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L’EGLISE DU BURUNDI : LES NTIC AU CŒUR DES ECHANGES (Bujumbura, le 8-9 nov.2018)

Parmi les merveilleuses découvertes techniques qu’avec l’aide de Dieu, le génie de l’homme a tirées de la création, à notre époque surtout, l’Église accueille et suit avec une sollicitude toute maternelle celles qui, plus directement, touchent les facultés spirituelles de l’homme et offrent des possibilités élargies de communiquer très facilement des nouvelles de tout genre, des idées, des orientations (Inter mirifica,1). 

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CELEBRATION DU JUBILE DE 25 ANSDE L’ACTION FAMILIALE DANS L’ARCHIDIOCESE DE GITEGA (Samedi,27-10-2018)

Le samedi 27 octobre 2018, l’Action Familiale de l’Archidiocèse de Gitega a célébré dans l’allégresse son Jubilé d’Argent. C’est, en effet, en 1992 que feu Mgr Joachim RUHUNA, d’heureuse  mémoire, a lancé le bureau d’action familiale avec l’aide de Sœur  Jeanne Channel et Aquiline MAVANGE, encore jeune fille à l’époque. Peu après, se sont ajoutés à ce noyau Mr Venant NAHIMPEREYE, Mme Godelive NTIBISHIMIRWA et Sœur Thérèse MIBURO. Aujourd’hui, ce service pastoral comprend trois secteurs : le service d’éducation à la vie et à l’amour qui s’occupe des jeunes ; le secteur de préparation au mariage et le secteur de planification familiale naturelle et éducation aux valeurs familiales.

UNE VISITE PAR ET POUR L’AMOUR LES ELEVA LE MEME JOUR JUSQU’A UN VOYAGE VERS LE PERE DU CIEL.

KIGUHU, RUTANA, GITEGA, le BURUNDI et toute la famille des enfants de Dieu n’oublieront pas facilement la soirée sombre du 24 avril 2016.  Après avoir effectué une visite au Lycée Notre Dame de la Sagesse de Gitega (Ex-CND), en vue de renforcer l’amitié, une centaine d’élèves regroupés dans la Chorale du Lycée Communal Kiguhu, accompagnés par le Curé de la paroisse, Monsieur l’Abbé Serges MANIRAMPA et d’autres éducateurs, ont connu un accident innommable et mortel, paralysant les esprits et/ou les corps. L’accident eut lieu aux environs de 19h00, à Kuwivyuma zone SHANGA, commune MUSONGATI en province et Diocèse RUTANA, quand ces jeunes, tout joyeux, retournaient vers Kiguhu, après avoir animé merveilleusement la messe dominicale et passé une journée mémorable au LNDS. Vu comment leur véhicule (de type FUSO) est tombé, tout porte à croire que les freins ou bien le cardan auraient défailli sur cette pente vraiment compliquée appelée Kuwivyuma et l’auto a dérapé cognant un grand arbre-eucalyptus- au bord de la route avant de se renverser tout entier. Dix-huit personnes sont mortes sur le champ. Il s’agit de l’Abbé Serges MANRIRAMPA, prêtre en mission fidei donum à Rutana, natif de la paroisse Gihogazi, archidiocèse de Gitega, alors curé de KIGUHU ; la sœur Immaculée NTAWE, native de la paroisse Muhanga, diocèse Ngozi, membre de la Congrégation des Sœurs de la Charité ; la Sœur Annonciate NIBIGIRA, une vierge Consacrée de Rutana, le préfet de discipline du L.Co.Kiguhu, monsieur Jean Baptiste NDIHOKUBWAYO et 14 jeunes -élèves ou ressortissants- de cette école. Trois jours après, même le chauffeur (propriétaire du véhicule en question) a rendu l’âme à KIBUYE où il était hospitalisé. Et voilà une visite par et pour l’amour les éleva le même jour jusqu’à un voyage vers le père du ciel ! Quant aux blessés, ils sont très nombreux, et pour la plupart, ils agonisent jusqu’ici sur le lit d’hôpital à Rutana, Musongati, Shanga, Kibuye, Gitega et Bujumbura.

Le diocèse de Rutana, l’administration à la base, la province,… sont intervenus le plus tôt qu’ils ont pu pour porter secours aux victimes.

Le gouvernement du Burundi, passant d’abord par le ministre de l’intérieur, et lui, par le biais du gouverneur de Rutana, a exprimé ses sentiments les plus attristés aux familles éprouvées promettant de leur venir en aide dans les meilleurs délais. Ensuite, l'Etat du Burundi a sorti un communiqué, lu par son Secrétaire, Monsieur Philippe NZOBONARIBA, pour manifester sa solidarité aux familles endeuillées par le macabre accident et adresser un message de condoléance à tous les chrétiens de Kiguhu qui ont perdu leur pasteur en plus de leurs fils et filles, à l’Eglise Catholique et surtout au Diocèse de Rutana, et à la Nation tout entière.  

 L’enterrement des 18 morts a duré deux jours, depuis le soir du lundi 25 avril au mardi, 26 avril de ce même mois. Sauf la Sr Immaculée qui a été emmenée à Kigali (Rwanda) où sa famille religieuse inhume les siennes dans un cimetière régional, les autres ont été ensevelis à Kiguhu en face de la nouvelle église paroissiale encore en construction. Pour les deux jours d’enterrement, la messe était présidée chaque fois par S.E Msgr Bonaventure NAHIMANA, Evêque de Rutana et le diocèse de Gitega était toujours représenté (surtout le 2è jour) par une forte délégation de prêtres, de religieux (ses) et des fidèles laïcs. A ces deux occasions, le vicaire général de Gitega, Msgr Jean Marie HARUSHIMANA, a pris la parole, au nom de l’archevêque de Gitega (alors en voyage apostolique à l’étranger) pour exprimer les vives condoléances aux familles des regrettés disparus, à la famille chrétienne de Kiguhu, de Rutana et évidemment à celle de Gitega.

Etant donné que la paroisse KIGUHU vient de perdre un troisième curé et de façon successive au cours d’une situation ou bien d’embuscade ou bien accidentelle, vu que les victimes de ce denier accident venaient de renforcer les liens d’amitiés entre les deux diocèses susmentionnés, le vicaire général de Gitega n’a pas manqué à signaler aussi que l’Archidiocèse de Gitega, passant par son Pasteur, ne manquera pas à continuer à soutenir le jeune diocèse de Rutana en ouvriers apostoliques, toujours dans la mesure du possible.     

DIEU PLEIN DE MISERICORDE ACCUEILLE DANS SON PARADIS SES ENFANTS ET LEUR ACCORDE LA RECOMPENSE DES SERVITEURS FIDELES.

R.I.P

Pour la rédaction, A. Timothée HAKIZIMANA.

OUVERTURE DE LA PORTE SAINTE À MUSHASHA-GITEGA, EVENEMENT DE HAUT CALIBRE EN SAINTETE!!!

La veille de ce jour (c’est-à-dire, dans la soirée du 12/12/2015), de 17h00 à 18h00, l’Abbé Nestor NIYOKINDI, Prof. au Grand Séminaire Saint Jean Paul de Gitega, a donné une riche instruction aux paroissiens de Mushasha et aux pèlerins venus comme d’habitude au Sanctuaire marial de Mushasha pour se confier à Dieu par la Sainte Vierge Marie, Mère de la Miséricorde. Avant de parler du Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde tel que pensé par le Pape François, l’A. Nestor a instruit l’assemblée sur de l’essence de la Miséricorde infinie de Dieu le Père manifesté dans son Fils Unique, Jésus Christ, par la Puissance du Saint Esprit.

Les autres prêtres en présence préparaient les pénitents par le sacrement de la Confession.

En date du 13 décembre 2015, les cérémonies ont débuté à 10h par un rassemblement extraordinaire de fidèles devant l’Archevêché. Là, l’archevêque de Gitega, S. E. Msgr Simon NTAMWANA a initié lesdites cérémonies par un salut solennel à l’assemblée, suivi d’une lecture de l’Evangile selon Saint Luc (Lc 15,1-7), texte selon lequel « Il y a aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent… ».  Et puis, le Vicaire Général, Msgr Jean Marie HARUSHIMANA, nous a lu l’introduction de la Bulle « Misericordiae Vultus ». Après, une splendide procession nous a conduits à la porte principale de la Cathédrale Christ-Roi. L’archevêque l’a alors ouverte, selon un rituel qui nous a été proposé par Rome : « Ni mwugurure inzugi z’ubutungane, tuzokwinjira duhayagize Umukama ». … « Ng’uru urugi rw’Umukama, twinjire kugira turonke imbabazi ». Au-dessus de cette porte, on pouvait bien lire en écriteau « JEWE  NDI IREMBO UWUNYINJIRIYEMWO AZOKIRA… » (Jn 10,9). L’écriteau y restera tout au long de cette année sainte. Puis la Messe a suivi, débutant par le rite d’aspersion à l’assemblée, en rappel du Baptême, qui est la 1ère porte qui nous conduit dans la vie de Dieu. 

Signalons en passant qu’en ce jour on a fait coïncider cette fête avec l’ouverture de l’année pastorale dans la Région pastorale de Gitega. Au moins 60 prêtres étaient sur place, à peu-près 500 religieux et religieuses, et une foule de chrétiens d’environ 4000 personnes louaient le Seigneur dans l’allégresse à l’intérieur comme à l’extérieur de la cathédrale. La cathédrale n’a pu contenir ni la moitié des fidèles. Les grands Séminaristes de Songa étaient présents et ils nous ont chantés l’hymne du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde.

Je souhaite une bonne année fructueuse en Miséricorde à tous !

A. Timothée HAKIZIMANA. 

 

JOIE INEFFABLE LORS DU LANCEMENT DU JUBILÉ EXTRAORDINAIRE DE LA MISERICORDE (Sanctuaire Marial de Mugera-Gitega, le 8 déc 2015)

    

LANCEMENT SOLENNEL DU JUBILÉ EXTRAORDINAIRE DE LA MISERICORDE AU SANCTUAIRE NATIONAL MARIAL DE MUGERA – CE 8 DÉC.2015- SOLENNITÉ DE L’IMMACULÉE CONCEPTION

La messe a débuté à 10h du matin, présidée par S.E Msgr Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega, entouré par tous les évêques catholiques du Burundi et environ 300 prêtres venus de tous les coins du Pays. Après le discours d’accueil (par l’archevêque de Gitega), on a écouté le discours inaugural prononcé par le Nonce Apostolique au Burundi, et après a sonné la trompe-« Inzamba »- pour marquer le début de l’année jubilaire. Puis a suivi l’hymne du Jubilé de la miséricorde exécuté par les Grands séminaristes de Gitega (G.S. J.Paul II).

Dans cette Sainte Messe, l´homélie tout comme le discours de Circonstance prononcé après l’action de grâce, revenaient au Président de la CECAB, S.E Msgr Gervais BANSHIMIYUBUSA.  Au côté du gouvernement, le Président du SENAT, l’honorable Révérien NDIKURIYO qui était sur place a prononcé un discours félicitant à l’Eglise pour cette année de grâce qu’elle commence et invitant tout un chacun à se reconnaître pécheur et oser demander pardon.

A Mugera, en cette date du 8 décembre, les pèlerins et les paroissiens locaux étaient une foule innombrable tout comme les autres rendez-vous du 15 août ordinaire. Vraiment, on ne pouvait pas s’imaginer que la fête a eu lieu un mardi, jour de travail !

Dieu soit glorifié et que sa miséricorde nous couvre tous par Marie, la Mère du Rédempteur, conçue sans péché.    

 

 

ORDINATION PRESBYTERALE DE FRÈRE JEAN CLAUDE MICHEL MWOROHA ET PROFESSION PERPETUELLE DE FRÈRE EZECHIEL MUKEZE (OCD), Ruvyagira-Mushasha, ce 15-10-2015

IIèmeCONGRES DIOCESAIN DES FAMILLES - CENTRE MAGNIFICAT DE MUSHASHA, le 8/9/ 2015

LES SAINTS NICOLAS DE FLUE (SUISSE) ET CHARBEL MAKHLOUF (LIBANAIS), EMBLEMES DE LA PAIX NOUS ARRIVENT A GITEGA ET AU BURUNDI.

FOTOS DIVERSAS

Centre Sociopastoral de Bugendana

Mgr. Dr. Simon Ntamwana est Archevêque de Gitega depuis 1997

Vœux à la communauté diocésaine, au 31 Décembre 2017

« Que toutes nos communautés soient atteintes par la grâce de Dieu et se laissent entraîner par le Seigneur qui nous pardonne et nous supplie de pardonner ! »

Chers frères, chères Sœurs, toutes catégories de fidèles confondues,

1. Grâce et Paix dans le Seigneur Jésus Christ notre Dieu fait Homme pour nous réconcilier avec le Père et faire de nous une seule famille Eglise dans l’Esprit Saint.

2. Je suis heureux de vous voir réunis pour échanger nos vœux pour l’Année 2018 après que nous avons rendu grâce pour l’année du Seigneur qui vient de s’écouler. Nous avons été gâtés par la bonté miséricordieuse de Dieu qui a accompagné les uns dans une bonne santé, les autres dans le port de la croix de la santé ou d’autres difficultés qui ont pesé sur la vie. Le même Seigneur a voulu bénir toutes nos actions qui avaient commencé en lui et que nous destinions à sa gloire. C’est d’ailleurs l’unique voie qui conduit au bonheur de la personne humaine : servir son Dieu dans le prochain que nous côtoyons en Eglise, et même directement dans le monde.

3. Je tiens à exprimer ma gratitude à Monseigneur le Vicaire Général qui m’a adressé en votre nom des paroles qui me réconfortent à m’approchant de vous dans une profonde amitié et fraternité. Je peux vous dire que je me sens bien dans ma veste de votre pasteur et vous dis dès maintenant de poursuivre cette mission au nom du Seigneur qui me demande de paître son troupeau que vous êtes. Je suis, par ailleurs très conscient de mes limites qui se multiplient encore davantage avec mon âge. N’en déplaise à ce dernier, je veux servir le mieux possible tant que le Seigneur et vous –mêmes me le demanderez. Je voudrais rester aux côtés des confrères et des consœurs qui ont fort pâti dans leur corps : je veux citer MM. Les AA. Vincent NZOHABONIMANA, Sébastien NIYONZIMA, Faustin NTIRUBARWANGO, et Joseph NTAKARUTIMANA, et beaucoup de religieuses âgées de la Congrégation de Bene-Tereziya ainsi que celles des Bene-Bernadette et des Militantes de la Sainte Vierge. Nous rendons grâce à Dieu pour le retour de l’Abbé Vincent de l’Inde. Nous pensons particulièrement à Mission Autriche qui nous a soutenus à chaque étape de ce drame qui vient de se solder moins tragiquement que ce nous attendions. Parmi nos jeunes prêtres, il ya a eu beaucoup d’accidents de moto. Est-ce une façon de Dieu de nous donner une remarque dans la conduite des motos ? Pensez-y vous aussi.

4. Je suis fort touché de l’attachement que les fidèles ont toujours gardé pour nous : à l’instar d’une mère qui voit ses enfants en difficulté, ainsi beaucoup de nos fidèles sont restés à genoux dans la prière en faveur de ces malades, pour implorer la guérison la plus rapide et la plus prompte. Merci chers fidèles. Nous vous portons aussi dans notre prière de personne consacrées au Seigneur pour que vous ayez la vie.

5. L’Année du Seigneur 2018 galope vers nous, comme don de notre Père. Nous l’accueillons avec beaucoup de joie et de gratitude anticipée pour tout ce qu’elle sera. La prière que Jésus enseigne à ses disciples est la nôtre : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6,10). Et nous reprenons tout de suite la courte prière de l’hymne du matin de lundi de la IVème semaine : Un jour- une année nouvelle- commence, une année reçue de toi, Père, Nous l’avons remise d’avance En tes mains telle qu’elle sera ». Quelle belle confiance en Dieu face à la durée qui est toujours une surprise !!!

6. Nous voulons cependant orner notre bouquet 2018. En premier lieu, nous voulons y vivre intensément notre orientation pastorale : la méditer, la rendre notre vie quotidienne, la traduire en actes qui nous mènent à la réconciliation et à la préservation de l’environnement. La réconciliation est une urgence.

N’ayons pas peur de nous le dire mutuellement, jusqu’aux fidèles qui peuvent se laisser anesthésier par l’irénisme ambiant d’un populisme à outrance : la réconciliation est urgence. J’écoutais une personne, il ya deux jours, qui me racontait ce qu’elle avait vécu en 1995 : Pendant le jour, une cohorte de personnes vient vers la maison familiale, toute la famille est prise au piège dans la maison, mais le papa tente de résister, mais en vain, pendant que les personnes étaient si nombreuses à attaquer le domicile. La mère tente de sauver les enfants, au nombre sept en fuyant dans la bananeraie  environnante. Elle cherche de se cacher dans un large pied de bananiers. Dieu protège et la tourmente s’arrêtera avant que les enfants ne soient attrapés, mais le papa criera jusqu’à la fin de son agonie qui a duré plus de cinq heures sans secours possible. La famille connaît les personnes qui sont venues mettre à feu et à sang leur domicile. Maintenant, ils habitent ensemble sur la colline, mais la crainte subsiste  encore : iront-ils au tribunal ? Iront-ils vers le CVR ? Même s’ils parvenaient à en parler à l’une ou l’autre instance, ils n’auront pas encore dit la triste réalité aux cœurs, pour qu’ils arrêtent de saigner. Combien de burundais portent-ils encore autour du cou ce boulet si lourd et si insupportable ?

7. La réconciliation est urgente. Il faut entendre non seulement l’urgence de l’acte, mais aussi la très grande utilité de la réconciliation, pour que nous puissions réédifier notre pays qui loin de vivre la paix et l’unité si souvent prônées, risque un éclatement encore plus spectaculaire et plus dramatique !!! Je pense à ces « kairoi » que le Seigneur a offerts aux Burundais, mais ils n’en ont rien vu, ni rien aperçu. Peut-être imitons-nous la Jérusalem rebelle à la prédication du Seigneur et le faisons pleurer, lui, le Seigneur si tendre et si miséricordieux : « Quand il approcha de la ville, et qu’il l’aperçut, Jésus pleura sur elle. Il disait « Si toi aussi tu avais su, en ce jour, comment trouver la paix… ! Mai halas, cela a été caché à tes yeux » (Luc 19,41-42). Seule la réconciliation dans le Seigneur et en Eglise peut nous sauver, car elle approche de la vérité et se déroule sous les yeux du Seigneur qui voit et connaît tout dans l’homme.

8. Il faudra que toutes nos communautés soient atteintes par cette grâce et se laissent entraîner par le Seigneur qui nous pardonne et nous supplie de pardonner et d’ouvrir ainsi nos cœurs à son amour qui efface tout péché. Sachez qu’un cœur qui n’a pas pardonné est comme une maison dont les portes sont toutes fermées : personne n’y entre. Il ne s’agit plus d’actes pluriels, mais d’une campagne qui conduira fidèle à oser demander personnellement pardon, soit parce qu’il aura agi, soit parce qu’il se sera tu devant le bourreau qui supprimer une vie devant ses yeux.

9. En deuxième lieu, je prie le Seigneur pour qu’il nous donne les moyens de réaliser notre projet de reboisement et de reforestation dans nos espaces que nous avons déjà identifiés. Non seulement nous pourrons contribuer à une meilleure nature autour de nous, mais nous aurons compris que même la nature doit nous accompagner dans notre effort de nous pardonner mutuellement. Au-delà de ce projet, il faudrait que nous apprenions cette année à bien traiter l’eau, le feu, la terre et l’air. Ces quatre éléments peuvent nous être plus amicaux si nous les épargnons de tout gaspillage et que nous n’en faisons pas les victimes de nos égoïsmes les plus  variés.

10 . Pourrions-nous nous réjouir de voir un pas significatif sur cette montée si rude de la réconciliation. Puisse le Seigneur bénir cette année, selon sa volonté adorable !!!

                                                                                          + Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega.

LA VISITE DES RELIQUES DE SAINTE MARGUERITTE MARIE ALACOQUE AU BURUNDI (25 octobre au 3 novembre 2016)

« AVEC MARGUERITTE MARIE, ALLONS VERS LE CŒUR DE JESUS SOURCE D’AMOUR ET DE MISERICORDE ».

 

En dates du 25 octobre au 3 novembre 2016, l’Eglise du Burundi  s’est vu honoré par la visite des reliques de Sainte Margueritte Marie Alacoque (1647-1690), cette religieuse française de la Congrégation de Sœurs de la Visitation qui a bénéficié de grandes faveurs divines contemplant le Sacré Cœur de Jésus, quand Il a voulu se manifester à elle, pour lui confier une mission extraordinaire destinée à toute l’Eglise. 

    1.     Quelles sont ces grandes faveurs ?

Tout s’est déroulé à Paray-le-Monial (France), où, depuis juin 1671, Marguerite Marie entre au monastère de la Visitation pour devenir une année plutard religieuse (en 1672).

Alors, entre décembre 1673 et juin 1675, elle a été gratifiée de trois grandes apparitions du Cœur de Jésus dont le message se résume en ces lignes :

-        « Voilà ce cœur qui a tant aimé les hommes ». C’est la plus célèbre de toutes les apparitions à Sainte Margueritte Marie. En juin 1675, alors que Sœur Marguerite Marie était dans la prière d’adoration, Jésus apparut à elle, et lui dit : « Voilà ce cœur qui a tant aimé les hommes jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart qu’ingratitudes ».   

-        Jésus lui révéla sa mission en ces termes : « Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen ».

-        Jésus demanda à Margueritte Marie une heure sainte du jeudi soir pour s’unir à sa tristesse au jardin des oliviers.

-        Il lui demanda aussi la communion fréquente, notamment celle du 1er vendredi du mois en vue de la réparation pour les indignités commises envers son Eucharistie.

-        Il lui demanda encore une fête pour honorer son cœur. Pour cette mission il lui demanda de se faire aider par le Père Claude la Colombière (jeune jésuite).

 

   2.     D’où est venue alors l’idée que les reliques de cette Sainte, grande amie du Sacré Cœur de Jésus, visite le Burundi ?

L’idée est née d’une intuition missionnaire des responsables de la Communauté de l’Emmanuel au Burundi échangeant avec les responsables internationaux de cette dite Communauté. Voici deux facteurs qui ont motivés cette demande :

-        L’expérience enrichissante et porteuse de beaucoup de fruits vécue par d’autres pays comme le Rwanda, la Tanzanie,… qui ont accueilli ces trésors.

-        Le contexte actuel de notre Pays avec ses répétitives crises politico-sociales, avec graves répercussions sur la vie de toute la population.

-        En outre, le fait de vivre en ces temps une année de grâces, année du jubilé extraordinaire de la miséricorde divine, en constitue une point de force pour que le message d’amour révélé à Sainte Marguerite Marie soit rependu et réanime la flamme chancelante de la foi des burundais.

La demande ayant trouvée bonne accueil au sein de la CECAB, tous les diocèses du Burundi, excepté le diocèse de Ngozi ont accueilli et vénéré les reliques de l’Exceptionnelle amie du Sacré Cœur de Jésus, en des dates et lieux distingués.

La venue des reliques de la Sainte de Paray ici au Burundi a été donc organisée par la Communauté de l’Emmanuel, la Compagnie de Jésus, les Sœurs Oblates du Sacré Cœur, les Sœurs de la Visitation, et d’autres Mouvements du Sacré Cœur comme la Garde d’Honneur, tous appuyés par les Pasteurs de l’Eglise du Burundi. Placé sous le thème : « AVEC MARGUERITTE MARIE, ALLONS VERS LE CŒUR DE JESUS SOURCE D’AMOUR ET DE MISERICORDE », les reliques de Sainte Marguerite Marie Alacoque ont parcouru tout le Burundi, en annonçant que l’amour de Dieu est présent parmi nous et nous interpellant au plus profond de notre être à le propager au milieu de nos frères et sœurs.

3. L’Accueil des reliques de sainte Margueritte Marie Alacoque dans le Diocèse de Gitega.

A Gitega, les reliques sont arrivées, le 2è jour, c-à-d, Mercredi le 26 octobre 2016, venues de Bujumbura, accompagnés par le Père Benoît GUEDAS, Chapelain du Monastère de Paray-le-Monial et une délégation des membres de la Communauté de l’Emmanuel de France et de Bujumbura.

A 11h00, au rond-point communément appelé « Place du Monument Msgr Joachin RUHUNA », une grande assemblée faite des membres de la Garde d’Honneur  « ABARINZI B’ITEKA » et d’autres chrétiens laïcs, des consacrés de toutes couleurs, 4 prêtres de Mushasha, Msgr le Vicaire Général et, à la tête, le pasteur de l’archidiocèse de Gitega, S. Exc. Msgr Simon NTAMWANA, a soulevé une imposante acclamation, car les visiteurs tant attendus (1h30 d’attente) débarquaient enfin. Au nom de tous les fidèles l’archevêque a prononcé un petit discours d’accueil avant de diriger une joyeuse  procession, quittant la Place du Monument vers le Monastère de la Visitation où s’est effectué alors, à travers les mains du Père Benoît GUEDAS et celles de Msgr Simon NTAMWANA, l’ACCUEIL et la REMISE OFFICIELLE DES RELIQUES DE SAINTE MARGUERITE MARIE ALACOQUE à famille chrétienne de Gitega en général, et à la Communauté des Sœurs de la Visitation de Mushasha, en particulier.

Là-bas, le Recteur des monastères de Paray-le-Monial, le Père Benoit, a signifié par-dessus tout que Sainte Marguerite Marie Alacoque est une personne normale comme tant d’autres mais qui a reçu la faveur de Jésus et a su l’accueillir et la mettre à profit. Elle s’est distinguée par le fait de se laisser transformer par le Cœur de Jésus quand Il la fit reposer longuement sur sa divine poitrine; Marguerite Marie a vraiment aimé le Cœur de Jésus. Le père Benoit est convaincu que Sainte Marguerite Marie est toujours présente au milieu de l’assemblée des frères et sœurs qui aiment et désirent posséder le Cœur de Jésus. A eux, Jésus ne refuse pas la grâce d’accomplir ce que Sainte Margueritte Marie a accompli. Il termina son allocution demanda à la Sainte de Paray d’intercéder pour chacun des participants à cet événement.

A son tour, l’archevêque de Gitega a exprimé le sentiment de gratitude qui habitait la famille chrétienne de notre Archidiocèse pour avoir accueilli enfin cette « MERVEILLEUSE HOTE » et la délégation accompagnante. « C’est notre foi qui accueille cette Sainte qui partage maintenant la vie avec Jésus dans le Royaume du Père, dans la communion de l’Esprit Saint qui l’a toujours guidée depuis sa vie terrestre », a-t-il martelé.  S’adressant, de façon particulière à la Sainte qui visitait le Burundi dans ses reliques, l’archevêque a prononcé des mots qui ont touché tous les fidèles en présence. Il disait : « C’est pourquoi, tous, nous nous tournons désormais vers toi, Sainte Margueritte Marie, au moment où nous sommes dans une année de grâce pour laquelle tu as été un vrai docteur… Te montrant son Sacré Cœur, le Seigneur Jésus t’a fait découvrir l’immense miséricorde qu’il nous réserve. En cette année où nous contemplons Jésus Christ, le Visage de la miséricorde du Père, nous sommes heureux de t’accueillir, ici, chez nous, comme notre modèle et notre éducatrice dans la voie de la miséricorde divine. C’est ainsi que nous te confions tous nos cœurs pour que tu nous aides à les remplir de la miséricorde divine cachée dans le cœur de Jésus ».

La suite des événements s’est déroulée comme suit :

Depuis 12h00 à 17h00, à la chapelle du Monastère des Sœurs de la Visitation de Mushasha se sont succédés la Prière de Louange, un Enseignement sur le Sacré Cœur,  la Messe (dite par l’abbé Audace Nzopfabarushe, chapelain du Monastère de la Visitation de Gitega), l’Adoration, le chapelet et la vénération des reliques.

A 17h00, a débuté une procession vers l’Eglise Cathédrale Christ- Roi de MUSHASHA où étaient prévus divers actes : la prière de Louange précédant la GRANDE MESSE d’accueil, messe dite par le pasteur de l’Archidiocèse, puis une veillée de prière et d’instructions multidimensionnelles.

Le lendemain, après la messe matinale à la Cathédrale, les reliques ont voyagé à la paroisse MUCUNGUZI. Là-bas ont eu lieu presque les activités au monastère de la Visitation (le jour antérieur), de 9h00 à 15h00. Depuis cette heure-là, les reliques ont continué la mission vers le Diocèse de RUTANA.

Rappelons que dite mission était organisée successivement dans tous les diocèses du Burundi excepté celui de Ngozi, selon le parcours suivant : Bujumbura-Gitega-Rutana-Bujumbura-Muyinga-Ruyigi-Bururi-Bubanza-Bujumbura (confer la photo du calendrier jointe ici).

Il importe de signaler qu’au cours de cette visite gracieuse des reliques de la Grande Amie du Sacré Cœur de Jésus, la Nation burundaise été consacrée, par nos pasteurs, au Sacré Coeur de Jésus. L’événement a eu lieu en date du 1 novembre 2016, solennité de la Toussaint, à Muyaga (Ruyigi) où se trouve la première église que les missionnaires de l’Evangile ont érigé sur le territoire du Burundi, une église-paroissiale qui existe depuis sous le patronage de ce même Sacré Cœur de Jésus.

A. Timothée HAKIZIMANA

Service de la communication sur le net dans l’archidiocèse de Gitega