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L’EGLISE DU BURUNDI : LES NTIC AU CŒUR DES ECHANGES (Bujumbura, le 8-9 nov.2018)

Un atelier de formation sur les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication à l’intention des chargés de la communication dans les diocèses et les services de la Conférence Episcopale du Burundi vient d’être clôturé à Mont Sion Gikungu. Cette formation qui a duré deux jours, du huit au neuf septembre, a été organisée par la Conférence des Evêques Catholique du Burundi (CECAB).  Le Secrétaire Général de la CECAB, Monsieur l’Abbé Lambert NICITERETSE  a précisé dans son mot d’ouverture le triple objectif de cet atelier : sensibiliser les agents pastoraux de la communication sur l’usage des NTIC, apprendre à collecter et à traiter les nouvelles et prendre connaissance de la gestion du site web de la CECAB. 

Les réseaux sociaux, ce monstre ! 

Utilisés à tâtons, avec réserve et doute, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, en particulier les réseaux sociaux, doivent être pris comme des portes de vérité et nouveaux espaces pour l’évangélisation, a souligné le formateur, Abbé Dieudonné NIYIBIZI, reprenant avec force le message du Pape pour la Journée Mondiale des Communications sociales de 2013. Le fidèle 2.0 est l’habitant du nouveau continent où l’internet se hisse de plus en plus, même au Burundi, au rang des besoins élémentaires. Au cœur de fidèle s’opèrent des mutations physiologiques, psychologiques, sociales, politiques, économiques voire religieuses. A sa nouvelle culture, il faut une nouvelle évangélisation. Les réseaux sociaux sont des opportunités encore inexploitées pour la pastorale et il est temps de les mettre à profit pour une mission ad  gentesadaptée à ce nouveau continent digital. Les participants ont alors reçu les premières notions pratiques qui leur ont ouvert les horizons prometteurs de cet univers digital. 

Le journalisme online

 Evangéliser le chrétien 2.0, suppose que les acteurs pastoraux aient des notions de base de journalisme en l’occurrence le journalisme web. La collecte, la vérification des sources, la rédaction d’un papier est une question technique qui exige des chargés de la communication un apprentissage technique progressif enrichi de notions de déontologie, d’éthique et de droit. Ce sont eux qui désormais produiront des articles qui alimenteront directement de site web de la CECAB. Texte, image, son, vidéo, tous les formats sur tous les plats.

Un site web new look

 Après un certain temps, le site web de la CECAB méritait une refonte. Le web designer, présentant aux participants la nouvelle maquette, les a invités à l’appropriation du site et à l’auto-implication dans son alimentation. Il a tenu à rappeler l’importance d’avoir des profils Facebook et Twitterpersonnels et institutionnels permettant de relayer les informations et ainsi de les diffuser. 

Si cet atelier, qui, pour le moins, est le premier du genre, a persuadé les chargés de la communication de la pertinence de l’utilisation de ces nouveaux moyens sociaux pastoraux, il ouvre à un autre qui sera dédié essentiellement à l’immersion pratique.  
Abbé Dieudonné Niyibizi

 

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CELEBRATION DE LA JOURNEE MONDIALE DE PRIERE POUR LA SAUVEGARDE DE LA CREATION (UPG de Gitega, le 31/8/2018).

création

L’Association Catholique pour la Protection de l’Environnement au Burundi ACAPE Burundi en sigle a organisé, vendredi le 31 août 2018,  la Célébration de la Journée Mondiale de prière pour la Sauvegarde de la Création. Cette association est une plateforme de jeunes lauréats de l’UNIVERSITE POLYTECHNIQUE DE Gitega qui se sont mis ensemble pour la sauvegarde de notre maison commune. Cet événement s’est tenu au sein de ladite Université sous le thème : « RENOUVELONS NOTRE ADHESION PERSONNELLE A NOTRE VOCATION DE GARDIENS DE LA CREATION » 

Plus de 80 volontaires venant de différentes paroisses, universités (Institut Supérieur d’Agronomie, Institut Supérieur Paramédical de Gitega, U.P.G), différents membres des M.A.C, des invités marque comme le Chancelier de l’archidiocèse de Gitega, Abbé Emmanuel NZEYIMANA, M. l’abbé chargé du Bureau Diocésain d’Education, le Directeur Académique et Financier de l’UPG, des professeurs de,.. ont participé dans cet atelier de prière.

Après une prière qui a durée dix minutes (Prière pour la terre), le DAF de l’U.P.G a prononcé un mot d’ouverture dans lequel il a insisté sur les origines de cette journée. Il a rappelé que c’était le 06 août 2015 que le pape François, en collaboration avec le patriarche de l’Eglise orthodoxe Bartholomée,  a décidé d’instituer le 1er septembre de chaque année une journée de prière pour la création. Au nom de l’université, il a salué le travail précieux des initiateurs de l’ACAPE Burundi et invité les autres étudiants à se joindre à eux pour apporter de résultats significatifs. Il exhorte d’entamer des activités ne demandant pas de gros moyens financiers  pour mettre en pratique leurs nobles objectifs.

Une petite introduction sur ACAPE BURUNDI  a été présentée par NDUWIMANA Jonas, Modérateur Suprême et Représentant Légal de l’ACAPE Burundi. Il a insisté sur la nécessité pour les jeunes à s'engager dans des projets environnementaux durables et à s'engager quotidiennement dans des activités de conservation des ressources de base disponibles telles que l'eau et l'énergie. Il a fait  savoir aux participants la mission, la vision, les objectifs, ainsi que les domaines d’intervention de ladite association.

Le chancelier de l’archidiocèse de Gitega, M. l’abbé Emmanuel NZEYIMANA, qui a représenté S.E Mgr l’archevêque dudit archidiocèse, dans cet événement a donné un petit aperçu sur l’encyclique du pape François LAUDATO SI. Il a fait savoir que l’église catholique se réjouit énormément de l’initiative des jeunes via la création de l’ACAPE Burundi et a promu de soutenir cette association dans ses projets.

Les participants ont posé plusieurs questions dont certaines portent sur les engagements de tout un chacun et sont partis avec l’idée d’étendre les activités de l’ACAPE Burundi dans leurs milieux de vie respectifs.

Cette prière a été clôturée par un cocktail comme signe de savourer les délices de la création.

ACAPE-BURUNDI : QUI SONT-ILS ?

Inspirés par l’encyclique du Pape François « LAUDATO SI », des jeunes venant de tous les coins du Burundi se sont mis ensemble pour une noble mission de protéger l’environnement et conscientiser la population du Burundi en général et les fidèles catholiques en particulier quant aux comportements adéquats pouvant contribuer au développement durable.

Lors de sa création, l’ACAPE regroupait des environnementalistes de formation. Elle compte
actuellement 29 membres et plus de 100 volontaires regroupaient dans des paroisses, des écoles
primaires et secondaires, dans des universités ainsi que dans d’autres domaines de la vie du pays.
L’ACAPE Burundi utilise une approche participative permettant à tout un chacun d’être acteur dans l’amélioration des conditions vitales, la mitigation du changement climatique, la lutte contre différents types de détérioration du patrimoine naturel,….

VISION: Etablissement des communautés vertes, saines et développées.

MISSION: Contribuer à protéger et à gérer durablement notre maison commune qu’est la Terre par démonstration des actions éco-responsables, un message de l’évangile, des récits de Laudato Si ainsi que quelques conclusions issues des recherches faites par les scientifiques dans le domaine de l’environnement.

OBJECTIFS DE L’ACAPE-BURUNDI

Objectif principal : protéger l’environnement et conscientiser les habitants du Burundi en général et les fidèles chrétiens en particulier, à être responsables dans la sauvegarde de la création.

Objectifs specifiques:

1° Créer des cellules paroissiales de protection de l’environnement sous la coordination du comité diocésain;

2° Promouvoir l’homme intégral qui vit pleinement sa relation à lui, à l’autre, au cosmos et à Dieu 

3° Faire un plaidoyer en vue de soutenir des actions innovantes de protection de l’environnement

4° Mettre en place des stratégies de mobilisation des fidèles croyants et les non-croyants à la protection de l’environnement ;

6° Constituer une base de données sur l’environnement au Burundi ;

7° Promouvoir l’éducation environnementale ;

8° Créer et promouvoir le partenariat avec les institutions de recherche et autres organisations œuvrant dans le domaine de la protection de l’environnement et du développement durable.

VALEURS PROMUES DE L’ACAPE-BURUNDI

  • Justice,
  • Egalité,
  • Intégrité,
  • Responsabilisation,
  • Bien-être social,
  • Education,
  • Excellence,
  • Efficience,
  • Fraternité,
  • Prière.

DOMAINES D’INTERVENTION DE L’ACAPE BURUNDI :

L’ACAPE Burundi intervient dans les domaines suivants :

  •  L’assainissement;
  •  La protection des eaux continentales ;
  •  La conservation des sols et des forêts ;
  •  La biodiversité ;
  •  Le changement climatique ;
  •  Prévention des catastrophes ;
  •  La Sécurité alimentaire ;
  •  L’éducation.

MEMBRES DU COMITE EXECUTIF

  • MODERATEUR SUPREME : M. NDUWIMANA Jonas
  • Adjoint : M. NIBIGIRA Noé
  • Secrétaire Exécutif: M. NZEYIMANA Longin
  • Adjoint: MUNEZERO Arlain
  • Trésorière: MANIRAKIZA Judith
  • Adjoint: IRADUKUNDA Marie Eclonne
  • Conseiller Spirituel : Abbé Emmanuel NZEYIMANA

ORDINATION SACERDOTALE 2018 (KIBUMBU, 21 JUILLET 2018)

Sous le thème « Me voici Seigneur, envoie-moi » (Is. 6,8), la paroisse Kibumbu, en communion avec la commission diocésaine des fêtes, dans l’Archidiocèse de Gitega, a organisé, cette année 2018, les cérémonies d’ordinations sacerdotales, diaconales ainsi que la collation des ministères d’Acolytat et de Lectorat. L’événement a eu lieu en date du 21 juillet.

La messe d’ordination a commencé à 9h35 du matin, par une belle procession des ordinands et des prêtres, depuis l’Eglise paroissiale vers le terrain de football de Kibumbu, où tout avait été préparé pour la circonstance. Une foule immense de fidèles et de consacrés, tous en liesse, était  sur place. A l’œil  nu, l’organisation, l’aménagement des lieux et le déroulement des cérémonies resteront  des meilleurs qu’on a vus jusqu’ici, à Gitega. Seize diacres ont  été ordonnés prêtres : il s’agissait de 10 prêtres qui dépendent directement de l’Archidiocèse de Gitega et de 6 religieux attachés à leurs Instituts respectifs (4 frères Apôtres du Bon Pasteur et de la Reine du Cénacle et 2 de la Congrégation des Frères Bene-Yozefu). Les diacres ordonnés en ce jour étaient au nombre de 11, parmi lesquels 3 frères ABPRC. Les nouveaux acolytes étaient 11 et mêmement  les Lecteurs.

Dans son homélie, Monseigneur Simon NTAMWANA, l’Archevêque de Gitega, alors président desdites cérémonies, a salué le courage et le dévouement de l’Eglise-famille de Gitega en générale et de la communauté chrétienne de Kibumbu en particulier, pour l’accommodation bien   splendide de ce jour.

Visant l’assemblée en présence, l’Archevêque de Gitega a rappelé l’identité et la mission des prêtres aujourd’hui. Médiateurs entre Dieu et les hommes, les prêtres sont des instruments de l’Esprit Saint. Ils apportent aux hommes la consolation divine et les guident dans la voie de la réconciliation et la sauvegarde de l’environnement, support de la vie et révélateur du Créateur de toutes choses.  Les prêtres  que le Seigneur offre aux Burundais en ces temps sont aussi un don précieux en réponse à notre constante supplication « Mukama, dutabaze abasaserdoti benshi beranda », disait-il. Ainsi, l’archevêque Simon a invité tous et chacun à laisser ces nouveaux messagers de la Bonne Nouvelle exercer dorénavant le ministère de la réconciliation au Burundi qui, comme l’a noté le récent synode diocésain, est menacé par des divisions de tout genre ! Or, la mission de tout prêtre fait de lui un médiateur entre Dieu et son peuple : il apporte le message et la vie de Dieu aux hommes qu’il sanctifie à travers les sacrements. Toute sa vie, il doit œuvrer pour la délivrance des captifs et opprimés afin que ceux-ci retrouvent la liberté du cœur et l’espoir de vivre. A Dieu, le prêtre présente la misère, la prière et le sacrifice des hommes », renchérissait-il.

Egalement, Monseigneur Simon a insisté sur le bon comportement qui doit caractériser les prêtres, pour que, à travers leur témoignage de vie, les fidèles puissent reconnaitre la face de Dieu et recevoir sa vie. En effet, Dieu qui appelle le prêtre à son service le configure d’abord à lui, et, par son Esprit, le consacre à l’image de son Fils, Jésus Christ (cf. Lc 4,18). Le nom du prêtre est « Musanimana » (celui qui ressemble à Dieu). C’est pourquoi, il s’efforcera constamment à gagner aussi la sanctification personnelle suivant la recommandation de Jésus: « Vous donc, soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5,48). Ainsi, la vie du prêtre doit ressembler celle de son Maître, car sa vie est transformée par la vie-même du Christ. Cette grâce se réalise seulement chez les humbles. Pour ce, le pasteur de l’Eglise locale de Gitega demanda à ceux qui allaient recevoir l’onction sacerdotale d’imiter l’exemple de sagesse de Saint Paul apôtre qui, admirant sa vocation, dit : « je vis, mais ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vis en moi » (cf. Gal 2,20).

De cette manière, obéissants à l’Esprit de Dieu qui a guidé tous les apôtres, et toujours sous son action, ces nouveaux envoyés de Dieu conduiront les fils et les filles du Burundi à une réconciliation véritable avec Dieu, avec autrui et avec la nature.

S’agissant des discours prononcés pour la circonstance, l’action de grâce, le sentiment de gratitude envers Dieu, les félicitations à l’endroit des nouveaux Serviteurs et à l’endroit de l’Eglise catholique elle-même, tel était le message central de tous les intervenants.

La messe qui avait débuté à 9h30 prit fin à 16h00. Les invités se hâtèrent à se diriger vers le lieu de la réception, tout près des enceintes de la paroisse Kibumbu. Pourtant, la joie était tellement si grande qu’on ne voulait pas quitter si vite les lieux. Vive l’appel au sacerdoce dans l’Eglise ! (A. Timothée HAKIZIMANA).

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Vœux à la communauté diocésaine, au 31 Décembre 2017

Chers frères, chères Sœurs, toutes catégories de fidèles confondues,

1. Grâce et Paix dans le Seigneur Jésus Christ notre Dieu fait Homme pour nous réconcilier avec le Père et faire de nous une seule famille Eglise dans l’Esprit Saint.

2. Je suis heureux de vous voir réunis pour échanger nos vœux pour l’Année 2018 après que nous avons rendu grâce pour l’année du Seigneur qui vient de s’écouler. Nous avons été gâtés par la bonté miséricordieuse de Dieu qui a accompagné les uns dans une bonne santé, les autres dans le port de la croix de la santé ou d’autres difficultés qui ont pesé sur la vie. Le même Seigneur a voulu bénir toutes nos actions qui avaient commencé en lui et que nous destinions à sa gloire. C’est d’ailleurs l’unique voie qui conduit au bonheur de la personne humaine : servir son Dieu dans le prochain que nous côtoyons en Eglise, et même directement dans le monde.

3. Je tiens à exprimer ma gratitude à Monseigneur le Vicaire Général qui m’a adressé en votre nom des paroles qui me réconfortent à m’approchant de vous dans une profonde amitié et fraternité. Je peux vous dire que je me sens bien dans ma veste de votre pasteur et vous dis dès maintenant de poursuivre cette mission au nom du Seigneur qui me demande de paître son troupeau que vous êtes. Je suis, par ailleurs très conscient de mes limites qui se multiplient encore davantage avec mon âge. N’en déplaise à ce dernier, je veux servir le mieux possible tant que le Seigneur et vous –mêmes me le demanderez. Je voudrais rester aux côtés des confrères et des consœurs qui ont fort pâti dans leur corps : je veux citer MM. Les AA. Vincent NZOHABONIMANA, Sébastien NIYONZIMA, Faustin NTIRUBARWANGO, et Joseph NTAKARUTIMANA, et beaucoup de religieuses âgées de la Congrégation de Bene-Tereziya ainsi que celles des Bene-Bernadette et des Militantes de la Sainte Vierge. Nous rendons grâce à Dieu pour le retour de l’Abbé Vincent de l’Inde. Nous pensons particulièrement à Mission Autriche qui nous a soutenus à chaque étape de ce drame qui vient de se solder moins tragiquement que ce nous attendions. Parmi nos jeunes prêtres, il ya a eu beaucoup d’accidents de moto. Est-ce une façon de Dieu de nous donner une remarque dans la conduite des motos ? Pensez-y vous aussi.

4. Je suis fort touché de l’attachement que les fidèles ont toujours gardé pour nous : à l’instar d’une mère qui voit ses enfants en difficulté, ainsi beaucoup de nos fidèles sont restés à genoux dans la prière en faveur de ces malades, pour implorer la guérison la plus rapide et la plus prompte. Merci chers fidèles. Nous vous portons aussi dans notre prière de personne consacrées au Seigneur pour que vous ayez la vie.

5. L’Année du Seigneur 2018 galope vers nous, comme don de notre Père. Nous l’accueillons avec beaucoup de joie et de gratitude anticipée pour tout ce qu’elle sera. La prière que Jésus enseigne à ses disciples est la nôtre : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6,10). Et nous reprenons tout de suite la courte prière de l’hymne du matin de lundi de la IVème semaine : Un jour- une année nouvelle- commence, une année reçue de toi, Père, Nous l’avons remise d’avance En tes mains telle qu’elle sera ». Quelle belle confiance en Dieu face à la durée qui est toujours une surprise !!!

6. Nous voulons cependant orner notre bouquet 2018. En premier lieu, nous voulons y vivre intensément notre orientation pastorale : la méditer, la rendre notre vie quotidienne, la traduire en actes qui nous mènent à la réconciliation et à la préservation de l’environnement. La réconciliation est une urgence.

N’ayons pas peur de nous le dire mutuellement, jusqu’aux fidèles qui peuvent se laisser anesthésier par l’irénisme ambiant d’un populisme à outrance : la réconciliation est urgence. J’écoutais une personne, il ya deux jours, qui me racontait ce qu’elle avait vécu en 1995 : Pendant le jour, une cohorte de personnes vient vers la maison familiale, toute la famille est prise au piège dans la maison, mais le papa tente de résister, mais en vain, pendant que les personnes étaient si nombreuses à attaquer le domicile. La mère tente de sauver les enfants, au nombre sept en fuyant dans la bananeraie  environnante. Elle cherche de se cacher dans un large pied de bananiers. Dieu protège et la tourmente s’arrêtera avant que les enfants ne soient attrapés, mais le papa criera jusqu’à la fin de son agonie qui a duré plus de cinq heures sans secours possible. La famille connaît les personnes qui sont venues mettre à feu et à sang leur domicile. Maintenant, ils habitent ensemble sur la colline, mais la crainte subsiste  encore : iront-ils au tribunal ? Iront-ils vers le CVR ? Même s’ils parvenaient à en parler à l’une ou l’autre instance, ils n’auront pas encore dit la triste réalité aux cœurs, pour qu’ils arrêtent de saigner. Combien de burundais portent-ils encore autour du cou ce boulet si lourd et si insupportable ?

7. La réconciliation est urgente. Il faut entendre non seulement l’urgence de l’acte, mais aussi la très grande utilité de la réconciliation, pour que nous puissions réédifier notre pays qui loin de vivre la paix et l’unité si souvent prônées, risque un éclatement encore plus spectaculaire et plus dramatique !!! Je pense à ces « kairoi » que le Seigneur a offerts aux Burundais, mais ils n’en ont rien vu, ni rien aperçu. Peut-être imitons-nous la Jérusalem rebelle à la prédication du Seigneur et le faisons pleurer, lui, le Seigneur si tendre et si miséricordieux : « Quand il approcha de la ville, et qu’il l’aperçut, Jésus pleura sur elle. Il disait « Si toi aussi tu avais su, en ce jour, comment trouver la paix… ! Mai halas, cela a été caché à tes yeux » (Luc 19,41-42). Seule la réconciliation dans le Seigneur et en Eglise peut nous sauver, car elle approche de la vérité et se déroule sous les yeux du Seigneur qui voit et connaît tout dans l’homme.

8. Il faudra que toutes nos communautés soient atteintes par cette grâce et se laissent entraîner par le Seigneur qui nous pardonne et nous supplie de pardonner et d’ouvrir ainsi nos cœurs à son amour qui efface tout péché. Sachez qu’un cœur qui n’a pas pardonné est comme une maison dont les portes sont toutes fermées : personne n’y entre. Il ne s’agit plus d’actes pluriels, mais d’une campagne qui conduira fidèle à oser demander personnellement pardon, soit parce qu’il aura agi, soit parce qu’il se sera tu devant le bourreau qui supprimer une vie devant ses yeux.

9. En deuxième lieu, je prie le Seigneur pour qu’il nous donne les moyens de réaliser notre projet de reboisement et de reforestation dans nos espaces que nous avons déjà identifiés. Non seulement nous pourrons contribuer à une meilleure nature autour de nous, mais nous aurons compris que même la nature doit nous accompagner dans notre effort de nous pardonner mutuellement. Au-delà de ce projet, il faudrait que nous apprenions cette année à bien traiter l’eau, le feu, la terre et l’air. Ces quatre éléments peuvent nous être plus amicaux si nous les épargnons de tout gaspillage et que nous n’en faisons pas les victimes de nos égoïsmes les plus  variés.

10 . Pourrions-nous nous réjouir de voir un pas significatif sur cette montée si rude de la réconciliation. Puisse le Seigneur bénir cette année, selon sa volonté adorable !!!

                                                                                          + Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega.

La fête de l’Annonciation dans la grande Famille Montfortaine à GITEGA (samedi le 25Mars 2017)

En date du 25 mars 2017, à l’occasion de la fête de l’Annonciation du Seigneur, chez les Soeurs  Militantes de la Sainte Vierge (de Mushasha), les membres de la grande famille Montfortaine  œuvrant à Gitega (à savoir les Pères de la compagnie de Marie dits Pères  montfortains, les Frères Montfortains de saint Gabriel et les Soeurs Militantes de la Sainte Vierge) ont participé au renouvellement  des vœux des jeunes sœurs Militantes. Elles étaient 19 à renouveler leurs vœux d’une année, et 3 sœurs ont renouvelé leurs vœux de 3 ans. En la même occasion,  23 fidèles se sont consacrés à Jésus par Marie à l’exemple de Saint Louis Marie de Montfort :                        «….le fils de Dieu s’est fait homme pour notre salut, mais en Marie et par Marie. Dieu le Saint-Esprit a formé Jésus-Christ en Marie, mais après lui avoir demandé son consentement par un des premiers ministres de sa cour» (Traité de la Vraie Dévotion, 16). Signalons d’ores et déjà que l’Annonciation du Seigneur est une fête patronale pour la grande famille montfortaine.

LA MESSE DE L’ANNONCIATION

La Messe était présidée par Monseigneur  Simon NTAMWANA  Archevêque de GITEGA en compagnie de plus d’une trentaine de prêtres qui venant de différentes paroisses de l’Archidiocèse de GITEGA.  

Dans son hommerie, Monseigneur l’Archevêque de GITEGA a expliqué comment notre Père du ciel nous a aimés en son fils unique Jésus Christ et  nous appelle sans cesse d’acquérir cet amour. Les jeunes Militantes de la Sainte Vierge donnent un exemple en renouvelant leurs vœux de pauvreté, de chasteté,  d’obéissance  afin de propager la vraie dévotion de Marie.

RENOUVELEMENT DES VŒUX RELIGIEUX DES JEUNES MILITANTES

 19 jeunes Militantes de la Sainte Vierge ont renouvelé  leurs vœux religieux pour un an et 3 pour trois ans. «Pareillement l’Esprit vient au secours de notre faiblesse ; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables.»       Rm 8,26. 

La supérieur générale de l’institut de Militantes de la Sainte Vierge a  présenté les Militantes qui allaient renouveler leurs vœux et ces dernières les ont émis en présence de son Excellence Monseigneur, l’Archevêque et devant leur Supérieure Générale.

 «….Ne confiez pas l’or de votre charité, l’argent de votre pureté, les eaux des grâces célestes ,ni les vins de vos mérites et vertus à un vaisseau gâté et corrompu comme vous êtes ;autrement vous serez pillées par les voleurs, c’est á dire les démons qui cherchent et épient, nuit et jours,  le temps propre pour le faire ;…Mettez ,versez dans le sein et le cœur de Marie tous vos trésors, toutes vos grâces et vertus ;c’est un vaisseau d’esprit, c’est un vaisseau d’honneur, c’est un vaisseau insigne de dévotion (Traité de la Vraie Dévotion, 178 »

LA CONSECRATION EN JESUS PAR MARIE

La supérieure Générale a expliqué comment on arrive à la  pratique particulière  pour ceux qui veulent devenir parfaits. « Outre pratiques extérieures de la dévotion qu’on vient de rapporter, lesquelles il ne faut pas omettre par négligence ni mépris, autant que l’état et condition de chacun le permet, voici des pratiques intérieures bien sanctifiantes pour ceux que le Saint-Esprit appelle à une haute perfection.» Disait Saint Louis Marie de Montfort.

C’est, en quatre mots que cette pratique à la vraie dévotion doit se faire.

 PAR MARIE, AVEC MARIE, EN MARIE et POUR MARIE  afin de les faire plus parfaitement par Jésus-Christ, avec Jésus ,en Jésus et pour Jésus.» (Traité de la vraie dévotion, 257).

L’AGAPE  FRATERNELLE  AU CENTRE MAGNIFICAT

Après la célébration eucharistique, les membres de la famille montfortaine  et leurs hôtes ont partagé l’agape fraternelle : «…Marie est charitable; elle nous aime comme s’est enfants et serviteurs; offrons lui tout, nous n’y perdons rien; elle fera tout réussir à notre profit…» (Amour de la Sagesse Eternelle, 222)

 

CELEBRATION DU JUBILE D'ARGENT DU CENTRE-RUMURI DE MUSHASHA Mushasha, le 11-2-2017)

La journée du 11 Février 2017 a eu une connotation particulière pour les Jeunes Malvoyants et les Educateurs du CENTRE-RUMURI de Mushasha. C’était la célébration du JUBILE DE 25 ANS du Centre ainsi dénommé.

 

Les activités marquant la fête se sont déroulées en deux temps à savoir : la Célébration Eucharistique au Sanctuaire Marial de Notre Dame de Miséricorde de Mushasha et les agapes fraternelles dans les enceintes dudit Centre. La Messe a été présidée par l’Abbé Gamaliel BARANYIZIGIYE, Secrétaire Exécutif de l’O.D.A.G, délégué de l’Archevêque de Gitega. Son homélie riche en conseils, a fort réjoui l’assemblée au point qu’elle a bien compris combien un Centre de formation pour jeunes malvoyants est à appuyer fortement  et à soutenir pour l’intégration réelle des enfants malvoyants dans la société.

 

Le mot de circonstance a été prononcé par la Sœur Alice N., Directrice du Centre. Passant en  revue la vie de cette communauté de jeunes malvoyants, elle a d’abord brossé son historique, puis ses réalisations et enfin ses projets et nécessités. Le Centre Rumuri dont la patronne est Sainte Lucie assure aux enfants malvoyants une formation scolaire spécialisée ainsi qu’une réhabilitation professionnelle afin de leur donner un bagage intégral dans le monde. Ledit Centre a vu le jour en date du 05/08/1991 sous l’initiative du Père Vincent GARCIA, Missionnaire d’Afrique, en collaboration avec Feu Son Excellence Mgr Joachim RUHUNA, Archevêque de Gitega à l’époque. Il a débuté avec un effectif de 15 enfants malvoyants, 2 enseignants, 1 encadreuse et une Sœur de la Congrégation des Sœurs Bene-Bernadette comme Première Directrice. La pose de la première pierre du Centre a eu lieu le 04/06/1993 et ses locaux ont été inaugurés le 22/07/1995. Les bâtiments comprennent : 2 dortoirs, 8 salles de classes, 1 magasin, 1 cuisine, 1 Chapelle et 2 blocs sanitaires et des douches. Le Centre possède aussi un terrain agricole d’environ 2 Ha. 

 

Le Centre Rumuri a pour objectifs :

¨     La formation humaine, morale, intellectuelle et professionnelle des enfants malvoyants,

¨     L’épanouissement moral d’une personne handicapée visuelle,

¨     La promotion du droit à la vie, à l’éducation et à la recherche du bien-être.

Le Centre étant une œuvre diocésaine, son représentant légal est son Excellence Mgr l’Archevêque de Gitega. Au niveau administratif, le Centre relève du Ministère de la Solidarité, des Droits de la personne humaine et du genre. Quant à l’Administration Diocésaine, l’Archevêque délègue ses responsabilités au Superviseur Diocésain de l’Education en ce qui concerne le volet pédagogique et au Secrétaire Exécutif de l’ODAG en ce qui concerne le volet financier. La Direction de ce Centre est toujours confiée aux Sœurs de la Congrégation des Bene-Bernadette.

 

Depuis l’année scolaire 1996-1997, le Centre dispose d’un Cycle Primaire complet, du moins dans l’ancien système, c’est-à-dire de la 1ère année à la 6ème année. Les effectifs des élèves ont augmenté au fil des années, de même que le nombre des éducateurs. Chaque année scolaire, le Centre accueille en 1ère année entre 8 et 15 enfants.

Les élèves apprennent à lire et à écrire en braille et suivent le programme de l’enseignement primaire. Ces jeunes reçoivent en plus des cours de mobilité et de développement des sens qui sont une spécialité pour les malvoyants. Depuis l’année scolaire 2011-2012, les Jeunes Malvoyants qui terminent la 6ème année ont accès au concours national. Les années d’avant cette date, ils poursuivaient simplement une formation artisanale de 3 ans. Cette dernière  était sanctionnée par un certificat de fin d’études artisanales. Les effectifs ont varié de 55 à 70 depuis 2005. Le nombre d’élèves ayant fréquenté ce Centre s’élève à 250 jusqu’à ce jour et ledit Centre abrite actuellement 60 jeunes. Parmi eux, certains ont terminé les Humanités Générales, d’autres sont encore sur les bancs de l’école (au Rwanda et au Lycée Notre Dame de la Sagesse de Gitega). Notons aussi que parmi ces jeunes, il y en a qui sont membres de  l’Orchestre « Peace and Love » et d’autres  associations artisanales. 

 

L’année 2013, le Centre s’est doté d’une  clôture pour protéger les enfants et son patrimoine. Cela a été  réalisé  grâce au don d’un bienfaiteur qui a compris le besoin et la nécessité de cette protection.

Du point de vue de l’équipement scolaire et pédagogique, le Centre qui n’avait au début qu’une seule machine Perkins en possède aujourd’hui cinq, mais ce nombre reste encore insuffisant. Le Centre possède également une photocopieuse en braille (Thermoform) ainsi qu’un ordinateur et ses accessoires et une photocopieuse ordinaire.

 

Le Centre RUMURI n’évolue pas en vase clos. Il travaille de concert avec quelques partenaires et bienfaiteurs qui de temps en temps lui donnent un coup de main. Ce sont entre autres :

¨     Les Pères Missionnaires d’Afrique.

¨     L’Union des Personnes Handicapées du Burundi UPHB/Fondation Liliane.

¨     Handicap International.

¨     Le Ministère de la solidarité nationale, des Droits de la Personne Humaine et du Genre.

¨     Le Programme Alimentaire Mondial (PAM).

 

Le premier et le plus grand défi que le Centre doit relever est le manque de moyens financiers suffisants à même de lui permettre de réaliser tous ses objectifs. Ainsi, il éprouve pas mal de difficultés, comme : 

  • Payer le Personnel.
  • Assurer comme il faut les soins de santé aux jeunes
  • Se doter d’un nombre suffisants de salles.
  • Recruter les Professeurs qualifiés pour le cycle fondamental.

Le Centre aimerait faire de grands bonds en avant, notamment en se dotant de 3 salles de classes pour le cycle fondamental, d’un bloc administratif comprenant une direction et un secrétariat. Le Centre voudrait aussi enclencher le processus de demande d’agrément auprès du ministère de l’Education nationale et de la recherche scientifique. En plus, il doit poursuivre l’œuvre de sensibilisation de la population au respect des droits fondamentaux des personnes handicapées en général et des malvoyants en particulier. Dans la mesure du possible, le Centre aimerait se doter d’un véhicule pour le déplacement des enfants pour les soins de santé. A cet effet,  la Sœur Directrice  en appelle à la générosité des partenaires et bienfaiteurs du Centre ainsi qu’à toute personne de bonne volonté susceptible d’apporter sa pierre, si petite soit-elle, à l’édification du Centre RUMURI.

A l’occasion de ce jubilé d’argent, le Centre Rumuri rend grâce à Dieu pour l’œuvre accomplie et remercie tous ceux qui ont contribué à faire de lui ce qu’il est aujourd’hui.

 

Les autorités de marque du jour étaient les 2 premiers vices président du Sénat et du Parlement, le Directeur Général au Ministère de la Solidarité Nationale, des Droits de la Personne et du Genre, le Conseiller du Gouverneur de la Province de Gitega, le Secrétaire Général de la Caritas Burundi, les Prêtres, les Religieux (ses), et bien d’autres. Ceux qui ont pris la parole ont remercié l’Archidiocèse  de Gitega et Père Vincent GARCIA  qui pris cette initiative. Les demandes adressaient à leur égard trouveront la réponse petit à petit. Le Directeur Général du Ministère de la Solidarité Nationale, des Droits de la Personne et du Genre a souligné que le Burundi a déjà apposé sa signature sur les accords internationaux régissant la dignité de la personne vivant avec handicap et aujourd’hui, le Burundi est entré d’élaborer un projet-loi portant cadre des personnes handicapées.

Le 1er vice-président du parlement qui a représenté le gouvernement a promis à l’assemblée qu’il va transmettre toutes les demandent du Centre-RUMURI à qui de droits. Quant à lui, il a offert aux jeunes chanteurs du Centre un instrument de musique (une Guitare).

Notons que ce centre est l’un des deux centres qui abritent tels enfants dans tout le pays. L’autre centre se trouve à Gihanga dans la province de Bubanza.

La fête s’est clôturée dans une ambiance de joie agrémentée par l’Orchestre « Peace and Love » présidé par un des anciens du centre appelé Vianney NZIGAMASABO.

 

LA FETE D'ORDINATIONS A GITEGA, Ed. 2016. Paroisse Gitongo, le 16/7/2016

« VOUS ETES LE VISAGE DE LA MISERICORDE DU PERE. »

A Gitega, l’ordination sacerdotale a été depuis longtemps un grand événement diocésain. Mais cette année, il nous faudrait un autre qualificatif plus expressif. En date du 16 juillet 2016, la Paroisse GITONGO s’est fait le « pole du monde », en accueillant des milliers de chrétiens venus de quatre coins du Diocèse, sans oublier les invités de marque des localités non-proches de Gitega, qui ont répondu massivement à la circonstance pour partager la joie ineffable de ce jour avec la communauté locale.

On remémorera toujours la splendeur des cérémonies en générale et plus particulièrement de la Liturgie, en ce jour.  

v  Douze séminaristes ont été institués lecteurs de la Parole de Dieu (parmi eux, trois frères de la Congrégation des Apôtres du Bon Pasteur et la Reine du Cénacle - ABPRC) ;

v  Douze séminaristes ont été institués acolytes  de l’Autel (entre eux, quatre de la Congrégation des ABPRC) ;

v  Treize nouveaux diacres ont été ordonnés (deux étant des frères de la Congrégation déjà mentionnée) ;

v  Neuf prêtres, parmi lesquels un frère Missionnaire des Pères Xavériens, enfin reçurent l’ordination sacerdotale des mains de S.Exc. Monseigneur Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega.  Voici la liste de ces derniers, plus leurs paroisses d’origine :

1.     A. HAKIZIMANA Moise, par. Gitongo

2.     A. IRANKUNDA  Jean Marie, de Nyabihanga

3.     A. KORERIMANA Joseph, de Gitongo

4.     A. MANIRAMBONA Georges, de Makebuko

5.     A. NDABOROHEYE Jean Dieudonné, Missionnaire Xavérien, de Murayi

6.     A. NIMUBONA Désiré, de Kibungere

7.     A. NKURUNZIZA Albert,  de Bukirasazi.

8.     A. NSABIMANA Jean Aimable, de  Murayi

9.     A. NZEYIMANA Dieudonné, de Kirimbi.

 

Dans sa prédication, l’archevêque, Simon NTAMWANA, a articulé son homélie au tour du thème : « VOUS ETES LE VISAGE DE LA MISERICORDE ». Rappelant d’abord le contexte actuel de l’année du jubilé extraordinaire de la Miséricorde divine, il a exhorté tous les fidèles à accueillir le « don extraordinaire » de « l’amour-en-surabondance » de Dieu, cherchant à y correspondre de tout cœur afin de manifester au monde que « Dieu a visité et sauvé son peuple » (cf. Lc 1,68). C’est là le fondement du mystère de la foi chrétienne. Nous n’avons plus de doute, la miséricorde de Dieu est vivante, toujours agissante, surtout à travers Jésus Christ, lui qui est le Visage de la miséricorde de Dieu ; « qui le voit, voit le Père ! » (cf. Jn 14,9). Toute sa vie, paroles et actes sont tous révélateurs de cette infinie miséricorde céleste », affirmait l’archevêque.

S’adressant plus particulièrement à tous et chacun des prêtres en présence, le successeur des apôtres à Gitega, a mis en relief l’identité et la mission premières des ouvriers ordonnés dans la vigne du Seigneur : « Prêtre, tu es un autre-christ ; Prêtres, vous êtes le visage de la miséricorde divine » ! Ainsi donc, à l’aurore que le Prêtre se sente comme le Christ qui se réveille offrant compassion aux disciples qui lui crient au secours (cf. Lc 8,24) ; dans sa prière, que le prêtre nous porte à Jésus, lui qui intercède sans cesse pour nous auprès du Père ». Par-là, l’archevêque invita tous les prêtres à se faire un examen autour de cette question: « Comment ai-je vécu mon ordination ? ».

Selon Msgr Simon, « Tout ministre ordonné aurait trahi sa mission si jamais il n’aurait pas manifesté l’image de la miséricorde de Dieu, prenant des décisions personnelles liées à la justice, au savoir et à l’amour seulement humains ; il aurait trahi son identité si jamais il oubliait de vivre en « autre-Christ ».

L’archevêque termina son homélie en interpellant ceux qui allaient recevoir l’onction sacerdotale à « être miséricordieux comme le Père » (Lc 6,36). A toute l’assemblée, il a lancé un appel pressant à avoir, vivre et extérioriser l’amour miséricordieux, qui tend toujours à comprendre, à pardonner, à accompagner, à attendre, et surtout à intégrer (cf. Amoris Laetitia, 312).

A. Timothée HAKIZIMANA. 

Vers le haut

BENEDICTION DE LA NOUVELLE EGLISE PAROISSIALE DE BUGENDANA, (Samedi le 19/3/2013.

En la solennité de Saint Joseph, Epoux de la Vierge Marie, la Paroisse Cunwe-Bugendana a accueilli à-peu-près 8.000 personnes venues à la fête de la bénédiction de sa nouvelle et grandiose Eglise. L’archevêque de Gitega, Monseigneur Simon Ntamwana, entouré d’une cinquantaine de prêtres, a présidé les splendides cérémonies de ce jour depuis 10h00 du matin. Ce fut aussi l’occasion d’accueillir la Croix Nationale des Jeunes qui venait de passer une semaine à la Paroisse Kirimbi. L’ambiance était plus que flamboyante. Le curé de Cunwe-Bugendana, le président du Conseil paroissial, le président du conseil communal de Bugendana, étaient aux anges, car portant tous les trois le prénom de « Joseph », et par conséquent tout choyés  de célébrer leur fête patronale dans une si grande circonstance.  Avec insistance et à maintes reprises, l’archevêque de Gitega a souligné que ladite Eglise de Bugendana tout comme les autres bâtiments sur le lieu déjà fonctionnels (le Presbytère, le Couvent des Sœurs Missionnaires de Marie Mère de la Réconciliation, l’Ecole Fondamentale) et les autres Infrastructures qui restent à terminer (Une Ecole secondaire Multi-Technique, un Centre de Santé) sont dus à la générosité des chrétiens du Diocèse d’Eichstaett, en Allemagne. Le projet entier coutera 6.000.000.000 de nos francs. Soulignons que la paroisse Bugendana est désormais sous le patronage des Saints HL. WILLIBALDO et HL.WALBURGA natifs d’Eichstaett (et ils sont frères : le premier a été Evêque d’Eichstaett, la deuxième a été supérieure d’un Couvent de religieuses, d’où on les voit tous deux avec un  bâton de pasteur -la crosse-). 

 

LE PETIT SEMINAIRE DE MUGERA, LA 1ère ECOLE SECONDAIRE DU BURUNDI VIENT DE FETER SON 90ème ANNIVERSAIRE (11/2/1926 - 11/2/2016)

Samedi, le 13 février 2016, le Petit Séminaire Sainte Famille de Mugera  a célébré brillamment ses 90 ans d’existence (1926-2016) et le lancement des 10 ans de préparation à son Jubilé de 100 ans. Les cérémonies étaient présidées par S.E Msgr Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega et chef de la Maison du Séminaire en question. Tout a débuté à 10h du matin avec une messe d’Action de grâce au début de laquelle, l’Abbé Barnabé NTAHOYAMA, Recteur dudit Séminaire a prononcé un discours d’accueil, manifestant, au nom de la communauté de cette école, la joie et la gratitude pour la tenue de ce jour inoubliable.  Il a en même temps brossé l’état des lieux du Séminaire dont il est l’actuel responsable, ses points forts et ses faiblesses, les pas franchis, ses projets et ses nécessités dans tous les secteurs de sa vie (cf. ci-bas).

L’homélie de Msgr Simon NTAMWANA (que vous pouvez lire en intégralité dans notre page « Souffle pour l’âme ») portait sur le thème que voici : « LA VIE D’UNE MÈRE RESPECTÉE DEPEND DE DIEU ET DES FILS QU’ELLE A ENGENDRÉS. »

La fête a vu la participation de beaucoup de personnalités honorables, notamment Msgr le Secrétaire du Nonce Apostolique au Burundi ; l’évêque de Rutana, Msgr Bonaventure NSHIMIRIMANA ; et un nombre considérable des membres de l’Association des Anciens Séminaristes et Educateurs du Séminaire de Mugera  (FASEM) venus de Gitega, de Bujumbura, et d’autres coins du Burundi.  

En tant que chargé de la Commission Episcopale pour les Vocations, les  Séminaires et les Noviciats, Msgr Bonaventure NSHIMIRIMANA a eu l’occasion de s’exprimer pendant la réception qui a suivi la Messe, interpellant tous et chacun, surtout les anciens de cet établissement de qualité, à contribuer matériellement, spirituellement et moralement  pour que cette maison de formation, la 1ère école secondaire nationale, puisse atteindre, sans faille, ses objectifs toujours pour le bien de la Nation et surtout de l’Eglise.  Il exhorta du même coup les petits séminaristes en présence à ne pas perdre aucune seconde dans cette respectueuse  maison : « Veillez obéir à vos éducateurs et soyez assidus à la formation et à la prière. Ne perdez pas votre temps ici ! », leur disait-il.

Le président provisoire de la FASEM, M. Julien NGENDAKUMANA, a salué, quant à lui, la réussite des projets formatifs et éducatifs du SÉMINAIRE DE MUGERA, depuis son existence, il y a 90 ans. « Ses efforts  pour l’éducation de qualité sont l’origine du véritable essor national que connait le Burundi », martelait-il. Alors, au nom de tous les membres de l’Association, il a remis les cadeaux aux Séminaire et aux Séminaristes constitués d’une enveloppe dont le montant n’a pas été précisé sur le champ,  5 ballons de basket ball et  2 de football. Il a même promis que l’Association va envoyer, en peu de jours, au Séminaire des ballons de Volley ball.  

 

1. BREVE HISTORIQUE:

Premier-né des petits séminaires et des écoles secondaires du Burundi

            Fondé le 11 Janvier 1926 par Monseigneur Julien GORJU, premier Vicaire Apostolique au Burundi qui avait alors son Siège à la paroisse Mugera, en vue de préparer de futurs ouvriers apostoliques autochtones, ce Séminaire a formé jusqu’ici 24.137 élèves. La nationalisation de ce Séminaire par la 3ème République et le fait qu’il ait abrité les déplacés de 1993 pendant un bon bout de temps ont contribué à son délabrement. A cause du manque de moyens financiers, il a du renoncer à son cycle infé-rieur. Vingt-sept recteurs se sont succédé à sa direction.

 

2. VISION:

             La Conférence des Evêques Catholiques du Burundi entend faire de ce Séminaire «une école catholique qui accueille, prépare, éduque et instruit des jeunes qui ont senti l’appel au Sacerdoce et qui donnent l’espoir fondé d’y arriver».

Pour ce faire, ce Séminaire donne à ces jeunes une formation humaine,  intellectuelle, spirituelle et sacerdotale en particulier tout en leur inculquant l’amour du travail manuel bien fait. 

            Pendant longtemps, avant la naissance d’autres petits séminaires dans les diocèses et d’autres écoles secondaires du Burundi, ce séminaire a gardé le monopole de fournir à l’Eglise et à la Nation tout le personnel de qualité dont on avait besoin. Même ceux qui n’ont pas pu devenir prêtres sont devenus de véritables témoins du Christ dans la société. Il sont devenus d’excellents chefs de ménages chrétiens, de bons économistes, juristes, journalistes, professeurs, médecins, politiciens, militaires et policiers.

 

3. ETAT ACTUEL DU SEMINAIRE (A/s 2015-2016)

·       Personnel de la direction: 9

·       Corps professoral: 11

·       Elèves: 169  (3 Sc: 30; 3LM: 30; 2ScB: 28; 2LM: 30; 1LM: 24;1ScB: 27)

·       Personnel de maintenance: 3 Sœurs

·       Employés: plus de 60 ouvriers répartis dans plusieurs secteurs de la vie du séminaire : veilleurs, cuisiniers, jardiniers, plombiers, menuisiers, électriciens, meuniers, éleveurs etc.

·       Classement National à propos de la Réussite à l’Examen d’Etat pour l’année scolaire 2014-2015:

Øsection Lettres Modernes, il est 3ème/334 écoles

Øsection Scientifique B, il est 6ème/244 écoles

 

4. PERSPECTIVES D’AVENIR 

              Au cours de ces 90 d’existence, le Séminaire a porté beaucoup de fruits. Bien entendu, en contrepartie il s’est aussi usé. Ça se voit à l’œil nu. Dans 10 ans, lors de la célébration de son centenaire, nous voulons que d’ici-là, il ait retrouvé sa vigueur et sa beauté d’antan; que ses infrastructures surtout eussent été renouvelées.

Les domaines qui nécessitent les moyens qui dépassent les capacités du Séminaire et dans lesquels il attend instamment l’intervention de ses partenaires sont:

A. Côte pédagogique (amélioration des conditions d’étude):

vProduits et matériel de laboratoire (microscopes, produits chimiques, matériel de laboratoire)

vOrdinateurs pour initier les élèves à l’informatique

vImprimante (s) all-in-one et une photocopieuse(s).

vDes livres adaptés au nouveau système d’enseignement.

vConnexion internet.

vAbonnement aux revues et journaux (Jeune Afrique, Renouveau, Burundi Echo, etc .)

B. Côté formation humaine et spirituelle (Liturgique)

vProjecteur et 1 laptop (conférence, animation, théâtres, veillées culturelles, films)

vEquipement de la sacristie (8 chasubles, 8 aubes, 3 harmonium)

v1 Mixeur avec amplificateurs; 2 baffles; 3 microphones FM; 1 stabilisateur

v100 livres de Prière du Temps Présent

vMaillots, souliers et ballons pour le football, basketball et volleyball

v4 guitares

C. Côté réhabilitation, construction et entretiens des infrastructures

1º) Dans l’immédiat

o  Réhabiliter les dortoirs st Jean Marie Vianney et Saint Augustin  (remplacer les tuiles par les tôles galvanisées, la charpente de bois par la métallique, refaire toute la plomberie et les installations électriques, remplacer ses 26  toilettes et ses 6 douches ainsi que leurs deux fosses septiques).

o  Réhabiliter le dortoir saint Charles Luwanga (remplacer les Eternits par les tôles galvanisées, la charpente de bois par la métallique)

o  Construction et crépissage de la clôture

      2º) A moyen terme

o  Construire une cuisine au home des mariés (ex-foyer de charité)

      3º) A la veille du jubilé proprement dit

o  Refaire les plafonds et peindre les murs intérieurs des salles de classe, des dortoirs, des chambres, du réfectoire et de deux cuisines.

o  Remplacer les fenêtres et les portes abîmées par des portes métalliques.

o  Remplacer les carreaux cassés.

D. Côté autofinancement

vEntretenir et moderniser l’exploitation agricole, la porcherie, l’étable et le poulailler pour plus de rentabilité

vAcheter un camion type FUSO pour le transport de nos produits

vContribuer au développement de la contrée (école maternelle, centre culturel, une alimentation…)

vAcheter une voiture et/ou une moto pour le personnel de direction.    

A cet effet,  un compte a été ouvert à l’Interbank-Burundi : N° 704-7275201-64 au nom du S.S.F de Mugera

Les devis pour chaque projet sont disponibles à quiconque voudrait intervenir dans un domaine ou dans un autre.

Pour chaque dépôt, Veillez mentionner le pourquoi de ce versement ou de ce transfert.  Par  exemple: clôture, chasubles, imprimante,…  etc

 

Contact :

Econome : +257  77 75 74 41  / +257 79 69 43 98

 

Recteur :    +257 77 81 18 31 / +257 79 98 23 36

 

OUVERTURE DE LA PORTE SAINTE AU SANCTUAIRE MARIAL NOTRE DAME DE FATIMA (Kavumu, 17 janvier 2016)

Après l’ouverture de la Porte Sainte à la Cathédrale Christ-Roi de Mushasha, l’église-mère des autres églises dans l’Archidiocèse de Gitega (en date du 13/12/2015), a suivi le tour des églises les plus anciennes dans les 7 régions pastorales qui constituent notre Diocèse, sans oublier les sanctuaires mariales. Excepté la région de Gitega, la porte sainte a été ouverte dans les régions pastorales par les Vicaires épiscopaux respectifs, en date du 20 décembre 2015. Ceci dans le but de motiver et faciliter les pèlerinages vers le signe de la miséricorde, qu’est la porte sainte, acte  auquel nous invite le Pape François dans sa lettre Misericordiae Vultus, au numéro 14. Rappelons que selon le Saint Père, le pèlerinage est un signe que la miséricorde est un but à atteindre et un acte qui demande engagement et sacrifice. Dans l’archidiocèse de Gitega, la porte sainte peut donc se rencontrer à :

-       L’église paroissiale de Makebuko,  dans la région pastorale de MAKEBUKO

     L’église paroissiale de Giheta, dans la région pastorale de GIHETA

-        L’église paroissiale de Mugera, dans la région pastorale de MUGERA

-        L’église paroissiale de Karusi, dans la région pastorale de KARUSI

-        L’église paroissiale de Kibumbu, dans la région pastorale de MWARO

-        L’église paroissiale de Nyabiraba,  dans la région pastorale de GISHUBI.

En outre, au sanctuaire marial de Mugera, la porte sainte fut ouverte le 12 janvier 2016 par le Recteur du Sanctuaire, le Père Venant MPOZAKO, sous mandat de l’évêque.  Dans les Sanctuaires mariales de MUSHASHA et de KAVUMU, l’archevêque, lui-même, a accompli ce rite respectivement en date du 11 et du 17 janvier 2016.  

Voici certains détails sur les cérémonies d’ouverture de la porte sainte au Sanctuaire Notre Dame de Fatima sis à KAVUMU (Rectorat de BIKINGA).

L’ouverture de la porte sainte à KAVUMU, sanctuaire mariale qui n’a que 2 ans d’existence, a été organisée, dimanche, le 17 janvier 2016. Les cérémonies étaient dirigées  par l’archevêque de Gitega, Msgr Simon NTAMWANA, dans une messe dominicale concélébrée par 7 prêtres, parmi eux, le Père Mélance MANIRAKIZA, Recteur du Sanctuaire ; les Pères François et Justin, tous deux des PMR (Pères Missionnaires de la Réconciliation); l’abbé Vincent BANDEBA, aumônier des SMMMR (Sœurs Missionnaires de Marie Mère de la Réconciliation) ; l’abbé Onesphore NZOHABONIMANA, Curé de la paroisse MUMURI, l’abbé J. Claude NKURUNZIZA, Secrétaire exécutif Adjoint de l’ODAG et l’abbé Timothée HAKIZIMANA, responsable des communications sur  le Site Web diocésain.  Toute la famille « Vie Nouvelle pour la Réconciliation » (VNR) en ses trois branches (les Sœurs, les Frères et les laïcs), le Gouverneur provincial de Gitega, l’Administrateur communal de MAKEBUKO et une foule immense de fidèles assistaient à ces splendides cérémonies.

Dans son homélie, l’archevêque a instamment invité les fidèles chrétiens à fréquenter avec dévotion ce lieu spécial de prière, mus exactement par le désir de rencontrer la miséricorde divine, tremplin de la sainteté à laquelle nous sommes tous appelés. Le Sanctuaire marial est bel bien un de ces lieux prestigieux où Dieu se laisse rencontrer  comme il faisait avec Moïse à l’Horeb. … Il est toujours un lieu pour prier Dieu par Marie. Car, c’est elle qui nous conduit à Jésus, Visage de la Miséricorde divine et  Chemin qui mène au Père du Ciel, prêchait l’archevêque Simon. « Approchez-vous donc fréquemment de cette porte sainte que nous venons d’ouvrir dans ce sanctuaire ! Elle est le signe de la Porte Véritable vers le pardon infini de Dieu qu’est Jésus, le Christ. Que personne se tenter de venir ici conservant encore sa haine vers les autres ! », exhortait-il. Nous devons chercher le pardon de Dieu en même temps que nous prenons la résolution de nous réconcilier avec tous nos frères. Le pardon c’est comme un plat servi par une bonne mère de famille afin que tous les enfants y communient… Nous serions maudits si jamais nous cherchions à nous faire pardonner devant Dieu sans toutefois pardonner à nos frères  et sœurs qui nous ont offensés ! clarifiait l’archevêque. L’occasion nous est donc donnée, disait-t-il en concluant, pour demander à Dieu, par Notre Dame de Fatima, l’Esprit d’amour, de pardon et de réconciliation.

La mère supérieure des SMMMR, Sr Godelieve, quant à elle, a pris la parole vers la fin de la messe rendant grâce à Dieu pour le don -tellement attendu- du Sanctuaire marial de KAVUMU et pour le don de l’année de la Miséricorde offerte par le saint Père François. Selon elle, le projet de construction d’un sanctuaire marial qui serait comme le poumon de leur congrégation existait dès les premiers instants de la fondation de la famille VNR, raison pour laquelle, depuis l’année 2000, on a commencé à chercher des aides pour cette fin. Mais, le sanctuaire ne verra le jour qu’en 2014. Par ailleurs, insiste Sr Godelieve, « les fruits acquis au Sanctuaire marial de Kavuma durant seulement les deux ans, sont  incommensurables ». … « Durant cette année sainte, renchérit-elle, nous accourront vers cette place sainte avec une raison de plus : passer par la porte de la miséricorde qui nous conduit à la purification afin de ressembler à Marie, à Jésus, à Dieu ».

Par après, le Gouverneur provincial de GITEGA, a félicité et remercié l’archevêque et la famille VRN pour avoir concrétisé le vouloir de Dieu visant la réconciliation : l’ouverture de la porte sainte de la miséricorde et le charisme de la famille VRN convergent à la mission d’appeler les hommes à la conversion, à recevoir et à donner le pardon, explique-t-il. Il exprima ainsi ses sentiments de gratitude pour l’année de la miséricorde qui aidera sans doute les burundais à se réconcilier entre eux et avec Dieu, du moment que tous les chrétiens ne cessent de le répéter dans la Prière du Notre Père. Notre Gouverneur rendit grâce à Dieu pour les bienfaits parfois insoupçonnés, en faveur du Burundi : l’eau en permanence et salubre plus qu’ailleurs, trois ethnies qui devraient nous rappeler la Sainte Trinité et son unité, etc.  Il remercia aussi l’Eglise catholique en général,  pour ses œuvres de développement humain, économique et surtout pour la prière pour notre pays. « Là, les consacrés prennent le devant et le mérite sera toujours à eux. En effet, n’eut été la prière des consacrés, le Burundi aurait tombé dans un abime sans nom ces derniers jours », déclarait-il. Pour finir son allocution il souhaita bonne année 2016 à toute l’assemblée.

La messe qui avait débuté à 10h prit fin à 13h30, et les festivités se poursuivirent à la communauté des SMMMR qui se trouvent près du Sanctuaire marial susmentionné. 

                                     A. Timothée HAKIZIMANA

OUVERTURE DE LA PORTE SAINTE À MUSHASHA-GITEGA, EVENEMENT DE HAUT CALIBRE EN SAINTETE!!!

OUVERTURE DE LA PORTE SAINTE À LA CATHEDRALE CHRIST-ROI DE MUSHASHA-GITEGA, LE 13 DECEMBRE 2012.

OUVERTURE DE LA PORTE SAINTE À LA CATHEDRALE CHRIST-ROI DE MUSHASHA-GITEGA, LE 13 DECEMBRE 2012.

La veille de ce jour (c’est-à-dire, dans la soirée du 12/12/2015), de 17h00 à 18h00, l’Abbé Nestor NIYOKINDI, Prof. au Grand Séminaire Saint Jean Paul de Gitega, a donné une riche instruction aux paroissiens de Mushasha et aux pèlerins venus comme d’habitude au Sanctuaire marial de Mushasha pour se confier à Dieu par la Sainte Vierge Marie, Mère de la Miséricorde. Avant de parler du Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde tel que pensé par le Pape François, l’A. Nestor a instruit l’assemblée sur de l’essence de la Miséricorde infinie de Dieu le Père manifesté dans son Fils Unique, Jésus Christ, par la Puissance du Saint Esprit.

Les autres prêtres en présence préparaient les pénitents par le sacrement de la Confession.

En date du 13 décembre 2015, les cérémonies ont débuté à 10h par un rassemblement extraordinaire de fidèles devant l’Archevêché. Là, l’archevêque de Gitega, S. E. Msgr Simon NTAMWANA a initié lesdites cérémonies par un salut solennel à l’assemblée, suivi d’une lecture de l’Evangile selon Saint Luc (Lc 15,1-7), texte selon lequel « Il y a aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent… ».  Et puis, le Vicaire Général, Msgr Jean Marie HARUSHIMANA, nous a lu l’introduction de la Bulle « Misericordiae Vultus ». Après, une splendide procession nous a conduits à la porte principale de la Cathédrale Christ-Roi. L’archevêque l’a alors ouverte, selon un rituel qui nous a été proposé par Rome : « Ni mwugurure inzugi z’ubutungane, tuzokwinjira duhayagize Umukama ». … « Ng’uru urugi rw’Umukama, twinjire kugira turonke imbabazi ». Au-dessus de cette porte, on pouvait bien lire en écriteau « JEWE  NDI IREMBO UWUNYINJIRIYEMWO AZOKIRA… » (Jn 10,9). L’écriteau y restera tout au long de cette année sainte. Puis la Messe a suivi, débutant par le rite d’aspersion à l’assemblée, en rappel du Baptême, qui est la 1ère porte qui nous conduit dans la vie de Dieu. 

Signalons en passant qu’en ce jour on a fait coïncider cette fête avec l’ouverture de l’année pastorale dans la Région pastorale de Gitega. Au moins 60 prêtres étaient sur place, à peu-près 500 religieux et religieuses, et une foule de chrétiens d’environ 4000 personnes louaient le Seigneur dans l’allégresse à l’intérieur comme à l’extérieur de la cathédrale. La cathédrale n’a pu contenir ni la moitié des fidèles. Les grands Séminaristes de Songa étaient présents et ils nous ont chantés l’hymne du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde.

Je souhaite une bonne année fructueuse en Miséricorde à tous !

A. Timothée HAKIZIMANA. 

 

JOIE INEFFABLE LORS DU LANCEMENT DU JUBILÉ EXTRAORDINAIRE DE LA MISERICORDE (Sanctuaire Marial de Mugera-Gitega, le 8 déc 2015)

MISERCORDES SICUT PATER

    

LANCEMENT SOLENNEL DU JUBILÉ EXTRAORDINAIRE DE LA MISERICORDE AU SANCTUAIRE NATIONAL MARIAL DE MUGERA – CE 8 DÉC.2015- SOLENNITÉ DE L’IMMACULÉE CONCEPTION

La messe a débuté à 10h du matin, présidée par S.E Msgr Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega, entouré par tous les évêques catholiques du Burundi et environ 300 prêtres venus de tous les coins du Pays. Après le discours d’accueil (par l’archevêque de Gitega), on a écouté le discours inaugural prononcé par le Nonce Apostolique au Burundi, et après a sonné la trompe-« Inzamba »- pour marquer le début de l’année jubilaire. Puis a suivi l’hymne du Jubilé de la miséricorde exécuté par les Grands séminaristes de Gitega (G.S. J.Paul II).

Dans cette Sainte Messe, l´homélie tout comme le discours de Circonstance prononcé après l’action de grâce, revenaient au Président de la CECAB, S.E Msgr Gervais BANSHIMIYUBUSA.  Au côté du gouvernement, le Président du SENAT, l’honorable Révérien NDIKURIYO qui était sur place a prononcé un discours félicitant à l’Eglise pour cette année de grâce qu’elle commence et invitant tout un chacun à se reconnaître pécheur et oser demander pardon.

A Mugera, en cette date du 8 décembre, les pèlerins et les paroissiens locaux étaient une foule innombrable tout comme les autres rendez-vous du 15 août ordinaire. Vraiment, on ne pouvait pas s’imaginer que la fête a eu lieu un mardi, jour de travail !

Dieu soit glorifié et que sa miséricorde nous couvre tous par Marie, la Mère du Rédempteur, conçue sans péché.    

 

 

CAMPUS POUR EVANGELISATION (RCC, Mushasha, du 21 au 24 octobre 2015)

Depuis mercredi soir,  le 20 octobre 2015, la paroisse Mushasha, comme d’autres paroisses de la ville de Gitega (notamment les paroisses Bon Pasteur, Rukundo) a accueilli des visiteurs, membres du Renouveau Charismatique Catholique (R.C.C.) venus de l’Archidiocèse de Bujumbura dans le cadre du CAMPUS POUR L’EVANGELISATION, un projet qui se réalise chaque année via le Foyer de Charité de Bujumbura.

En effet, après avoir écrit une lettre de demande, le Foyer de Charité invite les membres du R.C.C des paroisses de cet Archidiocèse ci-haut indiqué et on fait un tirage-au-sort afin d’avoir les équipes nécessaires qui vont se rendre dans les diverses paroisses de l’intérieur, selon les demandes.

Alors, cette année, il s’est fait que la paroisse Mushasha accueille une équipe de 6 évangélisateurs venus de la Paroisse Sainte Famille de KINAMA, et ce pour une 2ème fois consécutive (car l’an passé, le sort était également tombé sur ceux de KINAMA pour monter vers Mushasha). Ils sont arrivés, mercredi soir,-le 21octobre- vers 15h30 et ont été accueillis chaleureusement par les membres du Comité du R.C.C de la paroisse Mushasha, plus les Abbé Méthode NTAHONDEREYE -Curé-, et Timothée HAKIZIMANA, Aumônier  paroissial. L’équipe des visiteurs était composé de :

1.     KWISHAKA Florence (cheftaine de la délégation)

2.     MUKASHAKA Béatrice

3.     NIYONSENGA Rénovat

4.     NDAYIKEZE Mélance

5.     NIYONKURU Venant

6.     NDAYISHIMIYE Francis

 

Logés au Centre Pastoral de Mushasha, nos hôtes donnaient leurs instructions à toutes les personnes qui le veulent depuis 8h30 à 13h00 (le matin) et depuis 16h à 18h30 (après-midi), dans la Grand-salle des Sœurs de la Visitation contigüe aux locaux dudit Centre Pastoral.

Le 1er jour des instructions, c’est-à-dire, le jeudi, 22 octobre, les Instructions portaient sur le thème principal suivant : « DIEU NOTRE PÈRE EST RICHE EN MISERICORDE ».

Mme Florence KWISHAKA qui a développé le thème ici mentionné l’a divisé en deux points saillants : 1º) La Loi de la vie ;  2º) Le pays où coulent le lait et le miel.  Au 1er point, Mme Florence s’est inspiré du texte de la Genèse, qu’est : Gn 1,26-27.2,4b-17). Au 2ème point, le texte de base était celui d’Osée : Os 11,1-9.

Mme Florence, parcourant diverses approches de l’Histoire du salut à travers l’histoire du peuple d’Israël voué à être le signe de l’Alliance de Dieu avec tous les hommes de la terre, a relevé plusieurs raisons d’espérer, de croire et de s’abandonner à Dieu, « le Père Riche en miséricorde ». En effet, « C’est dans la miséricorde que la terre aura la paix, et l’homme la félicité » (Pape Jean Paul II, Cracovie, le 17 Août 2002, Homélie pour la dédicace du Sanctuaire de la Divine Miséricorde).  Quand bien même nos premiers parents n’ont pas pu respecter la LOI DE LA VIE reçue de Dieu le Créateur (Gn 2,16-17), Dieu ne les a pas abandonnés. Au contraire, il les a cherchés (Gn 3,9) pour engager un dialogue de réconciliation avec eux. Ce fut le même cas avec Israël. A maintes reprises, Dieu a montré sa miséricorde infinie à Israël, son peuple choisi, s’engageant avec serment à le protéger contre tout, et à ne jamais l’oublier, s’il écoute sa voix.  Le livre de l’Exode récapitule bien cela en ces termes : « Vous avez vu vous-mêmes ce que j'ai fait aux Egyptiens, et comment je vous ai emportés sur des ailes d'aigles et amenés vers moi. Maintenant, si vous écoutez ma voix et gardez mon alliance, je vous tiendrai pour mon bien propre parmi tous lespeuples, car toute la terre est à moi. Je vous tiendrai pour un royaume de prêtres, une nation sainte » (Ex 19,4-6a).

Malgré les transgressions qui ont caractérisé Israël, Dieu est resté fidèle. Sa colère n’est pas arrivé à décimé ceux qu’il s’est choisi. Au contraire il se décide de venger son amour méconnu (cf. Os 11,1-9), « car éternelle est son amour » (Ps 117). Même la Ninive pécheresse aura le pardon de ses graves péchés par l’initiative inédite de Yahvé (cf. livre de Jonas). En temps réels, Dieu se contente d’envoyer à Israël des moments qui suscitent la correction et la conversion. Il ne digère pas sa perte. En effet, «  Dieu n'a pas fait la mort et il ne prend pas plaisir à voir périr des êtres vivants » (Sg 1,13). Il n’oublie en aucun cas ses enfants. Isaïe 49, 14-15, le témoigne :« Sion avait dit: "Yahvé m'a abandonnée; le Seigneur m'a oubliée." Une femme oublie-t-elle son petit enfant, est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles? Même si les femmes oubliaient, moi,  je ne t'oublierai pas ». Donc, par la voie de la miséricorde Dieu accomplit sa promesse de conduire Israël à la Nationoù coulent le lait et le miel.

(...)

« Chers amis de Gitega, chers paroissiens de Mushasha, sachez que Dieu est ainsi riche en miséricorde. Aucun mal n’excède son amour miséricordieux. S’il n’était pas ainsi, cette terre se serait déjà détruite au complet » …  « Et bien, toi qui traîne encore avec la colère et la rancune dans l’âme, souviens-toi que tu es  fils ou fille du 1er et Suprême Richard de la Miséricorde, puis imite-le » (cf. Lc 6,36). Par cette exhortation, Mme Florence termina son enseignement. 

 

CELEBRATION DU CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DU PÈRE ACHILLE DENIS ALBERT-CHRETIEN (1915-2015) ET PROFESSIONS RELIGIEUSES CHEZ LES SŒURS MILITANTES DE LA SAINTE VIERGE MARIE (Mushasha, le 22-08-2015).

Il est né, il y a 100 ans, mais sa mémoire devient de plus en plus vive dans l’Eglise, accent mis sur l’Eglise de Gitega. Nous parlons bien sûr du Vénérable Père ACHILLE DENIS ALBERT-CHRETIEN, missionnaire belge de la Congrégation des Pères Blancs, qui a passé 40 ans sur le sol burundais (du 30 août 1945 au 27 août 1985), exactement à Gitega, se démenant contre vents et marées pour que s’étende le Royaume de Dieu, Créateur, imitant, de tout son cœur, l’exemple de Jésus Christ, notre Sauveur, et faisant preuve d’être animé toujours par l’Esprit Saint, notre Défenseur. « Dès sa jeunesse, Achille Denis se montre ami de Jésus Christ et enfant intime de sa Mère et la nôtre, la sainte Vierge Marie », témoignent la Supérieur Générale de l’Institut des Sœurs Militantes de la Sainte Vierge Marie et un autre Père Blanc qui, ce jour, nous ont brossé la biographie de cet humble serviteur de Dieu.

 En effet, c’est à l’âge de 22 ans, le 8 décembre 1937, alors qu’il était novice chez les Pères, qu’Achille Denis se consacre à Jésus par Marie, à Varsenare, selon la règle de Saint Louis Marie Grignion de Montfort. Dès lors, il se montre un excellent constructeur de la Cité où  règne Jésus par Marie.  Arrivé au Burundi, il en a fait preuve de telle sorte que toutes les couches de la dévotion mariale -au Burundi- respirent jusqu’ici le parfum de ses activités en faveur de l’amour de Dieu par Marie. Pour s’en rendre compte, il suffit d’approcher les membres de l’Archiconfrérie de Marie Reine des cœurs (INYEGU), les membres du Mouvement LEGIO MARIAE, et bien sûr les Sœurs Militantes de la Sainte ViergeMarie (M.S.V), fondés respectivement en 1953, 1954 et 1959 par le même sublime Missionnaire. Pour le Père Achille Denis, la Mère de Jésus arrangera tout dans toute éternité. Dans son Testament, il écrit : « Elle me procurerait tout le nécessaire et moi, j’essaierai de la faire connaître et aimer » 

Heureux Jubilé, Vénérable Père !

Les cérémonies marquant la fête susmentionnée ont eu lieu à Mushasha, présidées par le Pasteur de l’Archidiocèse de Gitega, S.Exc. Msgr Simon NTAMWANA. L’Eucharistie où ont eu lieu les grands événements de ce jour, c-à-d, les professions, la bénédiction des jubilaires, a débuté à 9h30. Après, les invités ont partagés les agapes fraternelles avec les sœurs M.S.V au Centre Magnificat, une splendide salle de ces mêmes religieuses. 

Un Père Blanc, présent dans ces cérémonies et qui a vécu dans les paroisses Rukago et Busiga entre 1963 et 1972, nous a confirmé au début de l’Eucharistie de ce jour, qu’à chaque fois qu’il venait rendre visite aux Pères blancs de Gitega, c’était une grande joie rencontrer le Père Achille Denis. Ce dernier lui confiait toujours des livrets servant à propager la dévotion à la Sainte Vierge Marie. « Son zèle était communicatif et il a su le transmettre à toutes les militantes et aux prêtres du Burundi. Il voulait des Militantes saintes, courageuses et joyeuses », renchérit-il.   

A continuation, voici tracée en forme de tableau la biographie du Père ACHILLE DENIS ALBERT-CHRETIEN, ce missionnaire de l’Evangile qui a révolutionné la dévotion mariale au Burundi, à travers les INYEGU, la LEGIO DE MARIE et les MILITANTES DE LA SAINTE VIERGE qu’il a lui-même fondés et les autres mouvements de spiritualité qui continuent de les emboiter le pas :

 

Date

Evénements.   

27 août 1915 

Naissance à Eisden en Belgique

29 aout 1915

Baptême à Mechelen en Belgique

10 juin 1927

Confirmation à Louvain

1921-1935

Ecole primaire et secondaire

8 décembre 1937

Consécration à Jésus para Marie selon Saint Louis Marie Grignion de Montfort à Varsenare.

1935-1942

Séminaire des Pères Blancs à Boechout en Belgique.

6 avril 1942

Ordination sacerdotale à Heverlee (Louvain)

1942-1945

Professeur au Collège Saint Vincent et Yprès en Belgique.

30 août 1945

Arrivée au Burundi (Bujumbura)

1 septembre 1945

Nomination à la paroisse de Gitongo (Gitega)

20 décembre 1945

Vicaire paroissial à Rutovu (BURURI) et Directeur d’une école Primaire.

Depuis août 1948

Directeur Spirituel au Petit Séminaire de Mugera et Aumônier de l’école Ménagère ce Mugera

10 octobre 1953

Directeur spirituel de l’Archiconfrérie de Marie Reine des cœurs (Inyegu)

10 juin 1954

Fondation de la Légion de Marie à Mugera, à la demande de Monseigneur Antoine Grauls.

1955-1958

Initiative et réalisation de construction de la Grotte de Mugera en collaboration avec le Père Bregnard, Prêtre du Saint sacrement.

11 février 1959

Fondation de l’Institut des Militantes de la Sainte Vierge à l’aide de Mademoiselle Gretta

1985

 

Annonce de Son expulsion du Burundi. Ce jour, le Père Achille Denis a dit : « La Sainte Vierge n’a qu’à tirer son plan »

5 août 1985

Messe d’adieux par un Père Montfortain Franz Fabry à Mushasha (Gitega)

7 août 1985

Départ du Père Achille Denis. Tous les membres de l’Institut et des Mouvements de spiritualités qui ont vus le jour grâce au Père Achille Denis se souviendront toujours de cette parole courte mais tellement dense qu’il a dite avant son départ : « Restez-unis mes enfants !»

23 mai 1992

Décès à Varsenare en Belgique.

29 mai 1992

Funérailles à Varsenare. 

 

« … Le Père Denis n’est pas mort, il est rentré à la maison chez le Bon Dieu ; auprès de la Sainte Vierge, sa mère ; auprès de Jésus, son frère… »(Testament). 

**********************

D’heureuse mémoire, l’Institut des Sœurs Militantes de la Sainte Vierge a fait tout, cette année du centenaire de la Naissance de leur Fondateur, pour que la célébration d’un tel Jubilé soit digne de ce nom. En vue de couronner l’éclat de la fête, on la fit coïncider avec les professions religieuses, ce 22 Aout dernier, où 7 membres émettaient leurs premiers vœux et 5 membres, les vœux perpétuels. En plus, 5 membres  célébraient leur jubilé de 25 ans de Consécration  et 1 membre soufflait sa 50ème bougie, louant le Seigneur pour le don de fidélité au charisme de Militante de la Sainte Vierge.

« Heureux qui garde sa foi dans le Seigneur ! » (Ps 40,5).

Ont émis leurs premiers vœux, les novices :

1º) Francoise SIBOMANA, Ndava-GITEGA

2º) Jeanette Christine NIYONIZEYE, Mpanuka-GITEGA

3º) Claudine NININAHAZWE, Nyabiraba-GITEGA

4º) Philothée NIYOKINDI, Rumeza-BURURI

5º) Félicité MUKEYE, Rwisabi-NGOZI

6º) Fabiola HAKIZIMANA, Mubuga-Rutonde- GITEGA

7º) Alvela NDAYIZEYE, Mubuga-Rutonde- GITEGA

Pour les vœux perpétuels, il s’agissait des sœurs :

1º) PélagieNZEYIMANA, Kibumbu-GITEGA

2º) Marie NIYONZIMA, Mugamba-BURURI

3º) Alice Simplice BARARUNYERETSE, Nyakabiga-BUJUMBURA

4º) Clémence KABATESI, Murore-MUYINGA

5º) Félicule NDIKIMINWE, Buhoro-GITEGA

Les jubilaires de 25 ans étaient les sœurs :

1º) Rénilde NDAYISENGA, Munanira-Bujumbura

2º) Marie NIYIBIZI, Gatara-NGOZI

3º) Josiane BASHIRWA, Rusengo –RUYIGI

4º) Lucie BUCINDIKA, Kirimbi-GITEGA

5º) Agripine CIZA, Minago-BURURI

Et, enfin, célébrait le jubilé d’or la sœur  Monique KAVANKIKO, native de la paroisse RUSENGO, Diocèse RUYIGI.  

Selon la Supérieure Générale de l’Institut des Militantes de la Sainte Vierge Marie, Sœur Stéphanie N., “ce jour est inoubliable dans leur Institut pour multiples trésors impérissables dont le Seigneur leur a fait gardiennes ». Reconnaissant l’esprit fort avec lequel le Père Achille Denis a mené l’activité apostolique qui aboutit à l’obtention desdits trésors, la Supérieur des Sœurs M.S.V, a demandé à l’assemblée en présence d’acclamer fortement Dieu Tout Puissant avant de nous brosser la biographie dudit vénérable missionnaire, le Père Achille Denis (cf. le tableau ci-haut-.)

Dans tout, elle affirme que le Père Achille Denis a été caractérisé et guidé essentiellement  par l’obéissance à l’Esprit Saint, sinon il n’aurait pas pu accomplir l’œuvre immense que remémore l’Institut en ce grand jour.    

 

« Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et l’observent ! » (Lc 11,28)

 

PROFESSIONS RELIGIEUSES CHEZ LES SOEURS BENE-TEREZIYA (Mushash, le 8 Août 2015)

NOTRE BONHEUR ET NOTRE GLOIRE C’EST DE TRAVAILLER POUR JESUS CHRIST (Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Ste Face)

NOTRE BONHEUR ET NOTRE GLOIRE C’EST DE TRAVAILLER POUR JESUS CHRIST (Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, Poésie 40,10)

 

En date du 8 août 2015, la joie échoit l’Institut des Sœurs BENE-TEREZIYA qui célèbre l’émission des premiers vœux, des vœux perpétuels et des jubilés d’Argent et d’Or de certaines de ses membres.

 Les cérémonies ont eu lieu à Mushasha, présidées par le Pasteur de l’Archidiocèse de Gitega, S.Exc. Msgr Simon NTAMWANA, depuis 9h30 du matin. Dites cérémonies ont été marquées par la Sainte Eucharistie où ont eu lieu les grands événements de ce jour, c-à-d, les professions, la bénédiction des jubilaires, et un partage d’agapes fraternelles juste après.

 


Ont émis leurs premiers vœux, les novices :

1º) Gilberte NTAKARUTIMANA, Ndava-Gitega

2º) Daniella NDUWIMANA, Kibungere-Gitega

3º) Laurence TOYI, Cendajuru-Ruyigi

4º) Dorothée BUCUMI, Murago-BURURI

5º) Catherine MUTOMB-KAUR, Saint Antoine de Padoue, Kolwez-RDC

6º) Crescence NIJIMBERE, Gatara-NGOZI

7º) Léa NDAYONGEJE, Rwisabi-NGOZI

8º) Violette HAKIZIMANA, Ngozi-Ngozi

9º) Claudine MUKAMANA, Mukenke-Muyinga.

10) Sandrine MUGUMYABANGA, Murago-Bururi

11º) Aurélie NZIGAMASABO, Mpanuka-Gitega

12º) Jeannette MANIRUMVA, Jene-Ngozi

13º) Gloria NDAYISENGA, Giheta-Gitega

14º) Alice KANYAMUNEZA, Bukeye-Bujumbura

15º) Jeannette HAKIZIMANA, Jenda-Bujumbura.

 

Les vœux perpétuels ont été professés par les sœurs :

1º) Marie Francine KEZIMANA, Giheta-Gitega

2º) Marie Elyse Claudine NISUBIRE, Mugamba-Bururi

3º) Marie Emelyse NDAYISHIMIYE, Mwaro-Gitega

4º) Marie Flora NDABAREMBEREYE, Muyaga-Ruyigi

5º) Marie Pélagie MIBURO, Kamaramagambo-Muyinga

6º) Marie Alfonsine CIZANYE, Ntega-Muyinga

7º) Marie Espérance ITANGISHAKA, Mubuga-Ngozi

8º) Marie Chantal KAKUNZE, Rutana-Rutana

9º) Marie Gaudiosa HAVYARIMANA, Bukwavu-Bujumbura

 

L’institut des Sœurs Bene-Tereziya qui, il y a 3 ans, a décroché le Droit Pontifical, s’est vu couronné d’honneur et de joie pour ses membres qui fêtaient leur jubilé d’Argent -25ans de vie consacrée-, et d’autres encore qui  qui soufflaient leur 50ème bougie parce que ayant restées fidèles au don de la consécration 50 ans durant.

 

Les jubilaires de 25 ans étaient au nombre de 11. Il s’agissait de sœur :

1º)  Marie Rosalie NGENDAKUMANA, Mivo-Ngozi

2º) Marie Christiana TWAGIRAYEZU, Gicumbi-Ngozi

3º) Marie Léa NIYAKIRE, Mpinga-Rutana

4º) Marie Rosalie NIYONSABA, Matyazo-Bururi

5º) Marie Jeanne Marie MIBURO, Kayongozi-Ruyigi

6º) Marie Gloriose NISHATSE, Ruganza-Ngozi

7º) Marie Athanasie HARABARUSHE, Mivo-Ngozi

8º) Marie Judith NDAYABARWA, Muyaga-Ruyigi

9º) Marie Aloyisia BARUMPOZAKO, Giheta-Gitega

10º) Marie Gloriose NIYONZIMA, Munanira-Bujumbura

11º) Marie Janvière NYANDWI, Murenda-Gitega

 

Célébraient le jubilé d’or les Sœurs :

1º)  Marie Lazare Marie GITIFU, Mayuyu-Bujumbura

2º) Marie Anne-Marie KANYEMBWA, Rusengo-Ruyigi

3º) Marie Venantie BANDYAMWABWO, Rukundo-Gitega

4º) Marie Espérance NIZIGIYIMANA, Butwe-Bururi

5º) Marie Jeanine NINGENZA, Jenda-Bujumbura

6º) Marie Spès Caritas SINDAYIGAYA, Muhanga-Ngozi

7º) Marie Sponsa NTANGIBINGURA, Buhonga-Bujumbura

8º) Marie Jacques KAZIRUKANYO, Kibumbu-Gitega  

 

Dans son homélie, l’archevêque a insisté sur  la joie et l’action de grâce qui doivent marquer les consacrés, surtout cette année, comme c’est le souci de sa Sainteté, le Pape François. « Réjouissez-vous tous dans le Seigneur Jésus, Prédicateur du Royaume où règne son Père ! », prêchait Monseigneur Simon. Il a du coup invité toute l’assemblée à l’action de grâce pour le don de la Consécration à Dieu. En effet, les consacrés, comme l’atteste le Pape François, doivent, cette année re-méditer sur les charismes particuliers de leurs Instituts en vue du changement intérieur, un changement qui puisse inspirer aux autres la conversion. Le Pape appelle aussi tous les consacrés à viser haut en allant toujours de de l’avant, se repentant pour les faillites, dans le but de réveiller ce monde à l’amour et à la propagation de la Bonne nouvelle du Christ. … Que Dieu fortifie sur cette voie nos religieux et religieuses ! Par ailleurs, « Nous sommes gratifiés par le témoignage des membres de divers Instituts religieux, frères et sœurs, qui, au cours de cette été, se sont présentés joyeusement au service du Royaume de Dieu, en prononçant leurs vœux -comme c’est le cas des BENE-TEREZIYA aujourd’hui-. Pour ce et pour d’autres multiples raisons,  nous rendons grâce à Dieu », martelait l’archevêque.

 « Réjouissez-vous avec Jérusalem, exultez en elle vous tous qui l’aimez …» (Is 66,10). En s’appuyant sur cette parole que Dieu a mis dans la bouche du prophète Isaïe, notre prédicateur a enseigné que Dieu a guéri Israël de son mal, de son péché, parce qu’il s’était converti et abandonné ses infidélités. Pour cela, Dieu promet de faire couler vers Jérusalem la paix comme un fleuve (Cf. Is 66, 12). Puisque les israélites ont accepté d’être des enfants dans la maison, Dieu va effacer toute leur souillure, il va les consoler à la manière d’une mère envers son enfant.

Et bien, « nous, qui formons la nouvelle Jérusalem pécheresse, Dieu nous invite à nous réveiller et à nous repentir,  », disait l’évêque Simon. C’est ainsi qu’à travers l’assemblée sur place, il a exhorté tous les burundais à se convertir comme l’ont fait les israélites ou les ninivites …. Car, « le seul moyen, qui mène à l’harmonie, la seule voie qui élève le pécheur vers Dieu, c’est le chemin de la conversion à l’exemple d’un enfant qui se retourne vers son parent à qui il avait désobéi »... « C’est un chemin qui implique l’accueil et l’abandon de soi à l’amour miséricordieux de Dieu et à sa providence. Tel est le chemin, la voie courte prônée par Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face. … Jésus Christ nous y interpelle instamment dans son Evangile quand il dit : «  Si vous ne changez pas pour devenir comme des petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux » (Mt 18,3).  

Pour conclure son homélie, l’archevêque a lancé cette exhortation au BENE-TEREZIYA :   « Chères thérésiennes toutes, surtout vous, les concernées par les festivités de ce jour, je vous exhorte de nous réveiller, de prier Dieu pour qu’il vous offre les moyens d’y arriver, afin que vous puissiez nous montrer, de plus bel, la courte voie, sûre et rapide, la voie qui mène au Royaume de Jésus, caractérisé par l’infinité de limites, le non favoritisme, l’amour, la justice et la paix pour tous ».

 

Que Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Saint Face, prie pour nous tous ! Amen.

(A. Timothée HAKIZIMANA.  

 

FINALEMENT LE II ème FORUM DIOCESAIN POUR LES FAMILLES VIENT DE COMMENCER

PAROISSE NDAVA: JUBILÉ DE 50 ANS DE SACERDOCE DE DON GABRIEL ROSSI, ACCUEIL DE L'ABBE HERMES BAKANIBONA, jeune Prêtre (Ndava, le 26-7-2015)

La journée du 26 juillet  2015 s’est imprégnée d’un caractère inoubliable dans la paroisse de NDAVA. Comme, nous vous l’avions annoncé ici, on attendait impatiemment ce jour pour la célébration de deux événements importants: 1º) le Jubilé d’Or, 50 ans de Sacerdoce, du Père Missionnaire Gabriel ROSSI, de nationalité italienne ; 2º) l’accueil du jeune prêtre, Abbé Hermès BAKANIBOANA, natif de cette paroisse.  

Les cérémonies de ce jour, présidées par Monseigneur Jean Marie HARUSHIMANA, Vicaire Général de Gitega, ont commencé à 10h30 pour terminer vers 17h00. La messe a eu lieu  sur l’esplanade située devant l’Eglise paroissiale où on vient de construire une belle salle polyvalente en honneur du Père Gabriel ROSSI. Comme place du jubilé de cet illustre missionnaire, Msgr Jean Marie HARUSHIMANA  a procédé d’abord à la bénédiction de cette nouvelle construction selon le rituel catholique de bénédiction des édifices sacrés.

La messe de ce dimanche revêtait un ton plus que solennel vu la splendeur des cérémonies et,la participation des fidèles de NDAVA, les natifs comme les invités venus de loin.

D’après l’homélie de Msgr Jean Marie, d’après les discours de ce jour, notamment celui du Curé actuel (l’Abbé Hermenegilde RUMEZAMAGAMBO), celui du Vicaire Episcopale dans la Région pastorale de Makebuko (l’Abbé Gamaliel NTAHOKAGIYE), celui du Président du Conseil paroissial, celui du Représentant des Indigents que le Respectueux Missionnaire a aidé, et selon le Mot de Remerciement envoyé par l’archevêque de Gitega (message lu par le Vicaire Général), le Père Gabriel ROSSI a conçu, engendré, allaité et nourri jusqu’à l’âge adulte la paroisse de NDAVA. Trente et quatre ans de mission dans une même paroisse, c’est vraiment une vie, une œuvre bien soutenue par le Saint Esprit de Dieu.   

En effet, NDAVA compte actuellement 10 succursales. Huit d’entre elles jouissent des églises construites sous l’égide de Don Gabriel Rossi ; lui seul aurait baptisait plus de 25.000 fidèles ; jusqu’ici, les vocations à la vie consacrée comme les autres se réclament avoir été édifiées par son exemple ;  selon A. Gamaliel NTAHOKAGIYE, toute la vie de G. ROSSI dans l‘Eglise locale de Gitega a été caractérisé par un esprit d’amour et de dévouement pour les nécessiteux. En témoigne l’élévation d’un Centre Caritatif à NDAVA (parmi d’autres œuvres de charité) où il rassemblait les orphelins et indigents. Dans toutes les Eglises paroissiales de la Région Pastorale de MAKEBUKO, Don Gabriel Rossi a laissé une trace d’amour. Partout, On y trouve un souvenir qui émane de ce même missionnaire, ajoute l’abbé Gamaliel. Nulle doute que Don Gabriel Rossi aime beaucoup le Burundi. Il suffit de voir comment il a accepté gentiment l’invitation de venir ici au pays au moment où la situation sécuritaire devient de plus en plus précaire (surtout à Bujumbura), renchérissait, l’abbé Gamaliel.

Pour tant de bienfaits, Don Gabriel Rossi a reçu plusieurs et variés cadeaux de remerciement en plus des paroles. Au moins 6 catégories de gens lui ont présentés des cadeaux :   la paroisse  Ndava;  les Prêtres qui ont été baptisés ou aidés par Don Gabriel Rossi (au nom de tous les chrétiens de la région pastorale de Makebuko ; les Orphelins et Indigents qu’il a aidé à faire leurs études et les autres ; les Catéchistes de NDAVA ; les Membres du Mouvement Eucharistique des Jeunes « INGENDANYI » ; le personnel et les élèves du Lycée Saint Charles Borromée de NDAVA ;  etc.      (à suivre). 

PROFESSIONS RELIGIEUSES CHEZ LES SOEURS BENE-BERNADETA (Mushasha, le 25 juillet 2015)

« N’OBLIONS PAS DE VOIR NOTRE SEIGNEUR DANS LA PERSONNE DU PAUVRE »(Sainte Bernadette Soubirous)

Pour ouvrir la période des professions religieuses pendant l’été 2015 dans l’Archidiocèse de Gitega, la Congrégation des Sœurs Bene-Bernadeta a eu le privilège d’être placée au premier plan pour la réception des grâces de la consécration. Ce 25 juillet 2015, juste après une semaine des Ordinations sacerdotales, cette famille religieuse a eu l’occasion de célébrer l’émission des vœux temporaires et des vœux perpétuels, en même temps qu’elle fêtait le jubilé d’Argent de certains de ses membres.

Les premiers vœux ont été émis par 9 membres, alors Novices. Il s’agissait de :1º) Patricie BUTOYI, de Mushasha- GITEGA, 2º) Xantipe NAKANANI, de Gitwenge-RUYIGI, 3º) Amélie NIBIZI, de Bugendana-GITEGA, 4º) Diane KAZEZWA, de Mwaro-GITEGA, 5º) Victoire BUTOYI, de Butwe-BURURI, 6º) Donavine BUKURU, de Rumeza-BURURI, 7º) Godeberthe NZIKWIRINDA, de Muriza-RUYIGI, 8º) Médiatrice NSABIMANA, de Nyangwa-GITEGA, et 9º) Marie-Goreth GARUYENGE, de Karusi-GITEGA.

Nous signalons ici qu’avant de passer à l’acte, dans cette Congrégation, il est de coutume qu’il y ait d’abord un dialogue entre la Mère-Supérieure et les parents des Novices. Au cours de ce dialogue, la Supérieure demande aux parents s’ils acceptent librement de faire don de leurs filles à Dieu et à l’Institut. C’est un rite type dot habituel dans les familles avant le mariage, mais, à différence de la dot, ce rite se fait pendant la messe. Par ce fait, on réaffirme que les parents ont droit à leurs enfants, mais qu’ils respectent la volonté de Dieu plus que la leur. D’où ils expriment clairement qu’ils sont prêts à bénir leurs enfants et à correspondre au choix de Dieu. Bénissant leurs filles, ils prient pour qu’elles répondent sans obstacles à l’appel de Dieu et promettent toujours les soutenir par la prière. C’est alors après la bénédiction des parents à leurs filles que la Mère Supérieure de l’Institut des Bene-Bernadeta présente ces dernières à l’évêque pour les professions. 

Ont émis les vœux perpétuels, les Sœurs : 1º) Concilie MUKANTWARI, de Mukenke-MUYINGA ; 2º) Bernadeta NDORICIMPA, de Mugera-GITEGA ; 3º) Marie Spès NAHIMANA, de Gihiza-GITEGA; 4º) Léonie KWIZERA, de Muyinga-MUYINGA ; 5º) Annonciata MUKESHIMANA, de Muhanga-NGOZI ; 6º) Séraphine HAKIZIMANA, de Mukenke-MUYINGA.

Quant aux jubilaires, elles étaient à trois : 1º) l’actuelle Mère Supérieure des Bene-Bernadeta :   Soeur Odette NDABABAWE, originaire de la paroisse Muriza, Diocèse RUYIGI ; 2º) Sœur Concessa SINIHA, de Gakome-RUTANA ; et 3º) Sœur Suavis MBONIHANKUYE, de Gasenyi-NGOZI.   

Les cérémonies ont débuté à 9h30 du matin à la cathédrale Christ-Roi de Mushasha, présidées par Son Exc. Msgr Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega.  (…à suivre)

Evaluation de la première année de sacerdoce pour les prêtres ordonnés le 19 juillet 2015 (Procure Sainte Marthe, le 13/7/2015)

En date du 24 juin 2015, monseigneur Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega a convoqué les jeunes prêtres ordonnés le 19 juillet 2014 à une rencontre d’évaluation de la première année.

Le jour arrivé, le 13 juillet 2015, la réunion a eu lieu dans les enceintes de la procure Sainte Marthe, depuis 9h30 à 14h00. L’évaluation portait comme annoncé sur 3 questions : dans votre 1ère année du sacerdoce, Qu’est-ce qui a été positif pour vous? Qu’est –ce qui a été négatif pour vous ? Quelles sont vos résolutions ?  

En guise d’introduction Msgr Simon a rappelé l’identité du prêtre, sa spiritualité, son essence missionnaire et apostolique. « Le prêtre est un homme spirituel », disait-il. En effet, il vit sa foi et son témoignage au milieu d’une communauté qui voudrait avoir au milieu d’elle un représentant de la personne du Christ. Il est spirituel Car il s’engage à vivre intensément dans la prière. Les saints rites qu’il accomplit, surtout l’Eucharistie, deviennent pour lui comme un medium, par lequel cette même communauté perçoit cet homme spirituel. Il est donc important que ces rites manifestent son attachement à la vie spirituelle. « En tout cela, c’est la pratique qui intéresse », tenait à préciser l’évêque. Le prêtre est aussi spirituel par les moments de sa prière personnelle, par les moments de ses recollections mensuelles, les moments de sa retraite annuelle, etc. 

Il est ordonné propter populum, en faveur du peuple. Il est sacerdos, c’est-à-dire celui qui donne les trésors sacrés, -celui qui donne les choses sacrés au peuple-. Cet attachement au peuple de Dieu remonte à la même incardination diocésaine, élément intrinsèquement indispensable pour un prêtre séculier.  

En 2è lieu, l’archevêque a signalé que selon ses constants généraux,  les jeunes prêtres de la promotion 2014 se sont bien comportés durant leur première année de sacerdoce. « J’ai remarqué que vous n’êtes pas des prêtres ambulants n’importe où, ratifiait-il. Ainsi, Je voudrais que votre vie soit une vie de pasteur attaché au peuple de Dieu et de façon ordonnée, car les prêtres sont fondamentalement des êtres de communion ».

Voici l’explication qu’il a donnée à ce sujet :

vCommunion entre les mêmes jeunes prêtres : savoir se donner un clin d’œil dans le petit groupe. C’est une situation qui est déjà une tradition dans notre diocèse, dans notre Eglise : il faut en profiter au maximum déjà depuis le Grand séminaire.

vCommunion avec les membres des communautés sacerdotales où on est : cette relation doit être productive pour que les charges pastorales ne soient insupportables. Les moyen pour y arriver sont : le dialogue, les réunions communautaires… C’est ici où chacun prouve de sa qualité d’être  un homme ecclésial ;

vRelation avec les fidèles : ce n’est pas une relation de récréation ni de familiarité, mais une relation de pasteur ;

vCommunion avec les autres confrères prêtres : il s’agit d’élargie les relations fraternelles jusqu’à tout le presbyterium diocésain.

vCommunion avec l’évêque, et à travers lui, relation avec l’Eglise, et donc, relation avec le corps mystique de l’évêque. Ceci est un rapport qui inspire toujours une relation de confiance guidé par un sentiment du Père au fils, et vice versa.

Pour l’évaluation, l’évêque proposa de répondre, entre autres, aux questions suivantes :

ü  L’intention de messe, toute l’année, l’avez-vous reçue régulièrement?

ü  Faites-vous parties de l’UCI diocésaine ? Vous êtes-vous acquitté de vos contributions ?

ü  Comment est ta vie communautaire et relationnelle à la paroisse où tu es nommé ?

ü  As-tu lu au moins un livre après ta formation au Grand séminaire ?

ü  Etc.   

 Alors, sous l’égide du Secrétaire du Bureau Pastorale de Gitega, l’Abbé Audace NZOPFABARUSHE, chaque prêtre a saisi l’occasion, tour à tour et par ordre alphabétique des prénoms, pour lire son rapport. 

Voici la liste des jeunes prêtres de la promotion 2014 el les paroisses où ils ont passé leur 1ère année de sacerdoce. 

1. Abbé Aloys Nderagakura, Paroisse Bukirasazi.

2. Abbé Basile HARUSHA, paroisse Gishubi

3. A. Boniface KWITONDA, Paroisse Yoba 

4. A Caritos NIYOYITUNGIYE, Paroisse Mugera

5. A Dieudonné HAKIZIMANA, Paroisse Rukundo :

6. A Dieudonné NGENDANZI, Séminaire de Mugera

7. A. Elysée HABOGORIMANA, Paroisse Makebuko.

8. A. Jean Claude KUBWIMANA, Paroisse Murenda.

9. A Jérémie NDAGIJIMANA, Paroisse Karusi

11. A Prosper NIZIGIYIMANA, Paroisse Buhoro

12. Abbé Timothée HAKIZIMANA, Paroisse Mushasha

 Dans leurs rapports, on n’a pas écouté beaucoup d’éléments négatifs sauf à Gihiza où l’Abbé Placide a connu une malencontreuse situation communautaire. Lui-même se réjouit de ce que, selon les nouvelles nominations, il soit changé de poste.  

 A la fin,  Msgr Simon Ntamwana, Archevêque, répondant à certaines inquiétudes soulevées par les jeunes prêtres, il a émis les conclusions et interpellations que voici, : 

1.      Nous déplorons ce qui est arrivé à l’A Placide. Puisse la situation se calmer entre les composants de cette communauté. Cependant, je suis heureux de ce que vous avez pu le secourir comme prêtres d’une même promotion.

2.      J’ai été frappé par la jeune patience que vous avez montrée dans votre 1ère année de sacerdoce.

3.      Je suis ravi de ce que les paroisses aient déjà  songé à votre besoin de communication

4.      Mais, j’ai des préoccupations :

 Dans le prêtre, on a tendance à voir la source de tous biens, de toute aide, de tout financement. Alors, ne soyez pas exploité par toutes ces sollicitions quand bien-même elles seraient familiales. On pourrait vous absorber dans toutes ces festivités si jamais vous y répondez  telles qu’on vous y invite.

vSur les relations être les jeunes prêtres et les autres confrères ainés : elles sont toujours à ouvrir ou à améliorer. Ntawuca umugani umwana asinziriye ! Il faut que les plus expérimentés illuminent les moins anciens, et le plus vite possible, dans tous les domaines de la vie paroissiale et surtout la gestion paroissiale.

vSur la programmation des réunions communautaires : c’est un droit. Il en faut toujours.

vLes livres de base : la Bible, le CIC, le CEC, les missels, …. Le diocèse ne peut plus les procurer à chaque prêtre. Alors, la perspective actuelle est de les disponibiliser dans chaque paroisse. Mais « s’il vous plaît, conservez en vous la volonté d’apprendre », demanda l’évêque, avec insistance.  

vL’hésitation de certains chrétiens à adhérer au projet d’auto prise en charge : il faut s’y mettre avec plus d’efforts. Le projet ne peut plus faire marche arrière.

A propos de la question cruciale de nos jours, « Que faire face à la situation politique actuelle ? »,  l’archevêque y répond aussi :

-         « Si la situation tendue perdure, nous allons vraiment l’affronter nous basant sur l’accord-cadre signé entre l’Eglise catholique et le Gouvernement burundais.

-         Le devoir du témoignage nous demande de dire la vérité. Or, toi et moi, nous sommes Eglise. Nous ne devons pas lâcher cette conscience. Alors, il nous faut être toujours des hommes d’Eglise. « Même si je me trompe, pourvu que je sois avec l’Eglise ». Dites-vous donc, « Pourvu que je me trompe avec Pierre ! » Il nous faut présenter en toute liberté la doctrine sociale de l’Eglise, même si certaines gens se sentent lésées par cette dernière ; 

-         Toutefois, il faut la prudence : il ne faut pas qu’on vienne s’attaquer à vous pour médisance ; 

-         Notre vraie réaction n’est pas de dire « Toi, toi,… que fais-tu ? Mais plutôt conscientiser la communauté chrétienne sur la vérité de l’Evangile. Restons alors proche de nos chrétiens, dans les CEB. Travaillons sur la qualité morale de nos chrétiens ».

 

La réunion se clôturera vers 14h30 avec un repas partagé dans salles des réceptions de la Procure Sainte Marthe de Mushasha. 

 

ORDINATION À GITEGA 2015 (Sanctuaire Marial Notre Dame de la Miséricorde de Mushasha)

Samedi, 18 juillet 2015, fut la date des Ordinations presbytérales et diaconales dans l’Archidiocèse de Gitega et dans le Diocèse de Muyinga. Ici nous vous relatons en bref le déroulement des cérémonies à Gitega.

Le soir du 17 juillet, dans une Messe solennelle qui a duré de 18h15 à 20h, les ordinands prêtèrent Serment du Célibat Consacré.

Le Grand Jour venu, le Sanctuaire Marial de Mushasha s’est transformé en un jardin d’innombrables fleurs, fleurs de diverses couleurs, couleurs sans taches ni rides. Notre Archevêque, S. Exc. Msgr Simon NTAMWANA, accompagné par l’évêque de Rutana -S.Exc. Msgr Bonaventure NAHIMANA et celui de Ruyigi –S. EXc. Msgr Blaise NZEYIMANA a présidé ces magnifiques cérémonies répartissant les bienfaits de Dieu selon la Sagesse et le bon Vouloir divins. Un nombre vraiment remarquable de prêtres, venus d’un peu partout et réunis autour du Saint autel que jouit l’esplanade du sanctuaire marial de Mushasha,  faisait penser à un petit Royaume de serviteurs de Dieu. Les chrétiens laïcs avaient aussi répondu massivement à l’événement.

Ont été ordonnés :

a)  10 Prêtres, parmi eux deux religieux : un xavérien et un Apôtre du Bon Pasteur et de la Reine du Cénacle. Les voici : BAKANIBONA Hermès (de NDAVA) BUGEGENE Julien (de MUGERA), HAKIZIMANA Emmanuel (de GIHIZA), HASABAMAGARA Thévénon (de Bugenyuzi), NAHAYO Thérence (de Bukirasazi), NDUHIRUBUSA Privat (de MUBUGA-RUTONDE), NIYOMWUNGERE Ezéchiel (de Mushasha), VYUMVUHORE Sylvestre (de MURAYI), Frère CISHAHAYO Adrien  (ABPRC – Minago-Bururi) et NAYUBURUNDI Léonidas (Xavérien –Makebuko-Gitega).

b) 8 diacres : HAKIZIMANA Moïse (de Gitongo), IRANKUNDA Jean Marie (de Nyabihanga), KORERIMANA Joseph (de Gitongo), Georges MANIRAMBONA (de Makebuko), Désiré NIMUBONA (de Kibungere), Albert NKURUNZIZA de Bukirasazi), Jean Aimable NSABIMANA (de Murayi) et Dieudonné NZEYIMANA (de Kirimbi).

Avant ces derniers, 13 séminaristes (entre eux deux frères ABPRC) ont reçus le Ministères d’Acolytat et 12 séminaristes (entre eux 4 frères ABPRC) reçurent le Lectorat.  

c) Pour le Ministère d’Acolytat , il s’agissait de Thérence BARAGAFISE (de Gisozi), Eric KWIZERA (de Gisozi), Désiré NIJIMBERE (de Nyabiraba), Suggesper NKURIKIYE (de Buhoro), Sixte NSHIMIRIMANA (de Yoba), Evariste SURWIGANO, Emery IRANKUNDA (de Mushasha), Joseph - Désiré NGENDANGANYA (de Mutoyi), Ezéchiel NIYOMWUNGERE (de Nyangwa), Denis NKENGURUTSE (Nyarusange), Léopold NKURUNZIZA (de Buhoro), Frère Etienne NZOBAKENGA et Frère Désiré SINZO (tous deux des ABPRC)

d) Les nouveaux lecteurs sont : Alexis BIGIRIMANA (de Kibumbu), Fabrice HAKIZIMANA (de Gisozi), Nestor NDAYIZIGIYE (de Mutoyi), Aimé Désiré NSABIMANA (de Nyangwa), Deodatus HABONIMANA (de Kibungere), Théophile NDAYISHIMIYE (de Muyuga), Gérard NIYONZIMA (de Gitongo), Janvier NZOYIHAYA (de Gisozi), Frère Désiré GAHUNGU, Frère François NDAYIZEYE Frère Georges NIYONKURU et Frère Pacifique NTUKAMAZINA (4 ABPRC).

La messe qui avait débuté à 9h40 prit fin à 15h passées. Ensuite les agapes fraternelles ont été partagées dans le Centre Magnificat de l’Institut des Sœurs Militantes de la Sainte Vierge Marie.

Veillez consulter la sous-page  « Souffle pour âme » pour lire et méditer l’homélie de ce grand jour !

 (A. Timothée HAKIZIMANA) 

CULTIVE LA VIE, NOURRIS L'AMOUR ET SOUTIES LA FAMILLE!": Congrès sur la FAMILLE tenu à MILAN du 11 au 14 juin 2015

L'Association d'action familiale

Archidiocèse de Gitega

Secteur : Préparation au Mariage

Tél: 79977461

 

           Congrès  sur la famille tenu à MILAN du 11 au  14 juin 2015

L'Archidiocèse  de Gitega a envoyé Sœur Marie- Goreth NIVYUMUREMYI de la congrégation des Sœurs Bene Mariya  qui a le charisme "FAIREFLEURIR  L'ESPRIT CHRETIEN  DANS  LES FAMILLES ",   membre de l'Action familiale comme la représentante de l'action familiale. Elle état la seule  personne  envoyée du Burundi. Au niveau de l'Afrique  il y avait les membres de la FAAF et les couples venus du Kenya, de la RD Congo, Île Maurice, ..... qui ont fait les témoignages. Les autres étaient des  experts américains en recherches scientifiques par les méthodes naturelles.

Parmi les participants il y avait des couples provenant des autres continents tel que l' Afrique,  l' Asie, l' Europe, l' Amérique du Nord, l' Amérique du Sud. Ils  ont fait des témoignages sur les pratiques de la PFN, sur la vie en  couples et les problèmes rencontrés, temps de fiançailles, la continence dans le couple et les  problèmes rencontrés dans l'enseignement de PFN dans un pays pratiquant l'avortement volontaire et utilisant des contraceptifs. 

 

Le grand thème du congrès était  « Nourrir la vie,  nourrir l'amour et soutenir la famille /"CULTIVE  LA VIE, NOURRIS  L'AMOUR ET SOUTIES LA FAMILLE."

Voyage aux racines et aux frontières de l'avenir: l'instrument pour une vie sexuelle durable, saine et humaine, avec  de  nouvelles perspectives pour la vie sexuelle et la planification familiale.

La conférence se divisait  en plusieurs flux de réunions et tenait compte de l'âge de participants. Le premier flux a offert des sessions scientifiques et s'est  adressé  en particulier aux enseignants du monde de la RNF, de la gynécologie, des médecins et des sages femmes, et aux universitaires pour une mise à jour nécessaire sur les dernières nouvelles dans le domaine de la RNF, abordant des aspects scientifiques, les méthodologies, l'enseignement des instruments à l'appui de la méthode naturelle de la RFN.

Un second courant de sessions s'est intéressé à l'aspect anthropologique, culturel éthique et s'est  adressé, aux enseignants de la  RNF. Les éducateurs, les opérateurs de conseil familial et  tous ceux qui, dans l'œuvre la plus vaste de promotion de la famille, promeuvent la RNF. Nous avons eu un aperçu des études au cours des dernières années et nous avons besoins de savoir l’expérience et les  témoignages les plus récents, de la façon dont la RNF est vécue  par les couples.

Un troisième courant des sessions comportait des - réunions publiques, ouvertes aux non-membres du Congrès, visant les jeunes, les jeunes couples et les éducateurs, pour une proposition publique du charme de la vie proposée par  RNF. Les enseignants sont particulièrement invités à intéresser les jeunes couples à la RNF, en mettant en place   une méthodologie efficace et attrayante pour eux.

Enfin, un ensemble  de quatre réunions a été organisé sur le personnel médical, notamment les médecins, les gynécologues, les obstétriciens afin d'approfondir l'impact de la RNF dans leur travail quotidien.

De plus , les responsables des associations et les promoteurs - enseignants de la RNF  ont  eu l'occasion de se renseigner sur les activités des différentes associations à travers le monde et  la possibilité de rencontres et d'échanges d'expérience et de connaissances pour donner une nouvelle force, courage et enthousiasme à leurs activités.

Plus de 100 conférenciers, 9 sessions scientifiques, 6 ateliers, un colloque, trois réunions  publiques, des présentations orales,  vidéo et  affiches eurent lieu.

- 9 .Sessions Scientifiques: Ajustement de la fertilité: la base scientifique. Gamétogenèse et la glaire cervicale: Nouvelles et points de vue. Les chances de conception et l'efficacité des méthodes de RNF.

 Les technologies numériques et le programme de formation des enseignants: Nouvelles perspectives en ce qui concerne la naissance de la RNF. Contrôle;Progrès ou la chute de l'humanité: Comment peut-on réagir à l'infertilité humaine, de façon efficace? La RNF  promeut le bien-être dans le domaine de la santé maternelle-fœtale. Expérience  RNF et éducation émotionnelle.

- 6. Ateliers : L’éducation : marque du désir sexuel (en italien).

Puissance et infertilité: quelles interactions? (En Anglais). Valeur des différentes méthodes de la RNF dans le diagnostic et le traitement de la stérilité dans les couples et d'autres problèmes de santé de la reproduction (en anglais).  La RNF pour nourrir la profession de sage femme. La RNF comme promotion de la  santé de la personne, la valeur la RNF vis à vis de la famille (en italien). Manque d'éthique et d’éducation du désir sexuel (en anglais). L'absence de changement de la libido dans le comportement de la part des couples qui utilisent des méthodes naturelles (en italien).

Mise en commun: Les expériences d'évangélisation de l'intégration de l'intimité conjugale dans la catéchèse diocésaine et paroissiale.

4. Discours de clôture : Quel est le plan de Dieu sur la sexualité et le mariage ? comment  la sexualité conjugale révèle-t-elle le plan de Dieu? Quoi enseigner et à quel âge? Lignes de l'action pastorale de l'évangélisation de l'intimité conjugale.

2. Tables rondes sur "Les catéchèses dans la famille."

 

 
  

Sœur Marie- Goreth NIVYUMUREMYI

 

MINI-FORUM DES JEUNES A MUSHASHA (8-9 JUILLET 2015)

Dans la Cathédrale Christ-Roi de Mushasha (Gitega), a eu lieu un Mini-Forum des jeunes de la paroisse du 7 au 8 juillet 2015. Ledit Mini-Forum a debuté mercredi le 7 juillete à 9h00 du matin. 63 jeunes étaient sur place et leur nombre ne cessait pas de croître sensiblement.  

Les thèmes à traités étaient :

Jour/Date

Thème

Teacher

 

 

Mercredi, 8/7/2015

RÉSOLUTION PACIFIQUE DES CONFLITS (La non-violence active)

 

A. Méthode NTAHONDEREYE

L’EDUCATION RECQUISE POUR LES JEUNES DANS LES MILIEUX SCOLAIRES

 

Monsieur Dieudonné du BDE

 

 

Jeudi, 9/7/2015

LES PROBLEMES ET DEFIS DE LA JEUNESSE CHRÉTIENNE AUJOURDH’UI

A. Timothée HAKIZIMANA

JEUNES, LAISSEZ-VOUS GUIDÉS PAR LE CHRIST DANS LA PREPARATION SAINE DE VOTRE AVENIR

Monsieur Isaïe du Bureau d’éducation Familial (Gitega)

 

L’HORAIRE à suivre est le suivant :

8h30 : Animation

9h00-10h00 : 1ère Instruction

10h30-11h30 : 2ème Instruction

12h00 : Messe

14h00 : Travaux de Propreté + Rentrée

 

L’Abbé Méthode NTAHONDEREYE, Curé de la Paroisse Mushasha a ouvert le Mini-Forum et a débuté lui-même les 4 séances d’instructions, prévues les deux jours durant, par un Enseignement sur la NON-VIOLENCE ACTIVE. Selon son instruction, la résolution des conflits suit généralement deux voies : la voie pacifique et celle qui use de la force (se transformant par après dans la violence). La 1ère cherche à user du dialogue franc, de la justice en vue de transformer l’adversaire au moment où la seconde cherche à le mater. Tandis que la violence engendre, beaucoup de fois si ce n’est pas toujours, la violence, la voie pacifique engendre la paix, la vérité et la réconciliation, l’harmonisation des sociétés ; elle  vise à ce que la vérité supplante le mensonge, à ce que le bien prime sur le mal et à ce que la Lumière vainque les ténèbres. De première vue, on penserait que c’est une utopie. Mais, c’est une utopie avec de grandes et bonnes possibilités de réalisation. Ils en ont faits preuve les respectueux Nelson MANDELA (en Afrique du Sud), Mahatma GANDHI (en Inde), Martin Luther KING (en Amérique), etc.  « La non-violence, c’est un combat pour les vaillants et non pour les lâches », disait M. Gandi. 

 

"EDUCATEURS, SOYONS LES PREMIERS PROTEURS DE LA PAIX, PARTOUT OÙ NOUS SOMMES"

Dans le cadre de la réalisation du Projet « Promotion de la paix, la Non-Violence et la Réconciliation dans les jeunes, par les jeunes, à travers la musique, le sport et la culture » initié par le Bureau Diocésain pour l’éducation à Gitega, ce même Bureau, depuis le 20 mars 2015, a organisé un tournoi sportif pour les éducateurs du champ d’action du Projet susmentionné, c’est-à-dire, les professeurs des écoles sous-convention catholiques des provinces de Gitega, Karusi et Mwaro (territoire de l’Archidiocèse de Gitega). Le thème du tournoi était libellé comme suit : « EDUCATEURS, SOYONS LES PREMIERS PROMOTEURS DE LA PAIX PARTOUT OU NOUS SOMMES ».

Ce tournoi a pris fin samedi, le 20 juin 2015. Les cérémonies marquant ce jour ont commencé à 9h30 aux terrains de jeux du Bataillon Commando de Gitega. C’était l’occasion des matches finals dans les disciplines suivantes : Le Foot-baal, le Basket-ball et le Volley-ball.  Après ces matches, on a écouté les discours de circonstances, puis on a terminé avec une réception à l’école Sainte Thérèse de Gitega.

 

Voici le déroulement des Matches :

Discipline/Equipes

 

Ly.Gitega (Ex)ENG – Ly. Ste Thérèse (Ex ENF)

Ly.Ste Marie Auxiliatrice de Gitongo - Collège Saint Paul de Bikinga (Karusi)

LNDS (Ex-CND)- Ly.Gitega (Ex ENG)

Gagnant

Score

Gagnant

Score

Gagnant

Score

Volleyball

 

ENG

3 sets contre1

 

 

 

 

Football

 

 

Ly.Gitongo

3 buts contre 1

 

 

Basketball

 

 

 

 

LNDS

30 points contre 22

 

(Prochainement, les détails)

MAI 2015, UN MOIS BIEN TERMINÉ DANS L’ARCHIDIOCESE DE GITEGA : un don de deux nouveaux prêtres dans deux jours successifs (Magarama, 30/5/2015, puis Kirimbi, 31/5/2015).

L’Archidiocèse de Gitega peut bien se féliciter de la bonne fin du mois de mai 2015. En effet, la liste des prêtres natifs de Gitega s’est accrue ces derniers jours avec l’ordination de Frère Benoît NDAYIZEYE de la Congrégation des Frères de Saint François d’Assise, originaire de la paroisse Giheta, et de l’Abbé MANIRAMBONA Révérien Emmanuel, originaire de la Paroisse Kirimbi. Du coup, avant même les prochaines ordinations du 18 juillet,  son presbyterium compte désormais avec un nouveau prêtre : Abbé Révérien Emmanuel MANIRAMBONA, et un missionnaire des Frères Mineurs.

L’actuel Père Benoît a été ordonné le 30 mai, la veille de la Solennité de la Sainte Trinité,  à la Paroisse saint François d’Assise de Magarama. La messe a débuté à 10h pour prendre fin vers 14h00, puis a suivi le partage des agapes fraternelles dans les nouveaux locaux -encore en construction- de ladite paroisse. La communauté paroissiale de Magarama avait répondu nombreux à l’événement, ainsi que la famille, les amis et connaissance de l’ordinand. Plus spécial dans les cérémonies de ce jour, c’est que l’ordination d’une seule personne a pu rassembler trois évêques autochtones sur 8 qu’il y a dans tout le pays, plus un évêque émérite ! Il s’agissait de Monseigneur Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega et Président des cérémonies, Monseigneur Bonaventure NAHIMANA, évêque de Rutana et natif de la même paroisse que Frère Bénoît, Monseigneur Blaise Nzeyimana, évêque de Ruyigi et Monseigneur Stanislas Kaburungu, évêque émérite de Ngozi.  Un bon nombre de prêtres, religieux comme diocésain y avaient aussi pris part. Au nom de la Congrégation, le Père Mathias KULE (de nationalité ougandaise), Supérieur Adjoint dans la Région du Rwanda-Burundi, a lu les Lettres Dimissoriales.

 

Quant à l’abbé MANIRAMBONA Révérien Emmanuel, il a reçu son ordination le lendemain (31 mai 2015), jour de la Solennité de la Sainte Trinité, dans sa paroisse natale : KIRIMBI. En ce jour, la paroisse célébrait également le 28ème anniversaire de son existence. La messe a eu lieu dans la cour de la paroisse et, elle était totalement pleine de fidèles venus pour les deux fêtes, sinon les trois.  D’autres prêtres de Gitega ont également répondu massivement à la circonstance.

Dans son enseignement, que ce soit à Magarama ou à Kirimbi, Monseigneur Simon a donné pas mal de conseils aux ordinands, leur rappelant la fidélité aux éminents engagements sacerdotaux. Il leur a demandé d’écouter toujours la Voix du Christ qui leur partage la Consécration sacerdotale. Avant tout, selon Monseigneur Simon, ils tâcheront d’aimer chaque personne, à servir le peuple de Dieu, et, s’il le faut, se livrer pour lui. Il leur a demandé aussi d’être des prêtres frères de tout le monde, des prêtres capables d’assouvir la soif que le peuple a de son Dieu ; des prêtres pleinement configurés au Christ, prêts à donner du fruit, et un fruit qui demeure. Le prédicateur n’a pas oublié non plus de leur demander d’êtres amis des pauvres et des petits –« ceux-là même de qui on ne peut rien attendre en retour », mais aussi de servir dans la charité, la vérité et la justice toutes ces personnes qu’on voit qu’elles peuvent se retourner contre ceux qui leur ont fait du bien. En bref, toute personne qui s’approchera de ces nouveaux prêtres, ceux-ci devront lui réserver l’attention digne des fils de Dieu et un traitement visant à l’épanouir.

Notons d’emblée que le 2ème Vice-Président de la République du Burundi, Hon. Gervais RUFYIKIRI, -en présence à KIRIMBI-, est revenu sur ces derniers conseils que Monseigneur l’archevêque de Gitega venait de prodiguer à Révérien et qu’il avait mêmement exprimé la veille au Frère Benoît.

S’adressant à l’assemblée, l’archevêque de Gitega a demandé à tous les chrétiens de de rester sereins et de témoigner, plus que jamais, de la fraternité  sans faille, durant cette période difficile des élections dans notre pays. « Même en politique, on doit rester frères et compatriotes ! Au cas contraire, la recherche effrénée  et la mal-gestion du pouvoir deviennent une source des meurtres et des pleurs, comme c’est d’ailleurs déjà arrivé dans ce Burundi », a-t-il martelé.

Dans leurs mots de remerciements, les Ordonnés sont revenus sur leur évolution vocationnelle, depuis le bas-âge jusqu’ici. Ils y trouvent et y notent toujours la main de Dieu, la gentillesse et les encouragements des parents, des amis, des frères et sœurs, des éducateurs et formateurs divers. Conscients de la grandeur du sacrement reçu, reconnaissant les moments difficiles du pays et de la chrétienté actuellement, ils ont avoué avoir décidé de suivre le Christ pour se glorifier ne fus-que par la croix du même Christ. Ainsi, ils n’ont pas oublié de demander à tous de continuer à les soutenir, surtout dans la prière quotidienne.

Les cérémonies de Kirimbi se sont clôturées, comme à Magarama, par des agapes fraternelles. L’ambiance était vraiment super gaie.  

 

A MUSHASHA COMME A JERUSALEM, "ILS FURENT TOUS REMPLIS DU SAINT ESPRIT" !

« Ils furent tous remplis du Saint Esprit »(Ac 2,4)

Samedi, le 23 mai 2015, la Veille de la Solennité de Pentecôte, 124 élèves des écoles du Centre-Ville de Gitega et les environs ont reçu les sacrements d’Initiation Chrétienne : le Baptême, la Confirmation et la 1ère Communion. 35 parmi eux ont reçu les trois sacrements à la fois ; 9 ont reçu l’Eucharistie -pour la 1ère fois- et la Confirmation ; et les 80 qui restent leur manqué seulement la Confirmation. 

Les cérémonies se sont déroulées à la Cathédrale Christ-Roi de Mushasha, depuis 10h à 14h00. Elles étaient présidées par Monseigneur Jean Marie HARUSHIMANA, Vicaire Général de Gitega.

Dans son homélie, il a insisté sur le témoignage de vie chrétienne, témoignage soutenu par le Saint-Esprit : « Une fois oints par la Sainte Chrisma, et recevant le  Signe indélébile du Père et du Fils, nous sommes investis en apôtres ; nous sommes sujets de la Nouvelle Pentecôte, car nous recevons les dons du Saint-Esprit qui nous consacrent comme des envoyés de la Bonne Nouvelle à temps et à contretemps ». …. « D’abord, la force de Dieu nous encourage à vaincre la peur, puis à témoigner de la foi en Jésus, mort et ressuscité. Ce fut le cas pour les 1ers apôtres, pour Saint Paul, … et bien d’autres. En profitant des dons de l’Esprit, nous sommes tous sûrs de parvenir au degré suprême du témoignage chrétien qui est le martyre. Alors, sachant que le martyre n’est pas seulement  rependre le sang, mais surtout rendre témoignage de la vérité,  ceux qui ont adhérés au Christ, selon nos engagements baptismaux, nous sommes invités à le suivre toujours et partout, à lui rendre témoignage, surtout comme des missionnaires de l’Amour, de la Vérité, de la Justice et la Paix »… « Par le bon exemple et accomplissant nos engagements dans la sagesse, l’humilité, la longanimité et la maîtrise de soi, les dons de l’Esprit pourront porter des fruits qui demeurent »,  enseignait Monseigneur Jean Marie. Il termina son homélie en félicitant les trois jeunes qui, après avoir quitté la foi chrétienne catholique, devraient la recouvrer au cours de cette messe.

Trois discours prononcés successivement par un parent, un élève parmi les confirmés, et le Délégué de la CECAB chargé de la Supervision de l’éducation dans les Ecoles sous-convention catholique au niveau national, l’Abbé Jean Marie KAZITONDA, ont été entendus.

Les deux premiers ont insisté sur l’action de grâce, les remerciements et la demande de continuer à soutenir ces jeunes chrétiens afin qu’ils ne défaillent pas sur la voie du témoignage chrétien. De sa part, l’abbé Jean Marie Kazitonda, a saisi l’occasion pour encourager cette pratique de célébrer ensemble les sacrements pour les jeunes de plusieurs écoles, tant que l’évêque en aura donné la permission. C’est une belle opportunité pour accomplir, dans la jeunesse,  la mission naturelle et intrinsèque de l’Eglise en faveur de l’Evangile.  Il a interpellé toutes les communautés à renforcer de plus belle le projet d’école-paroisse en vue de cueillir plus de fruits du témoignage chrétien. En plus, il a exhorté à tous les élèves à ne pas se laisser perturbés par la crise politique actuelle au Burundi. « Il vous est fondamentale, vous la jeunesse, de vous préparer avec plus de sérieux possible, pour mieux affronter les défis sociaux d’aujourd’hui et de demain. Mais, je vous assure, vous ne le pourrez pas si vous négligez les études », conjurait le Superviseur Jean Marie KAZITONDA.

 

« CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DU PÈRE ACHILLE DENIS ALBERT-CHRÉTIEN » fondateur de l'Institut des Militantes de la Sainte Vierge: 27/081915- 27/08/2015.

L’Institut des Militantes de la sainte Vierge se prépare à célébrer le « CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DU PÈRE ACHILLE DENIS ALBERT-CHRÉTIEN » fondateur dudit Institut (27/081915- 27/08/2015).

Ici nous vous relatons la vie de ce vénérable Père qui a révolutionné la vie mariale au Burundi, à travers l’Institut de Vie Consacrée qu’il a lui-même fondé.

Date

Evénements.

27 août 1915 

Naissance à Eisden en Belgique

29 aout 1915

Baptême à Mechelen en Belgique

10 juin 1927

Confirmation à Louvain

1921-1935

Ecole primaire et secondaire

8 décembre 1937

Consécration à Jésus para Marie selon Saint Louis Marie Grignion de Montfort à Varsenare.

1935-1942

Séminaire des Pères Blancs à Boechout en Belgique.

6 avril 1942

Ordination sacerdotale à Heverlee (Louvain)

1942-1945

Professeur au Collège Saint Vincent et Yprès en Belgique.

30 août 1945

Arrivée au Burundi (Bujumbura)

1 septembre 1945

Nomination à la paroisse de Gitongo (Gitega)

20 décembre 1945

Vicaire paroissial à Rutovu (BURURI) et Directeur d’une école Primaire.

Depuis août 1948

Directeur Spirituel au Petit Séminaire de Mugera et Aumônier de l’école Ménagère ce Mugera

10 octobre 1953

Directeur spirituel de l’Archiconfrérie de Marie Reine des cœurs (Inyegu)

10 juin 1954

Fondation de la Légion de Marie à Mugera, à la demande de Monseigneur Antoine Grauls.

1955-1958

Initiative et réalisation de construction de la Grotte de Mugera en collaboration avec le Père Bregnard, Prêtre du Saint sacrement.

11 février 1959

Fondation de l’Institut des Militantes de la Sainte Vierge à l’aide de Mademoiselle Gretta

1985

 

Annonce de Son expulsion du Burundi. Ce jour, le Père Achille Denis a dit : « La Sainte Vierge n’a qu’à tirer son plan »

5 août 1985

Messe d’adieux par un Père Montfortain Franz Fabry à Mushasha (Gitega)

7 août 1985

Départ du Père Achille Denis. Tous les membres de l’Institut et des Mouvements de spiritualités qui ont vus le jour grâce au Père Achille Denis se souviendront toujours de cette parole courte mais tellement dense qu’il a dite avant son départ : « Restez-unis mes enfants !»

23 mai 1992

Décès à Varsenare en Belgique.

29 mai 1992

Funérailles à Varsenare. 

 

« … Le Père Denis n’est pas mort, il est rentré à la maison chez le Bon Dieu ; auprès de la Sainte Vierge, sa mère ; auprès de Jésus, son frère… »(Testament).  

 

DU NOUVEAU AU SANCTUAIRE MARIAL DE MUSHASHA

Le Sanctuaire Notre Dame de la Miséricorde sis à Mushasha vient de se doter de nouvelles constructions : la clôture érigée à moitié et une tribune  ayant une capacité d’environ 800 personnes.  

1. La clôture qui était, jusqu’ici, entièrement faite de cèdres vient d’être réaménagée. La moitié de cette clôture est désormais élevée en briques cuites, chose vraiment utile pour la sécurité de ce lieu saint et de ses pèlerins qui, d’habitude, y passent la nuit dans la prière, surtout le douze de chaque mois.  Le Père Jean Claude NKURUNZIZA, recteur du Sanctuaire, affirme que, grâce à cette clôture, on pourra éviter les bavures souvent commises par des délinquants qui s’introduisent là-bas en passant n’importe où, au travers l’archaïque clôture. Tel est aussi l’avis des Sœurs Bene-Bernadeta qui habitent ledit Sanctuaire et qui s’en chargent quotidiennement.

2. Comme le montrent les photos ici jointes, une tribune (pouvant abriter 800 personnes) vient d’être terminée. Toute personne qui aurait participé, pendant l’été ou durant la saison pluviale, à une des cérémonies (comme les Ordinations) qui se déroulent au Sanctuaire Marial de Mushasha s’imagine bien l’avantage des tribunes devant l’autel où ce célèbrent les messes des grandes fêtes. Or, la tribune qui vient d’être construite reste très petite pour pouvoir contenir les fidèles qui viennent pour ces cérémonies.

Pour cela, le Sanctuaire remercie  tous les bienfaiteurs qui ont contribué dans cette œuvre louable, et réitère son invitation à tous les chrétiens et à tous les hommes de bonne foi à continuer à faire preuve de générosité afin de mettre sur pied d’autres tribunes, d’achever la clôture et d’équiper  le  sanctuaire en bien d’autres locaux et matériaux nécessaires. Nul n’ignore qu’un endroit comme tel -qui accueille tant de personnes en pèlerinage-,  nécessite de l’éclairage suffisant, des bancs, des chaises, des appareils divers de sonorisation, de l’eau, des bureaux pour l’information et les enregistrements éventuels, des  lieux d’aisances suffisants, etc. Tout ça, on n’en trouve pas au Sanctuaire de Mushasha.

Alors, cher lecteur, fais tien ce message et diffuse l’information. Ne n’oublie pas : « La dévotion chrétienne se vit  dans la charité ! »  

 

LE BUREAU DIOCESAIN POUR L'EDUCATION ENGAGÉ AU SERVICE DE L'EGLISE DE GITEGA ET SURTOUT AU SERVICE DE LA JEUNESSE

  REUNION ORGANISEE PAR LE BUREAU DIOCESAIN POUR L’EDUCATION DE GITEGA A L’INTENTION DES AUMONIERS, DES DIRECTEURS ET DES REPRESENTANTS DES COMITES DES ECOLES PAROISSES, LES SUPERVISEURS REGIONAUX ET PAROISSIAUX, LES COORDINATEURS DES MAC ET LA CODIMAC (Lycée GITEGA, le 09/05/2015).

En date du 9 mai 2015, le Bureau Diocésain pour l’éducation (BDE) a organisée une réunion à l’intention des aumôniers, les Directeurs des Ecoles sous-convention Catholique, les représentants des comités des écoles-paroisses, les superviseurs régionaux et paroissiaux, les coordinateurs des MAC et la CODIMAC de Gitega. Etaient aussi présents la responsable Diocésaine de la catéchèse, Mme Béatrice N. et l’économe diocésain, A. Ignace MBONINYIBUKA.

Déroulement des faits :

       I.          Mot  d’accueil  du directeur du Lycée Gitega

Il souhaite la bienvenue  à tous les participants dans la réunion qui consiste en grande partie à l’évaluer l’état actuel du projet « École-paroisse », commencé il n’y a pas si longtemps dans l’Eglise du Burundi.  Du même coup, il souhaita à tous une bonne suivie des programmes du jour.

     II.          Puis, tient la parole le superviseur diocésain de l’éducation  A.  Bandeba Vincent :

Il commence par saluer l’assemblée, puis rappeler les points à l’ordre du jour comme consigner sur la carte d’invitation à ladite la réunion :

-        La pastorale scolaire et évaluation de l’École-Paroisse

-        Le Projet « Promotion de la paix, la non-violence et la réconciliation dans les jeunes, par les jeunes, à travers la musique, le sport et les activités culturelles » (projet initié par le BDE et déjà en cours).

Après cela, il donne la parole à son adjoint Mr Dieudonné pour passer au développement du premier point concernant l’École Paroisse et la pastorale scolaire.

    III.          M. Dieudonné :

LA PASTORALE DANS LES ECOLES : LA RELIGION, LES MOUVEMENTS, LES MESSES… L’ECOLE-PAROISSE.

Pourquoi l’Eglise dans les écoles ?

Réaliser le « Projet d’éducation au valeurs humaines et chrétiennes au Burundi ».

Objet : formation-éducation

La religion est présente dans les écoles pour que  la science ait une base solide fondée sur les valeurs humaines et chrétiennes. Ainsi les éduqués acquièrent :

-       La formation intellectuelle équilibrée, formation dont le rôle est d’ouvrir et de développer l’intelligence, de former le jugement, d’exercer et de meubler la mémoire, de diriger l’imagination.

-       L’éducation aux valeurs humaines et chrétiennes nécessaires à la structure de leur vie, une éducation agréable à l’enfant et au futur adulte. C’est pour cela que l’on n’a pas droit d’enseigner n’importe quoi et n’importe comment. Voilà le principe de l’éducation pour l’Eglise. Elle, elle n’ignore pas que la foi éclaire la raison. L’éducation humaine et chrétienne est la lumière de la science. Malheureusement, nous sommes surpris, ces jours,  que, dans diverses écoles, il y a des élèves baptisés catholiques qui ne se sentent pas interpellés à étudier la religion ni à faire partie d’un Mouvement d’Action Catholique ou d’un groupe chorale ! Or, le normal serait que les écoles soient le milieu idéal pour l’éducation aux valeurs chrétiennes.

 

vMais, qu’est-ce que  c’est l’école paroisse ?

Littéralement c’est une école avec une paroisse à l’intérieur. Dite paroisse est une paroisse fondée non sur un territoire déterminé, mais sur la communauté scolaire en présence.

 L’école paroisse a pourbut de faire grandir la vie de foi chrétienne de chacun de ses membres, à accompagner les jeune scolarisés dans la croissance en humanité pour qu’ils se connaissent, découvrent leurs dons, développent leurs facultés humaines et chrétiennes et s’ouvrent à la dimension spirituelle de leur vie. Par conséquent, les jeunes doivent devenir en premier lieu, les premiers apôtres des jeunes dans leurs établissements respectifs : ce que l’autorité diocésaine appelle « pastorale de proximité » ou auto-éduction ou encore « éducation par les pairs ». Chaque école doit se sentir une vraie communauté avec le profil recommandé pour la formation intégrale de l’enfant.

Son rôle consiste à :

vOrganiser la liturgie

vOrganiser les bonnes actions

vOrganiser les Mouvements d’Action Catholique

vOrganiser des activités d’autofinancement

vEnseigner la Parole de Dieu

vAider dans le fonctionnement des groupes vocationnels

vVenir au secours des plus pauvres et des nécessiteux par la promotion de la Caritas

vAssurer l’auto-éducation

vEntrer dans l’organisation pastorale  de l’Eglise

vParticiper dans la préparation à la réception des sacrements et des promesses dans les MAC.

 

Les qualités requis pour représenter la paroisse-école.

-        Le savoir

-        Le savoir faire

-        Le savoir être

-        Le savoir vivre

-        Le savoir vivre avec les autres

-        Le savoir servir

Organisation de l’école-paroisse :

·       Comité paroissial : 10 personnes

·       Conseil paroissial : comité paroissial + les responsables des CEB (Chaque classe est une CEB) + les coordinateurs et les responsables des MAC

·       L’aumônier :

·       Le curé de la paroisse

·       Les professeurs de religion

·       L’encadreur spirituel

 

Pour plus de détails (cf. la publication sur ce site concernant laRENCONTRE DES CURES, DIRECTEURS, AUMONIERS, COMITES DES ECOLES – PAROISSES ET PROFESSEURS DE RELIGION DANS LES REGIONS CENTRE ET SUD DE LA REGION PASTORALE DE GITEGA tenue à Mweya, le 23/01/2015).  

 

   IV.          Superviseur diocésain :

Il a insisté sur le concept « grandir /croitre », en vue d’illustrer ce qu’est une Ecole Paroisse dans le contexte actuel de l’autoprise en charge dans notre Diocèse. Pour lui,   « Grandir »  est « passer de l’étape de recevoir au degré de donner ». Puis il a passé la parole à l’économe diocésain pour expliquer le projet de l’autoprise en charge dans l’Eglise locale de Gitega.

     V.          Econome Général

L’autoprise en charge dans les paroisses et même dans les écoles-paroisses est une réalité à laquelle nous ne pouvons plus échapper. C’est pour cela qu’il nous faut un éveil des consciences : comprendre la situation et y faire face réellement. Dans le Diocèse de Gitega, il y a à peu près une décennie, les chrétiens pourvoient eux-mêmes aux besoins de leurs paroisses et, partant du Diocèse, par des contributions collectées selon un module convenu dans chaque paroisse par les mêmes paroissiens.  

   VI.          A suivi  une série des questions et interventions des participants.

  VII.          Puis, le Superviseur diocésain a expliqué le projet  « Promotion de la paix, la non-violence et la réconciliation dans les jeunes, par les jeunes, à travers la musique, le sport et les activités culturelles ».

·       Le projet est déjà sur les rails, a-t-il fait savoir. On organise en fait des concerts avec des chants et  danses, … guidés par le thème de la promotion de la paix et la réconciliation.  Sur ce, tous les groupes chorales ou les ASSOCIATIONS MUSICALES capables sont invités à se faire inscrire à la BDE pour cette fin. Là où il n’y en a pas, faudrait-il les créer dans les brefs délais.

·       On organise aussi des compétions sportives dans différentes disciplines croisant les élèves entre eux, d’une part, et les professeurs entre eux, d’autre  part. 

·       Déjà ce prochain 19-20 juin 2015, est prévu un concert-live pour la promotion de la paix. Il reste à déterminer le lieu.

 

Divers : A propos de la situation socio-politique du moment :

On est dans les écoles pour des fins éducatives et formatives, pas pour y jouer la politique! Les partis politiques n’ont pas de place dans les communautés scolaires. Ainsi, les élèves doivent suivre leurs cours sans se laisser  prendre par diverses séductions politiques, ni tomber dans leurs filets, car la mouvance politique ne  profite qu’aux politiciens, eux qui ont déjà terminé leurs études. 

Ici, la parole fut donnée à l’Abbé Elie SAKUBU, directeur du Lycée Notre Dame de la Sagesse, pour relater en bref les recommandations du Conseil National de Sécurité à propos des élèves qui sont entrain de fuir les internats pendant ces jours.

Et lui de dire : «Le  Conseil National de Sécurité a lancé un appel vibrant  à tous les élèves qui ont désertés les internats à cause de la situation politique actuelle à regagner leurs écoles, sous peine de ne plus être acceptés dans les internats s’ils se désistent ». 

Fin : La réunion qui avait commencé à 10h du matin a pris fin vers 15h00, après un bon nombre de communications. 

 

PAROISSE KIBUNGERE, VIVE LA SAINT JOSEPH, TRAVAILLEUR !

La paroisse Kibungere, dans ses vifs débuts comme paroisse mère, se porte à la merveille. Tel est le constant de tous ceux qui ont participé à la festivité de saint Joseph le travail, le patron de ladite paroisse, ce dimanche passé. En effet, cette année, à Kibungere, la fête du Saint Patron a été préparée avec plus d’un accent nouveau. Elle a été placée le dimanche 3 mai pour être vécue avec un peu plus de solennité. Un certain nombre d’événements ont agrémenté le jour: d’abord ouvrir l’année d’action de grâces, ensuite accueillir et fêter les natifs qui œuvrent à Bujumbura et ailleurs, qui se donnent pour la bonne marche de la vie paroissiale, et puis accueillir et fêter les consacrés natifs de cette paroisse, et enfin la bénédiction de la première pierre du presbytère à construire.

 

La messe + réception et notes sur Kibungere

  

La messe du jour a commencé à dix heures et demie, dans l’Eglise paroissiale pleine à craquer. Elle était concélébrée par Monsieur l’Abbé Ignace Mboninyibuka, Econome Général de l’Archidiocèse de Gitega, en compagnie de huit autres prêtres, dont les trois prêtres sur place, les prêtres natifs, ceux œuvrant dans les paroisses environnantes, et d’autres visiteurs. C’est au cours de cette Eucharistie qu’a été bénie la pierre qui servira de fondation pour le presbytère à construire.

 

La messe a été suivie d’un verre offert aux invités dans les enceintes de la paroisse. Ce fut l’occasion d’échanger la parole et d’exprimer la joie.

 

La paroisse Kibungere posséde déjà un presbytère, mais un presbytère qui a besoin de plus d’une chose à améliorer. Alors, un projet visant aménager un nouveau presbytère vient d’être conçu par la communauté paroissiale. Comme l’a souligné l’abbé Jean Berchmans NIBITANGA, Curé, on commence avec juin, et espère terminer les travaux d’ici trois ans.

Les chrétiens natifs de la paroisse de Kibungere, ceux présents sur place, ceux œuvrant à Bujumbura et ceux ouvrant a Gitega, participent activement dans le développement pastoral, spirituel et matériel de la paroisse. Comme ceci a transparu à travers la parole du représentant des natifs, Monsieur Cyriaque N, grande est la fierté qu’ils ressentent vu leur contribution pour l’avancement de la paroisse. Il cite notamment les fonds collectés pour l’achat de la voiture de la paroisse, pour l’achat de terrains en vue de l’élargissement de la propriété paroissiale, l’achat de l’équipement matériel tels que : un groupe électrogène, des installations pour la sonorisation à l’Eglise etc. Et, il ajoute qu’ils sont décidés à garder la lancée.

 

(A suivre !).

A. Concorde GIRAMAHORO

FORUM NATIONAL DES RELIGIEUX (SES) (Lycée Sainte Thérèse de Mushasha, 10 et 11 avril 2015)

Inédite et flamboyante activité à l’intention des religieux (ses) du Burundi !

Dans le cadre de célébration de l’année dédiée à la Vie consacrée au sein de l’Eglise Catholique du monde entier, l’Assemblée des Supérieurs Majeurs  (ASUMA), a organisée un forum National des religieux et religieuses  sous le thème « VIE CONSACRÉE, TEMOIN DE L’EVANGILE, PROPHETIE DE LA JOIE POUR SEMER L’ESPERANCE DANS LE BURUNDI  AUJOURD’HUI ». Les rassemblements ont eu lieu en deux temps : à Bujumbura (du 08-09 avril 2015) et à Gitega (du 10 au 11 avril 2015).

Les info. ici concernent le déroulement à Gitega.

Au programme étaient: 

1ère Journée :

8h00-9h00 : Messe d’Ouverture (par l’Ordinaire du lieu)

9h00-9h15 : Animation

9h15-9h45 : Lancement des activités proprement dites (Msgr le Nonce Apostolique

9h45-11h15 : 1ère Conférence

11h15-11h30 : Pause / animation

11h30-12h30 : 2ème Conférence

12h30 : Rafraichissement (sorte de pique-nique)

14h00-14h30 : Animation

14h30-15h30 : Travaux-carrefours

15h30-16h30 : Mise en commun

16h30-17h30 : Prière de clôture de activités de la journée (Adoration)

17h30 : Rentrée aux auberges

 

2ème Journée :

 

8h00-8h30 : Animation

8h30-9h30 : (Conférence par S. Exc. Msgr Blaise NZEYIMANA)

9h30-10h30 : Débat libre

10h30 : Pause / animation

11h00 : EUCHARISTIE DE CLOTURE DU FORUM

13h00 : Retour aux communautés d’origine.

Pendant la messe d’ouverture, Monseigneur Simon Ntamwanana, s’appuyant sur les textes bibliques de la liturgie du jour, a réitéré aux participants audit Forum la nécessité de connaître profondément le Christ qui les appelle à sa suite et l’extrême l’importance d’être fidèles à sa Parole pour bien accomplir la mission de rendre témoignage à sa la vie.  

En effet, la question posée aux apôtres, après la guérison d’un impotent dont nous parle la 1ère lecture du jour (Ac…) reste actuelle et non moins valide pour les religieux (ses) de nos jours : « Au nom de qui faites-vous cela ? Quel est le fondement, l’origine de la vie consacrée ? Pourquoi la vivez-vous de cette manière-là ? Ce forum va être l’occasion d’approfondir ces interrogations.  « Dans cette octave de Pâques, où l’Eglise nous invite à contempler et à proclamer le mystère du Christ ressuscité -avec le même éclat que le jour de la résurrection-, la joie nous échoie également de vivre ce forum pour réfléchir sur notre vocation, sur notre mission, … à travers ce qui est advenu à Marie Madeleine, aux apôtres et à ceux qui nous ont précédé dans cette vie. Nous devons remémorer en nous que nous sommes avant tout les témoins de la résurrection du fait même que nous sommes des baptisés », affirme Msgr Simon. Et plus encore, « nous, nous devons le faire avec plus d’empressement, plus de dévotion, parce que, chacun de nous en a fait vœux selon ses engagements et le charisme de l’ordre auquel il appartient », ajoute-t.il. En principe, notre vocation et notre mission s’enracine dans la Pâques du Seigneur. Répondons-y donc avec la lumière de la résurrection et sans crainte comme les apôtres.

L’obéissance d’Abraham, notre grand-père dans la foi, qui n’a pas refusé à Dieu l’offrande de son unique fils, Isaac, est aussi l’un des exemples qui signifient beaucoup pour notre vocation… Abraham  a reçu la bénédiction sans pareille et toutes les nations avec lui parce qu’il n’a pas douté d’accomplir la volonté de Dieu, par amour et par la foi en Lui… Nous ne devons avoir peur de nous engager à la cause de Dieu. La Bible nous parle de plusieurs personnes qui ont été envoyées auprès des dirigeants pour accomplir une mission prophétique n’excluant pas la souffrance corrélative, jusqu’à y laisser la peau, des fois. C’est le cas de Moïse et bien d’autres prophètes envoyés au près des rois pour pointer du doigt leurs conduites égarées. C’est aussi le cas des apôtres (cf. le Livre des Actes des Apôtres), des premiers missionnaires, etc.

 Quand Dieu s’est constitué un peuple, il a choisi les lévites (Aaron et ses fils) pour être dédiés à la prière et à offrir des sacrifices en son honneur. Leur fidélité à cette mission montre que la consécration à Dieu est liée avant tout à la communion avec lui. C’est ce que signifient, pour nous, les offrandes que nous apportons à l’Eglise : elles signifient « donner à Dieu ce que nous avons ». Mais en réalité, la consécration à Dieu au bon sens du terme, nous l’avons compris depuis l’offrande de Jésus Christ à son Père : l’offrande de soi. Ceux qui vont à sa suite essaient de l’imiter. Ceci dit, l’Origine de la vie consacrée se trouve dans cette noble fête de la « COMMUNION » de Dieu avec les siens, ce même jour où il les envoie témoigner de cela. Raison pour laquelle toute personne qui veut comprendre la vie religieuse comme consécration à Dieu, doit intérioriser d’abord le mystère pascal. Les apôtres que Christ lui-même a éduqué à son école ont terminé consacrant leur vie à sa cause, parce que la grâce de la Résurrection et de la Pentecôte n’ont pas laissé nulle doute sur leur vocation. « Allez, de toutes les nations, faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28,19).

 Après les apôtres, d’autres chrétiens ont senti l’appel à vivre coincés dans le silence et la communion intense avec Dieu, lui consacrant tout leur être, sans réserve. C’est là le début des ordres religieux. Juste un don pour l’Eglise. Les religieux de nos jours ne sont pas une espèce différente. « Nous sommes un don pour l’Eglise », renchérissait notre Pasteur. Avec l’aide de la Sainte Vierge Marie et de tous les saints fondateurs de diverses familles religieuses, fixons notre regard au Christ, notre Maître, pour que ce nous voulons être soit illuminé par son saint désir et que notre vie, notre mission soient profitables à toute l’Eglise ! Ainsi, soit-il.   

 

Avant de terminer la messe, Sœur Bernadette, Supérieure Générale des Bene Mariya et Vice- Présidente de l’Association des Supérieurs Majeurs (ASUMA), a prononcé un discours d’accueil à tous les participants au Forum. Son allocution était centrée sur l’appel de tous les consacrés à « vivre avec joie »,… « joie de la rencontre avec le Christ ressuscité, joie de la rencontre avec ce Dieu qui nous aime et qui vit toujours avec nous ». Dans la logique de l’année que le Saint Père, inspiré par le Saint Esprit, a dédié à la vie consacrée, ce forum, est une occasion de méditer et réaliser ce pour quoi existe la vie consacrée, disait-elle.

En date du 21 -11- 2014, le pape François  a demandé à ce que « cette année nous soit une opportunité d’accueillir cordialement et avec joie la vie consacrée comme un capital spirituel qui profite au bien de tout le Corps du Christ et non seulement aux familles religieuses » (cf. L.G, n. 43)…il disait que « la vie consacrée  est un don à l’Eglise; elle naît dans l’Eglise, croit dans l’Eglise et est orientée vers l’Eglise » (Lettre du pape François à tous les consacrés, 21-11-2014).  Le pape disait aussi que « Là où il y a un consacré il y a un consacré il y a de la joie » (cf. Ibidem). … Est-ce vrai ? … Oui !! Bienvenus donc à tous ici pour témoigner et accomplir ces paroles que le saint Père nous adresse. Nous devons nous réjouir car la joie vient de Dieu, a martelait Sr Bernadette. L’invitation du pape nous demande à « renouveler et à définir  notre vocation avec joie et passion, car l’acte d’un amour total est un processus continu qui murit à un développement permanent, dans lequel le oui de notre volonté à la sienne unit volonté, intellect et sentiment ». Qui pour ne pas en avoir besoin ?

Pour clore son discours, la Vice-Présidente de l’ASUMA souhaita la bienvenue à tous les conférenciers ci-haut marqués. A tous les participants, elle disait que le Seigneur va leur adresser sa parole, des mots et des orientations claires afin qu’ils deviennent des témoins joyeux de son amour au sein de l’Eglise et de la société burundaise. Elle souhaita que ce forum ne soit pas seulement pour eux un moment de manifestation de joie, mais qu’il soit aussi un moment de se mettre à l’écoute de ce Dieu, qui par amour les appelle et leur donne mission de transformer le monde.

            Au sortir de la messe, le représentant du saint siège au Burundi, Monseigneur… procéda au lancement officiel du forum. En gros, il rappela l’essence et la mission des consacrés dans un contexte concret comme celui d’un pays pauvre, un  pays ayant été fragilisé par des crises répétitives internes. Il recourut principalement au message que pape saint Jean Paul II a adressé aux consacrés, à Bujumbura, lors de sa visite au Burundi en 1990.

En continuation, après une courte pause et l’animation faite par les mêmes participants, l’assemblé a pu suivre la 1ère conférence de Sr Joséphine (B.T). La conférence reposait sur le thème déjà mentionné :« VIE CONSACRÉE, TEMOIN DE L’EVANGILE, PROPHETIE DE LA JOIE POUR SEMER L’ESPERANCE DANS LE BURUNDI AUJOURD’HUI ».   

(la suite, prochainement)   

SESSION D'EVALUATION SEMESTRIELLE A L'INTENTION DES SEMINARISTES EN ETAPE DE STAGE PASTORALE (Mushasha, 6-8 avril 2018)

L’archidiocèse de Gitega compte cette année 2015 avec 13 séminaristes en étape pastorale. Il s’agit de :

Nom et Prénom

Paroisse d’origine

Paroisse d’Affectation

1. EZABO Alain Fiston Mermoz

KARUSI

MWARO

2. SABUSHIMIKE  Désiré

MUMURI

NYABIKERE

3. NKURUNZIZA  Innocent

MBOGORA

P.S MUGERA

4. NDAYISENGA  Prosper

MBOGORA

RUKUNDO

5. NDAYISHIMIYE  Éric

NYANGWA

MUMURI

6. NKUNZIZA Wilson

NYANGWA

L.N.D. DE LA SAGESSE

7. NDAYIKEJE Fulgence

NTITA

Reine des Pauvres (Prison)

8. NSENGIYUMVA Fulgence

NTITA

MURENDA

9. NDAYIZEYE Dominique

NYABIKERE

NYANGWA

10. NIYONGABO Alain Blaise

MWARO

MBOGORA

11. CONGERA Papias

MUSHASHA

NDAVA

12. MANIRAMBONA Moïse

KIBUNGERE

KARUSI

13. NDUWAYO Rémy Remus

RUKUNDO

P.S MUGERA

 

Pour évaluer leur labeur dans leurs postes de stage, une session spéciale a été organisée au Centre pastoral de Gitega, sise à Mushasha, du soir 06 avril au matin du 8 avril 2015. Comme d’ordinaire, chacun d’eux est venu muni d’un rapport semestriel qui relatent la vie et les activités accomplies depuis sa date d’arrivé jusqu’à la date d’évaluation. La procédure consistait à lire, l’un après l’autre, les rapports écrits pour, ensuite, en faire des commentaires, et poser les questions y relatives s’il y en a.

L’’évaluation s’est bien déroulé à tous les points de vue. Nos jeunes stagiaires acceptent avoir passé de moments inédits dans leur poste d’attache. Joies et peines confondues, la grâce unie à la volonté, tout s’est formulé en une philosophie de la vie-en-vrai. Quelques problèmes connexes à la vie communautaire et à la pastorale, tels que les surcharges d’agenda pastoral, des malentendus entre confrères-prêtres d’une même communauté, mal-compréhensions, absence de dialogue entre confrères, absence de consensus au moment de la programmation des activités, moments de prière non respectés, …, se remarquent, selon nos stagiaires. Nonobstant, le côté positif prend le dessus partout.  Ainsi, par leurs activités quotidiennes qui scandent la pastorale en paroisse, nos séminaristes affirment avoir eu l’occasion de prouver que la parole de Jésus, selon laquelle « la moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux » (Mt 9,37 ; Lc 10,2), est une réalité indéniable.

Pour terminer la session, l’Animateur Diocésain des Vocations, Abbé Barnabé NTAHOYAMA  a synthétisé les rapports lus pour en dégager des conclusions utiles pour la bonne fin de l’étape de stage et la bonne continuation de leur cheminement vocationnel. Lui et son adjoint, Abbé Timothée HAKIZIMANA, ont profité de l’occasion pour prodiguer aux séminaristes en présence  des conseils qui visent à relancer leur vie spirituelle, des conseils qui les invitent à être sages pour assainir leurs relations avec leurs directeurs de stages et les autres confrères prêtres, avec les consacrés, avec tous les fidèles (jeunes comme les adulte),… et à être prudents pendant cette période électorale compte tenu de la situation qui prévaut dans notre pays.

 L’Eucharistie de clôture a été célébrée dans la chapelle des Sœurs de la Visitation, le matin 8 avril 2015 avant le retour dans les postes respectifs de stage.    

 

PROFESSIONS RELIGIEUSES CHEZ LES SOEURS DE LA VISITATION DE LA SAINTE VIERGE MARIE (Gitega-Mushasha, 25 / 3 / 2015)

 

Le 25 mars 2015, solennité de l’Annonciation du Seigneur, chez les Sœurs de la Visitation de la Sainte Vierge Marie -Monastère de Gitega-,  Dieu a comblé la joie de la communauté résidente et de ses proches. En effet, la solennité a été couronnée par les cérémonies de trois heureux événements tels que :

1º) la PROFESSION SOLENNELLE des Sœurs Marie Aimée NIZIGIYIMANA et Marie Benoîte NDAYISHIMIYE ;

2º) la  PROFESSION TEMPORAIRE de Sœur Espérance NIZIGIYIMANA, qui prit depuis ce jour le nom de Sœur Gabriela Marie NIZIGIYIMANA ;

et 3º) l’action de grâce pour L’ENTREE AU NOVICIAT de 5 postulantes : Aline NIYONZIMA, Marie Goretti NDIMURIRWO, Claudine MUKASONERA, Virginie NDUWIMANA et Elvine UWINGABIRE.

Dites cérémonies étaient présidées par l’archevêque du Diocèse de Gitega, S. Exc. Msgr Simon NTAMWANA. En plus de l’aumônier du monastère, abbé Amédée NDUWAYEZU, 12 prêtres, un diacre et une grande assemblée de fidèles ont aussi pris part aux cérémonies. La Messe a débuté à 10h00 pour se terminer à 13h00. 

 

Dans son homélie, l’archevêque a insisté sur le sens de la fête de l’Annonciation et sur ce à quoi elle appelle. L’archevêque a invité les fidèles, de prime abord, à aller annoncer le Seigneur sans cesse, et à rendre grâce pour cette attendrissante fête où « nous célébrons la descente de la sainte Trinité vers nous ». C’est donc une solennité de l’Amour inestimable de Dieu. En effet, « Dieu est Amour » (1 Jn 4,8), et, en ce jour, l’amour infini des Dieu se manifeste à tous les hommes, c’est le jour des Noces de Dieu avec l’Humanité. C’est donc une fête sans pareil vis-à-vis de notre salut. Aujourd’hui, Dieu le Père offre son Fils, par amour, pour le salut des hommes ; aujourd’hui, commence notre salut. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle » (Jn 3,16). C’est le jour de la grande exaltation de l’homme parce celui-ci est honoré d’être le «Temple  du Fils du Très-Haut». En ce jour, la Sainte Vierge Marie a conçu Dieu dans son sein, parce que Dieu a voulu vivre dans le sein d’une personne ! Mais, quel mystère ! s’exclamait Msgr Simon. En ce jour, l’homme est entré dans la communion éternelle avec son Dieu. D’ailleurs, tous les hommes, croyants ou pas, sont appelés à cette communion. Avec ce jour, commence la Pâques, car l’homme a accueilli « l’Emmanuel » -le Dieu avec nous- ; il a accueilli « Jésus » -Dieu qui sauve-.

Dieu s’humilie, en ce jour, pour relever l’homme déchu, en battant, à sa place, le péché et la mort qui en dérive. Voici alors le jour spécial où tout chrétien doit accueillir la Bonne Nouvelle qui consiste à vivre cet amour divin et en être le pont menant vers ses frères, à l’exemple de la Vierge Marie. Ceci dit que là où est un chrétien, dans son être, dans son agir,… là se trouve Dieu qu’il accueilli. Il nous faut donc respecter ce que nous sommes : des enfants de Dieu, petits frères de Jésus, dignité que nous avons acquise depuis notre configuration à lui par le baptême. Pour ce, nous devons témoigner de cette dignité au milieu de nos frères, au travail, dans les partis politiques, partout ! Voici le jour qui nous rappelle que nous devons nous dépenser pour que le Christ soit connu et touche tous les coins du monde. Quand la Sainte Vierge Marie a dit « Oui » à Dieu, il ne l’a pas fait seulement en paroles. Elle a prononcé un «Oui» total et vital. Depuis lors  (passant par le bas de la croix), Marie reste notre mère et notre modèle de consécration à Dieu (***).  

 

Puissions-nous nous confier à Marie pour qu’elle nous enseigne à nous offrir à Dieu sans réserve. Aux Sœurs de la Visitation, l’archevêque  exhorta d’accueillir Jésus au plus intime d’elles-mêmes, pour l’annoncer, plus particulièrement par leur charisme de la contemplation, à ce monde qui cherche bien de fois à s’entêter. Ainsi le Fils de l’Homme parviendra à tout le  monde et réalisera la volonté explicite du Père : « Que nous ayons, en lui, la vie éternelle».    

 

 

Après la messe, au cours du partage d’un verre de fraternité, l’Abbé Amédée NDUWAYEZU, aumônier du Monastère des Sœurs de la visitation, a pris la parole pour remercier le Seigneur pour toutes les grâces rependues dans l’Eglise-famille de Gitega, et ailleurs, à travers les Sœurs contemplatives de Gitega. Il a aussi adressé de vifs remerciements aux parents, amis et connaissances qui avaient répondu présent à la circonstance. 

Au nom de ces religieuses, l’Abbé Amédée a aussi demandé aux invités de prier pour elles, car, même si la prière fait spécialement partie intégrante de leur quotidien, elles la nécessitent sans cesse. Telle fut aussi la pétition de Sr Gabriela Marie NIZIGIYIMANA qui a parlé au nom de ses consœurs qui avaient émis leurs vœux ce jour. 

Le représentant des parents pour sa part, a rendu grâce à Dieu qui a élu parmi leurs enfants celles qui soient dédiées à la vie contemplative au profit de toute l’Eglise. A toutes les personnes qui concourent à la fructueuse vie de ces  consacrées, notamment l’archevêque, l’aumônier, la Sœur Supérieure, les familles et bien d’autres, un mot de remerciement leur fut dédié.

Le dernier à intervenir fut le représentant des membres de la Spiritualité « Garde d’Honneur du Sacré Cœur de Jésus» fortement propagée via le Monastère de la visitation à Gitega. Son allocution se distinguait des autres justement para son insistance sur la part active de l’Ordre des Sœurs de la Visitation dans la promotion de la consécration personnelle au Sacré Cœur de Jésus et de la dévotion à former partie de la « Garde d’Honneur ».

Que l’amour miséricordieux de notre Sauveur soit avec tous !

 

MESSE CHRISMALE À LA CATHEDRALE DE GITEGA! (Mushasha, le 1-4-2015)

En date du 1 avril 2015, Mercredi saint,  dans l’archidiocèse de Gitega, comme dans beaucoup d’autres diocèses de l’Eglise catholique du monde, a eu lieu la Messe chrismale.

 

Mais, pourquoi « chrismale ? »

 

La Messe Chrismale reçoit cette appellation parce que c’est au cours de cette célébration que le Saint Chrême est consacré.

Du grec ?????? / khrísma qui veut dire huile ou onction, la messe chrismale, concerne la cérémonie au cours de laquelle l'Evêque consacre le saint chrême (S.C), huile qui servira dès les baptêmes de Pâques et tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre.

Avec le Saint Chrême qui est l’objet d’une consécration spéciale, deux autres huiles sont également bénites : l’huile des catéchumènes (O.C) qui sert dans les célébrations préparatoires au baptême surtout pour les adultes ou les enfants déjà grands, et l’huile des malades(O.I), qui sert dans la célébration du sacrement des malades.

L'évêque concélèbre cette messe avec les prêtres de son diocèse afin de manifester l’unité de toute la communauté. Elle est tenue pour l'une des principales manifestations de la plénitude du sacerdoce. Diacres et fidèles participent également à cette célébration.

Normalement célébrée le Jeudi saint au matin, la cérémonie peut être avancée à un autre jour qui soit proche de Pâques.

En plus, dans cette célébration qui précède le Triduum pascal, tous les prêtres qui œuvrent dans le diocèse, réunis autour  de l’Evêque renouvellent leurs vœux d’engagement sacerdotal. C’est aussi l’occasion de féliciter officiellement les prêtres jubilaires.  A Gitega, cette année, le jubilaire (50 ans de vie sacerdotal) c’est l’Abbé Gaspard NIYIBIZI, natif de la paroisse Makebuko. Il a son apostolat au Grand Séminaire Saint Jean Paul II de Gitega, où il vient de passer 14 ans. La messe a débuté à 9h30 pour prendre fin vers 13h30.

 

Ici-bas, nous vous présentons l’homélie intégrale (en Kirundi) de S.Exc. Msgr Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega, lors de cet illustre événement, le 1 avril 2015 :  

“TURI KUMWE NA MUTIMA MWERANDA, TUBERE IGIHUGU C’IMANA INDEMESHA ZIBUSHITSE”.

Inyigisho y’Umwepiskopi wa Diyoseze Nkuru ya Gitega ku musi wa Gatatu Mweranda – Duhimbaze Umusi w’Ubusaserdoti bweranda bwa Yezu Kristu, mu Misa yo Guhezagira amavuta meranda – Ivyo vyose ni imigirwa myeranda yo ku wa Kane Mweranda (Mushasha 1-4-2015).

 

1. “Dukenguruke ingabirano y’Ekleziya-Muryango, igaburirwa na Bibliya Nyeranda, ikarangwa n’ingo nyeranda be n’Ibanga ryo kwiheberimana”.

Ba saserdoti bavukanyi nkunda, ni twebwe aba mbere duhamagariwe gukengurukira Imana ku ngabirano y’Ekleziya-Muryango. Ni twebwe aba mbere tubwirizwa kubereka ingene Ijambo ry’Imana rikora Umuryango w’abemera, hasi no hejuru, mu ngo no mubutumwa bwose umukama aha abana biwe, maze icamwa iryo jambo rizanye kigakabura umutima ukenguruka kandi ushemeza Imana ku vyiza iriko iragirira Ekleziya-Muryango.

 

2. Uyu mwaka w’Ubutumwa rero ntugende tudafashanije twese gukurira ubwatsi Dawe wa twese, ngo yongereze urukundo dufitiye Ekleziya-Muryango, Ijambo ryiwe ririmwo umutima n’ubuzima, ingo nyeranda arizo ngoro yiberamwo kandi agakoreramwo, gurtyo zikamwibarukira abamwihebera, mu ndagano nyeranda twigishwa n’Umwana Nyagusengwa wa Data, we yamye yihebera wese ukurangura ico Data ashaka (Raba Yoh 4,34).

 

3. Nyakwubahwa Patiri Gaspari NIYIBIZI, ni wewe shurwe duhereza Imana uno musi, uherekejwe n’umwe umwe muri aba basaserdoti, muri aba bihebeyimana, muri aba bakristu, nzi neza ko umwe umwe aramukanye impundu ishimira Imana kw’isemo ashitseko mw’ibanga Umuremyi yamushinze. Yubire nziza y’imyaka 50 y’Ubusaserdoti!

 

4. Umukama Yezu aratuburiye ico ari, n’ico tubereye na twe igihugu c’Imana. “Mutima w’Umukama ari kuri jewe” (Izaya 61,1; Luka 4,16). Mutima w’Umukama niwe yahinguye Jambo wa Data munda ya Bikira Mariya, nawe arigira umuntu, araza kubana na twe. Mutima niwe aherekeza Yezu mu buzima bwiwe bwose. Nta co akora adahagaze mu bumwe bwiwe na Mutima Mweranda, nkuko tubiyagira Yezu, imbere yo ku mwakira mu Misa, tuti: “Yezu Kristu, Mwana w’Imana nzima, kugushaka kwa Data, ufatikanije na Mutima Mweranda, warapfunye ngo uronkere abantu bose…” (Igisabisho c’imbere yo gusangira). Turakeneye gose kuba hafi ya Mutima Mweranda, kuba muri we, kungira ngo tube indemesha zibushitse mu paruwase turimwo, mu mitigiri y’abakristu turanguriramwo ubutumwa bweranda bw’Umukama. Turamutse tumwikuye n’akanya ide, ntaco dushobora gukora! Nitugabe rero ntihagire n’umwe muri twebwe yigira kure Mutima wa Kristu: yohava ajana inzira ya Yuda yaguze Yezu.

 

5. Yezu  yaje ngo amenyeshe Inkuru nziza aboro. Arazi ko umuntu wese yononywe n’igicumuro; arakeneye kuva muri ubwo bworo; kenshi umuntu we nyene ntashoka abona aho yahinyagaye. Yezu ashaka kubitwereka, ashaka kuduhumura. Na twe nitwasubira kubona neza, duhumure benewacu, tubakomeze: ni co Yezu atuma Petero, ati: “Ni wamara kwigarura, uraheza uremeshe benewanyu” (Luka 22,32).  

 

6. Yezu aje kumenyesha ababoshwe ko babohowe. Muri Kristu twararonse umwidegemvyo w’abana b’Imana; umwidegemvyo ataco usana n’ukugumuka, n’ukwigungana ivyo dushobora kuronka, ataco upfana n’ukwibagira bandi; ahubwo umwidegemvyo wakira mugenzanje, kandi mbere utegerezwa kumwakira, ukatwigisha twese ko turi bamagiriranire. Ni umwidegemvyo wadufashije gukunda Imana n’ugukunda benewacu twivuye inyuma. Ni umwidegemvyo udukabura ngo twihebere Ekleziya-Muryango ataco twinona, mu kanyamuneza ko gusangira n’Imana be na benewacu.

 

7. Yezu aje guhumura abahumye, no gusubiza ijambo abagendana ubumuga bwo kutumva. Yezu ni we Jambo wa Data. Ijambo rya Yezu niryo rivyara ijambo ry’Umuntu, niwe arigabira kugororoka, niwe ariha kwumvikana, kuko rije ryisunga ineza n’urukundo bikomoka kuri Kristu. Ijambo ry’Umusaserdoti rirahimbara igihugu c’Imana iyo rije riva kuri Kristu; iyo rije rimota ukuri kwiwe; iyo rije ryiyambitse ubweranda bwiwe; iyo riherekejwe n’urukundo rwa Kristu, ategeka abiwe kwamana urukundo rusa n’urwo yatweretse ko turi abatumwa biwe (Yoh 13,35; 15,9-17).

 

8. Yezu aturaze ubumwe buzanwa na Mutima Mweranda muri Ekleziya-Muryango. Yezu yarabudusabiye, mbere abugira iragi adusigaranye. Ubumwe bw’abigishwa ba Yezu ni bwo gasima gakomeza inyubakwa y’Ekleziya-Muryango. Ubumwe butangurira mu nzu, mu mubano turimwo; ubumwe bubonekera mu nama imwe tuba twagiye, kandi tukayishira mungiro ukwo yakabaye; ubumwe bubonekera mu kwitwararikana; ubumwe bw’abasaserdoti buja ahabona buciye mu rukundo bamaniranira, narwo rukabegeraniriza mu muvukano uzira kwinubana; ubumwe bwacu mu migambi no mu ndanguro yayo buraheza bukungira hamwe abo bose dushinzwe, bakivuta mu kudufasha ikivi co kwubaka no gushariza Ekleziya-Muryango wa Kristu.

 

9. Bavukanyi basaserdoti, mu kwinovora umusi mukuru w’ibanga ryacu, dusabiranire inema n’umutima vyodufasha kuremesha benewacu ngo ntibigere batirimuka ku ntumbero Kristu abashakira yo kuba Ekleziya-Muryango wiwe. Nabo ni co badusabira; nico batwitezeko; nico bashaka kurahura mw’ibanga ryacu. Mutima Mweranda ni yurure rya sigwa yatugiriye mw’Ibatisimu, mw’Ikomfirimasiyo, no mw’Isakaramentu ry’Ubusaserdoti. Amen.

 

Simoni NTAMWANA

Umwepiskopi Mukuru wa Diyoseze Nkuru ya Gitega.

 

RECOLLECTION A L'INTENTION DES PRETRES ET DU PERSONNEL DES PAROISSES DE LA REGION PASTORALE DE GITEGA (Gihiza, le 23 mars 2015)

En date du 23 mars 2015, a eu lieu une recollection à l’intention des  prêtres et du personnel des paroisses constitutives de la région pastorale de Gitega, de 10h00 à 15h00. C’était à la paroisse Gihiza. Dite recollection a été prêchée par l’abbé Nestor NIYOKINDI, professeur au Grand Séminaire Saint Jean Paul II de Gitega, sous le thème «  LA COMMUNAUTE COMME LIEU DE SANCTIFICATION ». Quinzepersonnes ont répondu présents au rendez-vous : Mushasha : 3 prêtres et 3 sœurs ; Mucunguzi : 1 prêtre ; Magarama : 1 prêtre ; Yoba : 1 prêtre ; Rukundo : 1 prêtre et 1 séminariste (en stage) ; Gihiza : 3 prêtres ; Paroisse saint Gabriel (militaire) : 1 laïc.  

Après l’instruction, nous avons eu une séance pour les confessions ; ensuite, la sainte Eucharistie, pour terminer avec des agapes fraternelles. Voici le contenu de l’instruction que l’Abbé Nestor a donné au cours de cette récollection : 

UMUBANO – UBUZIMA BW’UMUBANO – NI IKIBAZA NYACO CO TWITAGATIFUZA; C’ITAGATIFURIZO; CO KWITAGATIFURIZAMWO.

Umuntu uwariwe wese arafise umubano – umuryango – yegukiye. Ahubwo ntiyegukiye umubano canke umuryango umwe gusa : umuryango w’abantu ; umuryango w’amaraso ; umuryango w’abakristu ; umugambwe ; amashirahamwe ; amadini.

Ica mbere kiduhuza twebwe twese turi aha ni ibatisimu. Ni ukwo rero, turasangiye ubuzima bw’abana b’Imana ku bw’ibatisimu. Ariko rero hariho n’ikindi gishobora kuduhuza: bamwe duhuzwa n’ubutumwa; abandi tugahuza n’indagano twaraganye; abandi nabo tugahuzwa n’isakramentu ry’ubusaserdoti.

Ariko rero tugarutse ku mubano wa twebwe abihebeye Imana hamwe be n’umubano w’abasaseredoti wo kibanza nyaco co gutereramwo intambwe mu nzira y’ubweranda, co kwitagatifurizamwo, tubwirizwa gutegera ko uwo mubano ari uwo gukurikiriramwo Yezu Kristu tukongera tukamwihebera mu gukorera benewacu dusangiye ubuzima bw’umubano hamwe n’abaho tubaye.

Uwo mubano rero ushimikiye,uhagaze ku kwemera dusangiye atari ku bw’amaraso. Ariko rero uwo mubano ubwirizwa kurangwa muri vyose na hose n’ingeso nziza ziranga abantu nya bantu hamwe n’abakristu b’ukuri kuko izo ngeso nziza zishimikiye kandi zikomezwa n’ingeso nziza ndoramana na ndengakamere. Ubuzima rero bw’umubano w’abakristu, w’abihebeye Imana canke abasaserdoti wisunga ubuzima bw’Ubutatu bweranda. Umuryango w’abantu – la famille humaine – siwo karorero k’umubano w’abakristu mu mirwi iyariyo yose. Akarorero k’umubano w’abakristu, abasaserdoti n’abihebeye Imana kava kandi gashimikiye ku buzima bw’Ubutatu bweranda. Hari ubumwe mu budasasa. Hakaba insangira nyakuri ryabagize ubwo bumwe. Uwo mubano rero ubwirizwa kwubakira ku nema z’Imana; ubwirizwa kwubakwa n’inema za Rugira vyose. Ubwirizwa kandi kubakira ku bubabare kuko umuntu agize uwo mubano abwirizwa kwivako uko bukeye uko bwije ngo yinjire mu bumwe bw’abavukanyi ufatiye ku karorero k’ubumwe bw’Ubutatu Bweranda.

 

I.            Agaciro, akamaro n’intumbero y’ubuzima bw’umubano utagatifuza

1º. La dimension sociale et dialogale de l’homme: Umuntu si nyamwigendako ahubwo ni kanyamibano na nyakiyago

Umuntu aba umuntu nya muntu igihe agumye kandi agakomeza ubunywanyi kumwe n’abandi bazi kubana kandi babayeho ngo abandi biteze imbere, babeho neza, bashike k’urugero rwuzuye rw’abantu. Ikiranga umuntu akuze, umuntu nya muntu ni ukumenya kubana n’abandi, kuja hamwe n’abandi kandi agafashanya na bo mu kwubaka ubuzima bw’umubano. Tufatiye ku buzima bw’imibano – la vie sociale – umuntu ashikira urugero rw’umuntu yuzuye igihe ashoboye kwakira abandi akongera agafashanya na bo mu guteza imbere abandi. Fransisiko w’i asizi mweranda yarashimikiye cane kw’isangirabuzima ry’abantu – les relations interpersonnelles – hamwe no mu kubana n’abandi ngo nabo bagire aho bigejeje – vivre avec les autres et pour les autres – kugirango umuntu ashikire urugero rwuzuye rw’ubuntu. Ni ukugira ubwo buzima bw’umubano ubuzima bw’umuvukano. Kanatsinda, Papa Paul VI aravyuhirira avyerekeje ku basaserdoti  ati : « Kuberako muri abungere b’abantu, abavyeyi babo n’abigisha babo, murabwirizwa kuba abavukanyi babo. Ikizobaranga mu biganiro hagati na bo ni ubugenzi bushimikiye kukubasukurira ». Papa Fransisiko ariko aravuga ubuzima bw’umubano soko ry’uberanda aruhirira ati : « Birahambaye cane ko twunga n’abo bantu ubumwe bushimikiye k’ubugenzi no k’umuvukano. Abagenzi barashobora kuba benshi, babiri canke batatu … Ariko rero tubwirizwa kwunga umuvukano na bose ». Muri ubwo buryo, umusaserdoti, canke umukristu canke uwihebeye Imana aritagatifuza muri ukwo gukorera benewabo no mukubakunda mu rukundo rw’abavukana, rutagira agahemo.

2º. Inyifato ndagamubano w’abakristu – attitudes particulières de la communauté chrétienne

Ubutumwa buranga uwakristu ni ukuba icabona ca Kristu hagati mu bantu babana : « Nimurabe ukuntu ari vyiza kandi bihimbaye kubana nk’abavukana, mu bumwe » (Ps 133, 1). Urugero rwaho umukristu ashobora kwakira ingabirano y’ubuzima bw’umubano – iyo ngabirano nayo ni ugusangira ubuzima na Kristu – ni nk’ukugendera umukristu, gusengera hamwe n’abavukanyi, ugusangira ivyiza vy’Imana mu nkuka z’Ukaristiya cane cane izo ku w’Imana ; abandi n’abo ni abasangirabuzima rukristu mu muryango ; abahurira hamwe bakinagura mu gusangira amapfungo, ibisabisho, Ijambo ry’Imana n’irindi sangiramutima (cf. Ac 2, 42-47). Abo bakristu rero bahura kw’izina rya Kristu kandi basangira nawe twose, bakaba muri we kuko ariwe Mahoro yacu : « Nkako nyene, niwe mahoro yacu, we yatumye iyo mirwi ibiri icika umwe, mugusamburira mu mubiri wiwe rwa ruhome rwadutandukanya ari rwo rwanko » (Ep 2, 14). Muri we honyene niho dushobora guhura nk’abavukanyi, tukanezerwa kandi tugasangira twose. Iyo niyo nzira y’ubweranda bw’abakristu.

3º. Inyifato ndagamubano w’abihebeye Imana

Abagiye baratanguza imiryango bose y’abihebeye Imana, bipfuza kurangwa n’umuvukano waranze abakristu ba mbere b’i Yerusalemu. Abo nabo babaho bisunze ubuzima bwa Kristu ari kumwe n’abatumwa biwe. Uwo muryango rero waba urangwa n’abavukana kubw’ukwemera, basangiye ihamagarwa riwe no kurangura kumwe ubutumwa, bagaheza bakabaho nkuko Inkuru Nziza ibibahamagarira. Abo bavukanyi rero basangiye ihamagarwa n’ubutumwa, bahujwe n’ubumwe bw’umutima bushigikiye kuri Yezu Kristu. Si ibisanira rero bishimikiye ku karyango k’amaraso bibahuza. Ntibatorana bonyene, ahubwo bahamagarwa n’Imana bagaheza bagahura bagasangira muri Kristu iryo hamagarwa n’ubutumwa bijanye. N’aha nyene, ni inzira yokugenda bangana Imana yo nkomoko y’Ubweranda bwose.

4º. Inyifato ndangamubano w’abasaserdoti

Abasangiye umubano naho iyo ari abasaserdoti bahuriye ku bintu vyinshi muri iryo hamagarwa :

-        Basangiye ubunyanyi n’umwepiskopi. Ubwo bunywanyi bushimikiye kw’isakramentu  no ku butumwa bwokuba abasuku muri Ekleziya ya Yezu Krsitu (cf. PO 7 ; PDV 17).

-        Basangiye ubunywani hagati y’abo nk’abasaserdoti : kubera isakramentu baronse ari rimwe ni abavukanyi kubw’izo nema za Kristu zishingiye kuri iryo sakramentu. Babwirizwa rero gufashanya muri vyose biciye mu manama bagira, mugusangira ubuzima, mu bikorwa no mu rukundo (PO 8). Ibi navyo bisaba umupatiri umwe wese ukwo ari kwicisha bugufi agaheza akakira abandi ukwo bari.

-        Basangiye ubunyanyi n’umuryango w’abakristu abayemwo : Ubwo bucuti bunshingiye k’urukundi rwitanga nk’umungere mwiza. Ni umusaserdoti kuko asukurira abo ajejwe mu kwitanga atitangiriye itama (Mt 10, 45 ; Jn 13, 12-17 ; 1Co 9, 19). Kanatsinda, mu gusukurira abandi, nibwo butumwa ajejwe kandi yashinzwe muri kwa kwatirwa. Naho abasaserdoti ari abavyeyi, abangere n’abigisha mubo bajejwe, ni abavukanyi babo babereye abavyeyi n’abigisha n’abungere. Ico rero nticokwigera cibagirwa.

-        Bafitaniye ubucuti n’ab’isi : Bari mw’isi kandi niho barangurira ubutumwa bwabo. Ntibokwikumira canke bakumire abatari abakristu. Ni abasuku b’Umukama n’ubwami bwiwe : ubwami bw’amahoro, ubutungane, urukundo. Ubwami buzira inzigo, ishari n’urwanko.

II.         Ibiranga ubuzima bw’umubano urtyorora kandi ukuza mu nzira y’ubweranda :

1º. Umutima mwiza udashikuza : Abansangiye ihamagarwa n’ubutumwa bakeneye umubano udashikuza, urangwa n’umutima mwiza, ubafasha gutorera umuti ibiza bibagora vyose ; ingorane zishitse ntibazikuze ngo zifate isi n’ijuru. Ahubwo bafatiye ku bantu bawo n’ibibashikira vyose, bitonde bige imvo n’imvano zavyo, bakuremwo ibabfasha gukura, bigize kure ibibasubiza inyuma n’ibagira abaja.

Umutima mwiza udashikuza uzirana n’ubwiyorobetsi ; uzirana n’abansumire inda ; ba ndahiro mbi itarwaza mu nda ; ba utabeshe ntasumira umwana

2º. Ihwaniro ry’abantu bakuze : umubano uyobora mu nzira y’ubweranda urangwa n’abantu bakuze aho umwe wese azi ico abwirizwa gukora ; aho umwe wese yubahiriza uwundi mu butumwa bwiwe ariko akamenya guhuza n’abandi muri ubwo butumwa. Mu gukura mu nzira Umukama yahagariyemwo umw’umwe mu mubano, birakenewe ko umuntu agumya inzira yatanguye adataye umutwe : « Gutyo ntituzoba tukiri abana bazungagizwa kandi bahitanwa n’igihuhusi cose c’inyigisho ihagaze ku bubeshi bw’abantu, ku buhinga bwabo bw’ugutwara abandi mu binyoma » (Ep 4, 14).

3º. Umutima rugabo kandi w’ubutwari wereka abandi amayira y’ubweranda bocamwo. Si umutima rero wa basindabibazwa. Ni umutima witwararika ineza ya bose.

4º. Abasangirabutumwa (LG 44). Umubano niwirengagiza ubutumwa ngombwa, uzoba uriko urapfa akagirire kandi uzoshira uyonge. Si ubutumwa butuma umubano usambuka. Isangira butumwa ry’abasangiye umubano rikomeza umuvukano. Iyo ubutumwa budakomeje umuvukano w’ababana, ni ukwisuzuma tukaraba uko tumeze. Iyo umwe ari kuri ubu butumwa, uwundi abwirizwa ku mugumiriza akabando mu kumusabira no mu kumufasha mu bikenewe vyose.

5º. Umubano usangiye amasabamana n’iyindi migirwa y’abana b’Imana.

6º. Gukomeza iciyumviro ngenderwako catumye abantu bahura bakagira umubano. Iyo ico ciyumviro gipfuye canke cibagiwe, ubuzima bw’umubano burangwa n’umuvukano buca butituka.

 

III.       Ingorane zihanze ubuzima bw’umubano

Nta narimwo ihamagarwa rizokwigera ribura utuntu turigora. Biramutse bishitse, ntitwoba tukiri kw’isi. Kanatsinda, ninavyo twigisha n’Inama nkuru ya Vatikano II (LG 8): Ekleziya ni nyeranda ariko irakeneye kuguma yiyubura bushasha

1º. Turafise aho tugarukiriza mukubwiririkanya, muguhanahana amakuru – limites de la communication – Ntibishoboka ko bose tubagira canke batubera abagenzi pfampfe. Umuntu arafise aho ageza. Aho rero duca tubona ubworo bwacu. Ivyo navyo biradufasha kwityorora uko bukeye uko bwije ngo tubashe gushika k’urugero rwuzuye ariwe Kristu.

2º. Ubutumwa butandukanye aha nahariya ku bavukanyi batandukanye: Ivyo biratuma abasangiye umubano badahura ngo basangire ubuzima. Aha rero umwe wese abwirizwa kugiramwo uruhara rwiwe ukwo abishoboye kwose ngo ubuzima bw’umubano bubandanye kandi bukomere.

3º. Aho dukorera ubutumwa hatandukanye. Ni ukuvuga kuba mu mirwi mwinshi kandi turi abavukanyi dusangiye umubano. Uwiyumva mu wundi murwi aranguriramwo ubutumwa, aca atangura kutiyumva kumbure mu mubano arimwo. Gutyo ubuzima bw’umubano bugatangura gutituka. Mu nzira y’ubweranda dukura mu mubano, turabwirizwa kwigora, tukivako, tugaheba ivyo biturtyohera, tugaheza tukubaka umubano wacu.

IV.         Umubano w’ubakwa n’abunze ubumwe – la communauté se construit étant unis –.

Tutarindiriye vyose ku mubano, umuvukanyi umwe wese abwirizwa kwitwararika ukunywana n’abandi bavukanyi. Umwe wese abwirizwa kubishira ku muzirikanyi wiwe. Ikitwungira ubumwe twese kandi kitugororera inzira y’ukuri n’ubweranda ni ukukwirikira Yezu Kristu mu buzima turimwo. Ni ukugumwa ibanga muri ubwo buzima. Gutyo ubuzima burashoboka kandi buratungana.

 

1º. Kwubahiriza ubuzima ntamenwa bwa muntu – respecter l’intimité et le besoin de la solitude. Agatima ka muntu kabwirizwa kubahirizwa kugira umuntu yiyumve kandi abone ko ari n’agaciro.

2º. Ibidutandukanya ntibibwirizwa gusambura ubumwe. Ibidutandukanya vyobwirijwe kudufasha gutangarira ubwiza bw’Imana yo yaremye abantu batandukanye. Vyobwirijwe kandi kudufasha gushira hamwe ingabirano zitandukanye ngo twubwake ibitangaza vy’Imana. Ibidutagukanya vyobwirijwe kudufasha kumera nk’amashurwe menshi ashariza kubera atandukanye mu mabara ariko akubaka ikuntu ciza kuko agiye hamwe.

3º. Gukwirikira Yezu Kristu biratwubaka kandi twese bikaduhuza. Ugukwirikira Yezu Kristu biratwungira ubumwe twese. Igihe rero twemeye kwivako, tugakwirikira Yezu Kristu uko bikwiye, ntankeka ko duhurira hamwe naho tuba dutandukanye.

4º. Umubano w’abahindutse, wabarajwe ishinga no guhinduka.  Ni umubaho uhimbaza ikigongwe c’Umukama kandi ukagitanga ; ni umubano uhimbaza Yezu Kristu yizuye mu bapfuye (Les disciples d’Emmaüs : Lc 24, 13-35).

 

V.           Ikiganiro c’abavukana gicitse ihwaniro c’ubumwe n’ubunyanyi

Hari uburyo bwinshi bwokuvuga ibintu. Ntibikwiye kugira ivyiyumviro vyiza, kuba imvugakuri canke umuntu yizewe. Harakenewe rwose ko mubiganiro umuntu aba ari wese mu buntu bwiwe. Gutyo, arakura kandi agafasha abandi gukura mw’ibanga no mu bukristu canke mu buntu bwiwe. Ihwaniro rikuza umuntu risaba kuza wese n’ugushaka kwiwe kwose. Umubano rero uradufasha gukura, gushika k’urugero rwuzuye ariwe Kristu kuko udufasha kuba abantu nya bantu mu biganiro vy’abavandimwe, vy’abavukana. Ikiganiro c’abavukana gicika ihwaniro c’ubumwe n’ubunyanyi kidusaba kugira inyifato ibereye imbere y’abandi ; kumenya amajambo dukoresha mu gushikiriza ukuri ; kumenya ivyo tuvuga n’ingene tubivuga.

1º. Ikiganiro c’abakristu mu mubano kirafasha umuntu kwimenya ukwo ari : ukwo twumviriza umuntu tumwitayeho, agenda arimenya wenyene kuko ahuye n’umuvukanyi amwumva kandi amutegera. Ntiyiyugara ahubwo arahava akiyugurura akakira umuco w’Umukama.

2º. Ikiganiro c’abakristu mu mubano, ni ikiganiro kinywanisha abavukanyi n’Imana kuko ukuri kuratugira abidegemvya (Jn 8, 32).

3º. Ibikenewe kugirango ikiganiro gitange ivyamwa bishimishije :

-        Kwumviriza uwundi n’urukundo rwinshi : ni ukwumviriza kwa Kristu ; ni ukwumviriza muri Kristu kandi kumwe na Krsitu. Ibi navyo bisaba gufata umwanya ukwiye ukawuhebera uwundi ; kumenya kwumviriza ; kugumya agacerere

-        Kwakirana ubwitonzi bwinshi amayira y’umutima y’umuntu wa none : ni ukugendera n’ukugira urukundo rw’abakristu

-        Kwumviriza gushika umuntu ashikire agatima ka muntu ; amutegere ; banywane nkuko boba basangiye ayo mayira Umukama ariko aramucishamwo.

Uwurondera kuba mweranda ntabwirizwa kubironderera inyuma y’aho abaye canke yiyobagije abo babanye, basangiye ugupfa n’ugukira kubw’ubusaserdoti basangiye canke kubw’ubuzima bwihevyi bwabahuje be no ku bw’ibatisimu ryatugize bamwe.

Par abbé Nestor Niyokindi, Umurezi w’Iseminari nkuru y’i Gitega – Songa.

 

Pour le site, A. Timothée HAKIZIMANA. 

ORDINATION DIACONALE DE FR. PRIVAT NDUHIRUBUSA EN PAROISSE MUBUGA-RUTONDE CE 7 MARS 2015

Après ses études de Théologie à Eichstaett, en Allemagne, Frater Privat NDUHIRUBUSA est rentré au pays le 1 novembre 2014. Un poste de stage pastoral lui était déjà destiné au Lycée Notre Dame de la Sagesse (Ex. C.N.D), où il exerce, jusqu’ici, la fonction de directeur d’internat. En date du 7 mars 2015, S.Exc. Monseigneur Simon NTAMWANA, l’a ordonné Diacre. Les cérémonies étaient incontestablement splendides. Elles se sont déroulées dans la paroisse d’origine dudit Diacre, c’est-à-dire la paroisse Mubuga-Rutonde, une paroisse qui est actuellement tenue par l’Institut des Pères Apôtres du Bon Pasteur et de la Reine du Cénacle (ABPRC) avec comme curé, le Père Achille NSABIMANA. La messe a débité à 10h30 après la bénédiction et la pose de la « pierre de fondation » de la nouvelle église paroissiale en construction là-même. En plus de la communauté des fidèles de la paroisse Mubuga-Rutonde, à peu près  30 prêtres, un bon nombre de religieux et religieuses, divers invités de marque, parmi eux, l’honorable Jean Jacques NYENIMIGABO (natif de cette paroisse, ex-Ministre de la Jeunesse, Sport et Culture, et député élu dans la province de Gitega),… ont répondu présent à la circonstance.

 

Dans son homélie, Monseigneur Simon NTAMWANA a rappelé que l’entrée de Privat dans le groupe des serviteurs de Dieu suppose une exigence qui ne tolère pas la médiocrité. Son ordination est beaucoup plus propice, disait l’évêque, du fait qu’elle se déroule pendant le temps de carême, un temps requit pour la croissance spirituelle, un temps de « conversion du cœur » pour l’ouvrir à Dieu et à ses créatures bien-aimées, les hommes. Du même coup, il demanda à l’ordinandi de réaliser cet idéal sans réserve. Pour se faire, il lui a suggéré de toujours faire sien la prière du prophète Michée, prière qui n’est pas autre que la première lecture de ce même jour (cf. Mi 7,14-15.18-20) : «Que Dieu prenne plaisir à faire grâce ! Que Dieu foule aux pieds nos fautes,… les jette au fond de la mer,… en faveur de son héritage ». De même, l’évêque invita toute l’assemblée à avoir confiance en Dieu qui pardonne nos crimes, sans nous les faire payer. C’est une belle leçon que nous tirons de la parabole du «père miséricordieux » (Evangile du jour),  un père qui, sans reproches, accueille son fils prodigue « revenu à la vie », couronnant sa joie avec un banquet, car « il l’avait retrouvé encore vivant ».

Par cet Evangile (Lc 15,1-3.11-32), Dieu veut nous signifier qu’il est le Père de tous : les prodigues comme ceux qui sont restés dans la maison à son service. La joie du Père c’est de nous retrouver tous vivants. « Sans doute que, aujourd’hui, notre Dieu se réjouit tant pour cette festivité d’ordination que pour l’esprit de conversion qui nous anime durant ce temps de carême », s’exclamait notre prédicateur. « Dieu se réjouit de ce que toute cette paroisse veut se convertir à travers vous, ses enfants. Alors, chers chrétiens, transportez cette joie dans vos familles : Fêtez avec Dieu ! … Puissiez-vous être des hommes réellement convertis, serviteurs et apôtres de l’amour de Dieu, Pasteur plein de miséricorde en faveur de son Peuple », renchérissait-il. Quand à celui qui allait recevoir l’ordination diaconale, il lui notifia que tout ce que nous lui souhaitons, et tout ce que nous attendons de lui, c’est de nous faire contempler l’image de ce Dieu miséricordieux : nous la montrer par la parole et l’action, par l’amour à Lui et à ses enfants. Ainsi, même ce carême pourra être pour nous un carême rénovateur, un carême qui guérit et construit toute notre Eglise-famille.

 

En continuation avec l’homélie, Archevêque de Gitega a profité de l’occasion pour adresser le Message de la Conférence Episcopale Catholique du Burundi en rapport avec les élections qui doivent débuter en mai 2015.

 

Dans les diverses allocutions qui ont marquées la fête, tous ceux qui ont parlé ont remercié le Tout-Puissant pour ce don d’un nouveau diacre -bientôt Prêtre-, serviteur dans l’Eglise servante. Ils ont salué l’idée de mener  l’ordination dans la paroisse natale du concerné, car c’est une belle opportunité pour l’animation vocationnelle. Le Curé et le président du Conseil Paroissiale ont tous tenu à faire part à l’assemblée les projets paroissiaux nécessitant inconditionnellement une aide financière, notamment : 1º) la finalisation de la construction du presbytère et d’une chapelle mariale pour la paroisse (3 ans durant); 2º) la construction de l’Eglise Paroissiale ; 3º) la préparation du jubilé d’or de la paroisse qui va être célébré en 2020. Les travaux de construction de l’Eglise paroissiale seront étendus sur les cinq années, en vue de ce jubilé. 

 

Saisissant la parole, le jeune diacre, après avoir rappelé en bref les indices caractéristiques de son cheminement vocationnel, a rendu grâce à Dieu qui l’a fait « un intime à Lui ». Il a exprimé un profond sentiment de gratitude envers ses parents qui lui ont appris à prier dès le bas âge. Il a remercié ses éducateurs-formateurs depuis Mubuga jusqu’à l’étranger, et tous ceux qui, de près ou de loin, n’ont ménagé aucun effort pour son épanouissement spirituel, intellectuel, etc. Il n’a pas manqué de faire un clin d’œil à la jeunesse de sa paroisse pour qu’ils s’intéressent assidument à la prière, aux études, au travail rentable … et qu’ils répondent joyeusement à la voix de Dieu qui résonne dans leurs cœurs. 

 

Dans son discours, l’honorable Jean Jacques NYENIMIGABO a manifesté un sentiment de grande joie pour l’ordination de Privat Nduhirubusa, qu’il considère d’ailleurs comme son enfant. Il a promis un soutient de toujours à sa paroisse, à ses projets et à ses pasteurs. Il a même suggéré le rassemblement dans une Association des natifs de Mubuga qui travaillent loin de Gitega en vue de les aider à s’imprégner de la vie de la paroisse. Il invita toute l’assemblée à continuer à promouvoir une culture de paix et d’harmonie sociale. Il remercia également l’Eglise catholique pour son habituelle contribution à cette culture de paix, bien que pour le cas du message de la CECAB qui venait d’être lu, il a manifesté une attitude de réserve, car, disait-il, « il y a des instances plus habilitées pour interpréter convenablement la Constitution burundaise ; et donc, il faut attendre patiemment leur décision ».

 

Après la Messe, aux environs de 15h00, les festivités se sont poursuivies au presbytère paroissial où des agapes fraternelles furent partagées dans un climat d’allégresse et de convivialité. Les cérémonies prirent fin vers 17h00, le sourire éclatant sur tous les visages.   

RECOLLECTION A L'INTENTION DES MEMBRES DE L'UNION DU CLERGE INCARDINE A GITEGA (Procure Sainte Marthe de Mushasha, 23/02/2015)

0. Préambule :

En date du 19 janvier 2015, le Président de l’Union de Clergé Incardiné à Gitega (U.C.I-Gitega), Monsieur l’Abbé Frédéric NKURUNZIZA, a adressé une correspondance à tous les membres de cette association, leur invitant à une recollection d’une demi-journée, recollection qui devait avoir lieu lundi le 23/2/2015 à la procure sainte Marthe, sise à Mushasha, à partir de 8h30. Etaient aussi invités d’autres prêtres qui le voudraient.   

Dans sa lettre, l’Abbé Frédéric avait donné l’orientation et l’esprit de ce que c’est la recollection : vivre une récollection, disait-il, c’est prendre le temps de s’arrêter et de se mettre à l’écoute de Dieu sous la mouvance de son Esprit. L’étymologie de ce mot nous le précise d’ailleurs puisqu’il dérive du latin « recolligere », ce qui signifie « revenir sur soi », terme qui a donné naissance au mot français « recueillement ».

La date arrivée, une soixantaine de prêtres a pris part au rendez-vous. La retraite a été prêchée, comme prévu, par Monseigneur Joachin NTAHONDEREYE, Evêque de Muyinga, sur le thème : « LE CŒUR DU PRETRE, LIEU DE LA RECONCILIATION DU PEUPLE DE DIEU EN MARCHE VERS LE ROYAUME ».

1. Résumé sur la recollection :

Tout a commencé par une prière d’invocation à l’Esprit de Dieu, le Père, et de Jésus Christ, son Fils, envoyé pour réconcilier le monde avec Lui. Monseigneur Joachim n’a pas manqué dès le départ à saluer cette initiative qui vise le recueillement et le renouvellement de tout cœur désireux de se réconcilier avec Dieu. Le thème proposé par les chefs de l’UCI-Gitega, selon notre prédicateur, est le mieux indiqué pour un exercice spirituel dédié aux prêtres. Car, non seulement il invite tous les prêtres à se réconcilier avec Dieu (qui les envoie à la Mission), mais aussi il montre que ces mêmes-prêtres veulent que Dieu continue à se réconcilier avec son peuple (auquel chacun d’eux est envoyé), jusqu’à ce qu’il l’introduise dans son Royaume. « Pour avoir voulu m’associer à un tel exercice spirituel, si favorable pour me recueillir, au milieu de vous et avec vous, merci ! », s’exclamait, Monseigneur Joachim.

Instruisant l’assemblée dans l’esprit du thème donné, l’Evêque s’est servi principalement de:

1.     la 2 Cor 5,20-6,1, où il est écrit : « Nous sommes donc en ambassade pour le Christ; c'est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ: laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n'avait pas connu le péché, Il l'a fait péché pour nous, afin qu'en lui nous devenions justice de Dieu. Et puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons encore à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu ».

2.     la relecture de la vocation et la mission du prophète Moise (divers passages des livres de l’Exode, Nombres, Deutéronome, etc.).

Ainsi, il prêcha suivant l’intention que voici: « Que les prêtres soient les premiers bénéficiaires de l’esprit de réconciliation, et que le Seigneur éveille en eux la passion d’être des réconciliateurs ».

En effet, dans notre Pays et malheureusement au sein des membres de notre Eglise, rappelait-il, il sévit encore des divisions profondes et douloureuses. Bien que désavouées par l’Accord d’Arusha, ces divisions ont occasionné des problèmes socio-ethnico-politiques qui réclament être résolus, et des blessures qui sont loin d’être pansées complètement. Force est de constater que la promotion de la culture de paix et la réconciliation est de toute actualité dans notre Eglise et dans notre pays. « Si les synodes diocésains n’y avaient pas pensé, il serait vraiment urgent de les convoquer  aujourd’hui», selon les termes de notre prédicateur. Le cœur de chacun des prêtres s’avère donc, aujourd’hui plus que jamais, dans l’Eglise du Burundi, « le lieu de la réconciliation avec le peuple de Dieu, en marche vers la cité de Dieu ».      

Choisis pour être des envoyés de la Bonne Nouvelle dans la personne du Christ et au nom de l’Eglise, les prêtres constituent un canal et un rayonnement de la réconciliation qui prend sa source en Dieu. Malgré leurs faiblesses humaines, Dieu leur offre sa communion en vue de faire alliance avec son peuple, tel qu’il l’a fait avec Moïse, cet homme le plus humble qu’a porté la terre, en faveur des descendants de Jacob. Par la grâce, Moise assumera le rôle de médiateur, de pont, entre Dieu-Libérateur et Israël-torturé dans l’esclavage- (cf.Ex 19,3-9).

Dieu a un projet pour Israël : le délivrer de ses oppresseurs... Il a vu son angoisse, sa misère et sa peine. Alors, en vertu de sa miséricorde, il se penche sur Moise pour réaliser ce projet se salut, pour réaliser l’Alliance scellée avec Abraham (cf. Ex 3,7-20). Il lui donne autorité de parler en son nom ; il fait de lui un canal de la foi, de la grâce et de la miséricorde en faveur de son peuple déporté et qui ne se rappelle plus ni de la fraternité, ni de la réconciliation (cf.Ex 2,14-13).  Moise est l’un de ceux que l’esclavage a rendu incapable de pardon : il a tué et caché dans le sable un Egyptien qui venait de frapper un Hébreu (Ex 2,12). Toutefois, c’est vers lui que Dieu se dirige : « Va et libère mon peuple ! ». « Maintenant va, je t'envoie auprès de Pharaon, fais sortir d'Egypte mon peuple, les Israélites."» (Ex 3,11).

Mais, pourquoi DIEU poursuit-il MOISE, jusqu’à Madian ? Pourquoi tenir tant à s’associer à homme dans une œuvre que Dieu lui-même pouvait accomplir ?  (en effet, selon Ex 3,8, Yahvé avait dit : « Je suis descendu pour délivrer mon peuple de la main des Egyptiens… »). Yahvé veut faire de Moïse un instrument de la réconciliation ; il veut le rendre participant de son bonheur. C’est pourquoi Moise ne pourra agir que par la force et la grâce de celui qui l’a envoyé. Et de fait, à peine sorti d’Egypte, le peuple crie sa peur et sa détresse quand il s’est vu poursuivi par Pharaon et ses armées (Ex 14,5-14). Il criera aussi à cause de la soif et la faim au désert (Ex 15,22-16), jusqu’à ce que Dieu lui-même intervienne. Et une fois le miracle advenu (Ex 14), « les fils d’Israël crurent en Dieu et en Moise son serviteur » (Ex 14,31b). Ceci dit : « sans Dieu, la vocation de Moise ne saurait s’épanouir, ni se réaliser ». La même chose passe avec le prêtre.    (***)…

Pour conduire Israël vers la terre promise, Dieu a voulu ne faire qu’un avec Moise. Par Moise, Il a fait sortir les israélites de terre de l’oppression (Ex 13,17) ; par Moise, Dieu a fendu la mer en deux parties pour assurer leur « traversée » ; par Moise, Dieu a conduit le peuple vers la terre promise, assurant chaque fois leurs besoins bien souvent par l’intercession de son serviteur Moise ; par Moise, Il a donné sa Loi à son peuple, son code d’Alliance avec ce dernier (Ex 19-23). Ensuite, Dieu a appelés les Israelites à la communion avec Lui par le sang (symbole de la vie) des taureaux, donnant l’autorité à Moise de diriger cet acte tellement sublime (Ex 24). Et, enfin, Dieu a renouvelé son alliance avec eux (Ex 32), toujours par l’intermédiaire de Moise. Celui-ci, à maintes reprises, intercédait pour ce peuple nécessiteux de la conversion, pour que Dieu ne l’anéantisse pas. Ainsi, Moise est devenu comme le conseiller de Dieu, et un conseiller de marque. Car, si Dieu anéantissait son peuple, il aurait compromis son initiative. En cela, le cœur de Moise est devenu le lieu de réconciliation et de la communion de Dieu avec son peuple. Mais, il a fallu que Moise entre le premier dans cette réconciliation, dans cette communion, avant de pouvoir y conduire les autres. Il en vaut également pour les prêtres, aujourd’hui plus qu’hier.

Comme prêtre, en cherchant à être des réconciliateurs,  nous devons accepter d’être comme Moise de Madian : ce Moise trouvé assassin par ceux qui sont devenus incapables de réconciliation, ce Moise pourtant immergé dans la communion totale avec Dieu-Libérateur. Nous pouvons penser et élaborer bien de stratégies, mais si elles n’émanent pas de Dieu, nous échouerons. Car, c’est la communion avec Dieu qui donne l’harmonie de nos rapports avec Lui. Il a fallu que Moise entre pleinement dans cette logique. Réconcilié avec Dieu, devenu un intime de Dieu, il a pu, malgré ses limites physiques, morales,… conduire Israël à bon port. De cette réconciliation, de cette communion de départ, pourrions-nous dire, a jailli la réconciliation, la communion du peuple de Dieu en marche vers la terre promise, une terre qui, loin d’être un territoire, est un style de vie, marquée par l’amour et la justice.

Comme culmination de la tâche de médiateur, vis-à-vis de Dieu et de son peuple, Moise accepte humblement de mourir, sans même pisser la « terre », bien qu’il l’ait vue de loin. Il accepte de mourir pour que Dieu soit tout pour Israël. En outre, Moise avait eu toujours cette conscience que Dieu susciterait un autre prophète du milieu d’Israël (Dt 18,5), chose qui nous montre qu’il était conscient tout au long de son ministère que son rôle s’arrête à la médiation.

Alors, nous les prêtres, sommes-nous conscients de l’essence de notre ministère et de ses exigences ? Et si nous en sommes conscients, quel sens donnons-nous à notre mission de réconciliateurs ? Nos limites doivent nous convaincre que nous vivons comme tout le monde (cf. Rm 7,14-25). Nous vivons ce que vivent les autres membres du corps du Christ. Ces divisions qu’ils souffrent, nous en souffrons nous-mêmes (cf. 2 Cor 12,7-10). Nous ne sommes pas meilleures que Saint Paul. Pour ce, nous devons toujours chercher à retrouver notre unité avec Jésus Christ, à rester en communion avec l’Eglise. Il nous faut rester unis, fidèles à la mission,… même si cela doit nous coûter beaucoup de patience, l’écoute, la concertation, le pardon fraternel, … une réconciliation connexe de la miséricorde. 

2. Clôture :

La récollection  a été clôturée par une Messe d’action de grâce à laquelle a participé la quasi-totalité des participants à cet exercice spirituel. Un déjeuner, nourri par des échanges divers, fut aussi partagé avant de se séparer vers 16h00.    

Mushasha, le 23 février 2015 

                                                                                Le rapporteur :

Abbé Timothée HAKIZIMANA

VISITE EFFECTUEE PAR LES ANCIENS SEMINARISTES DE MUGERA ET CEUX QUI ONT TRAVAILLE DANS CETTE PEPINIERE CHERIE (Mugera le 1 mars 2015)

En date du 1 mars 2015, les anciens séminaristes de Mugera et ceux qui y ont travaillé ont visité le Petit Séminaire, cette pépinière qui nous tient tous à cœur pour avoir contribué à l'épanouissement tant intellectuel que spirituel de nombreux des Burundais. Notons dès le départ qu'il s'agit de la première école secondaire présente au Burundi depuis  son existence. Le Petit Séminaire de Mugera célébrera son jubilé de 100 ans d'ici 11ans.

L'objectif principal de cette visite est de créer un cadre de rencontre des amis du Petit Séminaire de Mugera, et partant une ASSOCIATION qui portera ce nom susmentionné. De cette manière, on pourra revivre la fraternité et l'amitié initiées à cette école, une fraternité et amitié qui restent vivantes dans beaucoup de cœurs de ceux qui l'a fréquentée. 

Tout a commencé par une Messe dominicale dite par l’Abbé Barnabé NTAHOYAMA, l’actuel Recteur du Petit Séminaire, assisté par douze prêtres et un Diacre. Au début de cette Messe, le recteur a prononcé un discours d’accueil, mais un discours qui relate aussi la situation actuelle du petit séminaire de MUGERA, ses projets urgents et ses projets à long terme (vous trouverez ledit discours à la fin de ce résumé et nous comptons le traduire bientôt en français pour les amateurs de la langue de Molière).

Après la messe, une visite du Petit Séminaire a été faite pour se rendre compte de l’état des lieux de ses infrastructures, ses champs et ce qui concerne  son élevage.

La réception a suivi. Les visiteurs, les visités, autorités et séminaristes ensemble, ont rempli le réfectoire. Mais, quelle allégresse ! Au tour d’un verre, les mets exquis et le dialogue de frères, des discours aimables…, on a rien manqué. Se faisant, le groupe de visiteurs, à travers la personne de Edmond TOYI (journaliste à la RCF BONESHA) et la personne de Monsieur l’Abbé Frédéric NKURUNZIZA (Recteur de l’UNIVERSITE POLYTECHNIQUE DE GITEGA), a remis au Séminaire un tableau de souvenir et une enveloppe pour soutenir ses projets.

Sortis du réfectoire, on a poursuivi avec une belle séance d’échanges, séance animée par des histoires qu’on ne peut rencontrer nulle part que dans un cadre des frères retrouvés après de longues dates ! C’était dans les enceintes du presbytère de la communauté sacerdotale du Petit Séminaire. Tous se sont présentés l’un après l’autre et certains ont alors exprimé leurs idées, souhaits et suggestions, à propos de la future et désireuse « Association des amis de Petit Séminaire de Mugera ». Les derniers visiteurs ont quitté le Séminaire vers 21 heures du soir. Tout avait un air insolite.  

Au total, 40 Visiteurs venus de loin (c’est-à-dire, sans compter ceux qui vivent dans la contrée de Mugera) ont pu prendre part à cette visite. Ils étaient venus de Bujumbura, Gitega, Karusi et Ngozi. Tenant compte du laps de temps pendant lequel on a organisé la visite, le quota de participation est très satisfaisant. Nous comptons revivre un tel événement toutes les années. (A. Timothée HAKIZIMANA).

Voici alors le discours que nous a adressé le Recteur du Séminaire de Mugera, au début de l’Eucharistie:

Banyakubahwa  basaserdoti

                           Bihebeye Imana

                           Bashitsi bacu

                           Batumire bacu

                           Baseminari ;

           Tugire Yezu Mariya na Yozefu,

Ndi n’iteka n’akanyamuneza ntangere ko gukengurukira Imana kuri uyu musi mwiza cane. Rero dukeze iyo Mana yashize  mu mizirikanyi y’aba bashitsi umutima wo gukenguruka kuko ntamvo yindi yoza isumvya insiguro y’uru rugendo bagize. Iyo Mana tuyikomere amashi menshi cane.

             Kw’izina ry’umuryango wose w’iseminari y’i Mugera no kw’izina ryanje nyene, ndabahaye ikaze ribakwiye nk’abarerewe muri uru rugo canke nk’abaharanguriye imirimo nk’abarezi.  Uru rugo murabizi ko rukuze kuko rumaze imyaka mirongo umunani ni cenda (89). Mbere serugo wa mbere  ariwe umwepiscopi mukuru wa Diyoseze ya GITEGA akipfuza  ko twitegurira yubire y’imyaka ijana (100) mukuzogira umunsi mukuru w’imyaka mirongo icenda(90), nk’ukwinjira muri uwo mwiteguro ; none rero bashitsi nogira nti mutubereye inyitangizo kuko twibazako urwo rubanza rutwega twese uri kuri iyo myaka mirongo icenda(90) canke ijana(100).

Bashitsi bacu uko iyi seminari yagiye irakura yaraciye mubihe vyinshi vyiza ahanini, naho ivyayigoye bitabuze.

Turanezerewe n’uko ubumenyi bushingiye ku ndero y’umuntu wese (la formation intégrale) buguma bwibonekeza, tukisunga aho nk’ingene abaseminari bamenya neza mukibazo ca Leta (Examend’Etat) , muri bo hakaboneka igitigiri gishimishije cinjira mw’iseminari nkuru, abagiye muri kaminuza iyo ariyo yose bakabandanya neza. Mfatiye aha hafi, mumwaka uheze twabaye ib’indwi (7ème) mu gisata c’indome za none (L.M), ab’icumi na rimwe  mu gisata c’ubushakashatsi (ScientifiqueB) mu gishugu cose.  Ivyo bibanza si vyiza cane ariko kandi si bibi, gusa biva kumvo nyinshi nkuru nkuru zikaba izi : Abana baza bafise ubumenyi buke bwobaye inshingiro y’ibikurikira, ibikoresho bidakwiye cane cane mugisata c’ubuhinga, hamwe n’abarimu badakwiye neza. 

Mukubaho kwa misi yose, iseminari itunzwe n’agafashanyo kava mubiro vya papa biraba amaseminari, naho kagabanuka kumwaka kumwaka, imfashanyo y’ibifungurwa yo muri Diyoseze biciye ku ma paruwase ; hamwe n’ibivuye mu kwiyungunganya mubikorwa  vy’ukudandaza,  ukurima  n’ukworora aha mw’iseminari,  muraza kuronka akaryo ko kubona bimwebimwe muri vyo bikorwa.

Mumigambi dufise kandi nkenerwa cane ahanini ni ugusanura amazu (toiture) hamwe n’uko abana bacu nabo boshobora kuronka uburyo bwo kwiga ubuhinga bujanye n’ibibihe « informatique », vyumvikana ko ari imigambi tutokwishoboza, mbere itonaranguka  bukwi na bukwi tuzoyishira muri ya myaka yo gutegura yubure y’imyaka ijana(100). Gusa kubera ubusaza bw’amazu twama turiko turasubiramwo.

Muri make ng’uko uko iseminari, umuvyeyi wa twese yifashe. Muguhereza, muri iyi nkuka ya Misa , dukengurukire Imana kuri ico gihagararo c’iseminari, tuyiture umwe wese mubayizi , mubayifiseko umutima, tuyiture na cane cane aba bashitsi ari bamwe mubayihetse cane k’umutima.

Ese uyu musi woba nogira nti iyindi ntango nshasha izobandanya iryohora ishusho y’iseminari yacu ibashe kurerera Ekreziya n’igihugu cacu mbere n’isi yose.

Tugire Yezu Mariya na Yozefu

Umuryango mweranda w’i Nazareth. 

                   Patiri Baranaba NTAHOYAMA                            

Umuyobozi w’Iseminari y’i Mugera

ORDINATION DIACONALE ET COLLATION DU MINISTERE DE LECTORAT AUX MEMBRES LA CONGRAGATION DES PERES DE LA DOCTRINE CHRETIENNE À GITEGA (Songa-Musenyi, le 14 / 2 / 2015). (copie 1)

En date du 14 février 2015, la Communauté des Pères de la Doctrine Chrétienne sise à Gitega a eu le privilège de célébrer l’ordination diaconale de deux de ses membres, choisis par Dieu pour devenir Serviteurs dans  l’Eglise servante. Il s’agissait des frères  NTUNZWENIMANA Fidèle natif de la paroisse Gisuru et GACUMU Pierre Claver de paroisse Muyaga, Diocèse RUYIGI.

Dans la même célébration et avant cette ordination, trois autres frères ont été institués Lecteurs de la Parole de Dieu, à savoir : DUNIA Chadrack Matthieu (naturel de la paroisse Mboko, Diocèse d’UVIRA en République Démocratique du Congo), NYAMWERU Dieudonné (paroisse Gitwenge-RUYIGI) et RIVUZIMANA Protais (Pasroisse Gihanga- BUBANZA).

Au début de la messe, le Père Supérieur Général, Mario Gian RADAELI, a salué et adressé des mots d’accueil à tous les invités à la circonstance, en particulier l’Archevêque de Gitega, S.E Monseigneur Simon NTAMWANA qui devait présider les cérémonies. Celui-ci a accueilli avec liesse ces paroles de bienvenue et a signifié que ce jour est une occasion singulière de jouissance pour lui, en raison de trois motifs : 1º) la visite à cette communauté des Pères de la Doctrine chrétienne  récemment érigée à Musenyi-Gitega ; 2º) la collation du ministère de Lectorat à trois candidats aux ordres sacrés ; et 3º) l’Ordination diaconale des frères Fidèle et Pierre Claver, qui se préparent à être apôtres de la Doctrine chrétienne.  L’opportunité se présentait donc  avec dignité.

Selon le Père Mario Gian RADAELI qui a tenu aussi le discours de remerciement à la fin de la messe, l’ordination des deux diacres et la collation du ministère de lectorat à trois frères  à Musenyi est une cueillette des premiers fruits donnés par le Seigneur dans cette nouvelle communauté. Les dons conférés soit aux diacres soit aux lecteurs, sujets principaux de cette célébration, fructifieront davantage pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Il termina son allocution disant merci à tous ceux qui ont répondu présent à la circonstance. Il les confia du même coup à la Sainte Vierge Marie et au Bienheureux César de Bus, fondateur de la Congrégation.    

Pendant la réception, l’Archevêque de Gitega a saisi l’occasion pour remercier la Congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne pour avoir choisi le Burundi comme zone de leur mission, parmi très peu de pays (5). « Les burundais ont encore ce goût d’être amis de Dieu... Notre Eglise est vivante, imprégnée  de religieux et religieuses. Mais, la moisson reste là abondante », disait-il. Nous avons encore beaucoup à enseigner, beaucoup de pas à avancer pour fonder notre foi sur une base sûre, sur la vraie Doctrine, essentiellement chrétienne et réellement catholique. « Progressez donc, chers pères de la Doctrine chrétienne, toujours  nous vous soutiendront par la prière et par tout ce qui est à notre portée », renchérissait l’archevêque.   

Les cérémonies prirent fin vers 16h dans un climat bon enfant. 

Nous signalons ici que la Congrégation des Pères de la Doctrine Chrétienne est une famille missionnaire, fondée à Avignon (France), à la paroisse de Cavaillon,  en 1592, par le Bienheureux  César de Bus. La Congrégation s’est étendue progressivement en Italie, au Brésil, en Inde et au Burundi. Certains jeunes burundais ont embrassé le charisme des pères missionnaires de la Doctrine chrétienne et, déjà, quatre des premiers adhérents  sont devenus prêtres. Il s’agit des Pères Venant NTAHONKIRIYE, Charles BITARIHO, Joseph MPITABAKANA(de Gisuru) et Nicolas BAZIKWANKANA (de MURIZA), tous du Diocèse Ruyigi. 

50 ANS DU MOUVEMENT XAVERI DANS L’ARCHIDIOCESE DE GITEGA : JUBILE DORÉ DE GRACES ET DE BENEDICTIONS (Mushasha, 14 fevr. 2015)

Inoubliable! Inoubliable! Inoubliable!

 

La date du 14 février 2015 fut l'occasion de célébration du Jubilé d'or du Mouvement Xaveri dans l'Archidiocèse de Gitega!  Quelle allégresse charitable! Tout avait une odeur de charité! 

Préambule :

Le Mouvement XAVERI est l’un des Mouvements d’Action Catholique présents dans l’Archidiocèse de Gitega. Il a été fondé au Zaïre (actuel R.D.Congo), plus précisément, à BUKAVU, par le père blanc, Georges DEFOUR, de nationalité belge. La 1ère réunion eu lieu le 7/9/1952 avec 40 jeunes. Le mouvement arrivera au Burundi une année plus tard, en date du 7/8/1953, grâce au frère Gerolf aidé par l’Abbé André KAMEYA (natif de Bukeye-MURAMVYA). Ce dernier sera le 1er et principal propagateur du Mouvement, surtout quand il a été nommé par Msgr Michel NTUYAHAGA comme Aumônier de ce Mouvement. Le Mouvement XAVERI, pour subsister à ses débuts  difficiles trouvera  un secours incontestable en une sœur Mwene-Tereziya, appelée Gaudence.  La situation étant comme ça, il a suffi seulement trois ans pour que le Mouvement s’implante, non sans peine,  aussi dans l’Archidiocèse de Gitega, c’est-à-dire l’année, 1965.  

Le Mouvement XAVERI est donc un Mouvement de formation sur divers plans et un Mouvement d’action catholique dont le but principal est l’animation chrétienne, non seulement de ses propres membres, mais aussi de la masse des jeunes et adultes, afin de les éclairer tous  sur la vie d’un chrétien engagé et sous la devise « charité… !...Toujours ! », qui traduit l’amour de Dieu et du prochain.  

Célébration du Jubilé (Mushasha-Gitega, 14 février 2015)

Les cérémonies ont débuté par des jeux et chants d’animation au Grand-Carré devant la Cathédrale Christ Roi de Mushasha, depuis 9hoo. Puis, il a suivi une grande procession vers l’Eglise, avec comme président de la Messe, l’Abbé Charles N. Aumônier National. Une participation de plusieurs  groupes de xaveris (jeunes et adultes) venus de tous les coins du Diocèse de Gitega, des représentants des xaveris en provenance d’autres diocèses du Burundi, distingués invités, y compris le Chef National du Mouvement XAVERI, M Zénobé N.,…furent  ont rehaussé de leur présence à ces belles cérémonies. Tous faisaient sauter la joie et l’allégresse dans les airs de Mushasha. 

Le prédicateur du jour, M. l’Abbé Thaddée MINYURANO, Aumônier Diocésain du Mouvement XAVERI à Gitega, a insisté beaucoup sur le sens et le caractère spécial de l’année jubilaire se référant surtout au texte du Lévitique, en son 25èmechapitre.  Abbé Thaddée avait structuré son homélie sur trois axes : 1º) le Jubilé, 2º) La devise du Mouvement : « Charité… Toujours et partout ! », et,  3º) « Le témoin de la résurrection de notre Seigneur Jésus », Saint François Xavier, patron du Mouvement XAVERI.

1. Le mot« Jubilé », expliquait-il,  vient de l’hébreu « Yobel », ce qui signifie « trompe », une espèce de corne dont on se servait pour annoncer la fête et la joie jubilaires.

Voici quelques éléments caractéristiques de l’année jubilaire en Israël : 1º) Compter sept semaines  d’années, sept fois sept ans, c’est-à-dire 49 ans. Alors  le 10ème jour du 7ème mois, on faisait retentir l’appel de la trompe déclarant ainsi sainte la 50ème année ; 2º) L’affranchissement de tous les habitants du pays ; 3º) Les esclaves récupéraient leur patrimoine et leur liberté ; 4º) La mise en jachère de la terre : Cesser de semer, de moissonner,  de vendanger (ce qui ne signifie pas que l’année jubilaire soit une année de paresse. C’était seulement pour procurer du repos à la terre) ; 5º) Ne pas léser son compatriote  à propos des prix dans les achats ; 6º) Aider les pauvres ; 7º) L’abandon des dettes ; Etc.

« Chers, membres du Mouvement XAVERI, cette 50ème année de présence de notre Mouvement dans le Diocèse de Gitega, nous sommes appelés à la fête, au Jubilé  d’or. C’est pour nous une occasion de rendre  grâce au Seigneur pour tous les bienfaits que le Seigneur a rependu à tout le peuple fidèle de Gitega, en particulier aux xaveris eux-mêmes. C’est aussi une belle opportunité pour nous faire un authentique examen de conscience et louer le Seigneur pour le bien accompli, mais aussi demander pardon partout où nous avons failli. C’est une occasion de nous convertir à la charité sans faille », expliquait notre prédicateur.

2. La devise du Mouvement XAVERI : Charité… Toujours et partout !

 La charité est la Loi suprême des chrétiens, la Loi des xaveris. Selon Saint Paul, «Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien » (I Cor 13,3). Et Jésus  a dit:Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres » (Jn 15,17).

Cette loi de la charité nous urge dans le Seigneur à accomplir nos vœux baptismaux et, plus particulièrement, les engagements signifiés dans les diverses promesses faites dans le Mouvement XAVERI. Sur ce, Abbé Thaddée a explicité les différents attribués au mot amour : Il y a l’amour sensuel dû à la concupiscence : « eros » ; l’amour des biens : « philia » ; et l’amour désintéressé : « agapé » (c’est ici la charité). Les xaveris  prônent l’amour-charité, et non l’amour de soi ou des biens. Là-dessus, notre prédicateur a fortement exhorté à tous, surtout aux jeunes, de ne pas abuser de leur vie pensant pratiquer l’amour qu’enseigne le Mouvement XAVERI. Dans cette année jubilaire, le Mouvement XAVERI s’est choisi un thème pastoral pour vivre la charité, non seulement à Gitega, mais au niveau national : « Xaveris, illuminés par la Parole de Dieu, soyons des témoins exemplaires de la foi et la charité, partout où nous sommes, et plus particulièrement dans les familles ».  Pour se faire, les xaveris  sont invités à : 1º) respecter le plus parfaitement possible la dignité de la famille ; 2º) méditer sur la vie consacrée durant cette année qui y est dédiée ; 3º) se procurer la sainte Bible, la lire avec dévotion, l’enseigner aux autres, se laisser illuminer par celle-ci et vivre suivant l’esprit évangélique ; 4º) promouvoir la vérité et la réconciliation ; 5º) participer aux élections avec amour désintéressé ; 6º) éviter le chambardement culturel de nos jours dû à l’émeute de ce qu’on appelle  « nouvelle éthique mondiale ».      

3. En 3ème position, le prédicateur, s’appuyant sur l’exemple de Saint François Xavier, patron du Mouvement XAVERI,  a invité l’assemblé à être les témoins fidèles de la résurrection de notre Seigneur Jésus. « Chers xaveris, soyez fidèles à tous vos engagements, depuis les vœux du Baptême jusqu’aux engagements faits comme xaveris ... Certes qu’il nous faudra un effort spécialement coûteux en cette époque, plus qu’avant. Mais, soutenus par la force de Dieu, nous y arriverons », disait-il. Sans doute, l’exemple de Saint François Xavier nous y encourage. Converti sous le conseil de son ami Saint Ignace de Loyola, qui lui répétait cette Parole divine écrite en Mt 16,26 : « Que servira-t-il donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie » ; Saint François Xavier est devenu un grand missionnaire jésuite, mort sur le champ de bataille d’évangélisation (au seuil de la Chine), après avoir parcouru plus de 11.000 Km.  Qui comme lui pour dire : J’aime ! Il ne pouvait pas supporter qu’un peuple entier méconnaisse le Christ et son salut.  Comme Saint Paul, « l’amour du Christ le hantait !!!»

C’est pourquoi, le jubilé d’or du Mouvement XAVERI à Gitega, devra aider ses membres à alimenter le feu de l’amour de Dieu et du prochain en ravivant en eux le feu évangélisateur, selon les mots de l’aumônier Diocésain du Mouvement XAVERI à Gitega. Dans cette Eucharistie, quatre dames ont émis leurs promesses  du 3ème degré (Croix d’Or) et une autre les a renouvelées. 

Après la Messe, les festivités se sont poursuivies au Lycée Notre Dame de la Sagesse où a eu lieu la réception et divers discours pour la circonstance.  

La fête qui avait commencé à 9h du matin a pris fin aux environs de 18h30 dans un climat doré de grâces et bénédictions.    

 

CÉLÉBRATION DE LA FÊTE DE LA PRÉSENTATION DU SEIGNEUR ET DE LA FETE DES CONSACRÉS À GITEGA (Dimanche, le 1 février 2015)

Dans l’archidiocèse de Gitega, la fête de la Présentation du Seigneur, qui se célèbre normalement le 2 février de chaque année, depuis le IVème siècle à Jerusalem, a été avancée d’un jour.  Se faisant, ce 1 février 2015, 4è dimanche du Temps Ordinaire, ce fut, à Gitega, la célébration de cette grandiose fête qui réunit comme toujours : 1º) la Présentation de l’Enfant Jésus au Temple; 2º) la purification de sa Mère, la Vierge Marie ; 3º) la fête de la Lumière ;  et, en 4ème position, la fête de tous les Consacrés. C’est dans cette optique que les consacrés qui œuvrent dans notre Archidiocèse s’étaient réunis à la Cathédrale Christ-Roi de Mushasha pour célébrer la fête qui leur est dédiée internationalement.

La messe a débutée à 9h45 avec une longue procession depuis l’Archevêché vers l’Eglise-cathédrale. Au moins 29 Congrégations ou Familles de consacrés étaient représentées :

1.    1. Les Frères Missionnaires de la Miséricorde ;

2.    2. Les Frères de Saint Gabriel

3.    3. Les Frères de la Charité

4.    4. Les Frères Bene-Yosefu

5.    5. Les Frères Bene-Paulo

6.    6. Les Apôtres du Bon Pasteur

7.    7. Les Pères Missionnaires de la Réconciliation

8.    8. Les Frères de Saint Camille

9.    9. Les Sœurs Missionnaires d’Afrique

10.  Les Sœurs Servantes de Notre Dame des Douleurs

11.  Les Sœurs Missionnaires du Cœur Immaculé de Marie

12.  Les Sœurs Ouvrières

13.  Les Sœurs Franciscaines de Notre Dame du Mont

14.  Les Sœurs Franciscaines de la Croix Glorieuse

15.  Les Sœurs Militantes de la Sainte Vierge Marie

16.  Les Sœurs Bene-Teresiya

17.  Les Sœurs Bene-Bernadeta

18.  Les Sœurs Bene-Mariya

19.  Les Sœurs Bene-Angela Merici

20.  Les Sœurs Missionnaires de la Rédemption

21.  Les Sœurs de Missionnaires de Marie Mère de la Réconciliation

22.  Les Sœurs de Sainte Famille de Nazareth

23.  Les Sœurs de Sainte Dorothée de CEMO

24.  Les Sœurs Amies des Souffrants

25.  La Fraternité Sainte Faustine (Abahoza)

26.  Les Sœurs Prêcheuses du Royaume

27.  Les Sœurs de Marie Mère Reine du Saint Sacerdoce

28.  La Compagnie du Bon Pasteur

29.  Le Foyer de Charité

La Sainte Eucharistie et les autres cérémonies étaient présidées par Monseigneur Jean Marie HARUSHIMANA, Vicaire Général de l’Archidiocèse.

Dans son homélie, il a rappelé que, en la présentation de Jésus au Temple, Jésus Christ lui-même, dans les mains de sa mère, la Vierge Marie se présente à son Père. Il ne dit rien à ce moment-là, mais, c’est lui qui permet cette rencontre entre la sainte famille de Nazareth et le peuple de Dieu, par l’intermédiaire des deux sages Siméon et Anne qui avaient reçu la mission de reconnaître le Christ et Sauveur dans l’enfant Jésus présenté au temple. Siméon rend gloire au Père parce que ses yeux ont vu la gloire du Salut préparé à toutes les nations et il annonce que cette enfant sera le signe de perdition pour beaucoup de gens en Israël, un signe de contradiction, mais qui va relever la voie d’une grande multitude. "Nous les consacrés, religieux et religieuses et missionnaires, nous sommes venus rendre grâce au Père pour l’appel qu’il nous a lancé de venir nous consacrer à lui, nous aussi, en ce jour. Malgré nos faiblesses et notre indignité, c’est lui qui nous donne la force d’accomplir sa mission au milieu de l’Eglise, dans ce monde en parfaite mutation », faisait remarquer Monseigneur Jean Marie. Le pape François nous rappelle la joie de l’annonce de l’Evangile qui provient de Dieu Lui-même et que nous devons transmettre à nos frères et sœurs croyants et non-croyants, dans la fidélité à nos engagements à suivre le Christ et à marcher dans ses pas, dans ses ordres, dans la pauvreté, dans la chasteté et dans l’obéissance. « Nous, religieux et religieuses, et consacrés au Seigneur, nous avons non seulement la mission d’éclairer ce monde qui tend à la désacralisation et à la perte de la foi, mais aussi de le réveiller de son sommeil pour qu’il puisse se fonder de nouveau sur les bonnes valeurs morales et spirituelles que nous retrouvons en Dieu », concluait notre prédicateur.      

Vers la fin de la Messe, avant l’Action de grâce, le Président des cérémonies a offert aux supérieurs des Congrégations ou à leurs représentants et aux supérieurs des Familles de Consacrés en présence deux signes marquant leur envoi en Mission : La Bible et une Colombe qu’on laissa planait au-dessus de tous les fidèles dans les airs de cette grande et magnifique Eglise cathédrale de Gitega.

Par après, Le président du Comité du Conseil paroissial de Mushasha, au nom de tous les fidèles, a exprimés les vœux, les meilleurs à tous les consacrés pour passer une joyeuse fête et pour aller toujours de l’avant à la mission du Christ-Sauveur. De sa part, Le Vicaire Episcopale, chargé des consacrés dans l’Archidiocèses, Abbé Pierre Rwamangu (Curé de la paroisse Rukundo) a tenu lui aussi un discours d’action de grâce garni de beaucoup d’exhortations aux consacrés et à toute la famille chrétienne qui doit soutenir ces derniers.

Les cérémonies se sont poursuivies dans la salle « Magnificat » des Sœurs Militantes de la Sainte Vierge Marie pour le partage d’un vin d’honneur. La réception était splendide, animée par des danses des novices. Tout le monde pouvait noter qu’ils s’y étaient préparés avec sérieux. Une autre  équipe de 10 novices a présenté un sketch qui relate certaines des entraves auxquelles peuvent se heurter en famille les jeunes appelés à suivre le Seigneur, et les fruits tellement merveilleux qui suivent quand les mêmes jeunes ne sont pas terrifiés par les embuches du chemin et qu’ils répondent avec joie à  la voix de Dieu.  

 

 

 

JUBILE DE 175ème ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DE LA CONGREGATION DES FRERES DE NOTRE DAME DE LA MISERICORDE + PROFESSION DE VŒUX PERPETUELS DE DEUX DE SES MEMBRES (Gitega, le 25/1/2015).

A l’occasion du 175ème anniversaire de la Congrégation des Frères de Notre Dame de la Miséricorde, les frères Philothé HAKIZIMANA (paroisse Rukago) et Phocas HAVYARIMANA (paroisse Buraniro), tous deux du diocèse Ngozi, ont professé solennellement leurs vœux perpétuels. 

Les cérémonies ont eu lieu à Mutwenzi -Gitega-, présidées par S.E Msgr Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega. La messe a débuté à 10h.

Dans son homélie, l’Archevêque a remercié les membres de la Congrégation mentionnée pour leurs œuvres caritatives manifestées dans l’éducation de la jeunesse et surtout dans le dévouement à aider les déficients mentaux. Les frères de la miséricorde ont montré qu’ils sont en réalité les « apôtres de l’amour des pauvres », disait Msgr Simon. Il leur a rappelé que, depuis leur fondation, leur engagement est d’être les martyrs de la miséricorde de Dieu. Au moment où dans les pays régnait le principe de chacun pour soi, le Vénérable Msgr J.B. Victor SCHEPPERS a vu loin, pensant et inspirant les autres à penser à des misères qui raflent les gens dans les terres éloignées de l’Europe, et, voilà que sa famille missionnaire est arrivée jusqu’au Burundi. « Que les jeunes entrent chez vous, chers frères de la miséricorde, car vous êtes l’espérance dans le monde et dans l’Eglise » déclarait Msgr Simon, s’adressant aux membres de la congrégation jubilaire.

Abondant dans la logique de la parole de Dieu lue ce jour-là, c’est-à-dire l’Evangile de Mc 1,14-20, l’Archevêque s’adressait à l’assemblée en ces termes : « Chers frères, tout le monde est invité à la conversion, au changement, les grands comme les petits, les gouvernants comme les gouvernés. Suivre cette interpellation nous permettra à nous tous de réaliser notre vocation première : ressembler à Dieu... Chers frères de la Miséricorde, vous en avez bien choisi le moyen efficace : être la miséricorde du Christ au près des déficients mentaux, être la lumière qui nous conduit tous au Christ par votre exemple de vertu ! Vous avez choisi l’exemple des premiers apôtres : « Suivre le Christ Sauveur avec la croix Christ ». Que votre exemple continue sans cesse à stimuler le monde à s’ouvrir à la miséricorde de Dieu et à la rependre ! « Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5,7).  

RETRAITE ANNUELLE DES PRETRES DE L'ARCHIDIOCESE DE GITEGA (1er groupe) AU FOYER DE CHARITÉ DE GIHETA (18-23/01/2015)

La retraite a duré du dimanche soir, le 18 janvier, au 23 janvier 2015, dirigée par l'Abbé Venant MPOZAKO, Curé de la  paroisse  et Recteur du Sanctuaire National marial de Mugera. La retraite a commencé dans la même soirée du 18 janvier avec une stimulante introduction où le prédicateur a rappelé le but du temps dédiée à la retraite : « ÊTRE À L’ECART POUR SE REPOSER AUPRÈS DU MAÎTRE ». En effet, quand les apôtres revinrent de la mission, Jésus leur adressa cette invitation : « … Venez à l'écart vous-mêmes dans un lieu désert, et reposez-vous un peu » (Mc 6,31). La retraite, c’est ça ! Un repos, du calme, un recueillement,  laisser de côté les préoccupations dues aux activités habituelles et/ou quotidiennes pour se mettre à l’écoute de Celui sans qui, nulle mission est accomplie : Jésus, le Christ, le Maître et le Premier des Envoyés. La retraite est un temps de repos autour, avec et dans le Christ. Ce n’est jamais un temps perdu. C’est un temps qui fait essentiellement partie du ministère sacerdotal. Son but principal peut se résumer en un mot : « se ressourcer / se rafraîchir ». Voilà la raison pour laquelle un groupe important de prêtres de l’archidiocèse de Gitega secoue le temps, s'éclipsent des paroisses une semaine durant et s’approche de Jésus dans un désert surnommé « Foyer de Charité » pour « recharger la batterie », pour se préparer à être des envoyés renouvelés, recréés par la force même de Dieu.

Le thème général de ladite retraite était libellé ainsi : « NOUS TE RENDONS GRÂCE SEIGNEUR CAR TU NOUS AS CHOISIS POUR SERVIR EN TA PRÉSENCE DANS L’EGLISE-FAMILLE ».   Avec ce thème, les participants ont été invités, de prime abord, à l’action de grâce pour tout ce que font les prêtres dans l’Eglise au nom de Jésus. 

Au 1er jour, l’idée centrale de la prédication reposait sur le fait que la vocation sacerdotale est un don et un mystère. Pour entrer dans ce mystère, le prêtre a besoin de faire silence et se poser cette triple question : Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Pour dire, quelle est mon identité ? Un nouveau départ d’envoyés renouvelés nécessite ce moment de rentrer en intimité avec le Maître de la mission et de la moisson. Dieu vient dans le silence (voir l’expérience d’Elie à l’Horeb ; cf. 1R 19). Le prêtre en retraite se laisse remplir et conduire par le saint Esprit, la « cause performante » depuis la création, selon l’expression de saint Basile. Ainsi, il pourra servir l’Eglise, Sacrement de la présence du Christ au milieu des hommes, dans le mystère de la communion de la mission (cf. LG, nº 1).  

Dès le 1er jour, l’idée centrale de la prédication reposait sur le fait que la vocation sacerdotale est un don et un mystère. Pour entrer dans ce mystère, le prêtre a besoin de faire silence et se poser cette triple question : Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Ce qui donne veut signifier le besoin de donner réponse à la question « Quelle est mon identité » ?

Dans cette retraite, l’objectif est aussi de réfléchir sur ce questionnement afin de repartir renouvelés. Or, pour un départ neuf d’envoyés renouvelés, il faut nécessairement ce moment de rentrer en intimité avec le Maître de la mission et de la moisson, car, lui seul peut renouveler la force de l’esprit apostolique en ses apôtres. Alors, « écoutons-le dans le calme, dans le silence intérieur et extérieur », recommandait, le prédicateur. Dieu vient dans le silence (voir l’expérience d’Elie à l’Horeb ; cf. 1R 19). Le prêtre en retraite se laisse donc remplir et conduire par l’Esprit de Dieu, l’Esprit Saint, lui qui reste la « cause performante » depuis la création, selon l’expression de saint Basile. Ainsi, le prêtre pourra servir l’Eglise, Sacrement de la présence du Christ au milieu des hommes, dans le mystère de la communion de la mission (cf. LG, nº 1).

 Appelés à accomplir les signes sacramentels dans le corps du Christ ressuscité, les prêtres secondent les Evêques, comme représentants du même Christ dans son l’Eglise, Tête et Pasteur. Ils sont placés non seulement dans l’Eglise, mais aussi en face de l’Eglise (cf. PDV, 16). Ceci dit, le prêtre est l’image du Christ par rapport à l’Eglise. L’unité entre l’évêque et les prêtres est alors essentiel, pour que cela soit ainsi. De même que la harpe et ses cordes demeurent unies pour donner du son, de même l’Evêque et ses prêtres doivent être unis pour que la mission qu’ils accomplissent au nom du Christ donne du fruit, explique Saint Ignace d’Antioche. Fondamentalement, il leur faut, pour cela, deux attitudes -entre bien d’autres- qui ont marqué la vie du Christ sur la terre : 1º) l’humilité, 2º) l’amour plein de compassion

1. Jésus est doux et humble de cœur (Mt 11,29) ; on le traite de tous les maux : on dira qu’il agit par la force de Béelzéboul, le prince des démons (Mc 3,22) ; les autres disait qu’il a un démon en lui, qu’il délire (Jn 10,20),  même les siens penseront qu’il a perdu la tête (Mc 3,21), on l’accuse d’être un blasphémateur (Mt 26,65 ; Mc 14,64 ; Jn 10,33),  et il se prend comme s’il n’était pas agressé ; au contraire, Jésus lave les pieds de ses disciples, il continue à faire du bien, il continue à servir jusqu’à l’impensable. Au lieu de répondre à la violence par la violence, il pardonne à tous et demande d’aimer à tous jusqu’aux ennemis. Il se charge de leurs souffrances comme annoncé par le prophète Isaïe (53,4). Humilié, il n’ouvre pas la bouche, sinon que pour pardonner.  

Ainsi, doit vivre le prêtre, qui est un autre Christ au milieu de son peuple : doux, humble de cœur et heureux. Cela demande un renoncement aux ambitions personnelles, un renoncement à toute sorte d’esprit dominateur, en vue de pouvoir imiter le Christ qui n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie comme rançon pour libérer une multitude de gens (cf. Mt 20,28). Cela exige suivre Jésus  sans mettre de distance, marcher ensemble avec lui, l’accompagner jusqu’à la croix.

2.  Deuxièmement, il faut noter que la compassion est un trait essentiel du sacerdoce. L’amour pastoral du sacerdoce doit être imprégné su caractère affectif et compatissant. Jésus ressent la compassion pour la foule, pareille à des brebis sans berger ; sous cette compassion, il a pitié des malades et il les guérit le corps et le cœur ; il nourrit la foule affamée, symbole de la future Eucharistie. Devant la misère des hommes, Jésus ne reste pas indifférent : il pleure devant le tombeau de Lazare, … Ainsi, le charisme sacerdotal demande intrinsèquement au prêtre l’amour de tous les hommes auxquels il est envoyé : les souffrants, les pauvres, les pécheurs, en premier. Et, le modèle de cet amour universel et sans limite, il ne peut le trouver qu’en Jésus Christ, son maître. Pour cela, il lui faut connaître bien ses brebis.

Actuellement, il s’oppose devant les missionnaires de l’Evangile un défi majeur : la mondialisation séculariste et désacralisante faisant succomber à sa guise même la fidélité sacerdotale. L’occident repend sans difficultés l’amalgame de problème consécutifs à ce même défi via la télévision, l’internet, le téléphone,…, ce qui suscite même chez les africains, chez les Burundais des attitudes douteuses : les retards à la messe, les absences à la prière      observés même chez les prêtres ; la tentative croissante d’éliminer Dieu dans notre vie quotidienne, la fameuse égalité des genres, la recherche effréné du plaisir du moment le confondant avec le bonheur, le féminisme, l’horrible légalisation de l’homosexualité et du lesbianisme, la reproduction et le planning artificialisés, la lâcheté vis-à-vis de l’éducation responsable, etc.

Alors, qu’est-ce que le monde peut attendre des prêtres devant cette situation ? Le monde a besoin de Dieu. Il a soif de combler ce vide intérieur qu’il se crée par ses actions erronées. Combler les attentes du monde, le prêtre seul ne saurait y arriver. Mais, lui devra être le Christ pour tous les hommes, surtout ceux qui titubent sur le chemin de la félicité : oui, il doit parler du Christ aux hommes et des hommes au Christ, mais aussi, il doit incarner la personne du Christ devant eux. « Le témoignage touche beaucoup plus le cœur que les paroles », disait le pape François. Ainsi, le prêtre cherchera à amener ou ré-amener le monde à la rencontre avec Jésus. Où trouvera-t-il une telle force pour témoigner fidèlement de la vie du Christ ? Nulle part ailleurs que dans la prière, la méditation profonde de la parole de Dieu, la Lectio Divina, l’Oraison,… Il en a besoin aujourd’hui plus que jamais pour faire correspondre la parole proclamée à sa vie.

En célébrant le mystère pascal, dans la mesure du normal, le prêtre devait se rendre compte qu’il vit effectivement ce qu’a vécu Jésus le Jeudi et Vendredi Saints.  Car, l’actualisation de ce mystère dans chaque Eucharistie est une pure réalité, et cela par les mains du prêtre. C’est pourquoi, quand celui-ci proclame : « Il est grand le mystère de la foi », tout le monde devrait se lever pour proclamer ensemble le mystère de la mort et de la résurrection du Christ. Toutefois, faut-il que le prêtre de pose toujours cette question : « Suis-je livré uni au Christ comme il le fit Jeudi et Vendredi saints ?

 

En guise de conclusion, le prédicateur a demandé aux participants à la retraite de s’émerveiller toujours de leur vocation au sacerdoce. Comme le Saint Curé d’Ars et Sainte Catherine de Sienne y méditer souvent et richement, il faut les imiter. « Si le prêtre se comprenait, il survivrait à peine », disait Saint Jean Marie Vianney. L’Abbé Venant Mpozako clôtura les instructions demandant à tous de se mettre dans le mains de la Sainte Vierge Marie, mère des Prêtres et lui confier les grâces et les lumières reçues au cours de ce temps de retraite afin qu’elle aide tous et chacun à garder sa lampe allumée, dans ces jours où nombreux courants sont dressés pour l’éteindre. 

PRIERE OECUMENIQUE DANS L'ARCHIDIOCESE DE GITEGA (Dimanche le 25/01/2015)

A la paroisse catholique Rukundo, située dans la ville de Gitega, un grand nombre de chrétiens, catholiques et protestants a participé à la prière œcuménique, clôturant ainsi la semaine de prière pour l’Unité des chrétiens.  C’était, ce dimanche, 25 janvier 2015, de 16h à 18h. Nul ne pourrait nier l’harmonie et le climat de grande joie qui scandaient les cérémonies ! L’Eglise était pleine à claquer. 

Dans cette prière, étaient invités entre autre les fidèles de l’Eglise Catholique, ceux de l’Eglise Anglicane (EAB), Eglise Méthodiste Unie (EMUBU), Eglise Evangélique des Amis (EEA), Eglise Baptiste, Eglise Méthodiste Libre, Eglise Hozana, Burundi Assemblies of God Followship (BGEF), etc.  Les cérémonies avaient comme modérateur, pasteur Françoise NDIMUBAKUNZI, de l’Eglise Anglicane. Deux groupes chorals (catholiques et anglicans) s’alternaient pour animer ladite prière.

Après les chants d’entrée, le curé de la Paroisse Rukundo, Abbée Pierre RWAMANGU, a prononcé un mot d’accueil, qui a été suivi par une prière d’ouverture dite par Abbé Ferdinand NDIHOKUBWAYO, vicaire à la paroisse catholique Bon Pasteur. Il y eut plusieurs et divers autres intervenants dans cette prière. Nous signalons ici : Pasteur Ferdinand MBIKIYE, qui a lu la parole de Dieu (Jn 4,1-42), passage qui relate l’entretien de Jésus avec la Samaritaine ; S.E Msgr Jean NDUWAYO (Evêque du Diocèse Anglican de Gitega), S.E Msgr Simon NTAMWANA (Archevêque du Diocèse catholique de Gitega) pour l’homélie ; les Prêtres et pasteurs qui ont prié pour diverses intentions : Abbé Thaddée MINYURANO, Pasteur Tharcisse RUSHEMEZA, Abbé Florent RUGIGANA et Pasteur Evariste. Ils ont prié respectivement pour l’unité des chrétiens, les dirigeants politiques, les pauvres et les malades, pour toute l’assemblée en présence. Après les offrandes, l’Abbé Joseph NTAMAGIRO, Curé de la Paroisse catholique Mucunguzi, a prié pour toutes les grâces  reçues par dans cette prière œcuménique.  

Signalons également un comité mixte chargé du protocole était là bien à l’œuvre. Ainsi, pendant le moment d’action de grâce, les membres de ce comité de protocole ont compté les offrandes collectés au cours de cette cérémonie, et le résultat fut proclamé avant la bénédiction finale, impartie conjointement par les Evêques Simon et Jean. La collecte s’élevait à 100.410Fbu, plus 3 chemises et 2 kg de haricots. Tous ces dons sont destinés aux prisonniers de la prison centrale de Gitega.        

Concernant les deux homélies prononcées, chacun des prédicateurs est revenu sur le souci de voir tous les fidèles du Christ former une seule « Ecclesia », sans distinction aucune. Telle est en effet la volonté de Jésus quand il priait disant « Qu’ils soient un, comme…      

« Nous sommes réunis pour partager avant tout la prière... Tous nous avons besoin de boire à la source de Jésus, et de l’eau donné par Lui. Car, tu peux avoir un instrument pour puiser, tu peux avoir l’eau, mais rester avec la soif », disait Msgr Jean. Après avoir remercié l’Eglise catholique via Msgr Simon, pour avoir eu l’idée d’organiser une telle prière, cet Evêque de l’Eglise Anglicane à Gitega a exprimé sa joie de voir réunis ensemble les fils Dieu racheté par un même Sauveur. Il a même demandé que de telles assemblés soient organisées plus d’une fois par an.  

Quant à Msgr Simon, la joie était la même que le précédent. Il a soulevé l’émotion et l’acclamation de tous quand il disait : «Aujourd´hui, à voir les chrétiens venir vers cette Eglise de Rukundo, j’ai pensé à la prophétie d’Isaïe qui dit : ‘Il arrivera dans les derniers  jours que la montagne de la maison de Yahvé se tiendra plus haute que les monts et s'élèvera au-dessus des collines. Alors toutes les nations afflueront vers elle… » (Is 2,2-3a).

En se référant à la joie de de l’apôtre Pierre au mont Tabor, l’Archevêque Simon s’exclamait encore : « L’Eglise est pleine ! Ça fait de la joie ! D’ailleurs, il y a trois tentes ici : celle de Jésus, celle des pasteurs et celle des fidèles ». Donc, il serait mieux de rester tous dans cette Eglise paroissiale et envoyer des émissaires pour appeler les absents ». En effet, après s’être entretenu avec Jésus, la samaritaine est devenu son apôtre. Elle est allée appeler les autres. C’est là le premier fruit de la rencontre. Les autres, venus, ont par la suite cru en Jésus, non pas par la parole de la samaritaine, mais plutôt par la rencontre personnelle de chacun avec le Seigneur. Ce fut  alors le grand fruit de l’entretien entre Jésus et la samaritaine. En réalité, Jésus s’est fait approcher la samaritaine non pas pour alléger sa soif corporelle, mais plutôt pour apaiser sa soif spirituelle et celle de tout le monde environnant.  Pourquoi pas moi alors, ne pas aller à Jésus avec empressement ? 

 

Pour terminer, Msgr Simon demanda à toute l’assemblée d’unir les efforts pour faire ensemble quelque chose de plus tangible à Gitega, pour manifester la communion et le désir d’être un seul cœur dans le Christ.  Déjà, il y a au moins trois associations au niveau national (Association Biblique, Association pour la Lutte contre le SIDA et le Paludisme, …) dans lesquelles œuvrent les Catholiques et les membres des autres Eglises chrétiennes. Alors pourquoi ne pas en faire autant à Gitega ?  

 

QUELQUES NOUVELLES EN IMAGES (Faites un clic sur l'image pour tout lire)

"Si ma mort peut servir la cause de la paix, je n'ai qu'à mourir" (Homélie du 15 Août 1995)

Monseigneur Joachim RUHUNA, 

Archevêque de Gitega né le 27 octobre 1933. 

Assassiné le 9 septembre 1996 à Gitongo (Gitega) en la fête de Saint Pierre Claver, patron du Grand Séminaire de BURASIRA

"Je te salue au nom du pape Jean Paul II et de l'Eglise universelle. Tu as aimé ce pays et ses hommes comme  un vrai frère, un frère de Jésus. Tu as voulu témoigner de l'Evangile comme signe de contradiction. A la manière des prophètes, ils t'ont tué dans ton pays. Tu as aimé ce pays par amour pour l'Eglise et pour l'Afrique. Tu as été tué, mais, tu n'a pas été vaincu. On a tué un homme, mais, nous voici nombreux bébout pour continuer le combat de l'amour. Et maintenat que tu es avec le Seigneur Réssuscité, continue à interceder pour le Burundi, pour l'Afrique, pour l'Eglise, `pour l'humanité".  

(Extrait de l'Homélie du Cardinal J. TOMKO à Gitega, le 17 septembre 1996)

OUVERTURE SOLENNELLE DE L’ANNÉE ACADÉMIQUE 2018-2019 AUGRAND SEMINAIRE SAINT JEAN PAUL II DE GITEGA (Gitega-Songa, 20 oct.2018).

Samedi, le vingtième jour du mois d’Octobre de l’année 2018, le Grand Séminaire interdiocésain Saint Jean Paul II sis à Gitega, a célébré l’ouverture solennelle de l’Année Académique 2018-2019. Comme c’est d’usage, en ce jour même, le Grand Séminaire a accueilli officiellement les nouveaux séminaristes de la première année de théologie par le rite liturgique d’admission conformément au code de droit canonique (can. 1034). Egalement, ce fut l’occasion de fêter le don du sacerdoce ministériel accordé aux derniers lauréats dudit Grand Séminaire, c’est-à-dire les  jeunes prêtres ordonnés au cours de l’été 2018. La même occasion a servi pour l’installation des Reliques de Saint Jean Paul II dans la chapelle du Séminaire. Tous ces heureux événements ont été spécifiés d’avance par le Recteur de la maison, Mr l’abbé Martin SINUMVAYAHA, dans son discours d’accueil.

Les cérémonies ont été rehaussées par la présence de beaucoup d’invités d’honneur, entre autres les Évêques Stanislas KABURUNGU, Jean NTAGWARARA, et Georges BIZIMANA ; beaucoup de  prêtres, de religieux et religieuses,…. La Messe a été présidée par Mgr Jean NTAGWARARA, évêque titulaire du diocèse de Bubanza tandis que l’homélie a été donnée par Mgr Stanislas KABURUNGU, évêque émérite de NGOZI. Dite homélie se basait principalement sur l’Évangile selon Saint Luc 24,36-53, dans lequel nous voyons Jésus, le Ressuscité, se manifester à ses disciples, leur ouvrant l’esprit à l’intelligence des écritures. Le prédicateur  a invité l’assemblée des grands séminaristes à cheminer avec Jésus qui leur parle et leur attire vers lui comme les premiers disciples. C’est ce même Jésus qui sème dans le cœur de ceux qu’il appelle à sa compagnie le désir de le suivre partout, en lui consacrant toute leur vie, soulignait-il. L’évêque Stanislas  n’a pas oublié d’inciter ces jeunes en formation vers le sacerdoce à aimer la mission et à se préparer pour aller annoncer la Bonne Nouvelle même en dehors des diocèses du Burundi (par exemple en Chine), car là aussi ils sont appelés  à y proclamer la victoire du Christ sur la mort. Il a rassuré que le voyage de Saint Jean Paul II au Burundi, en particulier à Songa, suivi désormais par l’installation de ses reliques dans la chapelle de la maison, est un atout pour tous ceux qui y résident et un appel à l’invoquer toujours. 

Avant la sortie de la Messe, le  représentant des jeunes prêtres, l’abbé Jerry CIMPAYE, a exprimé au nom de ces derniers et en son propre nom, la joie qui les habitait grâce à  l’invitation qui leur avait été adressée de la part du Séminaire. Il a aussi saisi cette opportunité pour remercier les évêques qui les ont consacrés et envoyés en mission, ainsi que tous ceux qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à leur formation. En plus, il a souligné qu’ils s’habituent peu à peu au nouveau ministère grâce au soutien de leurs confrères dans les différentes paroisses. Il a conclu son allocution en sollicitant l’aide de la prière pour qu’ils aillent de l’avant.

Après la sortie de la Messe, a suivi l’acte académique dans lequel différentes allocutions ont été prononcées, à commencer par celle du Recteur, Abbé Martin SINUMVAYAHA. Il a débuté son allocution en adressant les salutations cordiales à tous les invités en présence. C’était, disait-il, l’occasion de rendre grâce à Dieu pour le don du sacerdoce, tout en adressant les félicitations et assentiments aux jeunes prêtres accueillis en ce jour. L’occasion visait aussi rendre grâce à Dieu pour ses bienfaits découlant de l’intercession de Saint Jean Paul II, du moment que l’on installait ses reliques dans cette maison qui porte son nom. Le Recteur a aussi précisé que le Grand Séminaire  restera ouverte pour toute personne qui voudrait bien vénérer lesdites reliques. Se tournant vers ceux qui venaient d’être admis en théologie, il les a encouragé à avancer librement et avec détermination. À tous les grands séminaristes, il a invité à continuer à raviver le don spirituel que Dieu a déposé en eux, comme le stipule thème de l’année jubilaire qu’est en train de vivre la maison. Il n’a pas manqué de souligner que la mission reste urgente.  Dans cette logique, il a demandé à tous de contribuer à l’élan missionnaire, sollicitude bien actuelle aussi dans les enseignements du pape François. 

Dans la suite, le représentant des séminaristes, Diacre Jean Claude IRANKUNDA, a exprimé les sentiments de joie qui habitaient les étudiants, exprimant leur gratitude envers l’autorité du Séminaire qui ne ménage aucun effort pour leur offrir une bonne et intégrale formation. Il a ensuite souhaité la bienvenue aux nouveaux séminaristes, tout en les invitant à mettre leurs talents au service de toute la communauté.

Pour coiffer tout,  Mgr Jean NTAGWARARA  a prononcé le discours inaugural de l’année académique. Lui aussi a invité tous et chacun à raviver le don spirituel reçu de Dieu. Il a rappelé aux séminaristes que leur formation intégrale ne doit pas être offerte par les formateurs seulement. La contribution personnelle de chacun est très nécessaire. D’où ils doivent comprendre qu’ils sont les acteurs principaux de leur formation. Il les a exhortés à être cohérents et sincères dans leur cheminement, à s’ouvrir à ce qui contribue à leur croissance, à fuir sinon combattre tout ce qui peut nuire à leur vocation. Pour ce faire, il leur a recommandé de cultiver une relation intime avec le Christ par la prière et les autres exercices de piété. En s’appuyant sur le Concile Vatican II, il a rappelé que l’objectif de la formation sacerdotale est de former des véritables pasteurs selon le cœur de Jésus (cf. Optatam Totius, nº4). Terminant son allocution, l’évêque Jean a alors déclaré ouverte l’Année Académique 2018-2019, année spéciale dans laquelle ce Grand Séminaire célébrera son jubilé d’argent.

Les activités ont été clôturées par le partage des agapes fraternelles.  (Diacre Melchiade KWIZERA et A. Timothée HAKIZIMANA)

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Umusi mukuru w’iyurizwa mw’ijuru rya Bikira Mariya, i Mugera kumwe na Tereziya W’Umwana Yezu (14-15 /8/2018)

Kuwa 14 myandagaro, Tereziya  yaraye mu giteramo i Mugera, arara ateramanye n’abakristu isinzi bari basanzwe bigavye ngo barare bateramye nkuko vyama biba mw’ijoro rishira umusi mukuru w’iyurizwa mw’ijuru rya Bikira Mariya.

Bukeye, kuwa 15 myandagaro, ariwo musi mukuru nyezina, abantu bavuye imihingo itandukanye biyongeye kubari baraye mu giteramo bari bakinje ku mutumba mweranda wa Mugera. Ibirori vyari vyatewe iteka  n’abepiskopi batatu : uw’i Gitega, Musenyeri mukuru Simoni NTAMWANA, uwa Ruyigi, Musenyeri Blaise NZEYIMANA, n’uwa Rutana, Musenyeri Bonaventure NAHIMANA. Hari kandi isinzi ry’abasaserdoti n’abihebeyimana, tutibagiye n’abanyacubahiro baje baserukiye intwaro. Umukuru w’Inama nkenguzamateka, Nyenicubahiro Reveriyano NDIKURIYO n’abo bari kumwe, abaserukiye Inama nshingwamateka, Bulamatari w’intara ya Gitega..., bose bari mu gahimbare!

 

Mw’ijambo ry’ikaze rya Patiri ajejwe Ikirimba ca Bikira Mariya citiriwe Umugabekazi wa Lourdes c’i Mugera, Patiri Venasi Mpozako, akaba ari na we Patiri Mukuru wa paruwase Mugera, yarashikirije bimwe mu bintu bihambaye vyari bigize inkomoko y’akanyamuneza kamuje ko kuri uwo musi, bikaba ari: guhimbaza umusi mukuru cane w’Iyurizwa mw’ijuru rya Bikira Mariya; guhimbaza isabukuru ry’imyaka 57 iheze abungere b’uburundi (barikumwe n’abatwara igihugu) beguriye uburundi Bikira Mariya (kuwa 15/8/1961); kwigina Tereziya Mweranda w’Umwana Yezu yatugendeye mu bisigi vyiwe,akaba umwigisha w’urukundo n’ukuremesha amahoro.

Umwungere mukuru wa Diyozese nkuru ya Gitega nawe ati: “Imana n’ininahazwe yo iduha abandi beranda baza bisunga Bikira Mariya...Tereziya aje kutugumiriza, aje kutwigisha kwemera kurerwa na Yezu na Mariya nkuko nawe yavyemeye. Aje ngo atuvugire, adushungururireko imvura y’amaroza nkuko yavyiyemereye, adufashe guhimbaza umusi mukuru wa Bikira Mariya, guhimbaza  urukundo Imana ifitiye umuntu n’ubushobozi bwayo bwo gutsinda urupfu. Bikira Mariya ni imburi itavuguruzwa y’ico natwe tuzoba ni twagamburukira Imana nka Tereziya. Twemere kurerwa na Bikira Mariya; na  Yezu yaremeye kumugamburukira i Nazareti. Imana iradukunda mu kuturungikira ab’ijuru ngo batubere abakandizi, abatabazi, abarezi. Nico gituma Tereziya ari ngaha mu bisigi vyiwe”.

Ibirori vy’imisa vyasozerewe n’ugusubiramwo umugirwa wo kwegurira Uburundi Bikira Mariya; uwo mugirwa ukaba warongowe n’abepiskopi bari kumwe n’abaserukiye intwaro. Cabaye kandi ikimenyetso co kwemera ko Bikira Mariya aturera akadushira mw’ishure ry’Imana.

 

ATELIER SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE NATURELLE AVEC LES DIACRES DU GRAND SEMINAIRE ST.CHARLES LWANGA DE KIRYAMA (du 10 au 13 avril 2016)

Sur invitation du Grand séminaire St.Charles Lwanga de Kiryama, trois unités du personnel de l’Action familiale de l’archidiocèse de Gitega ont animé un atelier sur la planification familiale naturelle au profit des diacres de ce séminaire. Cela s’est passé du 10 au 10 avril 2016. Il s’agissait de Sr. Pauline BARANYIZIGIYE, actuelle coordonnatrice diocésaine de l’action familiale de Gitega et du couple Déogratias et Aquiline SINZINKAYO, agents du secteur planification familiale naturelle et éducation aux valeurs familiales au sein de l’action familiale de Gitega.

Les diacres étaient au nombre de 37 et seul un diocèse n’était pas représenté, celui de Rutana. Telle était la répartition des diacres qui ont pris part à cet atelier : (Gitega :8 ; Bururi :8 ; Ngozi :6 ; Ruyigi :5 ; Bujumbura :4 ; Bubanza :3 ; Muyinga :3).

L’atelier comprenait deux volets principaux. Le premier volet était en rapport avec l’éducation aux valeurs familiales et le second était en rapport avec les techniques de planification familiale naturelle proprement dites. Concernant le premier volet, il s’agissait de montrer pourquoi l’Eglise doit avoir son mot à dire en matière de planification familiale naturelle et quelles sont les sources où elle puise l’enseignement qu’elle dispense à ses fidèles.

En bref, au sujet du bien-fondé de l’intervention de l’Eglise en matière de planification familiale naturelle, l’Eglise doit avoir son mot à dire, car, en tant que lumière qui éclaire toutes les nations, elle doit faire resplendir sa lumière sur tous les aspects de la vie de ses fidèles. Et la reproduction humaine est un des aspects importants de cette vie. Elle puise son enseignement dans la parole de Dieu et dans le Magistère des papes et des évêques.

Quant aux techniques de planification familiale naturelle proprement dites, l’Eglise se fonde sur les diverses recherches des savants qui ont fait leurs preuves au long des décennies. Ces techniques se répartissent en deux grands groupes. Le premier groupe comprend les méthodes d’auto-observation (M.A.O) au nombre de 4, à savoir :

 

  • La méthode de la modification de la glaire cervicale ou méthode d’ovulation BILLINGS.
  • La méthode de la modification du col de l’utérus ou méthode KEEFE.
  • La méthode de température basale du corps attribué à FERIN.
  • La méthode des indices combinés (M.I.C) d’Anna FLYNN.  

Le second groupe comprend les méthodes à critères d’éligibilité (M.C.E) au nombre de trois :

 

  • La méthode d’allaitement maternel et d’aménorrhée (M.A.M.A)
  • La méthode de calendrier du cycle de la femme ou méthode OGINO & KNAUS.
  • La méthode des Jours fixes (M.J.F) ou du collier.

 


A la fin de l’atelier, un test des connaissances a été administrée et les résultats ont montré que presque 80% des participants avaient compris l’essentiel. Eux aussi ont eu le temps d’évaluer les animateurs quant à leur façon de transmettre les contenus et à la qualité des documents. Ils ont apprécié surtout le fait que les causeries ont été données en langue nationale, de même que les documents de synthèse des causeries. Pour l’avenir, ils ont souhaité que le temps imparti à cet atelier soit allongé et que les animateurs essayent de tirer profit des nouvelles technologies d’information et de communication dans leur transmission des connaissances

 

De façon sommaire, les diacres ont remercié le séminaire d’avoir organisé cet atelier. Les autorités du séminaire ont aussi apprécié la disponibilité des animateurs et ont souhaité qu’ils restent prêts à répondre aux sollicitations du futur. En conclusion, on pourrait dire que l’atelier sur l’action familiale avec les diacres du grand séminaire St Charles Lwanga de Kiryama a été bénéfique et aux diacres, et aux animateurs dont c’était la toute première expérience en ce séminaire.

 

Voici un témoignage de l’un des diacres au sujet de cet atelier :

« Nous vous remercions pour la façon dont vous nous avez édifiés à plus d’un titre. Nous attendons les fruits de cet atelier. Nous vous souhaitons bonne persévérance.»

 Que Dieu arrose la semence qui a été jetée en terre, la fasse germer, croître et porter beaucoup de bons fruits agréables à Dieu et aux hommes. Que vive le grand séminaire de Kiryama. Que Dieu bénisse ses éducateurs et ses séminaristes et qu’Il leur donne d’aller toujours de l’avant dans la vocation à laquelle le Il ne cesse de les appeler.

 

Déogratias SINZINKAYO

 

CATASTROPHE A MUGERA ET ELENTOURS: LA ZONE DE MUGERA EPROUVEE PAR DE PLUIES TORRENTIELLES, MERCREDI , LE 4 MARS 2015

Aux amis et connaissances de la contrée de Mugera, à vous amis du Séminaire de Mugera, la contrée de Mugera, les collines Gitora et Rushanga, vient d’être durement éprouvée par la neige urubura, qui s’est abattu sur elle, ce mercredi, le 4 mars 2015. Les photos ci-jointes montrent l’état des lieux au Petit Séminaire de Mugera. Grossomodo plus de 10 hectares de champs de haricots fraîchement semés, de maniocs, de patates douces, de bananes, de maïs, etc., sont totalement détruits. Veillez priez pour nous sincèrement ! Nous ne comptons plus que sur la providence divine et la générosité de ceux qui aiment l’entendre.

Le Recteur du Petit Séminaire de Mugera, l’abbé Barnabé NTAHOYAMA s’est exprimé à propos.  Voici sa réaction :

« Dans la Contré constituée par les Collines Gitora et Rushanga en commune Bugendana (Province Gitega), une zone où sont placés les écoles secondaires comme le Petit Séminaire, l’école Normale Notre Dame de l’Assomption, le Collège Communale Gitora, les Ecoles Primaires de Mugera I, II et III,  nous venons de vivre un événement douloureux suite à de pluies torrentielles survenues ce 4 mars 2015. Les dégâts enregistrés, même s’il n’y a pas eu de cas de décès, sont tellement lourds. En un peu de temps, les champs de cultures de haricots, de patates douces, de colocases, de bananes, de manioc, de maïs, etc.,  ont été complètement rasés par la neige, balayés par le vent et écroulés par  l’érosion…. A Mugera, les conséquences pour la population éprouvée, en générale, et pour le Petit Séminaire de Mugera, en particulier, vont peser trop surement.

Pour ce qui concerne le Petit Séminaire, il vit normalement par trois moyens : 1º) les subsides en provenance de Rome (ceux-ci diminuent incessamment d’années en années) ; les contributions données par les paroisses de l’Archidiocèse de Gitega ; 3º) et l’autofinancement via l’agriculture et l’élevage pratiqués dans la propriété du Séminaire. Mais, à nos jours, c’est cette troisième voie (l’autofinancement) qui fait survivre en grande partie l’institution du Petit Séminaire. Cela signifie que, suite à cette catastrophe du 4 mars, les choses vont se compliquer gravement. On ne pourra pas compter sur les produits champêtres, que ce soit les patates douces, les colocases, le haricot, le manioc, les bananes, etc. Même le « tripsacum » qui devrait nourrir le bétail tout au long de cette année n’a pas pu résister. Tout a été ruiné. Vu le désastre, les séminaristes eux-mêmes, au cours d’une visite dans les champs, ont failli pleurer. Toutefois, nous gardons quand-même espoir, car cette école est une propriété de l’Eglise et l’Eglise est de Dieu. Nous confions en Lui ; il saura comment nous faire sortir de cette  tragédie. Nous crions également secours à tous ceux qui peuvent nous venir en aide : l’Eglise, notre diocèse (à travers ses paroisses constitutives), les amis, sans oublier l’Etat burundais, car l’école éduque aussi pour la Nation: nous ne pouvons pas ne pas nous adresser à lui en ces situations difficiles, quand bien-même, lui, ne nous prend pas en charge dans les conditions normales. Ensemble, mettons tout ça dans la prière et Dieu écoutera nos supplications ».    

BONNE FATE DE LA CONVERSION DE SAINT PAUL À TOUS LES MEMBRES DE L'INSTITUT RELIGIEUX BENE- PAULO DU BURUNDI.

“Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile” (1Co 9,16).

L’Institut religieux  des frères BENE-PAULO a célébré avec grand éclat sa fête patronale à la Paroisse Mushasha, ce 23 janvier 2016. En honneur à la conversion de Saint Paul, - fête qui, normalement, tient lieu le 25 janvier-, cet Institut qui imite le zèle apostolique de l’apôtre des gentils a rassemblé tous ses membres cette année à Mushasha pour vivre un temps de grâce et de témoignage. 

Les cérémonies comprenaient  trois  événements très importants :

1º) La célébration de la Fête de la Conversion de Saint Paul

2º) La bénédiction et réception d’un nouveau Insigne de l’Institut Bene-Paulo.

3º) La bénédiction et ouverture d’une nouvelle Communauté, à Mushasha (la 2è à Gitega, et la 9ème au niveau national), communauté placée sous le patronage de Saint Barnabé.

 Dites cérémonies, présidées par S. Exc. Msgr Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega, ont commencé à 10h du matin avec une messe d’action de grâce. Au cours de celle-ci, l’archevêque a béni une Statue de Saint Paul qui va être casée à la Chapelle de la nouvelle communauté sise à en face de l’école SOS-Village d’Enfants-Mushasha-.   Dans cette même messe, l’archevêque a béni et offert un nouveau Insigne que vont porter désormais tous les frères BENE-PAULO.  Il s’agit d’une petite boucle blanche surmontée d’une petite croix verte qu’on attache sur la soutane au côté gauche de la poitrine. On peut facilement remarquer sur la boucle un dessin de la Bible ouverte avec les lettres Alfa et Omega, et en épigraphe les mots BENE-PAULO. L’archevêque lui-même a attaché le nouvel insigne sur l’habit de Frère Edouard NZAMBIMANA, Supérieur Général des Bene-Paulo, avant que celui-ci ne fasse de même pour les membres de son conseil. Ensuite, ces derniers collèrent l’insigne à tous les frères de l’Institut en commençant pas les plus anciens dans cette famille religieuse.

 Dans son discours de circonstance, le Supérieur des Bene-Paulo, Frère Edouard NZAMBIMANA  a rendu grâce à Dieu pour l’occasion tant propice.  Il interpella tous les chrétiens à la conversion radicale à l’exemple de Saint Paul afin d’être de vrais apôtres de la Bonne Nouvelle dans toutes les nations.  « Des gens et même des peuples entiers qui ignorent encore le Christ existent jusqu’aujourd’hui en grand nombre », martela-t-il. Dans cette optique, il invita l’assemblée à collaborer avec les frères Bene-Paulo, et surtout avec ceux de la nouvelle Communauté Sainte Barnabé, pour la  cause de l’Evangile de Dieu-Amour et Miséricorde. « Devant Dieu, il n’y a pas de maudits ! Puisse chaque chrétien se sentir comme chez soi dans cette communauté !», disait-il. … Les frères qui y habiteront n’ont pas d’autres particularités que l’appartenance à la Famille des Bene-Paulo.  Ainsi, sous l’intercession de Saint Paul et de Saint Barnabé, ils s’évertueront à être des apôtres de l’unité, de la concorde, de la cohésion sociale et ecclésiale, selon notre locuteur. Avant de terminer son allocution, le Supérieur des  Frères Bene-Paulo signala que l’Institut a pensé mener dans le futur des activités d’intérêt public à côté de la nouvelle communauté susmentionnée.

 Au sortir de la messe, ont suivi les cérémonies de bénédiction des nouvelles maisons de la communauté, désormais dénommée Saint Barnabé. On retiendra plus spécialement le rite de la bénédiction de la chapelle et ses objets liturgiques : l’autel, le tabernacle, le chemin de croix, les statue de la Sainte Vierge, etc. , suivi par la bénédiction des autres locaux.

Pour terminer tout en beauté, la journée s’est vue prolongée au Centre Magnificat où un verre d’honneur fut partagé dans la fraternité paulinienne.

 A titre informatif, nous vous signalons que l’Institut des Frères BENE-PAULO a été fondé en 1965 par Feu Msgr Michel NTUYAHAGA (à Bujumbura). Les tous premiers frères prendront les habits en 1967. Les Frères Bene-Paulo sont à Gitega depuis l’année 1992. Ils commencèrent dans la Paroisse Buhoro, mais la crise de 1993 les a obligés à déménager vers Giheta, et en fin vers Museke-Mushasha-. Actuellement, l’Institut est encore de Droit diocésain et comprend neuf communautés réparties en trois diocèses :

-        5 dans l’archidiocèse de BUJUMBURA

-        2 dans le diocèse de Muyinga.

-        2 dans l’archidiocèse de Gitega.

Parmi les membres de l’Institut Bene-Paulo, il convient de signaler qu’il y a trois prêtres : le Père Emmanuel MASHAHU, le Père Laurent NDEREYIMANA et le Père Zacharie HAKIZIMANA.

 Vous pouvez lire en intégralité l’homélie de ce jour en cliquant sur l’option « Souffle pour l’âme » de ce même web.

 A. Timothée HAKIZIMANA.  

RENCONTRE DES DIRECTEURS, AUMONIERS ET MEMBRES DES COMITES DES ECOLE-PAROISSE ET PROFESSEURS DE RELIGION (Region Pastorale de Gitega, partie Sud-Est) / Mweya le 24-01-2015)

L'ordre du jour 

1 L’école paroisse

(Son organisation, concordances des activités de l’école- paroisse avec l’horaire de l’école)

2. Le leadership des responsables écoles paroisse et des MAC

3. Projet d’éducation à la paix, la non-violence et à la réconciliation initiée par le BDE

4. Les sacrements et les promesses (conditions d’admission)

5. divers 

Introduction 

Chers collaborateurs, dans tout développement, les ressources humaines d’un pays ou d’une Eglise constituent un capital prestigieux et fondamental. Et, les ressources humaines compétentes dépendent d’un bon encadrement de la jeunesse. C’est une évidence, les qualités des cadres d’un Etat ou d’une Église dépend de la manière dont ils ont été éduqués et formés.

Au  jour d’aujourd’hui, l’Eglise  Catholique participe  à la gestion des écoles. Cette mission ne date pas d’aujourd’hui. L’Eglise avait constaté un défi,  et a instauré ainsi un projet intitulé: « Projet d’éducation aux valeurs humaines et chrétiennes par l’école au Burundi ». De par ce projet, elle  a voulu montrer les lignes directrices de son action éducative et ainsi préciser sa manière d’éduquer.

. Son objectif majeur qui est : formation- éducationest la teneur même du projet. 

Cependant, ce qu’il faut savoir, est que ces deux valeurs ne se transmettent pas de la même manière même si elles  se complètent, ou sont intimement liées pour l’intégralité de l’être humain.

·         La formation intellectuelle joue  un rôle de perfectionnement des sens, d’ouvrir et de développer l’intelligence, de former le  jugement, d’exercer et de meubler la mémoire, de diriger l’imagination.

·         Eduquer aux valeurs humaines et chrétiennes : voilà une éducation agréable à l’enfant, au futur adulte «  nous n’avons pas droit d’éduquer n’importe comment » : principe et condition sine qua none de l’église ou de toute autre institution  éducative qui veut être à la mesure ou à la hauteur de cette noble tâche ou mission. 

La formation intellectuelle et l’éducation humaine et  chrétienne sont ce que un jumeau est l’un pour l’autre ou une jumelle est pour l’autre. Ces deux Sont intimement  liés, s’entremêlent et convergent pour une formation-éducation complète et intégrale de l’être et de tout son être.

  C’est dans  cette même logique que le Pasteur de notre diocèse via le Bureau Diocésain pour l’Education  souhaite que les écoles soient des milieux effectivement  qui inculquent ces valeurs humaines et chrétiennes aux éduqués, pourquoi pas aux éducateurs. Personne ne l’ignore, il n’y a pas de véritable éducation  sans formation chrétienne. Toute éducation ou toute formation qui n’est pas basée sur l’enseignement chrétien est une éducation tronquée. « En  dehors de l’Église pas de salut », disait Saint Cyprien de Carthage.

Cette sainte mission  se concrétise dans le cadre de la pastorale scolaire qui, à mon avis, doit être renfoncée car cette dernière offre aux jeunes laïcs scolarisés, l’occasion d’organiser eux-mêmes tout ce qui est de la vie chrétienne à l’école, et partout où ils seront  le futur. Une pastorale scolaire bien réussie, aboutit effectivement à la mise sur pied de cette structure d’école paroisse et la rend fonctionnelle. C’est notre tâche aujourd’hui directrice, directeurs, curés, superviseurs enseignants, aumôniers, prof de religion, COODIMAC, jeunes scolarisés etc.…

1er Exposé : SUR L’ECOLE-PAROISSE :

Comme aime le dire S.E Mgr l’Archevêque de GITEGA, « le concept d’école - paroisse n’est pas du tout anodin, au contraire, il est très constitutif ». L’école paroisse  ne peut être mise en discussion aujourd’hui, car il est déjà concluant, là où elle a été courageusement implantée, ses résultats sont plus que satisfaisants.

Dans le cadre de la pastorale scolaire, les écoles doivent être des lieux de formation intégrale, un milieu où la vie chrétienne est possible. Les écoles, de la maternelle à l’université, doivent être organisées comme des écoles- paroisses. Chaque école est considérée comme une paroisse personnelle.

Elle a sa propre  structure et son organisation. Dans la vie de cette école, les jeunes apprennent à méditer sur la vie  de foi et de prière. La communauté aide à la vie sacramentelle. Le comité mis sur pied organise et coordonne les activités des groupes ecclésiaux comme les Mouvement d’action catholique, les groupes de prières, les équipes vocationnels, les groupes d’animation, comme la choral et les autres. Tous ces groupes se rencontrent au sein d’une même organisation : l’école-paroisse

Cependant, elle ne doit pas  s’exclure de la paroisse territoriale, le milieu dans lequel  l’école est implantée.

Pourquoi L’école paroisse ? Quelles sont les attentes? : 

Le concept d’école paroisse est de chercher à faire grandir la vie de foi chrétienne de chacun ou chacune, accompagner les jeune scolarisés dans la croissance en humanité pour qu’ils se connaissent, découvrent leurs dons, développent leurs facultés humaines et chrétiennes et s’ouvrent à la dimension spirituelle de leur vie.

Par conséquent, les jeunes doivent devenir en premier lieu, les premiers apôtres des jeunes dans leur établissement respectif. Ce que l’autorité diocésaine appelle « pastorale de proximité » Ou auto-éduction ou éducation par les pairs. Chaque école doit se sentir une vraie communauté, le profil recommandé pour la formation intégrale de l’enfant.

Rôle des  écoles paroisses

-    Organiser la liturgie

-    Organiser les bonnes actions

-    Organiser les Mouvements d’Action Catholique

-    Organiser des activités d’autofinancement

-    Enseigner la Parole de Dieu

-    Aider le fonctionnement des groupes vocationnels

-    Venir au secours de plus pauvres et des nécessiteux par la promotion de la Caritas

-    Assurer l’auto-éducation

-    Entrer dans l’organisation pastorale  de l’Eglise

-    Participer à la préparation de la réception des sacrements et des promesses dans les MAC. 

DIFFERENTES ORGANES DE L’ECOLE-PAROISSE

Comité paroissial ou l’organe coordinateur : est composé de 10 membres

- le président et son adjoint

- le secrétaire et son adjoint

- le trésorier et son adjoint

- le chargé de la liturgie et son adjoint

- deux conseillers

Son identité se réfère à Timothée 3, 1-13

Conseil paroissial

 Le conseil paroissial est composé de tous les représentants des CEB et le comité paroissial et les chefs des MAC.

Le mandant du conseil paroissial est d’une année renouvelable.

Aumônerie :

L’aumônier de l’école permet la mise en place  des organes et  doit veiller à les rendre fonctionnels. Il est l’agent focal, la référence de la vie spirituelle et en définit l’orientation. Il n’est pas pour organiser, il est chargé de la spiritualité : administration des sacrements, surtout de pénitence, des recollections,  des messes, (ouverture et de clôture de début et fin d’un trimestre), en semaine ou dominicales, donner des éclaircissements  et orientations sur certains   thèmes pastoraux et en propose d’autres.

Ex. thème de l’année pastoral  ou autres qui sèment des confisions :

« DUKENGURUKE INGABIRANO Y’EKLEZIYA MURYANGO IGABURIRWA NA BIBILIYA NYERANDA IKARANGWA N’NGO NYERANDA BE N’IBANGA RYO KWIHEHERA IMANA », ambigüités comme le cas « Businde », mariologie,…

 Il détermine le matériel nécessaire et le communique aux responsables scolaires et au conseil paroissial, mais ce n’est pas à lui d’en acheter, il contribue comme tant d’autres. Bref il est le guide

Directeur :

  Il est le Père de famille, de cette communauté  de vie qui est l’école. Il est à la tête et participe activement, matériellement et moralement à l’édification de l’école paroisse. Il doit être moralement fort, avoir une foi solide, croyant et intègre et coopératif et collaboratif. Il doit prendre au sérieux la vie spirituelle à son école. Il maintient un contact permanent avec l’aumônier et le comité paroissial, contribue pour l’achat de quelques matériels liturgiques, instruments musicaux et livres nécessaires, …. Il favorise les rencontres et  les visites inter –communautaires… et accompagne les élèves une foi sortis pour rendre visite aux autres élèves des autres écoles paroisses.

Curé de la paroisse :

Aujourd’hui que les écoles deviennent plus nombreuses et que le nombre de prêtres et de catéchiste formés est très réduit, la situation nous pousse  à penser à une autre organisation plus proche de la paroisse et même plus collante à la paroisse  pour viser l’efficacité pédagogique et pastorale.

Vous devez vous  décider à promouvoir une pastorale de proximité pour que vous puissiez être tout près des éducateurs et des éduqués.

L’école se trouve dans la paroisse et toutes les écoles ont leur domicile dans la paroisse, ceci implique que vous avez une très grande responsabilisé. Celui qui dirige la paroisse est le premier protecteur de l’école. Si l’école à  quelque sujet qui a besoin d’un quelconque service de la paroisse, celle-ci doit répondre présente. Une école située sur la paroisse a le droit d’exiger de la paroisse les soins qu’ils lui sont indispensables. Il faut l’évangéliser, y affecter l’aumônier et les catéchistes et faire un suivi, collaborer avec l’autorité scolaire et les membres du conseil paroissial, Rendre visite, Proposer à l’école paroisse un thème ou un apostolat quelconque comme on le fait pour les autres succursales. Bref, certainement, il doit y avoir une collaboration entre la paroisse et l’école puisque beaucoup de réalités unissent les deux institutions.

Prof de religion

 L’enseignement du cours de religion dans les écoles est l’un des moyens utilisés par l’église, pour annoncer la Bonne Nouvelle aux jeunes.

Il n’y a pas de véritable éducation sans religion. San religion, l’éducation elle devient tronquée.

Ce que doit savoir le prof de religion : il n’est pas le seul dispensateur du cours. Il doit savoir que son cours est spécial car il doit  toucher le fond du cœur, et entraine le jeune au changement de comportement qui aboutit à une croissance de la foi, bref à la conversion. Il est l’adjoint de l’aumônier à l’école. Lui aussi est chargé de la vie chrétienne de l’école. Il est le modèle de la foi. Il doit se faire humble, collaborer avec la direction, l’aumônier et  le comité de l’école paroisse. Il fait partie du Corps enseignant de l’école et doit prendre part dans toutes réunions pédagogiques et administrative, et ses intervention doivent être de l’église. Il est l’œil vigilant de l’église à cette école.

La ponctualité et la régularité et l’amour de l’apostolat sont des traits positifs qui doivent le caractériser.

Les communautés ecclésiales de base à l’école

 Dans l’organisation de l’Ecole-Paroisse, chaque classe constitue une Communauté Ecclésiale de Base (CEB). Chaque CEB est dirigée par un représentant  et son adjoint choisis au sein de la classe. Les deux représentants de chaque CEB  forment, avec le comité paroissial, le conseil paroissial.

 Organisation des CEB dans les écoles :

-  Les réunions des CEB se font une fois le mois suivant le calendrier arrêté par le conseil paroissial. La réunion est annoncée dans les communiqués à la fin de la messe.

-  La réunion est préparée par les représentants et ceux-ci donnent rapports  au comité paroissial qui en donne synthèse à l’aumônier.

-  Chaque mois, le Bureau Pastoral élabore une feuille synodale qui précise l’orientation des CEB. Si la feuille n’est pas disponible, le comité donne le thème général.

-  Les membres peuvent aussi demander la tenue extraordinaire d’une réunion.

-  Démarche à suivre :

Ø  Prière d’ouverture

Ø  Thème général

Ø  Echanges, débats, questions- réponses

Ø  Parole de Dieu

Ø  Silence

Ø  Partage de la parole de Dieu

Ø  Prière universelle

Ø  Notre Père

Ø  Prière/Chant à Marie

Les groupes d’apostolat

Les Mouvements d’Action Catholique

Dans chaque école paroisse se trouvent divers mouvements d’action catholique. Ces mouvements aident beaucoup dans l’éducation des chrétiens, Les Mouvement entrent dans l’organisation de la paroisse. Ils dépendent de la paroisse. Aucune activité ne peut être organisée par les mouvements sans l’accord du président du conseil paroissial ou de son comité. Les  candidats aux promesses dans les différents mouvements sont préparés dans les mouvements respectifs mais l’accord de prononcer les promesses à l’Eglise est donné par écrit par le comité paroissial dans une lettre officielle que le comité adresse à l’aumônier.

Choral :

Sacristie

Liturgie

 Caritas

 L’ORGANISATION DES ECOLES-PAROISSES AU COURS D’UNE ANNEE SCOLAIRE

 Election des chefs de paroisse

Les présidents  des conseils des écoles-paroisses et leurs adjoints sont élus  vers la fin de l’année scolaire en cours. A leur tour, ils mettent en place le comité composé  10 membres  au début de l’année scolaire suivante.

L’ouverture et clôture de l’année

Au début  et à la fin de  chaque année scolaire, chaque école-paroisse, en collaboration avec ses chrétiens et son Aumônier, organise l’ouverture  et la clôture de l’année par la célébration d’une messe.

 Les activités  des écoles paroisses

Les paroisses suivent diverses activités en groupes dans les communautés ecclésiales de base  et  organisent  des  rencontres  dans  chaque  mois.  Les  écoles-paroisses aident  les chrétiens désirant recevoir divers sacrements ainsi que les candidats aux promesses dans les mouvements d’Action Catholique. Elles organisent aussi des bonnes actions comme les visites des malades, la propreté dans les écoles. Elles organisent aussi différentes prières au cours et à la fin de chaque semaine.

 Les relations avec les autres Ecoles- paroisses

Les Ecoles Paroisses reçoivent  effectuent des visites entre elles. Les Ecoles paroisses accueillent des Prêtres différents venus pour célébrer la Messe ensemble avec ou en cas d’empêchement de ces derniers. Les Ecoles Paroisses organisent les descentes pour visiter les communautés ecclésiales de base et les divers mouvements d’Action Catholique membres.

Les activités  d’auto prise en charge  dans  les Ecoles Paroisses

Selon le besoin mais aussi selon les moyens qu’elles possèdent, les Ecoles Paroisses s’achètent des matériels dont elles ont besoin. S’il y a possibilités elles organisent des activités rentables comme les travaux dans les champs par exemple. Aussi, divers groupes s’organisent par exemple les choristes et  peuvent  s’acheter des uniformes, et acheter des accessoires musicaux pour améliorer le chant liturgique. Tout cela sous la responsabilité du comité paroissial.

Comment doit être un bon chef de paroisse ?

ü  Il doit être un bon chrétien, baptisé et confirmé ;

ü  Il doit être discipliné ;

ü  Il doit avoir une bonne note en classe ;

ü  Il doit appartenir dans un mouvement d’action catholique ;

ü  Il doit appartenir dans la communauté ecclésiale de base et participer dans les réunions ;

ü  Il doit être un bon exemplaire en tout et partout ;

ü  Il doit être un bon apôtre de Jésus qui travaille avec l’Esprit Saint sans provoquer les autres ;

ü  Il doit aimer et prier pour la famille dont il est chef ;

ü  Il doit être un homme d’honneur capable de résoudre n’importe quel problème surgissant dans la communauté  dont il est chef

ü  Il doit savoir gérer sa colère

ü  Il doit collaborer avec les autorités de l’école et éviter de tomber dans les fautes.   

CONCLUSION GENERALE

Entre tous les moyens d’éducation, l’école revêt une importance particulière. Elle est spécialement, en vertu de sa mission, le lieu de développement assidu des facultés intellectuelles, morales et religieuses de tous ses enfants.

En outre, l’Eglise se doit d’être présente, avec une affection et aide toute particulière  aux très nombreux enfants qui ne sont as élevés dans les écoles catholiques.

 Le but de l’Eglise dans les écoles est d’aider à former les jeunes pour qu’ils soient utiles à eux-mêmes, à la société et à l’Eglise. Chaque responsable scolaire et tout partenaire doivent en être conscients.

2è Exposé : INYIFATO IBEREYE UMURONGOZI MWIZA MU MIHARI GATOLIKA (LEADERSHIP)

Plan de l’exposé :

?  Étymologie et champ conceptuel du leadership(Indangurakintu n’aho dusanga indongozi nyayo)

?  LA CONDUITE DES CHANGEMENTS(ingendo yo guhindura ibintu)

?  USAGE DU POUVOIR PAR LES LEADERS(Ingene indongozi nyazo zikoresha ubutegetsi )

?  LES QUALITES DU LEADER(ibiranga indongozi nyayo)

?  CONCLUSION (umusozo)

0.Intangamarara (Introduction).

Kuva isi ibaho, nta murwi w’abantu n’umwe utagira imboneza. Nta mubano n’umwe udakeneye abayobozi. Ubuyobozi burakenewe kugirango bwunge ubumwe mu bantu bwongere bububungabunge mu kurondera ineza ya bose. Uburyo imboneza ziboneka, burashobora gufatira kuri vyishi. Hari iziriho bene umubano bafatiye ku buzima barimwo ingene bubabumeze, maze zikemerwa uko. Hari n’imboneza zitorerwa n’abo zirongora. Henshi aya mango ibintu bitera bifata iyo nzira ya kabiri yahavuye yitwa demokarasi bagerageza gusigura ko ari intwaro yikomokeye mubanyamuryango kanaka baronderera hamwe ineza rusangi yabo.

Bati akari mu mpene niko kari no mu ntama. No mundinganizo z’Ekleziya , ubuyobozi burakenegwa. Noneho rero, nkuko Inama nkuru y’Ekleziya yabereye i Vatikano ubugira kabiri yabitomoye neza: « Ekleziya ni igihugu c’Imana kigizwe n’Abungere hamwe n’ubusho.

Bitayeko na mbere hose, Ibitabo vyeranda biratwereka ko uwo mugenzo wamyeho. Ni mwibuke ingene mu Bwuzure bwa mbere Imana yitoreye Musa, Aroni, Abami, abacamanza, abahanuzi, gushika aho ihava yirungikira Umwana wayo Yezu Kristu.Aho hose biribonekeza yuko ingabo zitagira umwami ziba impehe nsa; zohava zizimagirika zikajana nyabahururu zikagwa mu manga.

Ariko vyongeye, indongozi ziri kwinshi zigatwara kwinshi. Twebwe abo dushaka kuvuga uyu musi ni ababereye abandi kuba imboneza bakarangwa n’UBUYOBOZI TWITA KO BUBEREYE, ni ukuvuga ubuyobozi bwiza. Ibibaranga, ico bashinzwe turaza kubiganirako, dukureho twiyibutsa natwebwe ico twatorewe mu muryango w’Ekleziya, mu muhari w’ubutumwa twatorewe kurongora.

1. Étymologie et champ conceptuel du leadership :

(Indangurakintu n’aho dusanga indongozi nyayo) :

« Leadership » ni ijambo ry’icongereza: leader, risigura umutware (chef) bakongereko ijambo -ship.

?  leadership ni ukuvuga ubushobozi bw’umuntu bwo kuyobora abantu canke ishirahamwe  muntumbero yo gushikira  amahangiro.

?  Twovuga rero ko indongozi ari umuntu ashobora kuyobora, guhimiriza no kwinjiza ivyiyumviro mubo ajejwe (capable de guider, d'influencer et d'inspirer).

Bavuga kandi ko : « indingozi ari umuntu afise abayoboke  » (parisants / followers).

Muri ico gihe, Hitler na Staline nabo nyene bari aba leaders. Ariko abo bantu barahungabanije agateka ka zinamntu baratabagura isi. Abo nibo bita indongozi z’ikibi« leaders du mal » ; uburongozi nkubwo sibwo bushingiyeko kazoza k’isi. Vyumvikane rero ko no mumihari harashobora kuba indongozi z’ikibi.  

MU NCAMAKE TWOVUGA KO: 

Ø  Ubuyobozi ari ububasha (ndemanwa canke umuntu atorerwa) igihagararo kizima n’ubushobozi bw’imboneza kanaka, bumutuma ashikana abandi ku ntumbero ndyohorabuzima kanaka abanyamuryango bashingiye hamwe.

Ø  Ni uburya canke imero y’umuntu (umuyobozi) bituma amera nk’uwibaburiyeko abandi , gutyo bakarondera kumugwa inyuma kubera ico abamariye n’ico yihatira kubashikanako.

Ø  Ni uburyo umuntu akuba ishengero ngo rihurire ku gikorwa kimwe c’iterambere ryabo.

Ivyo vyose  kuri twebwe, bikaba bimurikiwe n’ukwemera nkuko Ikete rihambaye Umuvyeyi wacu Papa Fransisiko aherutse kurungikira isi yose aryise « Umuco w ’ukwemera » (Lumen fidei). Yemeza ko ukwemera ariwo muco umurikira ukayobora ubuzima bwacu bwose.     

UBURONGOZI BUBEREYE ( Leadership) tubusanga mumirwi mikurumikuru ine (4) :

?  Muri politique (Mahatma  Gandhi, Charles de Gaulle,Martin Luther King, John F. Kennedy, Nelson Mandela, bazwi kw’isi yose)

?  Mu mashirahamwe yigenga (entreprises privées) : Ex. : Steve Jobs: directeur de APPLE,

?  Mu gisirikare

?  Mu mashirahamwe atarondera inyugu (imihari…) 

Uko uburongozi bubereye bwagiye burakwiragira mu mirwi mwinshi(domaines),niko n’ibiranga ubwo burongozi vyagiye birongerekana.

Kera abantu bibaza ko ukuba indongozi ibereye bikomoka kungabirano zidasanzwe kandi ndemanwa za muntu (charisme, trait du caractère, comportement); ariko ivyigwa vyakozwe vuba vyarerekanye ko uhubwo ibihe bidasanzwe umuntu acamwo bimwigisha (expérience) bimucisha ubwenge bigakuza ingabirano muriwe; nazo ni nk’izi:

Ukubona kure (la vision), Ubuhinga (la stratégie), Ugushikiriza  ivyiyumviro, imigambi… (communication), Ukwizera (la confiance)… 

Indongozi  « leader » aratandukanye n’uwo bita  gestionnaire (décideur , manager) wewe afise ubushobozi bw’uburongozi ariko adatuma abo ajejwe bashika kuyindi ntambwe y’iterambere. (yitaho kunezereza abahamushize, abo hejuru) 

UBUDASA HAGATI Y’INDONGOZI IBEREYE   (gestionnaire leader )N’INDONGOZI ISANZWE  (un gestionnaire non-leader)

Indongozi isanzwe arangura ubutumwa (akazi) mugushira mungiro amategeko akongera akereka abandi amategeko bategerezwa kugendera. Ikimuraza ishinga ni ukuguma munzira y’amategeko, agashima ko ibintu vyokwama kwakundi(aime la stabilité et se conforme aux codes établis).

?  Indongozi ibereye ifise ubushobozi bwo gutuma abandi bagira inyifato nshasha (la capacité d’influencer le comportement des autres). Indongozi nyayo ituma abo ejejwe bamwizera, akarazwa ishinga n’inyungu zabo (sait inspirer confiance et veiller aux intérêts des membres de son groupe),

Amenya ingene anagura uburyo bwo gukora akabaza ibibazo vyinkoramutima kandi akarangura imigambi mishasha myiza yubaka (sait renouveler les méthodes de travail, poser les bonnes questions et prendre des initiatives constructives.

arazwa ishinga n’umwimbu mwiza; atuma abo ejejwe bakora ibikorwa vyabo mukumufatirako akarorero, ivyo yishinze arabishikako mukwifashisha intererano z’abandi

(Il s’intéresse aux résultats. Il amène ses subordonnés à accomplir leurs tâches en se servant de son influence personnelle et son pouvoir de persuasion. Il parvient à ses fins en se procurant le concours des autres). 

Biragoye ko urunganwe rukubonamwo indongozi nyayo (nimwibuke Yezu kristu ariko arigisha aho yavukiye). Ingorane indongozi ishobora guhura ni nyishi kandi zitandukanye, umuntu adashobora no kwitega. Muri icogihe, indongozi itegerezwa kugira ubukerebusti n’ubuhinga muvyo ajejwe, mu migenderanire y’abantu (relations interpersonnelles)Ategerezwa  kumenya kuganira n’abantu gushikiriza ivyiyumviro, imigambi…(la facilité à communiquer). Vyongeye atagerezwa kugira ingabirano zikurikira  (les qualités):

v  Inshirwarimeneste ; (la perspicacité)

v  Kuzana bishasha  biteza imbere (la créativité)

v  kumva, gutegera ningoga (la sensibilité)

v  kubona kure (être visionnaire)

v  kworosha umutwe (de la souplesse / s'adapter)

v  kugumya intumbero (concentration / se focaliser sur un objectif à la fois)

v  ukutarambirwa(la patience), …

LA CONDUITE DES CHANGEMENTS

 (Ingene indongozi zishobora guhindura ibintu) 

LEADERSHIP CHARISMATIQUE(ingabirano zidasanzwe)

- Il met l’accent sur une vision et sur des valeurs partagées - Ashirimbere ico ashaka gushikako n’ivyiza bibahuza

- Il encourage une identité partagée (création des liens).Afatira kukibahuza ngo bunge ubumwe

- Il adopte des comportements souhaités (montre son adhésion personnelle). atanga akarorero kuvyo asaba abandi ngo bashike kuco bipfuza

- Il reflète la force (confiance en soi, courage, optimisme). Arerekana ko afise ububasha

LEADERSHIP VISIONNAIRE(uburongozi bumurikira abandi canke bw’indoto y’ineza) 

·  motivation inspirante  (icipfuzo gishitura)

·  stimulation intellectuelle  (uburyo bushasha bushitura)

·  influence idéalisée  (umwe wese agira iciyumviro kuvyo yiteze kuronka)

·  considération individuelle(yitaho umuntu umwe umwe ukwiwe)

USAGE  DU POUVOIR - IKORESHWA RY’UBUTEGESTI 

Le pouvoir se définit comme la capacité d'influencer le comportement d'un individu ou d'un groupe. Ububasha (pouvoir) mu burongozi ni ubushobozi indongozi ifise bwo gutuma umuntu canke abantu bahindura inyitato uko abishaka

Ø  pouvoir légitime     -      atanga amategeko

Ø  pouvoir de récompense    -   atanga udushimwe

Ø  pouvoir coercitif      -     ashirimbere ibihano

Ø  pouvoir de l’exemple       -     atanga akarorero

Ø  pouvoir de l’expertise   -    bamwubahira  ubuhinga

Ø  pouvoir charismatique  -  bose baramwiyumvamwo

INGENDO Y’UBURONGOZI BUBEREYE KU MUGWI MOTO W’AMANTU {LES STYLES DE LEADERSHIP D'UNE PETITE EQUIPE (BLAKE & MOUTON}

Ingendo y’uburongozi bubereye yerekana inyifato y’umutware, niyo yerekana ubuntu bwiwe, uko yiyumvira n’uburambe bwiwe mu butumwa, mukazi. Ivyo bikavana n’ikibanza aha ububasha afise, ingene abona abo ajejwe n’ibindi.

Uwitwa Robert Blake na Jane Mouton nibo berekanye uburyo butanu abajejwe abandi bakoresha mugutwara bivanye n’uko babona abo bajejwe, imigenderanire iri hagati yiwe nabo, n’ubutumwa canke akazi bakora.

INYIFATO ZIHUTA ZIRABONEKA  KU BAYOBOZI:

kwigungirako ubutegesti (Le style autocratique)

kwifata kivyeyi(Le style paternaliste) 

Ubuyobozi musangizangingo)(Le style démocratique )

Ubuyobozi mwegeranyamuryango (Le style collégial : Abo mufashaya gutwara ubafata nk’abavukanyi)

Ubuyobozi ntacombinezweko      (Le style nonchalant)

 

INDONGOZI NYAYO IRANGWA N’IKI?

Ni umuntu

1.    Yiyumvira (qui réfléchit), afise intumbero (qui a une vision), azi gucagura ico korwa n’icokorwa imbere y’ibindi (qui sait choisir, qui priorise),

2.    Yumviriza abandi  (qui écoute)

3.    Atanga akarorero , agaha intumbero abandi akaba umwizigirwa )qui sert d’exemple, qui guide les autres, à qui on a confiance,

4.    Akwizikiza ingendo ukwiri (qui suit une règle stricte),

5.    Afata ingingo mubihe bigoye (qui prend des décisions dans les moments difficiles),

6.    winseruka rukamvye (qui est courageux),

7.    Atadebukirwa, atarambirwa (qui est patient),

8.    Asoma , ategera neza ibiranga ibihe arimwo n’ingene  umuntu yovyifatamwo(Qui a la force, intelligent),

9.    Ashita ivyo yemeye (tenir ses promesses)

10. Yitangira abandi, abakunda (akunda Imana)  « leadership commence par le cœur, non par la tête »

 

IBINDI TWOVUGA NI NK’IBI:

1.    Kwama arondera gutosora, kuryohora, kuvugurura ubuhinga akoresha. Si uwama hahandi ngo yamane vya bindi imisi yose.

2.    Kwama arondera , abaza, afata ingingo zubaka;

3.    Kugira urukundo;

4.    Kwicisha bugufi;

5.    Kutigera yirengagiza ivyakomoste kuvyabaye , kuvyavuzwe, kuvyakozwe(resultats)

6.    Gushikana abo uyoboye ku kurangura ivyo babwirizwa kwirangurira (subsidialité) akoresheje ububasha afise n’ubwo kujinjibura.

Ibi birasaba kutabazibira, kutabakengera ngo wiyumvire ko ataco bokwishoborera utahabaye,

7. Ubwiyumanganyi: kugira umutima woroshe wakira neza ibishitse;

8. Kwakira neza n’ukwemera kwifashisha intererano z’abandi, ivyiyumviro vy’abandi ubifata

nk’ivyubaka umuryango: kwamana umutima wugurukiye abandi;

9. Kudasahagurika canke ngo ute utore iki na kiriya n’ica mbere kitarangutse…

INGESO N’INYIFATO NZIZA ZORANGA UBUYOBOZI BUKRISTU 

Muri rusangi, ku buyobozi bwiza rukristu, ubutegetsi bwiza ni ububereye ineza ya bose. Aho twovuga ibibwirizwa kuranga umuyobozi mukristu nta handi atari mu bitabu vyeranda no munyigisho z’Abungere b’Ekleziya.

Ico Imana yihaniza umuyobozi mukristu: EZ 34

1º.  Abungere biragira ah’ukuragira intama bashinzwe;

2º.  Bashima kwifungurira ibinure intama nazo zishwe n’umunanu

3º.  Iyikomeretse ntibasubira kuyinegwa ngo bayivuze , itakaye  ntibanerwa kuyigarura

4º.  Batwarana akaguma n’umukazo

5º.  Ibitungwa barabireka bigasanzara bigahitanwa n’amabingira ahita.

 Muri iryo jambo ry’Imana tubona yuko inkurikizi ari mbi. Ubwa mbere ni ishavu ry’Imana.Ubwa kabiri hakurikira ukwaka ubwo butumwa abungere yari yabushinze,Imana yo nyene ibwirangurire kuko ataco bamaze, ari abayobozi babi.

Agaca rero yerekana ico umuyobozi nyawe, umwungere nyawe akorera ubusho. 

Ø  Kugarukana mu rwuri rumwe intama zari zarasanzariye mu gahinga;

Ø  Kuburagira mubwatsi butotahaye;

Ø  Kuburonderera uruhongore rubereye;

Ø  Kugarukana iyazimiye canke yigijweyo n’impaka;

Ø  Kwunga iyavuniste,

Ø  Kuronsa imwe imwe yose uburenganzira bwayo

Ø  Bitayeko azoronsa n’indero nziza ubusho bw’imico mibi bugaruke ku murongo ntibubandanye butera amahembe izindi.

 Abayobozi yipfuza ni nk’umwami Dawudi (naho atagororotse muri vyose) azotuma igihugu cose kironka amahoro ntihabe hakigira igikoko kirya ikindi, ntihabe hakigira igihugu gihigira gutera ikindi; ntihabe hakigira igihugu gitera ikindi; ntihabe hakigira ubwoko butera ubundi…Atuma hagwa imvura y’imihezagiro, isi imere ibikwiye vyose vy’ukugaburira abantu; ntihazosubire kwigera havugwa inzara n’umusi n’umwe; igihugu cuzuye Imana.

Umuyobozi nyawe ni urya yuzuza abantu Imana nka kurya amazi yuzura uruzi, maze inkurikizi ikaba amahoro nya mahoro.

 Menya neza:

· UMUYOBOZI MU BITABU VYERANDA : NI UMUSHIKIRIZA W’IVYIZA VY’IMANA(I Tim3: Ububwiriza ni igikorwa ciza

?  Ubuyobozi bukristu, burangwa n’ukurondera ineza ya bose kandi hakoreshejwe inzira zigororotse. Nta nkuzi nta nyagupfa na nyagukira. Bose ni ab’Imana. Vyongeye , ibitabu vyeranda vyemeza ko ububasha bwose bukomoka ku Mana. Ari naco gituma uwubugabiwe ahamagarigwa kuyobora nkuko Imana ibishaka. Atabigize uko aba yikwegeye amahano (Rm 13,1-2)UBUKURU BUVA KU MANA

UMUSOZO

 Samir NASSIF: « Uburongozi bubereye burangwa n’ico abahinga bita ‘big five’ ».

Indongozi ibereye itegerezwa kuba ifise n’imiburiburi intumbero(ihangiro) (une vision), akamenya gushikiriza no kunyugwisha abandi iyo ntumbero (savoir inspirer et transmettre cette vision), akarondera ingene yoyishikako  (façonner le chemin), akaba umwizigirwa (être crédible et créer laconfiance).

Muri ivyo bitanu bihambaye  « big five » ikwizigira n’ukwizigirwaniwo mushinge wa vyose mu burongozi bubereye (leadership).

Ububasha bwo kwizigira bugereranwa n’umugozi w’icuma uteruye ibiremereye. Uciste vyose birundukira hasi bigasanzara.

Lady Margaret Thatcher, qui était un grand leader, avait bien dit : « J’ai toujours pensé que la vraie définition du leadership était de servir, non pas de commander. » (« namye nibaza ko indangurakintu y’uburongozi bubereye ari kwitangira abandi atari ugutanga amategeko »)

Steev jobs nawe ati:

« ne perdez pas votre temps en menant une vie qui n’est pas la votre, …… soyez insatiables, soyez fous »

« ntimutakaze umwanya wanyu mukugendera mubuzima atari ubwanyu….ntimwigere mwumva ko mukwije,

Umuvyeyi wacuPAPA FRANCOISati:

« …. Uwufise uruhara  rw’uburongozi muri buno buzima, reka ndabivuge, ategerezwa gufita amahangiro atomoye kandi akarondera uburyo bijanye bwo kuyashikira. Ariko muragaba murashobora kubangamirwa n’ugucika inkokora, ububabare, ugufata ibintu minenerwe  mugihe ivyo mwari mwipfuje mudashoboye kubishikako...

Ndabahamagariye kugira ukwizera kutayegayega kubatuma mwama muja imbere, ndabatumiriye kandi gukoresha inguvu zose mufise n’ubushobozi mukorera abo mujejwe, mugashima umwimbu muronse, mukarondera n’uburyo bwo kurondera inzira nshasha, mukitanga kandi mutabona ico muzokwimbura ariko mukagumya ukwizera. Aho niho muzokwiyumvamwo umuhamagaro wanyu w’indongozi ».

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IBIBAZO VYO MUMIRWI

  1. Mu mihari yacu, mubona hari uburongozi bubereye kunzego zose mufatiye kuribi muhejeje kubona? Buhari, mushima iki? Butahari habuze iki?
  2. Dondagura ibituma  indongozi mu mihari zitakaza ubwizigirwa  muhereye kugikuru. Mwovyirinda gute?
  3. Ni iyihe nama mwigiriye kugira mube indongozi zibereye?