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FORUM NATIONAL DES RELIGIEUX (SES) (Lycée Sainte Thérèse de Mushasha, 10 et 11 avril 2015)

Inédite et flamboyante activité à l’intention des religieux (ses) du Burundi !

Dans le cadre de célébration de l’année dédiée à la Vie consacrée au sein de l’Eglise Catholique du monde entier, l’Assemblée des Supérieurs Majeurs  (ASUMA), a organisée un forum National des religieux et religieuses  sous le thème « VIE CONSACRÉE, TEMOIN DE L’EVANGILE, PROPHETIE DE LA JOIE POUR SEMER L’ESPERANCE DANS LE BURUNDI  AUJOURD’HUI ». Les rassemblements ont eu lieu en deux temps : à Bujumbura (du 08-09 avril 2015) et à Gitega (du 10 au 11 avril 2015).

Les info. ici concernent le déroulement à Gitega.

Au programme étaient: 

1ère Journée :

8h00-9h00 : Messe d’Ouverture (par l’Ordinaire du lieu)

9h00-9h15 : Animation

9h15-9h45 : Lancement des activités proprement dites (Msgr le Nonce Apostolique

9h45-11h15 : 1ère Conférence

11h15-11h30 : Pause / animation

11h30-12h30 : 2ème Conférence

12h30 : Rafraichissement (sorte de pique-nique)

14h00-14h30 : Animation

14h30-15h30 : Travaux-carrefours

15h30-16h30 : Mise en commun

16h30-17h30 : Prière de clôture de activités de la journée (Adoration)

17h30 : Rentrée aux auberges

 

2ème Journée :

 

8h00-8h30 : Animation

8h30-9h30 : (Conférence par S. Exc. Msgr Blaise NZEYIMANA)

9h30-10h30 : Débat libre

10h30 : Pause / animation

11h00 : EUCHARISTIE DE CLOTURE DU FORUM

13h00 : Retour aux communautés d’origine.

Pendant la messe d’ouverture, Monseigneur Simon Ntamwanana, s’appuyant sur les textes bibliques de la liturgie du jour, a réitéré aux participants audit Forum la nécessité de connaître profondément le Christ qui les appelle à sa suite et l’extrême l’importance d’être fidèles à sa Parole pour bien accomplir la mission de rendre témoignage à sa la vie.  

En effet, la question posée aux apôtres, après la guérison d’un impotent dont nous parle la 1ère lecture du jour (Ac…) reste actuelle et non moins valide pour les religieux (ses) de nos jours : « Au nom de qui faites-vous cela ? Quel est le fondement, l’origine de la vie consacrée ? Pourquoi la vivez-vous de cette manière-là ? Ce forum va être l’occasion d’approfondir ces interrogations.  « Dans cette octave de Pâques, où l’Eglise nous invite à contempler et à proclamer le mystère du Christ ressuscité -avec le même éclat que le jour de la résurrection-, la joie nous échoie également de vivre ce forum pour réfléchir sur notre vocation, sur notre mission, … à travers ce qui est advenu à Marie Madeleine, aux apôtres et à ceux qui nous ont précédé dans cette vie. Nous devons remémorer en nous que nous sommes avant tout les témoins de la résurrection du fait même que nous sommes des baptisés », affirme Msgr Simon. Et plus encore, « nous, nous devons le faire avec plus d’empressement, plus de dévotion, parce que, chacun de nous en a fait vœux selon ses engagements et le charisme de l’ordre auquel il appartient », ajoute-t.il. En principe, notre vocation et notre mission s’enracine dans la Pâques du Seigneur. Répondons-y donc avec la lumière de la résurrection et sans crainte comme les apôtres.

L’obéissance d’Abraham, notre grand-père dans la foi, qui n’a pas refusé à Dieu l’offrande de son unique fils, Isaac, est aussi l’un des exemples qui signifient beaucoup pour notre vocation… Abraham  a reçu la bénédiction sans pareille et toutes les nations avec lui parce qu’il n’a pas douté d’accomplir la volonté de Dieu, par amour et par la foi en Lui… Nous ne devons avoir peur de nous engager à la cause de Dieu. La Bible nous parle de plusieurs personnes qui ont été envoyées auprès des dirigeants pour accomplir une mission prophétique n’excluant pas la souffrance corrélative, jusqu’à y laisser la peau, des fois. C’est le cas de Moïse et bien d’autres prophètes envoyés au près des rois pour pointer du doigt leurs conduites égarées. C’est aussi le cas des apôtres (cf. le Livre des Actes des Apôtres), des premiers missionnaires, etc.

 Quand Dieu s’est constitué un peuple, il a choisi les lévites (Aaron et ses fils) pour être dédiés à la prière et à offrir des sacrifices en son honneur. Leur fidélité à cette mission montre que la consécration à Dieu est liée avant tout à la communion avec lui. C’est ce que signifient, pour nous, les offrandes que nous apportons à l’Eglise : elles signifient « donner à Dieu ce que nous avons ». Mais en réalité, la consécration à Dieu au bon sens du terme, nous l’avons compris depuis l’offrande de Jésus Christ à son Père : l’offrande de soi. Ceux qui vont à sa suite essaient de l’imiter. Ceci dit, l’Origine de la vie consacrée se trouve dans cette noble fête de la « COMMUNION » de Dieu avec les siens, ce même jour où il les envoie témoigner de cela. Raison pour laquelle toute personne qui veut comprendre la vie religieuse comme consécration à Dieu, doit intérioriser d’abord le mystère pascal. Les apôtres que Christ lui-même a éduqué à son école ont terminé consacrant leur vie à sa cause, parce que la grâce de la Résurrection et de la Pentecôte n’ont pas laissé nulle doute sur leur vocation. « Allez, de toutes les nations, faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28,19).

 Après les apôtres, d’autres chrétiens ont senti l’appel à vivre coincés dans le silence et la communion intense avec Dieu, lui consacrant tout leur être, sans réserve. C’est là le début des ordres religieux. Juste un don pour l’Eglise. Les religieux de nos jours ne sont pas une espèce différente. « Nous sommes un don pour l’Eglise », renchérissait notre Pasteur. Avec l’aide de la Sainte Vierge Marie et de tous les saints fondateurs de diverses familles religieuses, fixons notre regard au Christ, notre Maître, pour que ce nous voulons être soit illuminé par son saint désir et que notre vie, notre mission soient profitables à toute l’Eglise ! Ainsi, soit-il.   

 

Avant de terminer la messe, Sœur Bernadette, Supérieure Générale des Bene Mariya et Vice- Présidente de l’Association des Supérieurs Majeurs (ASUMA), a prononcé un discours d’accueil à tous les participants au Forum. Son allocution était centrée sur l’appel de tous les consacrés à « vivre avec joie »,… « joie de la rencontre avec le Christ ressuscité, joie de la rencontre avec ce Dieu qui nous aime et qui vit toujours avec nous ». Dans la logique de l’année que le Saint Père, inspiré par le Saint Esprit, a dédié à la vie consacrée, ce forum, est une occasion de méditer et réaliser ce pour quoi existe la vie consacrée, disait-elle.

En date du 21 -11- 2014, le pape François  a demandé à ce que « cette année nous soit une opportunité d’accueillir cordialement et avec joie la vie consacrée comme un capital spirituel qui profite au bien de tout le Corps du Christ et non seulement aux familles religieuses » (cf. L.G, n. 43)…il disait que « la vie consacrée  est un don à l’Eglise; elle naît dans l’Eglise, croit dans l’Eglise et est orientée vers l’Eglise » (Lettre du pape François à tous les consacrés, 21-11-2014).  Le pape disait aussi que « Là où il y a un consacré il y a un consacré il y a de la joie » (cf. Ibidem). … Est-ce vrai ? … Oui !! Bienvenus donc à tous ici pour témoigner et accomplir ces paroles que le saint Père nous adresse. Nous devons nous réjouir car la joie vient de Dieu, a martelait Sr Bernadette. L’invitation du pape nous demande à « renouveler et à définir  notre vocation avec joie et passion, car l’acte d’un amour total est un processus continu qui murit à un développement permanent, dans lequel le oui de notre volonté à la sienne unit volonté, intellect et sentiment ». Qui pour ne pas en avoir besoin ?

Pour clore son discours, la Vice-Présidente de l’ASUMA souhaita la bienvenue à tous les conférenciers ci-haut marqués. A tous les participants, elle disait que le Seigneur va leur adresser sa parole, des mots et des orientations claires afin qu’ils deviennent des témoins joyeux de son amour au sein de l’Eglise et de la société burundaise. Elle souhaita que ce forum ne soit pas seulement pour eux un moment de manifestation de joie, mais qu’il soit aussi un moment de se mettre à l’écoute de ce Dieu, qui par amour les appelle et leur donne mission de transformer le monde.

            Au sortir de la messe, le représentant du saint siège au Burundi, Monseigneur… procéda au lancement officiel du forum. En gros, il rappela l’essence et la mission des consacrés dans un contexte concret comme celui d’un pays pauvre, un  pays ayant été fragilisé par des crises répétitives internes. Il recourut principalement au message que pape saint Jean Paul II a adressé aux consacrés, à Bujumbura, lors de sa visite au Burundi en 1990.

En continuation, après une courte pause et l’animation faite par les mêmes participants, l’assemblé a pu suivre la 1ère conférence de Sr Joséphine (B.T). La conférence reposait sur le thème déjà mentionné :« VIE CONSACRÉE, TEMOIN DE L’EVANGILE, PROPHETIE DE LA JOIE POUR SEMER L’ESPERANCE DANS LE BURUNDI AUJOURD’HUI ».   

(la suite, prochainement)   

MESSE CHRISMALE À LA CATHEDRALE DE GITEGA! (Mushasha, le 1-4-2015)

En date du 1 avril 2015, Mercredi saint,  dans l’archidiocèse de Gitega, comme dans beaucoup d’autres diocèses de l’Eglise catholique du monde, a eu lieu la Messe chrismale.

Mais, pourquoi « chrismale ? »

La Messe Chrismale reçoit cette appellation parce que c’est au cours de cette célébration que le Saint Chrême est consacré.

Du grec ?????? / khrísma qui veut dire huile ou onction, la messe chrismale, concerne la cérémonie au cours de laquelle l'Evêque consacre le saint chrême (S.C), huile qui servira dès les baptêmes de Pâques et tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

Avec le Saint Chrême qui est l’objet d’une consécration spéciale, deux autres huiles sont également bénites : l’huile des catéchumènes (O.C) qui sert dans les célébrations préparatoires au baptême surtout pour les adultes ou les enfants déjà grands, et l’huile des malades(O.I), qui sert dans la célébration du sacrement des malades.

L'évêque concélèbre cette messe avec les prêtres de son diocèse afin de manifester l’unité de toute la communauté. Elle est tenue pour l'une des principales manifestations de la plénitude du sacerdoce. Diacres et fidèles participent également à cette célébration.

Normalement célébrée le Jeudi saint au matin, la cérémonie peut être avancée à un autre jour qui soit proche de Pâques.

En plus, dans cette célébration qui précède le Triduum pascal, tous les prêtres qui œuvrent dans le diocèse, réunis autour  de l’Evêque renouvellent leurs vœux d’engagement sacerdotal. C’est aussi l’occasion de féliciter officiellement les prêtres jubilaires.  A Gitega, cette année, le jubilaire (50 ans de vie sacerdotal) c’est l’Abbé Gaspard NIYIBIZI, natif de la paroisse Makebuko. Il a son apostolat au Grand Séminaire Saint Jean Paul II de Gitega, où il vient de passer 14 ans. La messe a débuté à 9h30 pour prendre fin vers 13h30.

Ici-bas, nous vous présentons l’homélie intégrale (en Kirundi) de S.Exc. Msgr Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega, lors de cet illustre événement, le 1 avril 2015 :  

“TURI KUMWE NA MUTIMA MWERANDA, TUBERE IGIHUGU C’IMANA INDEMESHA ZIBUSHITSE”.

Inyigisho y’Umwepiskopi wa Diyoseze Nkuru ya Gitega ku musi wa Gatatu Mweranda – Duhimbaze Umusi w’Ubusaserdoti bweranda bwa Yezu Kristu, mu Misa yo Guhezagira amavuta meranda – Ivyo vyose ni imigirwa myeranda yo ku wa Kane Mweranda (Mushasha 1-4-2015).

1. “Dukenguruke ingabirano y’Ekleziya-Muryango, igaburirwa na Bibliya Nyeranda, ikarangwa n’ingo nyeranda be n’Ibanga ryo kwiheberimana”.

Ba saserdoti bavukanyi nkunda, ni twebwe aba mbere duhamagariwe gukengurukira Imana ku ngabirano y’Ekleziya-Muryango. Ni twebwe aba mbere tubwirizwa kubereka ingene Ijambo ry’Imana rikora Umuryango w’abemera, hasi no hejuru, mu ngo no mubutumwa bwose umukama aha abana biwe, maze icamwa iryo jambo rizanye kigakabura umutima ukenguruka kandi ushemeza Imana ku vyiza iriko iragirira Ekleziya-Muryango.

2. Uyu mwaka w’Ubutumwa rero ntugende tudafashanije twese gukurira ubwatsi Dawe wa twese, ngo yongereze urukundo dufitiye Ekleziya-Muryango, Ijambo ryiwe ririmwo umutima n’ubuzima, ingo nyeranda arizo ngoro yiberamwo kandi agakoreramwo, gurtyo zikamwibarukira abamwihebera, mu ndagano nyeranda twigishwa n’Umwana Nyagusengwa wa Data, we yamye yihebera wese ukurangura ico Data ashaka (Raba Yoh 4,34).

3. Nyakwubahwa Patiri Gaspari NIYIBIZI, ni wewe shurwe duhereza Imana uno musi, uherekejwe n’umwe umwe muri aba basaserdoti, muri aba bihebeyimana, muri aba bakristu, nzi neza ko umwe umwe aramukanye impundu ishimira Imana kw’isemo ashitseko mw’ibanga Umuremyi yamushinze. Yubire nziza y’imyaka 50 y’Ubusaserdoti!

4. Umukama Yezu aratuburiye ico ari, n’ico tubereye na twe igihugu c’Imana. “Mutima w’Umukama ari kuri jewe” (Izaya 61,1; Luka 4,16). Mutima w’Umukama niwe yahinguye Jambo wa Data munda ya Bikira Mariya, nawe arigira umuntu, araza kubana na twe. Mutima niwe aherekeza Yezu mu buzima bwiwe bwose. Nta co akora adahagaze mu bumwe bwiwe na Mutima Mweranda, nkuko tubiyagira Yezu, imbere yo ku mwakira mu Misa, tuti: “Yezu Kristu, Mwana w’Imana nzima, kugushaka kwa Data, ufatikanije na Mutima Mweranda, warapfunye ngo uronkere abantu bose…” (Igisabisho c’imbere yo gusangira). Turakeneye gose kuba hafi ya Mutima Mweranda, kuba muri we, kungira ngo tube indemesha zibushitse mu paruwase turimwo, mu mitigiri y’abakristu turanguriramwo ubutumwa bweranda bw’Umukama. Turamutse tumwikuye n’akanya ide, ntaco dushobora gukora! Nitugabe rero ntihagire n’umwe muri twebwe yigira kure Mutima wa Kristu: yohava ajana inzira ya Yuda yaguze Yezu.

5. Yezu  yaje ngo amenyeshe Inkuru nziza aboro. Arazi ko umuntu wese yononywe n’igicumuro; arakeneye kuva muri ubwo bworo; kenshi umuntu we nyene ntashoka abona aho yahinyagaye. Yezu ashaka kubitwereka, ashaka kuduhumura. Na twe nitwasubira kubona neza, duhumure benewacu, tubakomeze: ni co Yezu atuma Petero, ati: “Ni wamara kwigarura, uraheza uremeshe benewanyu” (Luka 22,32).  

6. Yezu aje kumenyesha ababoshwe ko babohowe. Muri Kristu twararonse umwidegemvyo w’abana b’Imana; umwidegemvyo ataco usana n’ukugumuka, n’ukwigungana ivyo dushobora kuronka, ataco upfana n’ukwibagira bandi; ahubwo umwidegemvyo wakira mugenzanje, kandi mbere utegerezwa kumwakira, ukatwigisha twese ko turi bamagiriranire. Ni umwidegemvyo wadufashije gukunda Imana n’ugukunda benewacu twivuye inyuma. Ni umwidegemvyo udukabura ngo twihebere Ekleziya-Muryango ataco twinona, mu kanyamuneza ko gusangira n’Imana be na benewacu.

7. Yezu aje guhumura abahumye, no gusubiza ijambo abagendana ubumuga bwo kutumva. Yezu ni we Jambo wa Data. Ijambo rya Yezu niryo rivyara ijambo ry’Umuntu, niwe arigabira kugororoka, niwe ariha kwumvikana, kuko rije ryisunga ineza n’urukundo bikomoka kuri Kristu. Ijambo ry’Umusaserdoti rirahimbara igihugu c’Imana iyo rije riva kuri Kristu; iyo rije rimota ukuri kwiwe; iyo rije ryiyambitse ubweranda bwiwe; iyo riherekejwe n’urukundo rwa Kristu, ategeka abiwe kwamana urukundo rusa n’urwo yatweretse ko turi abatumwa biwe (Yoh 13,35; 15,9-17).

8. Yezu aturaze ubumwe buzanwa na Mutima Mweranda muri Ekleziya-Muryango. Yezu yarabudusabiye, mbere abugira iragi adusigaranye. Ubumwe bw’abigishwa ba Yezu ni bwo gasima gakomeza inyubakwa y’Ekleziya-Muryango. Ubumwe butangurira mu nzu, mu mubano turimwo; ubumwe bubonekera mu nama imwe tuba twagiye, kandi tukayishira mungiro ukwo yakabaye; ubumwe bubonekera mu kwitwararikana; ubumwe bw’abasaserdoti buja ahabona buciye mu rukundo bamaniranira, narwo rukabegeraniriza mu muvukano uzira kwinubana; ubumwe bwacu mu migambi no mu ndanguro yayo buraheza bukungira hamwe abo bose dushinzwe, bakivuta mu kudufasha ikivi co kwubaka no gushariza Ekleziya-Muryango wa Kristu.

9. Bavukanyi basaserdoti, mu kwinovora umusi mukuru w’ibanga ryacu, dusabiranire inema n’umutima vyodufasha kuremesha benewacu ngo ntibigere batirimuka ku ntumbero Kristu abashakira yo kuba Ekleziya-Muryango wiwe. Nabo ni co badusabira; nico batwitezeko; nico bashaka kurahura mw’ibanga ryacu. Mutima Mweranda ni yurure rya sigwa yatugiriye mw’Ibatisimu, mw’Ikomfirimasiyo, no mw’Isakaramentu ry’Ubusaserdoti. Amen.

Simoni NTAMWANA

Umwepiskopi Mukuru wa Diyoseze Nkuru ya Gitega.

 

REGION PASTORALE DE GITEGA: RECOLLECTION DES PRETRES ET CERTAINS MEMBRES DES CONSEILS PAROISSIAUX (Gihiza le 23 mars 2015)

En date du 23 mars 2015, a eu lieu une recollection à l’intention des  prêtres et du personnel des paroisses constitutives de la région pastorale de Gitega, de 10h00 à 15h00. C’était à la paroisse Gihiza. Dite recollection a été prêchée par l’abbé Nestor NIYOKINDI, professeur au Grand Séminaire Saint Jean Paul II de Gitega, sous le thème «  LA COMMUNAUTE COMME LIEU DE SANCTIFICATION ». Quinzepersonnes ont répondu présents au rendez-vous : Mushasha : 3 prêtres et 3 sœurs ; Mucunguzi : 1 prêtre ; Magarama : 1 prêtre ; Yoba : 1 prêtre ; Rukundo : 1 prêtre et 1 séminariste (en stage) ; Gihiza : 3 prêtres ; Paroisse saint Gabriel (militaire) : 1 laïc.  

Après l’instruction, nous avons eu une séance pour les confessions ; ensuite, la sainte Eucharistie, pour terminer avec des agapes fraternelles. Voici le contenu de l’instruction que l’Abbé Nestor a donné au cours de cette récollection : 

UMUBANO – UBUZIMA BW’UMUBANO – NI IKIBAZA NYACO CO TWITAGATIFUZA; C’ITAGATIFURIZO; CO KWITAGATIFURIZAMWO.

Umuntu uwariwe wese arafise umubano – umuryango – yegukiye. Ahubwo ntiyegukiye umubano canke umuryango umwe gusa : umuryango w’abantu ; umuryango w’amaraso ; umuryango w’abakristu ; umugambwe ; amashirahamwe ; amadini.

Ica mbere kiduhuza twebwe twese turi aha ni ibatisimu. Ni ukwo rero, turasangiye ubuzima bw’abana b’Imana ku bw’ibatisimu. Ariko rero hariho n’ikindi gishobora kuduhuza: bamwe duhuzwa n’ubutumwa; abandi tugahuza n’indagano twaraganye; abandi nabo tugahuzwa n’isakramentu ry’ubusaserdoti.

Ariko rero tugarutse ku mubano wa twebwe abihebeye Imana hamwe be n’umubano w’abasaseredoti wo kibanza nyaco co gutereramwo intambwe mu nzira y’ubweranda, co kwitagatifurizamwo, tubwirizwa gutegera ko uwo mubano ari uwo gukurikiriramwo Yezu Kristu tukongera tukamwihebera mu gukorera benewacu dusangiye ubuzima bw’umubano hamwe n’abaho tubaye.

Uwo mubano rero ushimikiye,uhagaze ku kwemera dusangiye atari ku bw’amaraso. Ariko rero uwo mubano ubwirizwa kurangwa muri vyose na hose n’ingeso nziza ziranga abantu nya bantu hamwe n’abakristu b’ukuri kuko izo ngeso nziza zishimikiye kandi zikomezwa n’ingeso nziza ndoramana na ndengakamere. Ubuzima rero bw’umubano w’abakristu, w’abihebeye Imana canke abasaserdoti wisunga ubuzima bw’Ubutatu bweranda. Umuryango w’abantu – la famille humaine – siwo karorero k’umubano w’abakristu mu mirwi iyariyo yose. Akarorero k’umubano w’abakristu, abasaserdoti n’abihebeye Imana kava kandi gashimikiye ku buzima bw’Ubutatu bweranda. Hari ubumwe mu budasasa. Hakaba insangira nyakuri ryabagize ubwo bumwe. Uwo mubano rero ubwirizwa kwubakira ku nema z’Imana; ubwirizwa kwubakwa n’inema za Rugira vyose. Ubwirizwa kandi kubakira ku bubabare kuko umuntu agize uwo mubano abwirizwa kwivako uko bukeye uko bwije ngo yinjire mu bumwe bw’abavukanyi ufatiye ku karorero k’ubumwe bw’Ubutatu Bweranda.

 

I.            Agaciro, akamaro n’intumbero y’ubuzima bw’umubano utagatifuza

1º. La dimension sociale et dialogale de l’homme: Umuntu si nyamwigendako ahubwo ni kanyamibano na nyakiyago

Umuntu aba umuntu nya muntu igihe agumye kandi agakomeza ubunywanyi kumwe n’abandi bazi kubana kandi babayeho ngo abandi biteze imbere, babeho neza, bashike k’urugero rwuzuye rw’abantu. Ikiranga umuntu akuze, umuntu nya muntu ni ukumenya kubana n’abandi, kuja hamwe n’abandi kandi agafashanya na bo mu kwubaka ubuzima bw’umubano. Tufatiye ku buzima bw’imibano – la vie sociale – umuntu ashikira urugero rw’umuntu yuzuye igihe ashoboye kwakira abandi akongera agafashanya na bo mu guteza imbere abandi. Fransisiko w’i asizi mweranda yarashimikiye cane kw’isangirabuzima ry’abantu – les relations interpersonnelles – hamwe no mu kubana n’abandi ngo nabo bagire aho bigejeje – vivre avec les autres et pour les autres – kugirango umuntu ashikire urugero rwuzuye rw’ubuntu. Ni ukugira ubwo buzima bw’umubano ubuzima bw’umuvukano. Kanatsinda, Papa Paul VI aravyuhirira avyerekeje ku basaserdoti  ati : « Kuberako muri abungere b’abantu, abavyeyi babo n’abigisha babo, murabwirizwa kuba abavukanyi babo. Ikizobaranga mu biganiro hagati na bo ni ubugenzi bushimikiye kukubasukurira ». Papa Fransisiko ariko aravuga ubuzima bw’umubano soko ry’uberanda aruhirira ati : « Birahambaye cane ko twunga n’abo bantu ubumwe bushimikiye k’ubugenzi no k’umuvukano. Abagenzi barashobora kuba benshi, babiri canke batatu … Ariko rero tubwirizwa kwunga umuvukano na bose ». Muri ubwo buryo, umusaserdoti, canke umukristu canke uwihebeye Imana aritagatifuza muri ukwo gukorera benewabo no mukubakunda mu rukundo rw’abavukana, rutagira agahemo.

2º. Inyifato ndagamubano w’abakristu – attitudes particulières de la communauté chrétienne

Ubutumwa buranga uwakristu ni ukuba icabona ca Kristu hagati mu bantu babana : « Nimurabe ukuntu ari vyiza kandi bihimbaye kubana nk’abavukana, mu bumwe » (Ps 133, 1). Urugero rwaho umukristu ashobora kwakira ingabirano y’ubuzima bw’umubano – iyo ngabirano nayo ni ugusangira ubuzima na Kristu – ni nk’ukugendera umukristu, gusengera hamwe n’abavukanyi, ugusangira ivyiza vy’Imana mu nkuka z’Ukaristiya cane cane izo ku w’Imana ; abandi n’abo ni abasangirabuzima rukristu mu muryango ; abahurira hamwe bakinagura mu gusangira amapfungo, ibisabisho, Ijambo ry’Imana n’irindi sangiramutima (cf. Ac 2, 42-47). Abo bakristu rero bahura kw’izina rya Kristu kandi basangira nawe twose, bakaba muri we kuko ariwe Mahoro yacu : « Nkako nyene, niwe mahoro yacu, we yatumye iyo mirwi ibiri icika umwe, mugusamburira mu mubiri wiwe rwa ruhome rwadutandukanya ari rwo rwanko » (Ep 2, 14). Muri we honyene niho dushobora guhura nk’abavukanyi, tukanezerwa kandi tugasangira twose. Iyo niyo nzira y’ubweranda bw’abakristu.

3º. Inyifato ndagamubano w’abihebeye Imana

Abagiye baratanguza imiryango bose y’abihebeye Imana, bipfuza kurangwa n’umuvukano waranze abakristu ba mbere b’i Yerusalemu. Abo nabo babaho bisunze ubuzima bwa Kristu ari kumwe n’abatumwa biwe. Uwo muryango rero waba urangwa n’abavukana kubw’ukwemera, basangiye ihamagarwa riwe no kurangura kumwe ubutumwa, bagaheza bakabaho nkuko Inkuru Nziza ibibahamagarira. Abo bavukanyi rero basangiye ihamagarwa n’ubutumwa, bahujwe n’ubumwe bw’umutima bushigikiye kuri Yezu Kristu. Si ibisanira rero bishimikiye ku karyango k’amaraso bibahuza. Ntibatorana bonyene, ahubwo bahamagarwa n’Imana bagaheza bagahura bagasangira muri Kristu iryo hamagarwa n’ubutumwa bijanye. N’aha nyene, ni inzira yokugenda bangana Imana yo nkomoko y’Ubweranda bwose.

4º. Inyifato ndangamubano w’abasaserdoti

Abasangiye umubano naho iyo ari abasaserdoti bahuriye ku bintu vyinshi muri iryo hamagarwa :

-        Basangiye ubunyanyi n’umwepiskopi. Ubwo bunywanyi bushimikiye kw’isakramentu  no ku butumwa bwokuba abasuku muri Ekleziya ya Yezu Krsitu (cf. PO 7 ; PDV 17).

-        Basangiye ubunywani hagati y’abo nk’abasaserdoti : kubera isakramentu baronse ari rimwe ni abavukanyi kubw’izo nema za Kristu zishingiye kuri iryo sakramentu. Babwirizwa rero gufashanya muri vyose biciye mu manama bagira, mugusangira ubuzima, mu bikorwa no mu rukundo (PO 8). Ibi navyo bisaba umupatiri umwe wese ukwo ari kwicisha bugufi agaheza akakira abandi ukwo bari.

-        Basangiye ubunyanyi n’umuryango w’abakristu abayemwo : Ubwo bucuti bunshingiye k’urukundi rwitanga nk’umungere mwiza. Ni umusaserdoti kuko asukurira abo ajejwe mu kwitanga atitangiriye itama (Mt 10, 45 ; Jn 13, 12-17 ; 1Co 9, 19). Kanatsinda, mu gusukurira abandi, nibwo butumwa ajejwe kandi yashinzwe muri kwa kwatirwa. Naho abasaserdoti ari abavyeyi, abangere n’abigisha mubo bajejwe, ni abavukanyi babo babereye abavyeyi n’abigisha n’abungere. Ico rero nticokwigera cibagirwa.

-        Bafitaniye ubucuti n’ab’isi : Bari mw’isi kandi niho barangurira ubutumwa bwabo. Ntibokwikumira canke bakumire abatari abakristu. Ni abasuku b’Umukama n’ubwami bwiwe : ubwami bw’amahoro, ubutungane, urukundo. Ubwami buzira inzigo, ishari n’urwanko.

II.         Ibiranga ubuzima bw’umubano urtyorora kandi ukuza mu nzira y’ubweranda :

1º. Umutima mwiza udashikuza : Abansangiye ihamagarwa n’ubutumwa bakeneye umubano udashikuza, urangwa n’umutima mwiza, ubafasha gutorera umuti ibiza bibagora vyose ; ingorane zishitse ntibazikuze ngo zifate isi n’ijuru. Ahubwo bafatiye ku bantu bawo n’ibibashikira vyose, bitonde bige imvo n’imvano zavyo, bakuremwo ibabfasha gukura, bigize kure ibibasubiza inyuma n’ibagira abaja.

Umutima mwiza udashikuza uzirana n’ubwiyorobetsi ; uzirana n’abansumire inda ; ba ndahiro mbi itarwaza mu nda ; ba utabeshe ntasumira umwana

2º. Ihwaniro ry’abantu bakuze : umubano uyobora mu nzira y’ubweranda urangwa n’abantu bakuze aho umwe wese azi ico abwirizwa gukora ; aho umwe wese yubahiriza uwundi mu butumwa bwiwe ariko akamenya guhuza n’abandi muri ubwo butumwa. Mu gukura mu nzira Umukama yahagariyemwo umw’umwe mu mubano, birakenewe ko umuntu agumya inzira yatanguye adataye umutwe : « Gutyo ntituzoba tukiri abana bazungagizwa kandi bahitanwa n’igihuhusi cose c’inyigisho ihagaze ku bubeshi bw’abantu, ku buhinga bwabo bw’ugutwara abandi mu binyoma » (Ep 4, 14).

3º. Umutima rugabo kandi w’ubutwari wereka abandi amayira y’ubweranda bocamwo. Si umutima rero wa basindabibazwa. Ni umutima witwararika ineza ya bose.

4º. Abasangirabutumwa (LG 44). Umubano niwirengagiza ubutumwa ngombwa, uzoba uriko urapfa akagirire kandi uzoshira uyonge. Si ubutumwa butuma umubano usambuka. Isangira butumwa ry’abasangiye umubano rikomeza umuvukano. Iyo ubutumwa budakomeje umuvukano w’ababana, ni ukwisuzuma tukaraba uko tumeze. Iyo umwe ari kuri ubu butumwa, uwundi abwirizwa ku mugumiriza akabando mu kumusabira no mu kumufasha mu bikenewe vyose.

5º. Umubano usangiye amasabamana n’iyindi migirwa y’abana b’Imana.

6º. Gukomeza iciyumviro ngenderwako catumye abantu bahura bakagira umubano. Iyo ico ciyumviro gipfuye canke cibagiwe, ubuzima bw’umubano burangwa n’umuvukano buca butituka.

 

III.       Ingorane zihanze ubuzima bw’umubano

Nta narimwo ihamagarwa rizokwigera ribura utuntu turigora. Biramutse bishitse, ntitwoba tukiri kw’isi. Kanatsinda, ninavyo twigisha n’Inama nkuru ya Vatikano II (LG 8): Ekleziya ni nyeranda ariko irakeneye kuguma yiyubura bushasha

1º. Turafise aho tugarukiriza mukubwiririkanya, muguhanahana amakuru – limites de la communication – Ntibishoboka ko bose tubagira canke batubera abagenzi pfampfe. Umuntu arafise aho ageza. Aho rero duca tubona ubworo bwacu. Ivyo navyo biradufasha kwityorora uko bukeye uko bwije ngo tubashe gushika k’urugero rwuzuye ariwe Kristu.

2º. Ubutumwa butandukanye aha nahariya ku bavukanyi batandukanye: Ivyo biratuma abasangiye umubano badahura ngo basangire ubuzima. Aha rero umwe wese abwirizwa kugiramwo uruhara rwiwe ukwo abishoboye kwose ngo ubuzima bw’umubano bubandanye kandi bukomere.

3º. Aho dukorera ubutumwa hatandukanye. Ni ukuvuga kuba mu mirwi mwinshi kandi turi abavukanyi dusangiye umubano. Uwiyumva mu wundi murwi aranguriramwo ubutumwa, aca atangura kutiyumva kumbure mu mubano arimwo. Gutyo ubuzima bw’umubano bugatangura gutituka. Mu nzira y’ubweranda dukura mu mubano, turabwirizwa kwigora, tukivako, tugaheba ivyo biturtyohera, tugaheza tukubaka umubano wacu.

IV.         Umubano w’ubakwa n’abunze ubumwe – la communauté se construit étant unis –.

Tutarindiriye vyose ku mubano, umuvukanyi umwe wese abwirizwa kwitwararika ukunywana n’abandi bavukanyi. Umwe wese abwirizwa kubishira ku muzirikanyi wiwe. Ikitwungira ubumwe twese kandi kitugororera inzira y’ukuri n’ubweranda ni ukukwirikira Yezu Kristu mu buzima turimwo. Ni ukugumwa ibanga muri ubwo buzima. Gutyo ubuzima burashoboka kandi buratungana.

 

1º. Kwubahiriza ubuzima ntamenwa bwa muntu – respecter l’intimité et le besoin de la solitude. Agatima ka muntu kabwirizwa kubahirizwa kugira umuntu yiyumve kandi abone ko ari n’agaciro.

2º. Ibidutandukanya ntibibwirizwa gusambura ubumwe. Ibidutandukanya vyobwirijwe kudufasha gutangarira ubwiza bw’Imana yo yaremye abantu batandukanye. Vyobwirijwe kandi kudufasha gushira hamwe ingabirano zitandukanye ngo twubwake ibitangaza vy’Imana. Ibidutagukanya vyobwirijwe kudufasha kumera nk’amashurwe menshi ashariza kubera atandukanye mu mabara ariko akubaka ikuntu ciza kuko agiye hamwe.

3º. Gukwirikira Yezu Kristu biratwubaka kandi twese bikaduhuza. Ugukwirikira Yezu Kristu biratwungira ubumwe twese. Igihe rero twemeye kwivako, tugakwirikira Yezu Kristu uko bikwiye, ntankeka ko duhurira hamwe naho tuba dutandukanye.

4º. Umubano w’abahindutse, wabarajwe ishinga no guhinduka.  Ni umubaho uhimbaza ikigongwe c’Umukama kandi ukagitanga ; ni umubano uhimbaza Yezu Kristu yizuye mu bapfuye (Les disciples d’Emmaüs : Lc 24, 13-35).

 

V.           Ikiganiro c’abavukana gicitse ihwaniro c’ubumwe n’ubunyanyi

Hari uburyo bwinshi bwokuvuga ibintu. Ntibikwiye kugira ivyiyumviro vyiza, kuba imvugakuri canke umuntu yizewe. Harakenewe rwose ko mubiganiro umuntu aba ari wese mu buntu bwiwe. Gutyo, arakura kandi agafasha abandi gukura mw’ibanga no mu bukristu canke mu buntu bwiwe. Ihwaniro rikuza umuntu risaba kuza wese n’ugushaka kwiwe kwose. Umubano rero uradufasha gukura, gushika k’urugero rwuzuye ariwe Kristu kuko udufasha kuba abantu nya bantu mu biganiro vy’abavandimwe, vy’abavukana. Ikiganiro c’abavukana gicika ihwaniro c’ubumwe n’ubunyanyi kidusaba kugira inyifato ibereye imbere y’abandi ; kumenya amajambo dukoresha mu gushikiriza ukuri ; kumenya ivyo tuvuga n’ingene tubivuga.

1º. Ikiganiro c’abakristu mu mubano kirafasha umuntu kwimenya ukwo ari : ukwo twumviriza umuntu tumwitayeho, agenda arimenya wenyene kuko ahuye n’umuvukanyi amwumva kandi amutegera. Ntiyiyugara ahubwo arahava akiyugurura akakira umuco w’Umukama.

2º. Ikiganiro c’abakristu mu mubano, ni ikiganiro kinywanisha abavukanyi n’Imana kuko ukuri kuratugira abidegemvya (Jn 8, 32).

3º. Ibikenewe kugirango ikiganiro gitange ivyamwa bishimishije :

-        Kwumviriza uwundi n’urukundo rwinshi : ni ukwumviriza kwa Kristu ; ni ukwumviriza muri Kristu kandi kumwe na Krsitu. Ibi navyo bisaba gufata umwanya ukwiye ukawuhebera uwundi ; kumenya kwumviriza ; kugumya agacerere

-        Kwakirana ubwitonzi bwinshi amayira y’umutima y’umuntu wa none : ni ukugendera n’ukugira urukundo rw’abakristu

-        Kwumviriza gushika umuntu ashikire agatima ka muntu ; amutegere ; banywane nkuko boba basangiye ayo mayira Umukama ariko aramucishamwo.

Uwurondera kuba mweranda ntabwirizwa kubironderera inyuma y’aho abaye canke yiyobagije abo babanye, basangiye ugupfa n’ugukira kubw’ubusaserdoti basangiye canke kubw’ubuzima bwihevyi bwabahuje be no ku bw’ibatisimu ryatugize bamwe.

Par abbé Nestor Niyokindi, Umurezi w’Iseminari nkuru y’i Gitega – Songa.

 

Pour le site, A. Timothée HAKIZIMANA. 

RECOLLECTION A L'INTENTION DES MEMBRES DE L'UNION DU CLERGE INCARDINE A GITEGA (Procure Sainte Marthe de Mushasha, 23/02/2015)

0. Préambule :

En date du 19 janvier 2015, le Président de l’Union de Clergé Incardiné à Gitega (U.C.I-Gitega), Monsieur l’Abbé Frédéric NKURUNZIZA, a adressé une correspondance à tous les membres de cette association, leur invitant à une recollection d’une demi-journée, recollection qui devait avoir lieu lundi le 23/2/2015 à la procure sainte Marthe, sise à Mushasha, à partir de 8h30. Etaient aussi invités d’autres prêtres qui le voudraient.   

Dans sa lettre, l’Abbé Frédéric avait donné l’orientation et l’esprit de ce que c’est la recollection : vivre une récollection, disait-il, c’est prendre le temps de s’arrêter et de se mettre à l’écoute de Dieu sous la mouvance de son Esprit. L’étymologie de ce mot nous le précise d’ailleurs puisqu’il dérive du latin « recolligere », ce qui signifie « revenir sur soi », terme qui a donné naissance au mot français « recueillement ».

La date arrivée, une soixantaine de prêtres a pris part au rendez-vous. La retraite a été prêchée, comme prévu, par Monseigneur Joachin NTAHONDEREYE, Evêque de Muyinga, sur le thème : « LE CŒUR DU PRETRE, LIEU DE LA RECONCILIATION DU PEUPLE DE DIEU EN MARCHE VERS LE ROYAUME ».

1. Résumé sur la recollection :

Tout a commencé par une prière d’invocation à l’Esprit de Dieu, le Père, et de Jésus Christ, son Fils, envoyé pour réconcilier le monde avec Lui. Monseigneur Joachim n’a pas manqué dès le départ à saluer cette initiative qui vise le recueillement et le renouvellement de tout cœur désireux de se réconcilier avec Dieu. Le thème proposé par les chefs de l’UCI-Gitega, selon notre prédicateur, est le mieux indiqué pour un exercice spirituel dédié aux prêtres. Car, non seulement il invite tous les prêtres à se réconcilier avec Dieu (qui les envoie à la Mission), mais aussi il montre que ces mêmes-prêtres veulent que Dieu continue à se réconcilier avec son peuple (auquel chacun d’eux est envoyé), jusqu’à ce qu’il l’introduise dans son Royaume. « Pour avoir voulu m’associer à un tel exercice spirituel, si favorable pour me recueillir, au milieu de vous et avec vous, merci ! », s’exclamait, Monseigneur Joachim.

Instruisant l’assemblée dans l’esprit du thème donné, l’Evêque s’est servi principalement de:

1.     la 2 Cor 5,20-6,1, où il est écrit : « Nous sommes donc en ambassade pour le Christ; c'est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ: laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n'avait pas connu le péché, Il l'a fait péché pour nous, afin qu'en lui nous devenions justice de Dieu. Et puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons encore à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu ».

2.     la relecture de la vocation et la mission du prophète Moise (divers passages des livres de l’Exode, Nombres, Deutéronome, etc.).

Ainsi, il prêcha suivant l’intention que voici: « Que les prêtres soient les premiers bénéficiaires de l’esprit de réconciliation, et que le Seigneur éveille en eux la passion d’être des réconciliateurs ».

En effet, dans notre Pays et malheureusement au sein des membres de notre Eglise, rappelait-il, il sévit encore des divisions profondes et douloureuses. Bien que désavouées par l’Accord d’Arusha, ces divisions ont occasionné des problèmes socio-ethnico-politiques qui réclament être résolus, et des blessures qui sont loin d’être pansées complètement. Force est de constater que la promotion de la culture de paix et la réconciliation est de toute actualité dans notre Eglise et dans notre pays. « Si les synodes diocésains n’y avaient pas pensé, il serait vraiment urgent de les convoquer  aujourd’hui», selon les termes de notre prédicateur. Le cœur de chacun des prêtres s’avère donc, aujourd’hui plus que jamais, dans l’Eglise du Burundi, « le lieu de la réconciliation avec le peuple de Dieu, en marche vers la cité de Dieu ».      

Choisis pour être des envoyés de la Bonne Nouvelle dans la personne du Christ et au nom de l’Eglise, les prêtres constituent un canal et un rayonnement de la réconciliation qui prend sa source en Dieu. Malgré leurs faiblesses humaines, Dieu leur offre sa communion en vue de faire alliance avec son peuple, tel qu’il l’a fait avec Moïse, cet homme le plus humble qu’a porté la terre, en faveur des descendants de Jacob. Par la grâce, Moise assumera le rôle de médiateur, de pont, entre Dieu-Libérateur et Israël-torturé dans l’esclavage- (cf.Ex 19,3-9).

Dieu a un projet pour Israël : le délivrer de ses oppresseurs... Il a vu son angoisse, sa misère et sa peine. Alors, en vertu de sa miséricorde, il se penche sur Moise pour réaliser ce projet se salut, pour réaliser l’Alliance scellée avec Abraham (cf. Ex 3,7-20). Il lui donne autorité de parler en son nom ; il fait de lui un canal de la foi, de la grâce et de la miséricorde en faveur de son peuple déporté et qui ne se rappelle plus ni de la fraternité, ni de la réconciliation (cf.Ex 2,14-13).  Moise est l’un de ceux que l’esclavage a rendu incapable de pardon : il a tué et caché dans le sable un Egyptien qui venait de frapper un Hébreu (Ex 2,12). Toutefois, c’est vers lui que Dieu se dirige : « Va et libère mon peuple ! ». « Maintenant va, je t'envoie auprès de Pharaon, fais sortir d'Egypte mon peuple, les Israélites."» (Ex 3,11).

Mais, pourquoi DIEU poursuit-il MOISE, jusqu’à Madian ? Pourquoi tenir tant à s’associer à homme dans une œuvre que Dieu lui-même pouvait accomplir ?  (en effet, selon Ex 3,8, Yahvé avait dit : « Je suis descendu pour délivrer mon peuple de la main des Egyptiens… »). Yahvé veut faire de Moïse un instrument de la réconciliation ; il veut le rendre participant de son bonheur. C’est pourquoi Moise ne pourra agir que par la force et la grâce de celui qui l’a envoyé. Et de fait, à peine sorti d’Egypte, le peuple crie sa peur et sa détresse quand il s’est vu poursuivi par Pharaon et ses armées (Ex 14,5-14). Il criera aussi à cause de la soif et la faim au désert (Ex 15,22-16), jusqu’à ce que Dieu lui-même intervienne. Et une fois le miracle advenu (Ex 14), « les fils d’Israël crurent en Dieu et en Moise son serviteur » (Ex 14,31b). Ceci dit : « sans Dieu, la vocation de Moise ne saurait s’épanouir, ni se réaliser ». La même chose passe avec le prêtre.    (***)…

Pour conduire Israël vers la terre promise, Dieu a voulu ne faire qu’un avec Moise. Par Moise, Il a fait sortir les israélites de terre de l’oppression (Ex 13,17) ; par Moise, Dieu a fendu la mer en deux parties pour assurer leur « traversée » ; par Moise, Dieu a conduit le peuple vers la terre promise, assurant chaque fois leurs besoins bien souvent par l’intercession de son serviteur Moise ; par Moise, Il a donné sa Loi à son peuple, son code d’Alliance avec ce dernier (Ex 19-23). Ensuite, Dieu a appelés les Israelites à la communion avec Lui par le sang (symbole de la vie) des taureaux, donnant l’autorité à Moise de diriger cet acte tellement sublime (Ex 24). Et, enfin, Dieu a renouvelé son alliance avec eux (Ex 32), toujours par l’intermédiaire de Moise. Celui-ci, à maintes reprises, intercédait pour ce peuple nécessiteux de la conversion, pour que Dieu ne l’anéantisse pas. Ainsi, Moise est devenu comme le conseiller de Dieu, et un conseiller de marque. Car, si Dieu anéantissait son peuple, il aurait compromis son initiative. En cela, le cœur de Moise est devenu le lieu de réconciliation et de la communion de Dieu avec son peuple. Mais, il a fallu que Moise entre le premier dans cette réconciliation, dans cette communion, avant de pouvoir y conduire les autres. Il en vaut également pour les prêtres, aujourd’hui plus qu’hier.

Comme prêtre, en cherchant à être des réconciliateurs,  nous devons accepter d’être comme Moise de Madian : ce Moise trouvé assassin par ceux qui sont devenus incapables de réconciliation, ce Moise pourtant immergé dans la communion totale avec Dieu-Libérateur. Nous pouvons penser et élaborer bien de stratégies, mais si elles n’émanent pas de Dieu, nous échouerons. Car, c’est la communion avec Dieu qui donne l’harmonie de nos rapports avec Lui. Il a fallu que Moise entre pleinement dans cette logique. Réconcilié avec Dieu, devenu un intime de Dieu, il a pu, malgré ses limites physiques, morales,… conduire Israël à bon port. De cette réconciliation, de cette communion de départ, pourrions-nous dire, a jailli la réconciliation, la communion du peuple de Dieu en marche vers la terre promise, une terre qui, loin d’être un territoire, est un style de vie, marquée par l’amour et la justice.

Comme culmination de la tâche de médiateur, vis-à-vis de Dieu et de son peuple, Moise accepte humblement de mourir, sans même pisser la « terre », bien qu’il l’ait vue de loin. Il accepte de mourir pour que Dieu soit tout pour Israël. En outre, Moise avait eu toujours cette conscience que Dieu susciterait un autre prophète du milieu d’Israël (Dt 18,5), chose qui nous montre qu’il était conscient tout au long de son ministère que son rôle s’arrête à la médiation.

Alors, nous les prêtres, sommes-nous conscients de l’essence de notre ministère et de ses exigences ? Et si nous en sommes conscients, quel sens donnons-nous à notre mission de réconciliateurs ? Nos limites doivent nous convaincre que nous vivons comme tout le monde (cf. Rm 7,14-25). Nous vivons ce que vivent les autres membres du corps du Christ. Ces divisions qu’ils souffrent, nous en souffrons nous-mêmes (cf. 2 Cor 12,7-10). Nous ne sommes pas meilleures que Saint Paul. Pour ce, nous devons toujours chercher à retrouver notre unité avec Jésus Christ, à rester en communion avec l’Eglise. Il nous faut rester unis, fidèles à la mission,… même si cela doit nous coûter beaucoup de patience, l’écoute, la concertation, le pardon fraternel, … une réconciliation connexe de la miséricorde. 

2. Clôture :

La récollection  a été clôturée par une Messe d’action de grâce à laquelle a participé la quasi-totalité des participants à cet exercice spirituel. Un déjeuner, nourri par des échanges divers, fut aussi partagé avant de se séparer vers 16h00.    

Mushasha, le 23 février 2015 

                                                                                Le rapporteur :

Abbé Timothée HAKIZIMANA

RETRAITE ANNUELLE DES PRETRES DE L'ARCHIDIOCESE DE GITEGA (1er groupe) AU FOYER DE CHARITÉ DE GIHETA (18-23/01/2015)

La retraite a duré du dimanche soir, le 18 janvier, au 23 janvier 2015, dirigée par l'Abbé Venant MPOZAKO, Curé de la  paroisse  et Recteur du Sanctuaire National marial de Mugera. La retraite a commencé dans la même soirée du 18 janvier avec une stimulante introduction où le predicateur a rappelé le but du temps dédiée à la retraite : « ÊTRE À L’ECART POUR SE REPOSER AUPRÈS DU MAÎTRE ». En effet, quand les apôtres revinrent de la mission, Jésus leur adressa cette invitation : « … Venez à l'écart vous-mêmes dans un lieu désert, et reposez-vous un peu » (Mc 6,31). La retraite, c’est ça ! Un repos, du calme, un recueillement,  laisser de côté les préoccupations dues aux activités habituelles et/ou quotidiennes pour se mettre à l’écoute de Celui sans qui, nulle mission est accomplie : Jésus, le Christ, le Maître et le Premier des Envoyés. La retraite est un temps de repos autour, avec et dans le Christ. Ce n’est jamais un temps perdu. C’est un temps qui fait essentiellement partie du ministère sacerdotal. Son but principal peut se résumer en un mot : « se ressourcer / se rafraîchir ». Voilà la raison pour laquelle un groupe important de prêtres de l’archidiocèse de Gitega secoue le temps, s'éclipsent des paroisses une semaine durant et s’approche de Jésus dans un désert surnommé « Foyer de Charité » pour « recharger la batterie », pour se préparer à être des envoyés renouvelés, recréés par la force même de Dieu.

Le thème général de ladite retraite était libellé ainsi : « NOUS TE RENDONS GRÂCE SEIGNEUR CAR TU NOUS AS CHOISIS POUR SERVIR EN TA PRÉSENCE DANS L’EGLISE-FAMILLE ».   Avec ce thème, les participants ont été invités, de prime abord, à l’action de grâce pour tout ce que font les prêtres dans l’Eglise au nom de Jésus. 

Au 1er jour, l’idée centrale de la prédication reposait sur le fait que la vocation sacerdotale est un don et un mystère. Pour entrer dans ce mystère, le prêtre a besoin de faire silence et se poser cette triple question : Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Pour dire, quelle est mon identité ? Un nouveau départ d’envoyés renouvelés nécessite ce moment de rentrer en intimité avec le Maître de la mission et de la moisson. Dieu vient dans le silence (voir l’expérience d’Elie à l’Horeb ; cf. 1R 19). Le prêtre en retraite se laisse remplir et conduire par le saint Esprit, la « cause performante » depuis la création, selon l’expression de saint Basile. Ainsi, il pourra servir l’Eglise, Sacrement de la présence du Christ au milieu des hommes, dans le mystère de la communion de la mission (cf. LG, nº 1).  

Dès le 1er jour, l’idée centrale de la prédication reposait sur le fait que la vocation sacerdotale est un don et un mystère. Pour entrer dans ce mystère, le prêtre a besoin de faire silence et se poser cette triple question : Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Ce qui donne veut signifier le besoin de donner réponse à la question « Quelle est mon identité » ?

Dans cette retraite, l’objectif est aussi de réfléchir sur ce questionnement afin de repartir renouvelés. Or, pour un départ neuf d’envoyés renouvelés, il faut nécessairement ce moment de rentrer en intimité avec le Maître de la mission et de la moisson, car, lui seul peut renouveler la force de l’esprit apostolique en ses apôtres. Alors, « écoutons-le dans le calme, dans le silence intérieur et extérieur », recommandait, le prédicateur. Dieu vient dans le silence (voir l’expérience d’Elie à l’Horeb ; cf. 1R 19). Le prêtre en retraite se laisse donc remplir et conduire par l’Esprit de Dieu, l’Esprit Saint, lui qui reste la « cause performante » depuis la création, selon l’expression de saint Basile. Ainsi, le prêtre pourra servir l’Eglise, Sacrement de la présence du Christ au milieu des hommes, dans le mystère de la communion de la mission (cf. LG, nº 1).

 Appelés à accomplir les signes sacramentels dans le corps du Christ ressuscité, les prêtres secondent les Evêques, comme représentants du même Christ dans son l’Eglise, Tête et Pasteur. Ils sont placés non seulement dans l’Eglise, mais aussi en face de l’Eglise (cf. PDV, 16). Ceci dit, le prêtre est l’image du Christ par rapport à l’Eglise. L’unité entre l’évêque et les prêtres est alors essentiel, pour que cela soit ainsi. De même que la harpe et ses cordes demeurent unies pour donner du son, de même l’Evêque et ses prêtres doivent être unis pour que la mission qu’ils accomplissent au nom du Christ donne du fruit, explique Saint Ignace d’Antioche. Fondamentalement, il leur faut, pour cela, deux attitudes -entre bien d’autres- qui ont marqué la vie du Christ sur la terre : 1º) l’humilité, 2º) l’amour plein de compassion

1. Jésus est doux et humble de cœur (Mt 11,29) ; on le traite de tous les maux : on dira qu’il agit par la force de Béelzéboul, le prince des démons (Mc 3,22) ; les autres disait qu’il a un démon en lui, qu’il délire (Jn 10,20),  même les siens penseront qu’il a perdu la tête (Mc 3,21), on l’accuse d’être un blasphémateur (Mt 26,65 ; Mc 14,64 ; Jn 10,33),  et il se prend comme s’il n’était pas agressé ; au contraire, Jésus lave les pieds de ses disciples, il continue à faire du bien, il continue à servir jusqu’à l’impensable. Au lieu de répondre à la violence par la violence, il pardonne à tous et demande d’aimer à tous jusqu’aux ennemis. Il se charge de leurs souffrances comme annoncé par le prophète Isaïe (53,4). Humilié, il n’ouvre pas la bouche, sinon que pour pardonner.  

Ainsi, doit vivre le prêtre, qui est un autre Christ au milieu de son peuple : doux, humble de cœur et heureux. Cela demande un renoncement aux ambitions personnelles, un renoncement à toute sorte d’esprit dominateur, en vue de pouvoir imiter le Christ qui n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie comme rançon pour libérer une multitude de gens (cf. Mt 20,28). Cela exige suivre Jésus  sans mettre de distance, marcher ensemble avec lui, l’accompagner jusqu’à la croix.

2.  Deuxièmement, il faut noter que la compassion est un trait essentiel du sacerdoce. L’amour pastoral du sacerdoce doit être imprégné su caractère affectif et compatissant. Jésus ressent la compassion pour la foule, pareille à des brebis sans berger ; sous cette compassion, il a pitié des malades et il les guérit le corps et le cœur ; il nourrit la foule affamée, symbole de la future Eucharistie. Devant la misère des hommes, Jésus ne reste pas indifférent : il pleure devant le tombeau de Lazare, … Ainsi, le charisme sacerdotal demande intrinsèquement au prêtre l’amour de tous les hommes auxquels il est envoyé : les souffrants, les pauvres, les pécheurs, en premier. Et, le modèle de cet amour universel et sans limite, il ne peut le trouver qu’en Jésus Christ, son maître. Pour cela, il lui faut connaître bien ses brebis.

Actuellement, il s’oppose devant les missionnaires de l’Evangile un défi majeur : la mondialisation séculariste et désacralisante faisant succomber à sa guise même la fidélité sacerdotale. L’occident repend sans difficultés l’amalgame de problème consécutifs à ce même défi via la télévision, l’internet, le téléphone,…, ce qui suscite même chez les africains, chez les Burundais des attitudes douteuses : les retards à la messe, les absences à la prière      observés même chez les prêtres ; la tentative croissante d’éliminer Dieu dans notre vie quotidienne, la fameuse égalité des genres, la recherche effréné du plaisir du moment le confondant avec le bonheur, le féminisme, l’horrible légalisation de l’homosexualité et du lesbianisme, la reproduction et le planning artificialisés, la lâcheté vis-à-vis de l’éducation responsable, etc.

Alors, qu’est-ce que le monde peut attendre des prêtres devant cette situation ? Le monde a besoin de Dieu. Il a soif de combler ce vide intérieur qu’il se crée par ses actions erronées. Combler les attentes du monde, le prêtre seul ne saurait y arriver. Mais, lui devra être le Christ pour pour tous les hommes, surtout ceux qui titubent sur le chemin de la félicité : oui, il doit parler du Christ aux hommes et des hommes au Christ, mais aussi, il doit incarner la personne du Christ devant eux. « Le témoignage touche beaucoup plus le cœur que les paroles », disait le pape François. Ainsi, le prêtre cherchera à amener ou ré-amener le monde à la rencontre avec Jésus. Où trouvera-t-il une telle force pour témoigner fidèlement de la vie du Christ ? Nulle part ailleurs que dans la prière, la méditation profonde de la parole de Dieu, la Lectio Divina, l’Oraison,… Il en a besoin aujourd’hui plus que jamais pour faire correspondre la parole proclamée à sa vie.

En célébrant le mystère pascal, dans la mesure du normal, le prêtre devait se rendre compte qu’il vit effectivement ce qu’a vécu Jésus le Jeudi et Vendredi Saints.  Car, l’actualisation de ce mystère dans chaque Eucharistie est une pure réalité, et cela par les mains du prêtre. C’est pourquoi, quand celui-ci proclame : « Il est grand le mystère de la foi », tout le monde devrait se lever pour proclamer ensemble le mystère de la mort et de la résurrection du Christ. Toutefois, faut-il que le prêtre de pose toujours cette question : « Suis-je livré uni au Christ comme il le fit Jeudi et Vendredi saints ?

 

En guise de conclusion, le prédicateur a demandé aux participants à la retraite de s’émerveiller toujours de leur vocation au sacerdoce. Comme le Saint Curé d’Ars et Sainte Catherine de Sienne y méditer souvent et richement, il faut les imiter. « Si le prêtre se comprenait, il survivrait à peine », disait Saint Jean Marie Vianney. L’Abbé Venant Mpozako clôtura les instructions demandant à tous de se mettre dans le mains de la Sainte Vierge Marie, mère des Prêtres et lui confier les grâces et les lumières reçues au cours de ce temps de retraite afin qu’elle aide tous et chacun à garder sa lampe allumée, dans ces jours où nombreux courants sont dressés pour l’éteindre. 

CAMPUS POUR EVANGELISATION (RCC, Mushasha, du 21 au 24 octobre 2015)

Depuis mercredi soir,  le 20 octobre 2015, la paroisse Mushasha, comme d’autres paroisses de la ville de Gitega (notamment les paroisses Bon Pasteur, Rukundo) a accueilli des visiteurs, membres du Renouveau Charismatique Catholique (R.C.C.) venus de l’Archidiocèse de Bujumbura dans le cadre du CAMPUS POUR L’EVANGELISATION, un projet qui se réalise chaque année via le Foyer de Charité de Bujumbura.

En effet, après avoir écrit une lettre de demande, le Foyer de Charité invite les membres du R.C.C des paroisses de cet Archidiocèse ci-haut indiqué et on fait un tirage-au-sort afin d’avoir les équipes nécessaires qui vont se rendre dans les diverses paroisses de l’intérieur, selon les demandes.

Alors, cette année, il s’est fait que la paroisse Mushasha accueille une équipe de 6 évangélisateurs venus de la Paroisse Sainte Famille de KINAMA, et ce pour une 2ème fois consécutive (car l’an passé, le sort était également tombé sur ceux de KINAMA pour monter vers Mushasha). Ils sont arrivés, mercredi soir,-le 21octobre- vers 15h30 et ont été accueillis chaleureusement par les membres du Comité du R.C.C de la paroisse Mushasha, plus les Abbé Méthode NTAHONDEREYE -Curé-, et Timothée HAKIZIMANA, Aumônier  paroissial. L’équipe des visiteurs était composé de :

1.     KWISHAKA Florence (cheftaine de la délégation)

2.     MUKASHAKA Béatrice

3.     NIYONSENGA Rénovat

4.     NDAYIKEZE Mélance

5.     NIYONKURU Venant

6.     NDAYISHIMIYE Francis

 

Logés au Centre Pastoral de Mushasha, nos hôtes donnaient leurs instructions à toutes les personnes qui le veulent depuis 8h30 à 13h00 (le matin) et depuis 16h à 18h30 (après-midi), dans la Grand-salle des Sœurs de la Visitation contigüe aux locaux dudit Centre Pastoral.

Le 1er jour des instructions, c’est-à-dire, le jeudi, 22 octobre, les Instructions portaient sur le thème principal suivant : « DIEU NOTRE PÈRE EST RICHE EN MISERICORDE ».

Mme Florence KWISHAKA qui a développé le thème ici mentionné l’a divisé en deux points saillants : 1º) La Loi de la vie ;  2º) Le pays où coulent le lait et le miel.  Au 1er point, Mme Florence s’est inspiré du texte de la Genèse, qu’est : Gn 1,26-27.2,4b-17). Au 2ème point, le texte de base était celui d’Osée : Os 11,1-9.

Mme Florence, parcourant diverses approches de l’Histoire du salut à travers l’histoire du peuple d’Israël voué à être le signe de l’Alliance de Dieu avec tous les hommes de la terre, a relevé plusieurs raisons d’espérer, de croire et de s’abandonner à Dieu, « le Père Riche en miséricorde ». En effet, « C’est dans la miséricorde que la terre aura la paix, et l’homme la félicité » (Pape Jean Paul II, Cracovie, le 17 Août 2002, Homélie pour la dédicace du Sanctuaire de la Divine Miséricorde).  Quand bien même nos premiers parents n’ont pas pu respecter la LOI DE LA VIE reçue de Dieu le Créateur (Gn 2,16-17), Dieu ne les a pas abandonnés. Au contraire, il les a cherchés (Gn 3,9) pour engager un dialogue de réconciliation avec eux. Ce fut le même cas avec Israël. A maintes reprises, Dieu a montré sa miséricorde infinie à Israël, son peuple choisi, s’engageant avec serment à le protéger contre tout, et à ne jamais l’oublier, s’il écoute sa voix.  Le livre de l’Exode récapitule bien cela en ces termes : « Vous avez vu vous-mêmes ce que j'ai fait aux Egyptiens, et comment je vous ai emportés sur des ailes d'aigles et amenés vers moi. Maintenant, si vous écoutez ma voix et gardez mon alliance, je vous tiendrai pour mon bien propre parmi tous lespeuples, car toute la terre est à moi. Je vous tiendrai pour un royaume de prêtres, une nation sainte » (Ex 19,4-6a).

Malgré les transgressions qui ont caractérisé Israël, Dieu est resté fidèle. Sa colère n’est pas arrivé à décimé ceux qu’il s’est choisi. Au contraire il se décide de venger son amour méconnu (cf. Os 11,1-9), « car éternelle est son amour » (Ps 117). Même la Ninive pécheresse aura le pardon de ses graves péchés par l’initiative inédite de Yahvé (cf. livre de Jonas). En temps réels, Dieu se contente d’envoyer à Israël des moments qui suscitent la correction et la conversion. Il ne digère pas sa perte. En effet, «  Dieu n'a pas fait la mort et il ne prend pas plaisir à voir périr des êtres vivants » (Sg 1,13). Il n’oublie en aucun cas ses enfants. Isaïe 49, 14-15, le témoigne : « Sion avait dit: "Yahvé m'a abandonnée; le Seigneur m'a oubliée." Une femme oublie-t-elle son petit enfant, est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles? Même si les femmes oubliaient, moi,  je ne t'oublierai pas ». Donc, par la voie de la miséricorde Dieu accomplit sa promesse de conduire Israël à la Nationoù coulent le lait et le miel.

(...)

« Chers amis de Gitega, chers paroissiens de Mushasha, sachez que Dieu est ainsi riche en miséricorde. Aucun mal n’excède son amour miséricordieux. S’il n’était pas ainsi, cette terre se serait déjà détruite au complet » …  « Et bien, toi qui traîne encore avec la colère et la rancune dans l’âme, souviens-toi que tu es  fils ou fille du 1er et Suprême Richard de la Miséricorde, puis imite-le » (cf. Lc 6,36). Par cette exhortation, Mme Florence termina son enseignement. 

 

"PREDESTINES À REPRODUIRE L'IMAGE DE SON FILS (cf. Rm 8,29b): LES SEMINARISTES DES CLASSES DE SECONDE AU SEMINAIRE MOYEN DE MUGERA VIENNENT DE VIVRE UNE RETRAITE SANS PRECEDENT À GIHETA (Du 11 au 15 mai 2015)

Depuis le soir du 11 mai à l’après-midi du 15 mai 2015, un groupe de 52 séminaristes venu du Séminaire Moyen de Mugera a vécu une retraite prévue à leur intention, comme c’est la coutume dans ce Séminaire il y a bien d’années. Dite retraite s’est déroulé au Foyer Notre Dame de l’espérance de Giheta. Elle a été prêchée par A. Timothée HAKIZIMANA, l’animateur adjoint des Vocations dans le Diocèse de Gitega.

Les instructions données étaient structurées autour du thème « PRÉ-DESTINÉS À REPRODUIRE L’IMAGE DU FILS DE DIEU » (cf. Rm 8,29b). En guise d’introduction, le prédicateur a cherché à mettre les retraitants dans un climat de recueillement, de prière et du silence, tout en expliquant ce que c’est une retraite, les attitudes qu’il faut prendre et le pourquoi d’une retraite pour les élèves pré-finalistes du Cycle Supérieur des études secondaires.

…« Nous sommes venus ici pour une raison spirituelle ; parce que notre âme a soif du Dieu Vivant. Lui est le garant de la vie, la vie sainte. Pour participer à la vie de ce genre, Dieu lui-même nous y attire, depuis notre création jusqu’à notre rachat accompli par Jésus Christ, qui est un acte de nouvelle Création ; depuis le "Faisons l'homme à notre image, comme à notre ressemblance » (Gn 1,26), jusqu’au « pardonne-leur Père : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,34). Nous ne sommes pas donc ici pour un simple pèlerinage, encore moins pour faire du tourisme. Nous sommes ici pour méditer, pour rencontrer le Seigneur, écouter sa voix afin de pouvoir répondre à la vocation qu’il nous propose et éviter de suivre nos désirs mondains  » … « Alors, chers amis, vivre une retraite, c’est prendre le temps de s’arrêter, de réfléchir sur sa vie personnelle et de se mettre à l’écoute de Dieu sous la mouvance de son Esprit. Consacrez donc ce temps au Saint-Esprit de Dieu. Profitez-en au maximum ! C’est un temps de grâce ! Ne ratez pas l’occasion d’entrer dans la chambre où réside ‘celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes’  (cf. Jn 1,45). Ne soyez pas distraits, mes amis ! » …« Elle est noble et fondamentale la raison qui pousse le Petit Séminaire à prévoir un temps de retraite pour les jeunes pré-finalistes. C’est que ceux-ci, avec cette étape estudiantine, ils commencent à prendre ou penser prendre des décisions fondamentales pour leur vie future. Alors, ils ont besoin de se mettre à l’écoute de Dieu en vue de faire un sérieux discernement avant d’entreprendre une voie vocationnelle parmi plusieurs qui semblent s’ouvrent devant eux. En plus, l’expérience a montré que la prière, surtout pendant les moments de retraite, a une importance cruciale pour cette fin », expliquait le prédicateur. 

Durant trois jours (12-13-14 mai), le thème « Prédestinés à reproduire l’Image du Fils de Dieu » a été développé en deux grand points à savoir :

1º) Le discernement vocationnel, chemin qui mène à la rencontre avec le Seigneur et sa volonté ;

2º) « Le seigneur appelle, séduit et transforme en vue de réaliser le salut destiné à toute l’humanité ».

Ainsi, on a eu l’occasion de parler, avec détails, de la vocation, la vocation à la sainteté comme vocation première et universelle, du discernement vocationnel, de l’accompagnement vocationnel, de la présentation des trois chemins vocationnels (le mariage, le sacerdoce, la vie religieuse), de la rencontre avec Jésus, de l’appel séduisant de Dieu et de la réponse du sujet, des exigences de la vocation apostolique, etc.… L’occasion se fit également propice pour dérouler le thème principal de la retraite à la lumière de divers exemples d’appels que nous offre la Bible, depuis Abraham, passant par les prophètes (Moïse, Samuel, Jérémie, Isaïe, Ezéchiel, Jonas,…)  jusqu’à l’appel de la Mère du même Fils Dieu (la Sainte Vierge Marie), et d’autres appels qui enseignent beaucoup sur le dessein de Dieu sur ses créatures, les plus nantis : les hommes (exemple de Saint Paul).  

Dieu est Libre plus que l’homme sa créature. Il est libre dans ses choix. Il appelle qui il veut, quand il veut, comment il veut et où il veut, pour l’envoyer là où il veut.  Mais avant tout, il nous demande tous d’être saints comme Lui (cf. Ex 22,30 : « Vous serez pour moi des hommes saints » ; Lv 19,2 : « Soyez saints car, Moi Yahvé, Votre Dieu, je suis saint » ; Mt 5,48 : « Soyez parfaits comme votre père céleste est parfait »).  Pour ce, il ne faut pas forcer ou forger la vocation. En termes de vocation, personne n’occupe la place de l’autre, comme personne ne choisit la vocation à la place de l’autre ! « Ta maman, ton père pourrait être un guide vers cette vocation. Mais, jamais, elle ou il ne doit décider à ta place ! »  De même, on n’a jamais le droit de rester sourd à l’appel du Seigneur (Lc 9, 57-62 ; Mt 8, 18-22). Plutôt on doit répondre comme si c’était une personne qui vous appellerait par votre nom. L’appelé se doit d’écouter cette voix, d’accueillir les exigences qu’elle suppose et d’obéir aussitôt, sans hésitations, ni réserves, soulignait le prédicateur.

En réponse à l’appel de Dieu, l’image de l’escalade a été choisie par a l’Abbé Timothée, prédicateur de la retraite, pour expliquer l’ascension des hommes vers Dieu. « Si la vocation est un chemin à parcourir, la réalisation de ce parcours consiste en une sorte d’escalade, d’ascension, de montée spirituelle. Pour se faire, en plus de rester attaché à la corde (Esprit saint), chacun aura besoin nécessairement d’un bon guide (accompagnateur spirituel) et de certains encrages spirituels  comme la Parole de Dieu, la méditation, la réception des sacrements, la fréquentation de l’Eucharistie et de la Confession (rupture avec le péché), l’accompagnement spirituel, le service des autres / les œuvres de miséricorde, etc. », affirmait-il.  

De sa part, l’appel à la suite du Christ comme prêtre ou un religieux, est un charisme, un don du Saint Esprit. Elle n’est jamais un mérite. On le sait bien, personne ne se consacre pas lui-même à Dieu. C’est Dieu qui appelle à la consécration, et après qu’il t’ait accepté, tu deviens un être consacré. Il s’agit d’une vocation spéciale et plus exigeante, une vocation qu’on accomplit à partir d’un acte passif. D’où l’importance  capitale du discernement de la voix de Dieu pour ne pas se tromper de voie. He 5,4-6, nous montre que nul, ni même le Christ, s’attribue le droit d’être prêtre : « Nul ne s'arroge à soi-même cet honneur, on y est appelé par Dieu, absolument comme Aaron. De même ce n'est pas le Christ qui s'est attribué à soi-même la gloire de devenir grand prêtre, mais il l'a reçue de celui qui lui a dit: Tu es mon fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré; comme il dit encore ailleurs: Tu es prêtre pour l'éternité, selon l'ordre de Melchisédech».

Pour les autres vocations, c’est la même chose. Aucun chemin n’est facile à parcourir. Tout chemin vocationnel devient impraticable pour celui qui s’y fonce par pur désir humain.

Dieu appelle toujours pour une mission. C’est pourquoi, celui qui a rencontré le Seigneur ne peut pas le garder pour soi seul.  « …la foi naît de la prédication et la prédication se fait par la parole du Christ » (Rm 10,13). Le pape émérite  Benoît XVI, réitérait cette invitation  à plus de 2 millions de jeunes à Madrid, le 21-8-2011 : « On ne peut pas rencontrer Jésus et ne pas le faire connaître aux autres. Pour ce, ne vous gardez pas le Christ pour vous seuls ! Annoncez aux autres la joie de votre foi. Le monde nécessite le témoignage  de votre foi, il nécessite à Dieu. »… Et il disait encore, « N’ayez pas peur chers jeunes de suivre le Christ avec décision et détermination … Je vous rappelle que suivre Jésus dans la foi, c’est cheminer avec lui dans la communion de toute l’Eglise. Celui ou celle qui cède à la tentation d’aller seul vivant dans la mentalité individualiste , court le risque de ne jamais rencontrer Jésus, ou de suivre une fausse image de Jésus ».

Pour terminer les instructions, le matin du vendredi 15 mai, le prédicateur a instruit les retraitants sur « la Vierge Marie », exemple prototype de la réponse indéfectible à l’appel inconditionnel de Dieu (Lc 1,26-38). La réponse de Marie à l’Ange montre bel et bien que Marie était une femme de foi. Elle confia d’un coup à une réalité sans précédent et elle n’eut pas peur du « qu’en dira-t-on qui devait l’attendre », ni du sort des autres femmes enceintes sans être mariée officiellement. Marie répond à l’appel de Dieu avec foi, amour, spontanéité, liberté, dévotion, ferveur, … Marie donne sa réponse comme plongée, immergée totalement dans l'océan de grâces dont Dieu lui a couvertes avant meme sa conception. Marie s'offre tout entière à la volonté de Dieu. "Me voici,la servante du Seigneur, que tout s'accomplisse pour moi selon ta parole".

Ainsi, doit répondre tout jeune doit répondre qui se sent appelé par Dieu à suivre le chemin tracé par son Fils Jésus Christ, Dieu fait homme dans le Sein de la Vierge Marie.  Sûr, On n'est pas tous garnis des dons de Marie, mais son aide nous y élève.