevage.  

Les cérémonies étaient rehaussés par les invités de marque comme l’archevêque de Gitega, Monseigneur Simon NTAMWANA, qui a béni ladite salle ; le Gouverneur de la Province Gitega (M. Venant MANIRAMBONA); le Couple Marc-Jeannette et leurs amis belges qui l’a accompagnés ; Un Conseiller à l’Ambassade de la Belgique au Burundi, etc.

L’archevêque de Gitega a bien signifié le pourquoi de la bénédiction de ce bâtiment. Il disait : « En bénissant cette salle le jour son inauguration, nous voulons réceptionner ce bâtiment au Nom de notre Seigneur, qui veut qu’il n’y ait jamais de discrimination au milieu des hommes ». Le texte phare qu’on s’est servi pour l’événement a été extrait de la Lettre de Saint Paul apôtre aux Colossiens, 3,16-17.    

Au nom de toute la communauté du village des BATWA de Zege, Mme Libérate NZOTUNGICIMPAYE (Représentante de l’UNIPROPBA en Commune Gitega)  a exprimé de vifs remerciements à l’endroit de la famille Marc et Jeannette et leurs associés pour avoir pensé à eux. « Vous nous avez tirés de la brousse où nous vivions comme des animaux pour nous donner la chance de vivre dans des maisons solides »,…« Grâce à vous, l’enfant-mutwa d’ici  a où reposer sa tête et où conserver son cahier ! », disait-elle, avec toute émotion. Pareils ont été aussi les propos du chef du village-Batwa de Zege ; Monsieur Bosco HATUNGIMANA.

Comme preuve de changement de mentalité, la Communauté Batwa de ZEGE a offert un cadeau d’une chèvre à la famille Marc et Jeannette et une autre à Monseigneur l’Archevêque de Gitega. Il n’est plus question de penser qu’une fois qu’on donne quelque bien à un Mutwa, il va le vendre directement, comme certains le soupçonnaient dans le temps.   

Signalons que les activités qu’effectue l’ASBL OUDENAARDE à Zege sont supervisées par Frère Gilbert HAVYARIMANA de la Congrégation des Apôtres du Bon Pasteur et la Reine du Cénacle. 

A. Timothée HAKIZIMANA

 

 

LA FETE DES ORDINATIONS A GITEGA, Ed. 2016. Paroisse Gitongo, le 16/7/2016

« VOUS ETES LE VISAGE DE LA MISERICORDE DU PERE. »

A Gitega, l’ordination sacerdotale a été depuis longtemps un grand événement diocésain. Mais cette année, il nous faudrait un autre qualificatif plus expressif. En date du 16 juillet 2016, la Paroisse GITONGO s’est fait le « pole du monde », en accueillant des milliers de chrétiens venus de quatre coins du Diocèse, sans oublier les invités de marque des localités non-proches de Gitega, qui ont répondu massivement à la circonstance pour partager la joie ineffable de ce jour avec la communauté locale.

On remémorera toujours la splendeur des cérémonies en générale et plus particulièrement de la Liturgie, en ce jour.  

v  Douze séminaristes ont été institués lecteurs de la Parole de Dieu (parmi eux, trois frères de la Congrégation des Apôtres du Bon Pasteur et la Reine du Cénacle - ABPRC) ;

v  Douze séminaristes ont été institués acolytes  de l’Autel (entre eux, quatre de la Congrégation des ABPRC) ;

v  Treize nouveaux diacres ont été ordonnés (deux étant des frères de la Congrégation déjà mentionnée) ;

v  Neuf prêtres, parmi lesquels un frère Missionnaire des Pères Xavériens, enfin reçurent l’ordination sacerdotale des mains de S.Exc. Monseigneur Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega.  Voici la liste de ces derniers, plus leurs paroisses d’origine :

1.     A. HAKIZIMANA Moise, par. Gitongo

2.     A. IRANKUNDA  Jean Marie, de Nyabihanga

3.     A. KORERIMANA Joseph, de Gitongo

4.     A. MANIRAMBONA Georges, de Makebuko

5.     A. NDABOROHEYE Jean Dieudonné, Missionnaire Xavérien, de Murayi

6.     A. NIMUBONA Désiré, de Kibungere

7.     A. NKURUNZIZA Albert,  de Bukirasazi.

8.     A. NSABIMANA Jean Aimable, de  Murayi

9.     A. NZEYIMANA Dieudonné, de Kirimbi.

 

Dans sa prédication, l’archevêque, Simon NTAMWANA, a articulé son homélie au tour du thème : « VOUS ETES LE VISAGE DE LA MISERICORDE ». Rappelant d’abord le contexte actuel de l’année du jubilé extraordinaire de la Miséricorde divine, il a exhorté tous les fidèles à accueillir le « don extraordinaire » de « l’amour-en-surabondance » de Dieu, cherchant à y correspondre de tout cœur afin de manifester au monde que « Dieu a visité et sauvé son peuple » (cf. Lc 1,68). C’est là le fondement du mystère de la foi chrétienne. Nous n’avons plus de doute, la miséricorde de Dieu est vivante, toujours agissante, surtout à travers Jésus Christ, lui qui est le Visage de la miséricorde de Dieu ; « qui le voit, voit le Père ! » (cf. Jn 14,9). Toute sa vie, paroles et actes sont tous révélateurs de cette infinie miséricorde céleste », affirmait l’archevêque.

S’adressant plus particulièrement à tous et chacun des prêtres en présence, le successeur des apôtres à Gitega, a mis en relief l’identité et la mission premières des ouvriers ordonnés dans la vigne du Seigneur : « Prêtre, tu es un autre-christ ; Prêtres, vous êtes le visage de la miséricorde divine » ! Ainsi donc, à l’aurore que le Prêtre se sente comme le Christ qui se réveille offrant compassion aux disciples qui lui crient au secours (cf. Lc 8,24) ; dans sa prière, que le prêtre nous porte à Jésus, lui qui intercède sans cesse pour nous auprès du Père ». Par-là, l’archevêque invita tous les prêtres à se faire un examen autour de cette question: « Comment ai-je vécu mon ordination ? ».

Selon Msgr Simon, « Tout ministre ordonné aurait trahi sa mission si jamais il n’aurait pas manifesté l’image de la miséricorde de Dieu, prenant des décisions personnelles liées à la justice, au savoir et à l’amour seulement humains ; il aurait trahi son identité si jamais il oubliait de vivre en « autre-Christ ».

 

L’archevêque termina son homélie en interpellant ceux qui allaient recevoir l’onction sacerdotale à « être miséricordieux comme le Père » (Lc 6,36). A toute l’assemblée, il a lancé un appel pressant à avoir, vivre et extérioriser l’amour miséricordieux, qui tend toujours à comprendre, à pardonner, à accompagner, à attendre, et surtout à intégrer (cf. Amoris Laetitia, 312).

A. Timothée HAKIZIMANA. 

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UNE VISITE PAR ET POUR L’AMOUR LES ELEVA LE MEME JOUR JUSQU’A UN VOYAGE VERS LE PERE DU CIEL.

KIGUHU, RUTANA, GITEGA, le BURUNDI et toute la famille des enfants de Dieu n’oublieront pas facilement la soirée sombre du 24 avril 2016.  Après avoir effectué une visite au Lycée Notre Dame de la Sagesse de Gitega (Ex-CND), en vue de renforcer l’amitié, une centaine d’élèves regroupés dans la Chorale du Lycée Communal Kiguhu, accompagnés par le Curé de la paroisse, Monsieur l’Abbé Serges MANIRAMPA et d’autres éducateurs, ont connu un accident innommable et mortel, paralysant les esprits et/ou les corps. L’accident eut lieu aux environs de 19h00, à Kuwivyuma zone SHANGA, commune MUSONGATI en province et Diocèse RUTANA, quand ces jeunes, tout joyeux, retournaient vers Kiguhu, après avoir animé merveilleusement la messe dominicale et passé une journée mémorable au LNDS. Vu comment leur véhicule (de type FUSO) est tombé, tout porte à croire que les freins ou bien le cardan auraient défailli sur cette pente vraiment compliquée appelée Kuwivyuma et l’auto a dérapé cognant un grand arbre-eucalyptus- au bord de la route avant de se renverser tout entier. Dix-huit personnes sont mortes sur le champ. Il s’agit de l’Abbé Serges MANRIRAMPA, prêtre en mission fidei donum à Rutana, natif de la paroisse Gihogazi, archidiocèse de Gitega, alors curé de KIGUHU ; la sœur Immaculée NTAWE, native de la paroisse Muhanga, diocèse Ngozi, membre de la Congrégation des Sœurs de la Charité ; la Sœur Annonciate NIBIGIRA, une vierge Consacrée de Rutana, le préfet de discipline du L.Co.Kiguhu, monsieur Jean Baptiste NDIHOKUBWAYO et 14 jeunes -élèves ou ressortissants- de cette école. Trois jours après, même le chauffeur (propriétaire du véhicule en question) a rendu l’âme à KIBUYE où il était hospitalisé. Et voilà une visite par et pour l’amour les éleva le même jour jusqu’à un voyage vers le père du ciel ! Quant aux blessés, ils sont très nombreux, et pour la plupart, ils agonisent jusqu’ici sur le lit d’hôpital à Rutana, Musongati, Shanga, Kibuye, Gitega et Bujumbura.

Le diocèse de Rutana, l’administration à la base, la province,… sont intervenus le plus tôt qu’ils ont pu pour porter secours aux victimes.

Le gouvernement du Burundi, passant d’abord par le ministre de l’intérieur, et lui, par le biais du gouverneur de Rutana, a exprimé ses sentiments les plus attristés aux familles éprouvées promettant de leur venir en aide dans les meilleurs délais. Ensuite, l'Etat du Burundi a sorti un communiqué, lu par son Secrétaire, Monsieur Philippe NZOBONARIBA, pour manifester sa solidarité aux familles endeuillées par le macabre accident et adresser un message de condoléance à tous les chrétiens de Kiguhu qui ont perdu leur pasteur en plus de leurs fils et filles, à l’Eglise Catholique et surtout au Diocèse de Rutana, et à la Nation tout entière.  

 L’enterrement des 18 morts a duré deux jours, depuis le soir du lundi 25 avril au mardi, 26 avril de ce même mois. Sauf la Sr Immaculée qui a été emmenée à Kigali (Rwanda) où sa famille religieuse inhume les siennes dans un cimetière régional, les autres ont été ensevelis à Kiguhu en face de la nouvelle église paroissiale encore en construction. Pour les deux jours d’enterrement, la messe était présidée chaque fois par S.E Msgr Bonaventure NAHIMANA, Evêque de Rutana et le diocèse de Gitega était toujours représenté (surtout le 2è jour) par une forte délégation de prêtres, de religieux (ses) et des fidèles laïcs. A ces deux occasions, le vicaire général de Gitega, Msgr Jean Marie HARUSHIMANA, a pris la parole, au nom de l’archevêque de Gitega (alors en voyage apostolique à l’étranger) pour exprimer les vives condoléances aux familles des regrettés disparus, à la famille chrétienne de Kiguhu, de Rutana et évidemment à celle de Gitega.

Etant donné que la paroisse KIGUHU vient de perdre un troisième curé et de façon successive au cours d’une situation ou bien d’embuscade ou bien accidentelle, vu que les victimes de ce denier accident venaient de renforcer les liens d’amitiés entre les deux diocèses susmentionnés, le vicaire général de Gitega n’a pas manqué à signaler aussi que l’Archidiocèse de Gitega, passant par son Pasteur, ne manquera pas à continuer à soutenir le jeune diocèse de Rutana en ouvriers apostoliques, toujours dans la mesure du possible.     

DIEU PLEIN DE MISERICORDE ACCUEILLE DANS SON PARADIS SES ENFANTS ET LEUR ACCORDE LA RECOMPENSE DES SERVITEURS FIDELES.

R.I.P

Pour la rédaction, A. Timothée HAKIZIMANA.

Bénédiction de la nouvelle Eglise paroissiale de Bugendana (le 19-3-2016) en la Solennité de Saint Joseph Epoux de la Vierge Marie.

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BENEDICTION DE LA NOUVELLE EGLISE PAROISSIALE DE BUGENDANA, (Samedi le 19/3/2016)

Die Blütezeit der Partnerschaft zwischen Eichstätt und Gitega

En la solennité de Saint Joseph, Epoux de la Vierge Marie, la Paroisse Cunwe-Bugendana a accueilli à-peu-près 8.000 personnes venues à la fête de la bénédiction de sa nouvelle et grandiose Eglise. L’archevêque de Gitega, Monseigneur Simon Ntamwana, entouré d’une cinquantaine de prêtres, a présidé les splendides cérémonies de ce jour depuis 10h00 du matin. Ce fut aussi l’occasion d’accueillir la Croix Nationale des Jeunes qui venait de passer une semaine à la Paroisse Kirimbi. L’ambiance était plus que flamboyante. Le curé de Cunwe-Bugendana, le président du Conseil paroissial, le président du conseil communal de Bugendana, étaient aux anges, car portant tous les trois le prénom de « Joseph », et par conséquent tout choyés  de célébrer leur fête patronale dans une si grande circonstance.  Avec insistance et à maintes reprises, l’archevêque de Gitega a souligné que ladite Eglise de Bugendana tout comme les autres bâtiments sur le lieu déjà fonctionnels (le Presbytère, le Couvent des Sœurs Missionnaires de Marie Mère de la Réconciliation, l’Ecole Fondamentale) et les autres Infrastructures qui restent à terminer (Une Ecole secondaire Multi-Technique, un Centre de Santé) sont dus à la générosité des chrétiens du Diocèse d’Eichstaett, en Allemagne. Le projet entier coutera 6.000.000.000 de nos francs. Soulignons que la paroisse Bugendana est désormais sous le patronage des Saints HL. WILLIBALDO et HL.WALBURGA natifs d’Eichstaett (et ils sont frères : le premier a été Evêque d’Eichstaett, la deuxième a été supérieure d’un Couvent de religieuses, d’où on les voit tous deux avec un  bâton de pasteur -la crosse-). 

 

OUVERTURE DE LA PORTE SAINTE À MUSHASHA-GITEGA, EVENEMENT DE HAUT CALIBRE EN SAINTETE!!!

La veille de ce jour (c’est-à-dire, dans la soirée du 12/12/2015), de 17h00 à 18h00, l’Abbé Nestor NIYOKINDI, Prof. au Grand Séminaire Saint Jean Paul de Gitega, a donné une riche instruction aux paroissiens de Mushasha et aux pèlerins venus comme d’habitude au Sanctuaire marial de Mushasha pour se confier à Dieu par la Sainte Vierge Marie, Mère de la Miséricorde. Avant de parler du Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde tel que pensé par le Pape François, l’A. Nestor a instruit l’assemblée sur de l’essence de la Miséricorde infinie de Dieu le Père manifesté dans son Fils Unique, Jésus Christ, par la Puissance du Saint Esprit.

Les autres prêtres en présence préparaient les pénitents par le sacrement de la Confession.

En date du 13 décembre 2015, les cérémonies ont débuté à 10h par un rassemblement extraordinaire de fidèles devant l’Archevêché. Là, l’archevêque de Gitega, S. E. Msgr Simon NTAMWANA a initié lesdites cérémonies par un salut solennel à l’assemblée, suivi d’une lecture de l’Evangile selon Saint Luc (Lc 15,1-7), texte selon lequel « Il y a aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent… ».  Et puis, le Vicaire Général, Msgr Jean Marie HARUSHIMANA, nous a lu l’introduction de la Bulle « Misericordiae Vultus ». Après, une splendide procession nous a conduits à la porte principale de la Cathédrale Christ-Roi. L’archevêque l’a alors ouverte, selon un rituel qui nous a été proposé par Rome : « Ni mwugurure inzugi z’ubutungane, tuzokwinjira duhayagize Umukama ». … « Ng’uru urugi rw’Umukama, twinjire kugira turonke imbabazi ». Au-dessus de cette porte, on pouvait bien lire en écriteau « JEWE  NDI IREMBO UWUNYINJIRIYEMWO AZOKIRA… » (Jn 10,9). L’écriteau y restera tout au long de cette année sainte. Puis la Messe a suivi, débutant par le rite d’aspersion à l’assemblée, en rappel du Baptême, qui est la 1ère porte qui nous conduit dans la vie de Dieu. 

Signalons en passant qu’en ce jour on a fait coïncider cette fête avec l’ouverture de l’année pastorale dans la Région pastorale de Gitega. Au moins 60 prêtres étaient sur place, à peu-près 500 religieux et religieuses, et une foule de chrétiens d’environ 4000 personnes louaient le Seigneur dans l’allégresse à l’intérieur comme à l’extérieur de la cathédrale. La cathédrale n’a pu contenir ni la moitié des fidèles. Les grands Séminaristes de Songa étaient présents et ils nous ont chantés l’hymne du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde.

Je souhaite une bonne année fructueuse en Miséricorde à tous !

A. Timothée HAKIZIMANA. 

 

JOIE INEFFABLE LORS DU LANCEMENT DU JUBILÉ EXTRAORDINAIRE DE LA MISERICORDE (Sanctuaire Marial de Mugera-Gitega, le 8 déc 2015)

    

LANCEMENT SOLENNEL DU JUBILÉ EXTRAORDINAIRE DE LA MISERICORDE AU SANCTUAIRE NATIONAL MARIAL DE MUGERA – CE 8 DÉC.2015- SOLENNITÉ DE L’IMMACULÉE CONCEPTION

La messe a débuté à 10h du matin, présidée par S.E Msgr Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega, entouré par tous les évêques catholiques du Burundi et environ 300 prêtres venus de tous les coins du Pays. Après le discours d’accueil (par l’archevêque de Gitega), on a écouté le discours inaugural prononcé par le Nonce Apostolique au Burundi, et après a sonné la trompe-« Inzamba »- pour marquer le début de l’année jubilaire. Puis a suivi l’hymne du Jubilé de la miséricorde exécuté par les Grands séminaristes de Gitega (G.S. J.Paul II).

Dans cette Sainte Messe, l´homélie tout comme le discours de Circonstance prononcé après l’action de grâce, revenaient au Président de la CECAB, S.E Msgr Gervais BANSHIMIYUBUSA.  Au côté du gouvernement, le Président du SENAT, l’honorable Révérien NDIKURIYO qui était sur place a prononcé un discours félicitant à l’Eglise pour cette année de grâce qu’elle commence et invitant tout un chacun à se reconnaître pécheur et oser demander pardon.

A Mugera, en cette date du 8 décembre, les pèlerins et les paroissiens locaux étaient une foule innombrable tout comme les autres rendez-vous du 15 août ordinaire. Vraiment, on ne pouvait pas s’imaginer que la fête a eu lieu un mardi, jour de travail !

Dieu soit glorifié et que sa miséricorde nous couvre tous par Marie, la Mère du Rédempteur, conçue sans péché.    

 

 

ORDINATION PRESBYTERALE DE FRÈRE JEAN CLAUDE MICHEL MWOROHA ET PROFESSION PERPETUELLE DE FRÈRE EZECHIEL MUKEZE (OCD), Ruvyagira-Mushasha, ce 15-10-2015

IIèmeCONGRES DIOCESAIN DES FAMILLES - CENTRE MAGNIFICAT DE MUSHASHA, le 8/9/ 2015

Evaluation de la première année de sacerdoce pour les prêtres ordonnés le 19 juillet 2015 (Procure Sainte Marthe, le 13/7/2015)

En date du 24 juin 2015, monseigneur Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega a convoqué les jeunes prêtres ordonnés le 19 juillet 2014 à une rencontre d’évaluation de la première année.

Le jour arrivé, le 13 juillet 2015, la réunion a eu lieu dans les enceintes de la procure Sainte Marthe, depuis 9h30 à 14h00. L’évaluation portait comme annoncé sur 3 questions : dans votre 1ère année du sacerdoce, Qu’est-ce qui a été positif pour vous? Qu’est –ce qui a été négatif pour vous ? Quelles sont vos résolutions ?  

En guise d’introduction Msgr Simon a rappelé l’identité du prêtre, sa spiritualité, son essence missionnaire et apostolique. « Le prêtre est un homme spirituel », disait-il. En effet, il vit sa foi et son témoignage au milieu d’une communauté qui voudrait avoir au milieu d’elle un représentant de la personne du Christ. Il est spirituel Car il s’engage à vivre intensément dans la prière. Les saints rites qu’il accomplit, surtout l’Eucharistie, deviennent pour lui comme un medium, par lequel cette même communauté perçoit cet homme spirituel. Il est donc important que ces rites manifestent son attachement à la vie spirituelle. « En tout cela, c’est la pratique qui intéresse », tenait à préciser l’évêque. Le prêtre est aussi spirituel par les moments de sa prière personnelle, par les moments de ses recollections mensuelles, les moments de sa retraite annuelle, etc. 

Il est ordonné propter populum, en faveur du peuple. Il est sacerdos, c’est-à-dire celui qui donne les trésors sacrés, -celui qui donne les choses sacrés au peuple-. Cet attachement au peuple de Dieu remonte à la même incardination diocésaine, élément intrinsèquement indispensable pour un prêtre séculier.  

En 2è lieu, l’archevêque a signalé que selon ses constants généraux,  les jeunes prêtres de la promotion 2014 se sont bien comportés durant leur première année de sacerdoce. « J’ai remarqué que vous n’êtes pas des prêtres ambulants n’importe où, ratifiait-il. Ainsi, Je voudrais que votre vie soit une vie de pasteur attaché au peuple de Dieu et de façon ordonnée, car les prêtres sont fondamentalement des êtres de communion ».

Voici l’explication qu’il a donnée à ce sujet :

v Communion entre les mêmes jeunes prêtres : savoir se donner un clin d’œil dans le petit groupe. C’est une situation qui est déjà une tradition dans notre diocèse, dans notre Eglise : il faut en profiter au maximum déjà depuis le Grand séminaire.

v Communion avec les membres des communautés sacerdotales où on est : cette relation doit être productive pour que les charges pastorales ne soient insupportables. Les moyen pour y arriver sont : le dialogue, les réunions communautaires… C’est ici où chacun prouve de sa qualité d’être  un homme ecclésial ;

v Relation avec les fidèles : ce n’est pas une relation de récréation ni de familiarité, mais une relation de pasteur ;

v Communion avec les autres confrères prêtres : il s’agit d’élargie les relations fraternelles jusqu’à tout le presbyterium diocésain.

v Communion avec l’évêque, et à travers lui, relation avec l’Eglise, et donc, relation avec le corps mystique de l’évêque. Ceci est un rapport qui inspire toujours une relation de confiance guidé par un sentiment du Père au fils, et vice versa.

Pour l’évaluation, l’évêque proposa de répondre, entre autres, aux questions suivantes :

ü  L’intention de messe, toute l’année, l’avez-vous reçue régulièrement?

ü  Faites-vous parties de l’UCI diocésaine ? Vous êtes-vous acquitté de vos contributions ?

ü  Comment est ta vie communautaire et relationnelle à la paroisse où tu es nommé ?

ü  As-tu lu au moins un livre après ta formation au Grand séminaire ?

ü  Etc.   

 Alors, sous l’égide du Secrétaire du Bureau Pastorale de Gitega, l’Abbé Audace NZOPFABARUSHE, chaque prêtre a saisi l’occasion, tour à tour et par ordre alphabétique des prénoms, pour lire son rapport. 

Voici la liste des jeunes prêtres de la promotion 2014 el les paroisses où ils ont passé leur 1ère année de sacerdoce. 

1. Abbé Aloys Nderagakura, Paroisse Bukirasazi.

2. Abbé Basile HARUSHA, paroisse Gishubi

3. A. Boniface KWITONDA, Paroisse Yoba 

4. A Caritos NIYOYITUNGIYE, Paroisse Mugera

5. A Dieudonné HAKIZIMANA, Paroisse Rukundo :

6. A Dieudonné NGENDANZI, Séminaire de Mugera

7. A. Elysée HABOGORIMANA, Paroisse Makebuko.

8. A. Jean Claude KUBWIMANA, Paroisse Murenda.

9. A Jérémie NDAGIJIMANA, Paroisse Karusi

11. A Prosper NIZIGIYIMANA, Paroisse Buhoro

12. Abbé Timothée HAKIZIMANA, Paroisse Mushasha

 Dans leurs rapports, on n’a pas écouté beaucoup d’éléments négatifs sauf à Gihiza où l’Abbé Placide a connu une malencontreuse situation communautaire. Lui-même se réjouit de ce que, selon les nouvelles nominations, il soit changé de poste.  

 A la fin,  Msgr Simon Ntamwana, Archevêque, répondant à certaines inquiétudes soulevées par les jeunes prêtres, il a émis les conclusions et interpellations que voici, : 

1.      Nous déplorons ce qui est arrivé à l’A Placide. Puisse la situation se calmer entre les composants de cette communauté. Cependant, je suis heureux de ce que vous avez pu le secourir comme prêtres d’une même promotion.

2.      J’ai été frappé par la jeune patience que vous avez montrée dans votre 1ère année de sacerdoce.

3.      Je suis ravi de ce que les paroisses aient déjà  songé à votre besoin de communication

4.      Mais, j’ai des préoccupations :

 Dans le prêtre, on a tendance à voir la source de tous biens, de toute aide, de tout financement. Alors, ne soyez pas exploité par toutes ces sollicitions quand bien-même elles seraient familiales. On pourrait vous absorber dans toutes ces festivités si jamais vous y répondez  telles qu’on vous y invite.

v Sur les relations être les jeunes prêtres et les autres confrères ainés : elles sont toujours à ouvrir ou à améliorer. Ntawuca umugani umwana asinziriye ! Il faut que les plus expérimentés illuminent les moins anciens, et le plus vite possible, dans tous les domaines de la vie paroissiale et surtout la gestion paroissiale.

v Sur la programmation des réunions communautaires : c’est un droit. Il en faut toujours.

v Les livres de base : la Bible, le CIC, le CEC, les missels, …. Le diocèse ne peut plus les procurer à chaque prêtre. Alors, la perspective actuelle est de les disponibiliser dans chaque paroisse. Mais « s’il vous plaît, conservez en vous la volonté d’apprendre », demanda l’évêque, avec insistance.  

v L’hésitation de certains chrétiens à adhérer au projet d’auto prise en charge : il faut s’y mettre avec plus d’efforts. Le projet ne peut plus faire marche arrière.

A propos de la question cruciale de nos jours, « Que faire face à la situation politique actuelle ? »,  l’archevêque y répond aussi :

-         « Si la situation tendue perdure, nous allons vraiment l’affronter nous basant sur l’accord-cadre signé entre l’Eglise catholique et le Gouvernement burundais.

-         Le devoir du témoignage nous demande de dire la vérité. Or, toi et moi, nous sommes Eglise. Nous ne devons pas lâcher cette conscience. Alors, il nous faut être toujours des hommes d’Eglise. « Même si je me trompe, pourvu que je sois avec l’Eglise ». Dites-vous donc, « Pourvu que je me trompe avec Pierre ! » Il nous faut présenter en toute liberté la doctrine sociale de l’Eglise, même si certaines gens se sentent lésées par cette dernière ; 

-         Toutefois, il faut la prudence : il ne faut pas qu’on vienne s’attaquer à vous pour médisance ; 

-         Notre vraie réaction n’est pas de dire « Toi, toi,… que fais-tu ? Mais plutôt conscientiser la communauté chrétienne sur la vérité de l’Evangile. Restons alors proche de nos chrétiens, dans les CEB. Travaillons sur la qualité morale de nos chrétiens ».

 

La réunion se clôturera vers 14h30 avec un repas partagé dans salles des réceptions de la Procure Sainte Marthe de Mushasha. 

 

LES SAINTS NICOLAS DE FLUE (SUISSE) ET CHARBEL MAKHLOUF (LIBANAIS), EMBLEMES DE LA PAIX NOUS ARRIVENT A GITEGA ET AU BURUNDI.

PROFESSIONS RELIGIEUSES CHEZ LES SMMMR ET EMISSION DES VEOUX D'ENGAGEMENT DANS LA FRATERNITÉ SAINT AUGUSTIN (29-8-2015)

FOTOS DIVERSAS

"PREDESTINES À REPRODUIRE L'IMAGE DE SON FILS (cf. Rm 8,29b): LES SEMINARISTES DES CLASSES DE SECONDE AU SEMINAIRE MOYEN DE MUGERA VIENNENT DE VIVRE UNE RETRAITE SANS PRECEDENT À GIHETA (Du 11 au 15 mai 2015)

Depuis le soir du 11 mai à l’après-midi du 15 mai 2015, un groupe de 52 séminaristes venu du Séminaire Moyen de Mugera a vécu une retraite prévue à leur intention, comme c’est la coutume dans ce Séminaire il y a bien d’années. Dite retraite s’est déroulé au Foyer Notre Dame de l’espérance de Giheta. Elle a été prêchée par A. Timothée HAKIZIMANA, l’animateur adjoint des Vocations dans le Diocèse de Gitega.

Les instructions données étaient structurées autour du thème « PRÉ-DESTINÉS À REPRODUIRE L’IMAGE DU FILS DE DIEU » (cf. Rm 8,29b). En guise d’introduction, le prédicateur a cherché à mettre les retraitants dans un climat de recueillement, de prière et du silence, tout en expliquant ce que c’est une retraite, les attitudes qu’il faut prendre et le pourquoi d’une retraite pour les élèves pré-finalistes du Cycle Supérieur des études secondaires.

…« Nous sommes venus ici pour une raison spirituelle ; parce que notre âme a soif du Dieu Vivant. Lui est le garant de la vie, la vie sainte. Pour participer à la vie de ce genre, Dieu lui-même nous y attire, depuis notre création jusqu’à notre rachat accompli par Jésus Christ, qui est un acte de nouvelle Création ; depuis le "Faisons l'homme à notre image, comme à notre ressemblance » (Gn 1,26), jusqu’au « pardonne-leur Père : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,34). Nous ne sommes pas donc ici pour un simple pèlerinage, encore moins pour faire du tourisme. Nous sommes ici pour méditer, pour rencontrer le Seigneur, écouter sa voix afin de pouvoir répondre à la vocation qu’il nous propose et éviter de suivre nos désirs mondains  » … « Alors, chers amis, vivre une retraite, c’est prendre le temps de s’arrêter, de réfléchir sur sa vie personnelle et de se mettre à l’écoute de Dieu sous la mouvance de son Esprit. Consacrez donc ce temps au Saint-Esprit de Dieu. Profitez-en au maximum ! C’est un temps de grâce ! Ne ratez pas l’occasion d’entrer dans la chambre où réside ‘celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes’  (cf. Jn 1,45). Ne soyez pas distraits, mes amis ! » …« Elle est noble et fondamentale la raison qui pousse le Petit Séminaire à prévoir un temps de retraite pour les jeunes pré-finalistes. C’est que ceux-ci, avec cette étape estudiantine, ils commencent à prendre ou penser prendre des décisions fondamentales pour leur vie future. Alors, ils ont besoin de se mettre à l’écoute de Dieu en vue de faire un sérieux discernement avant d’entreprendre une voie vocationnelle parmi plusieurs qui semblent s’ouvrent devant eux. En plus, l’expérience a montré que la prière, surtout pendant les moments de retraite, a une importance cruciale pour cette fin », expliquait le prédicateur. 

Durant trois jours (12-13-14 mai), le thème « Prédestinés à reproduire l’Image du Fils de Dieu » a été développé en deux grand points à savoir :

1º) Le discernement vocationnel, chemin qui mène à la rencontre avec le Seigneur et sa volonté ;

2º) « Le seigneur appelle, séduit et transforme en vue de réaliser le salut destiné à toute l’humanité ».

Ainsi, on a eu l’occasion de parler, avec détails, de la vocation, la vocation à la sainteté comme vocation première et universelle, du discernement vocationnel, de l’accompagnement vocationnel, de la présentation des trois chemins vocationnels (le mariage, le sacerdoce, la vie religieuse), de la rencontre avec Jésus, de l’appel séduisant de Dieu et de la réponse du sujet, des exigences de la vocation apostolique, etc.… L’occasion se fit également propice pour dérouler le thème principal de la retraite à la lumière de divers exemples d’appels que nous offre la Bible, depuis Abraham, passant par les prophètes (Moïse, Samuel, Jérémie, Isaïe, Ezéchiel, Jonas,…)  jusqu’à l’appel de la Mère du même Fils Dieu (la Sainte Vierge Marie), et d’autres appels qui enseignent beaucoup sur le dessein de Dieu sur ses créatures, les plus nantis : les hommes (exemple de Saint Paul).  

Dieu est Libre plus que l’homme sa créature. Il est libre dans ses choix. Il appelle qui il veut, quand il veut, comment il veut et où il veut, pour l’envoyer là où il veut.  Mais avant tout, il nous demande tous d’être saints comme Lui (cf. Ex 22,30 : « Vous serez pour moi des hommes saints » ; Lv 19,2 : « Soyez saints car, Moi Yahvé, Votre Dieu, je suis saint » ; Mt 5,48 : « Soyez parfaits comme votre père céleste est parfait »).  Pour ce, il ne faut pas forcer ou forger la vocation. En termes de vocation, personne n’occupe la place de l’autre, comme personne ne choisit la vocation à la place de l’autre ! « Ta maman, ton père pourrait être un guide vers cette vocation. Mais, jamais, elle ou il ne doit décider à ta place ! »  De même, on n’a jamais le droit de rester sourd à l’appel du Seigneur (Lc 9, 57-62 ; Mt 8, 18-22). Plutôt on doit répondre comme si c’était une personne qui vous appellerait par votre nom. L’appelé se doit d’écouter cette voix, d’accueillir les exigences qu’elle suppose et d’obéir aussitôt, sans hésitations, ni réserves, soulignait le prédicateur.

En réponse à l’appel de Dieu, l’image de l’escalade a été choisie par a l’Abbé Timothée, prédicateur de la retraite, pour expliquer l’ascension des hommes vers Dieu. « Si la vocation est un chemin à parcourir, la réalisation de ce parcours consiste en une sorte d’escalade, d’ascension, de montée spirituelle. Pour se faire, en plus de rester attaché à la corde (Esprit saint), chacun aura besoin nécessairement d’un bon guide (accompagnateur spirituel) et de certains encrages spirituels  comme la Parole de Dieu, la méditation, la réception des sacrements, la fréquentation de l’Eucharistie et de la Confession (rupture avec le péché), l’accompagnement spirituel, le service des autres / les œuvres de miséricorde, etc. », affirmait-il.  

De sa part, l’appel à la suite du Christ comme prêtre ou un religieux, est un charisme, un don du Saint Esprit. Elle n’est jamais un mérite. On le sait bien, personne ne se consacre pas lui-même à Dieu. C’est Dieu qui appelle à la consécration, et après qu’il t’ait accepté, tu deviens un être consacré. Il s’agit d’une vocation spéciale et plus exigeante, une vocation qu’on accomplit à partir d’un acte passif. D’où l’importance  capitale du discernement de la voix de Dieu pour ne pas se tromper de voie. He 5,4-6, nous montre que nul, ni même le Christ, s’attribue le droit d’être prêtre : « Nul ne s'arroge à soi-même cet honneur, on y est appelé par Dieu, absolument comme Aaron. De même ce n'est pas le Christ qui s'est attribué à soi-même la gloire de devenir grand prêtre, mais il l'a reçue de celui qui lui a dit: Tu es mon fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré; comme il dit encore ailleurs: Tu es prêtre pour l'éternité, selon l'ordre de Melchisédech ».

Pour les autres vocations, c’est la même chose. Aucun chemin n’est facile à parcourir. Tout chemin vocationnel devient impraticable pour celui qui s’y fonce par pur désir humain.

Dieu appelle toujours pour une mission. C’est pourquoi, celui qui a rencontré le Seigneur ne peut pas le garder pour soi seul.  « …la foi naît de la prédication et la prédication se fait par la parole du Christ » (Rm 10,13). Le pape émérite  Benoît XVI, réitérait cette invitation  à plus de 2 millions de jeunes à Madrid, le 21-8-2011 : « On ne peut pas rencontrer Jésus et ne pas le faire connaître aux autres. Pour ce, ne vous gardez pas le Christ pour vous seuls ! Annoncez aux autres la joie de votre foi. Le monde nécessite le témoignage  de votre foi, il nécessite à Dieu. »… Et il disait encore, « N’ayez pas peur chers jeunes de suivre le Christ avec décision et détermination … Je vous rappelle que suivre Jésus dans la foi, c’est cheminer avec lui dans la communion de toute l’Eglise. Celui ou celle qui cède à la tentation d’aller seul vivant dans la mentalité individualiste , court le risque de ne jamais rencontrer Jésus, ou de suivre une fausse image de Jésus ».

Pour terminer les instructions, le matin du vendredi 15 mai, le prédicateur a instruit les retraitants sur « la Vierge Marie », exemple prototype de la réponse indéfectible à l’appel inconditionnel de Dieu (Lc 1,26-38). La réponse de Marie à l’Ange montre bel et bien que Marie était une femme de foi. Elle confia d’un coup à une réalité sans précédent et elle n’eut pas peur du « qu’en dira-t-on qui devait l’attendre », ni du sort des autres femmes enceintes sans être mariée officiellement. Marie répond à l’appel de Dieu avec foi, amour, spontanéité, liberté, dévotion, ferveur, … Marie donne sa réponse comme plongée, immergée totalement dans l'océan de grâces dont Dieu lui a couvertes avant meme sa conception. Marie s'offre tout entière à la volonté de Dieu. "Me voici,la servante du Seigneur, que tout s'accomplisse pour moi selon ta parole".

Ainsi, doit répondre tout jeune doit répondre qui se sent appelé par Dieu à suivre le chemin tracé par son Fils Jésus Christ, Dieu fait homme dans le Sein de la Vierge Marie.  Sûr, On n'est pas tous garnis des dons de Marie, mais son aide nous y élève.  

 

Centre Sociopastoral de Bugendana

Mgr. Dr. Simon Ntamwana est Archevêque de Gitega depuis 1997

Vœux à la communauté diocésaine, au 31 Décembre 2017

« Que toutes nos communautés soient atteintes par la grâce de Dieu et se laissent entraîner par le Seigneur qui nous pardonne et nous supplie de pardonner ! »

Chers frères, chères Sœurs, toutes catégories de fidèles confondues,

1. Grâce et Paix dans le Seigneur Jésus Christ notre Dieu fait Homme pour nous réconcilier avec le Père et faire de nous une seule famille Eglise dans l’Esprit Saint.

2. Je suis heureux de vous voir réunis pour échanger nos vœux pour l’Année 2018 après que nous avons rendu grâce pour l’année du Seigneur qui vient de s’écouler. Nous avons été gâtés par la bonté miséricordieuse de Dieu qui a accompagné les uns dans une bonne santé, les autres dans le port de la croix de la santé ou d’autres difficultés qui ont pesé sur la vie. Le même Seigneur a voulu bénir toutes nos actions qui avaient commencé en lui et que nous destinions à sa gloire. C’est d’ailleurs l’unique voie qui conduit au bonheur de la personne humaine : servir son Dieu dans le prochain que nous côtoyons en Eglise, et même directement dans le monde.

3. Je tiens à exprimer ma gratitude à Monseigneur le Vicaire Général qui m’a adressé en votre nom des paroles qui me réconfortent à m’approchant de vous dans une profonde amitié et fraternité. Je peux vous dire que je me sens bien dans ma veste de votre pasteur et vous dis dès maintenant de poursuivre cette mission au nom du Seigneur qui me demande de paître son troupeau que vous êtes. Je suis, par ailleurs très conscient de mes limites qui se multiplient encore davantage avec mon âge. N’en déplaise à ce dernier, je veux servir le mieux possible tant que le Seigneur et vous –mêmes me le demanderez. Je voudrais rester aux côtés des confrères et des consœurs qui ont fort pâti dans leur corps : je veux citer MM. Les AA. Vincent NZOHABONIMANA, Sébastien NIYONZIMA, Faustin NTIRUBARWANGO, et Joseph NTAKARUTIMANA, et beaucoup de religieuses âgées de la Congrégation de Bene-Tereziya ainsi que celles des Bene-Bernadette et des Militantes de la Sainte Vierge. Nous rendons grâce à Dieu pour le retour de l’Abbé Vincent de l’Inde. Nous pensons particulièrement à Mission Autriche qui nous a soutenus à chaque étape de ce drame qui vient de se solder moins tragiquement que ce nous attendions. Parmi nos jeunes prêtres, il ya a eu beaucoup d’accidents de moto. Est-ce une façon de Dieu de nous donner une remarque dans la conduite des motos ? Pensez-y vous aussi.

4. Je suis fort touché de l’attachement que les fidèles ont toujours gardé pour nous : à l’instar d’une mère qui voit ses enfants en difficulté, ainsi beaucoup de nos fidèles sont restés à genoux dans la prière en faveur de ces malades, pour implorer la guérison la plus rapide et la plus prompte. Merci chers fidèles. Nous vous portons aussi dans notre prière de personne consacrées au Seigneur pour que vous ayez la vie.

5. L’Année du Seigneur 2018 galope vers nous, comme don de notre Père. Nous l’accueillons avec beaucoup de joie et de gratitude anticipée pour tout ce qu’elle sera. La prière que Jésus enseigne à ses disciples est la nôtre : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6,10). Et nous reprenons tout de suite la courte prière de l’hymne du matin de lundi de la IVème semaine : Un jour- une année nouvelle- commence, une année reçue de toi, Père, Nous l’avons remise d’avance En tes mains telle qu’elle sera ». Quelle belle confiance en Dieu face à la durée qui est toujours une surprise !!!

6. Nous voulons cependant orner notre bouquet 2018. En premier lieu, nous voulons y vivre intensément notre orientation pastorale : la méditer, la rendre notre vie quotidienne, la traduire en actes qui nous mènent à la réconciliation et à la préservation de l’environnement. La réconciliation est une urgence.

N’ayons pas peur de nous le dire mutuellement, jusqu’aux fidèles qui peuvent se laisser anesthésier par l’irénisme ambiant d’un populisme à outrance : la réconciliation est urgence. J’écoutais une personne, il ya deux jours, qui me racontait ce qu’elle avait vécu en 1995 : Pendant le jour, une cohorte de personnes vient vers la maison familiale, toute la famille est prise au piège dans la maison, mais le papa tente de résister, mais en vain, pendant que les personnes étaient si nombreuses à attaquer le domicile. La mère tente de sauver les enfants, au nombre sept en fuyant dans la bananeraie  environnante. Elle cherche de se cacher dans un large pied de bananiers. Dieu protège et la tourmente s’arrêtera avant que les enfants ne soient attrapés, mais le papa criera jusqu’à la fin de son agonie qui a duré plus de cinq heures sans secours possible. La famille connaît les personnes qui sont venues mettre à feu et à sang leur domicile. Maintenant, ils habitent ensemble sur la colline, mais la crainte subsiste  encore : iront-ils au tribunal ? Iront-ils vers le CVR ? Même s’ils parvenaient à en parler à l’une ou l’autre instance, ils n’auront pas encore dit la triste réalité aux cœurs, pour qu’ils arrêtent de saigner. Combien de burundais portent-ils encore autour du cou ce boulet si lourd et si insupportable ?

7. La réconciliation est urgente. Il faut entendre non seulement l’urgence de l’acte, mais aussi la très grande utilité de la réconciliation, pour que nous puissions réédifier notre pays qui loin de vivre la paix et l’unité si souvent prônées, risque un éclatement encore plus spectaculaire et plus dramatique !!! Je pense à ces « kairoi » que le Seigneur a offerts aux Burundais, mais ils n’en ont rien vu, ni rien aperçu. Peut-être imitons-nous la Jérusalem rebelle à la prédication du Seigneur et le faisons pleurer, lui, le Seigneur si tendre et si miséricordieux : « Quand il approcha de la ville, et qu’il l’aperçut, Jésus pleura sur elle. Il disait « Si toi aussi tu avais su, en ce jour, comment trouver la paix… ! Mai halas, cela a été caché à tes yeux » (Luc 19,41-42). Seule la réconciliation dans le Seigneur et en Eglise peut nous sauver, car elle approche de la vérité et se déroule sous les yeux du Seigneur qui voit et connaît tout dans l’homme.

8. Il faudra que toutes nos communautés soient atteintes par cette grâce et se laissent entraîner par le Seigneur qui nous pardonne et nous supplie de pardonner et d’ouvrir ainsi nos cœurs à son amour qui efface tout péché. Sachez qu’un cœur qui n’a pas pardonné est comme une maison dont les portes sont toutes fermées : personne n’y entre. Il ne s’agit plus d’actes pluriels, mais d’une campagne qui conduira fidèle à oser demander personnellement pardon, soit parce qu’il aura agi, soit parce qu’il se sera tu devant le bourreau qui supprimer une vie devant ses yeux.

9. En deuxième lieu, je prie le Seigneur pour qu’il nous donne les moyens de réaliser notre projet de reboisement et de reforestation dans nos espaces que nous avons déjà identifiés. Non seulement nous pourrons contribuer à une meilleure nature autour de nous, mais nous aurons compris que même la nature doit nous accompagner dans notre effort de nous pardonner mutuellement. Au-delà de ce projet, il faudrait que nous apprenions cette année à bien traiter l’eau, le feu, la terre et l’air. Ces quatre éléments peuvent nous être plus amicaux si nous les épargnons de tout gaspillage et que nous n’en faisons pas les victimes de nos égoïsmes les plus  variés.

10 . Pourrions-nous nous réjouir de voir un pas significatif sur cette montée si rude de la réconciliation. Puisse le Seigneur bénir cette année, selon sa volonté adorable !!!

                                                                                          + Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega.

VOEUX DE BONNE ANNEE 2017: "Soyez les apôtres de l'Espérance et de la Miséricorde par votre Engagement pastoral au Service de la Réconciliataion"

 Suivant  la Bonne coutume dans notre Eglise locale,  le Pasteur du Diocèse souhaite en privé la Bonne Année à tous les prêtres et les consacrés. L’acte se fait toutes les années en deux occasions successives : d’abord le soir du 31 décembre,  juste après la messe de fin d’année, puis le jour du Pique-nique diocésain, qui est généralement fixé le 1 janvier, sauf quand cette date tombe un dimanche comme ce fut le cas de cette année (2017).   

Voici en intégralité les belles, profondes et émouvantes paroles que notre Archevêque, S.Exc Monseigneur Simon NTAMWANA a adressé aux envoyés apostoliques, prêtres et consacrés, de l’Archidiocèse de Gitega pour la circonstance susmentionnée :   

(Chères Sœurs, chers frères,)

Je me sens redevable envers chacune et chacun de vous, après avoir entendu les paroles que vous m’avez adressés par l’intermédiaire de Monseigneur le Vicaire Général. Je vous en remercie fraternellement et même tendrement, parce que je n’en étais pas digne. Je me rends de plus en plus compte que le petit vase où je verse votre communion reste trop petit pour contenir l’affection précieuse que je viens d’entendre, et que je vous ai vu développer le long de l’Année écoulée.

Je ne reviendrai pas à l’Année 2016, qui fut très chargée de la Miséricorde divine, face à nos divers besoins que le Père des cieux a vus et satisfaits. Je n’oublie pas le drame que le Burundi et nos familles ont vécu à travers la crise politique que nous traversons même aujourd’hui, puisque  nous avons nos chers compatriotes éparpillés dans divers endroits, de la prison à l’exil. Cette situation nous interpelle, aussi longtemps qu’elle n’est pas résolue.

Plaçons- nous maintenant en face de l’Année 2017. Nous lui avons donné l’orientation pastorale que nous connaissons tous : « Dukomejwe na Mutima Mweranda, nitube abatumwa b’ikigongwe c’Imana, mu rukundo, mu kuri no mu butungane kuri bose».

Nous sommes tous invités à fixer cet horizon avec courage et générosité pour réaliser cette charité pastorale. Cette même année est « Annus Domini », un nom qui confie cette durée de temps au Seigneur, parce qu’il en est le Créateur et la Providence. Une Année du Seigneur : c’est une Année du Père que nous les Filles et les fils du Père, devons passer en sa compagnie, sous sa bénédiction, dans une totale obéissance toute pleine d’Amour pour Lui et pour le frère et la sœur qu’il daigné placer à nos cotés. Quel grand don qui implique la question que le Père pourra nous adresser à la fin de cette Année, « Qu’as-tu fait de ton frère, de ta sœur ? ».

Nous le savons par parole d’amour qu’il nous dira constamment le long de ce laps de temps qu’il nous prête. Nous le saurons en écoutant ses prophètes qui nous secouent de diverses manières, du plus proche au plus éloigné, du plus petit qui nous exprime son besoin immédiat au plus grand et au plus digne qui nous commande au nom de notre même Père.

Parmi ces prophètes, je me permets de vous inviter à écouter le Saint- Père, notre courageux grand- frère. En ouvrant sa Lettre Apostolique « Misericordia et Misera », nous sommes frappés par la nouvelle route que nous sommes appelés à suivre à l’avenir : la route de célébrer  et de vivre la miséricorde dès maintenant à jamais. La miséricorde ne  peut être une parenthèse dans la vie de l’Eglise, mais elle en constitue l’existence même, qui rend manifeste et tangible la vérité profonde de l’Evangile » (MM 1). »

« Le pardon est le signe le plus visible de l’Amour du Père, que Jésus a voulu révéler dans toute sa vie… Aucun d’entre nous ne peut poser de conditions à la miséricorde. Elle demeure sans cesse un acte gratuit du Père céleste, un amour inconditionnel et gratuit » (MM 2), même quand la miséricorde s’exprime à travers le pardon fraternel de la réconciliation entre deux personnes. Voilà pourquoi tout acte de miséricorde est créateur : il transforme la vie et la change.

« Face à ce regard aimant de Dieu, nous ne pouvons pas rester indifférents, car il change la vie » (MM 4). Ainsi « à l’heure où s’achève le jubilé, il est temps de regarder en avant et de comprendre comment continuer avec fidélité, joie et enthousiasme, à faire l’expérience de la richesse de la miséricorde divine. Nos communautés pourront rester vivantes et dynamiques dans la mission de nouvelle évangélisation dans la mesure où la conversion pastorale que nous sommes appelés à vivre sera imprégnée chaque jour de la force rénovatrice de la miséricorde. Ne mettons pas de limites à son action, n’attristons pas l’Esprit qui indique toujours des chemins nouveaux pour annoncer à tous l’Evangile du salut » (MM 5).

« Avec une passion pastorale toujours renouvelée, rappelons – nous les paroles de l’Apôtre : « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère (et le message, la parole) de la réconciliation (2 cor 5, 18.19) » (MM 11). N’hésitons pas de pleurer sur cette patrie des Barundi qui est divisée entre ceux qui sont à l’intérieur du pays et ceux qui sont à l’extérieur, entre ceux qui ovationnent le pouvoir en place et ceux qui le contestent ! Et les gens commencent à percevoir ce clivage comme une nouvelle division suivie de conséquences et de faveurs vues et connues de tous.

Vous en conviendrez avec moi, les pleurs ne suffisent pas. Encourageons à la réconciliation. « L’Etat ne peut se contenter d’être puissant ; il se doit d’être juste, honnête, franc, et même compatissant pour rétablir l’unité des citoyens. Plutôt que  demander des réparations des punitions et des emprisonnements en vainqueur, il reconnaît ses erreurs et propose une réconciliation. En prenant l’initiative, lui qui est offensé, il se renforce déjà » (in Prêtres Diocésains no 1531, Déc 2016, p. 4) et la repentance devient un vrai remède qui lénifie les attitudes les plus cruelles que les citoyens peuvent avoir connues.

Je termine cette invitation que j’adresse à tous et à toutes d’être les apôtres de la réconciliation par cette intuition de Charles Péguy, un poète français du siècle dernier : « ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance…L’espérance est une petite fille de rien du tout qui est venue au monde le jour de Noël. C’est cette petite fille pourtant qui traversera les mondes…Comme l’étoile a conduit les trois rois depuis l’orient vers la crèche, ainsi une flamme tremblante percera les ténèbres… » des haines qui, de façon cachée, en tous cas sous des semblants de paix, planent sur ce pays. Vous êtes cette Espérance aujourd’hui.  

A travers toute l’Année 2017que je souhaite bénie et riche en actes de miséricorde par le biais de notre engagement pastoral en faveur de la réconciliation, vous êtes cette espérance.

 Bonne année !   

+Simon NTAMWANA

Archevêque de Gitega.

THEME DE L'ANNEE PASTORALE 2016-2017 A GITEGA

LA VISITE DES RELIQUES DE SAINTE MARGUERITTE MARIE ALACOQUE AU BURUNDI (25 octobre au 3 novembre 2016)

« AVEC MARGUERITTE MARIE, ALLONS VERS LE CŒUR DE JESUS SOURCE D’AMOUR ET DE MISERICORDE ».

 

En dates du 25 octobre au 3 novembre 2016, l’Eglise du Burundi  s’est vu honoré par la visite des reliques de Sainte Margueritte Marie Alacoque (1647-1690), cette religieuse française de la Congrégation de Sœurs de la Visitation qui a bénéficié de grandes faveurs divines contemplant le Sacré Cœur de Jésus, quand Il a voulu se manifester à elle, pour lui confier une mission extraordinaire destinée à toute l’Eglise. 

    1.     Quelles sont ces grandes faveurs ?

Tout s’est déroulé à Paray-le-Monial (France), où, depuis juin 1671, Marguerite Marie entre au monastère de la Visitation pour devenir une année plutard religieuse (en 1672).

Alors, entre décembre 1673 et juin 1675, elle a été gratifiée de trois grandes apparitions du Cœur de Jésus dont le message se résume en ces lignes :

-        « Voilà ce cœur qui a tant aimé les hommes ». C’est la plus célèbre de toutes les apparitions à Sainte Margueritte Marie. En juin 1675, alors que Sœur Marguerite Marie était dans la prière d’adoration, Jésus apparut à elle, et lui dit : « Voilà ce cœur qui a tant aimé les hommes jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart qu’ingratitudes ».   

-        Jésus lui révéla sa mission en ces termes : « Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen ».

-        Jésus demanda à Margueritte Marie une heure sainte du jeudi soir pour s’unir à sa tristesse au jardin des oliviers.

-        Il lui demanda aussi la communion fréquente, notamment celle du 1er vendredi du mois en vue de la réparation pour les indignités commises envers son Eucharistie.

-        Il lui demanda encore une fête pour honorer son cœur. Pour cette mission il lui demanda de se faire aider par le Père Claude la Colombière (jeune jésuite).

 

   2.     D’où est venue alors l’idée que les reliques de cette Sainte, grande amie du Sacré Cœur de Jésus, visite le Burundi ?

L’idée est née d’une intuition missionnaire des responsables de la Communauté de l’Emmanuel au Burundi échangeant avec les responsables internationaux de cette dite Communauté. Voici deux facteurs qui ont motivés cette demande :

-        L’expérience enrichissante et porteuse de beaucoup de fruits vécue par d’autres pays comme le Rwanda, la Tanzanie,… qui ont accueilli ces trésors.

-        Le contexte actuel de notre Pays avec ses répétitives crises politico-sociales, avec graves répercussions sur la vie de toute la population.

-        En outre, le fait de vivre en ces temps une année de grâces, année du jubilé extraordinaire de la miséricorde divine, en constitue une point de force pour que le message d’amour révélé à Sainte Marguerite Marie soit rependu et réanime la flamme chancelante de la foi des burundais.

La demande ayant trouvée bonne accueil au sein de la CECAB, tous les diocèses du Burundi, excepté le diocèse de Ngozi ont accueilli et vénéré les reliques de l’Exceptionnelle amie du Sacré Cœur de Jésus, en des dates et lieux distingués.

La venue des reliques de la Sainte de Paray ici au Burundi a été donc organisée par la Communauté de l’Emmanuel, la Compagnie de Jésus, les Sœurs Oblates du Sacré Cœur, les Sœurs de la Visitation, et d’autres Mouvements du Sacré Cœur comme la Garde d’Honneur, tous appuyés par les Pasteurs de l’Eglise du Burundi. Placé sous le thème : « AVEC MARGUERITTE MARIE, ALLONS VERS LE CŒUR DE JESUS SOURCE D’AMOUR ET DE MISERICORDE », les reliques de Sainte Marguerite Marie Alacoque ont parcouru tout le Burundi, en annonçant que l’amour de Dieu est présent parmi nous et nous interpellant au plus profond de notre être à le propager au milieu de nos frères et sœurs.

3. L’Accueil des reliques de sainte Margueritte Marie Alacoque dans le Diocèse de Gitega.

A Gitega, les reliques sont arrivées, le 2è jour, c-à-d, Mercredi le 26 octobre 2016, venues de Bujumbura, accompagnés par le Père Benoît GUEDAS, Chapelain du Monastère de Paray-le-Monial et une délégation des membres de la Communauté de l’Emmanuel de France et de Bujumbura.

A 11h00, au rond-point communément appelé « Place du Monument Msgr Joachin RUHUNA », une grande assemblée faite des membres de la Garde d’Honneur  « ABARINZI B’ITEKA » et d’autres chrétiens laïcs, des consacrés de toutes couleurs, 4 prêtres de Mushasha, Msgr le Vicaire Général et, à la tête, le pasteur de l’archidiocèse de Gitega, S. Exc. Msgr Simon NTAMWANA, a soulevé une imposante acclamation, car les visiteurs tant attendus (1h30 d’attente) débarquaient enfin. Au nom de tous les fidèles l’archevêque a prononcé un petit discours d’accueil avant de diriger une joyeuse  procession, quittant la Place du Monument vers le Monastère de la Visitation où s’est effectué alors, à travers les mains du Père Benoît GUEDAS et celles de Msgr Simon NTAMWANA, l’ACCUEIL et la REMISE OFFICIELLE DES RELIQUES DE SAINTE MARGUERITE MARIE ALACOQUE à famille chrétienne de Gitega en général, et à la Communauté des Sœurs de la Visitation de Mushasha, en particulier.

Là-bas, le Recteur des monastères de Paray-le-Monial, le Père Benoit, a signifié par-dessus tout que Sainte Marguerite Marie Alacoque est une personne normale comme tant d’autres mais qui a reçu la faveur de Jésus et a su l’accueillir et la mettre à profit. Elle s’est distinguée par le fait de se laisser transformer par le Cœur de Jésus quand Il la fit reposer longuement sur sa divine poitrine; Marguerite Marie a vraiment aimé le Cœur de Jésus. Le père Benoit est convaincu que Sainte Marguerite Marie est toujours présente au milieu de l’assemblée des frères et sœurs qui aiment et désirent posséder le Cœur de Jésus. A eux, Jésus ne refuse pas la grâce d’accomplir ce que Sainte Margueritte Marie a accompli. Il termina son allocution demanda à la Sainte de Paray d’intercéder pour chacun des participants à cet événement.

A son tour, l’archevêque de Gitega a exprimé le sentiment de gratitude qui habitait la famille chrétienne de notre Archidiocèse pour avoir accueilli enfin cette « MERVEILLEUSE HOTE » et la délégation accompagnante. « C’est notre foi qui accueille cette Sainte qui partage maintenant la vie avec Jésus dans le Royaume du Père, dans la communion de l’Esprit Saint qui l’a toujours guidée depuis sa vie terrestre », a-t-il martelé.  S’adressant, de façon particulière à la Sainte qui visitait le Burundi dans ses reliques, l’archevêque a prononcé des mots qui ont touché tous les fidèles en présence. Il disait : « C’est pourquoi, tous, nous nous tournons désormais vers toi, Sainte Margueritte Marie, au moment où nous sommes dans une année de grâce pour laquelle tu as été un vrai docteur… Te montrant son Sacré Cœur, le Seigneur Jésus t’a fait découvrir l’immense miséricorde qu’il nous réserve. En cette année où nous contemplons Jésus Christ, le Visage de la miséricorde du Père, nous sommes heureux de t’accueillir, ici, chez nous, comme notre modèle et notre éducatrice dans la voie de la miséricorde divine. C’est ainsi que nous te confions tous nos cœurs pour que tu nous aides à les remplir de la miséricorde divine cachée dans le cœur de Jésus ».

La suite des événements s’est déroulée comme suit :

Depuis 12h00 à 17h00, à la chapelle du Monastère des Sœurs de la Visitation de Mushasha se sont succédés la Prière de Louange, un Enseignement sur le Sacré Cœur,  la Messe (dite par l’abbé Audace Nzopfabarushe, chapelain du Monastère de la Visitation de Gitega), l’Adoration, le chapelet et la vénération des reliques.

A 17h00, a débuté une procession vers l’Eglise Cathédrale Christ- Roi de MUSHASHA où étaient prévus divers actes : la prière de Louange précédant la GRANDE MESSE d’accueil, messe dite par le pasteur de l’Archidiocèse, puis une veillée de prière et d’instructions multidimensionnelles.

Le lendemain, après la messe matinale à la Cathédrale, les reliques ont voyagé à la paroisse MUCUNGUZI. Là-bas ont eu lieu presque les activités au monastère de la Visitation (le jour antérieur), de 9h00 à 15h00. Depuis cette heure-là, les reliques ont continué la mission vers le Diocèse de RUTANA.

Rappelons que dite mission était organisée successivement dans tous les diocèses du Burundi excepté celui de Ngozi, selon le parcours suivant : Bujumbura-Gitega-Rutana-Bujumbura-Muyinga-Ruyigi-Bururi-Bubanza-Bujumbura (confer la photo du calendrier jointe ici).

Il importe de signaler qu’au cours de cette visite gracieuse des reliques de la Grande Amie du Sacré Cœur de Jésus, la Nation burundaise été consacrée, par nos pasteurs, au Sacré Coeur de Jésus. L’événement a eu lieu en date du 1 novembre 2016, solennité de la Toussaint, à Muyaga (Ruyigi) où se trouve la première église que les missionnaires de l’Evangile ont érigé sur le territoire du Burundi, une église-paroissiale qui existe depuis sous le patronage de ce même Sacré Cœur de Jésus.

A. Timothée HAKIZIMANA

Service de la communication sur le net dans l’archidiocèse de Gitega