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PROCES VERBAL DE LA REUNION DE L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE DE LA "FASEM" TENUE A GITEGA. (copie 3)

L’an deux mille quinze, le vingt-quatrième jour du mois d’octobre, a eu lieu, dans la salle polyvalente de la Paroisse Bon Pasteur (SHATANYA), une réunion de l’Association des Anciens Séminaristes et Educateurs de Mugera, « FASEM », organisée par l’antenne de Gitega. Même si elle avait été convoquée à 9h30, elle a dû commencer deux heures plus tard, à cause des activités de développement communautaires à l’UPG, activités qui comptaient avec la présence de  S. Exc. Monsieur le Président de la République et, une bonne partie des membres ne pouvait pas  répondre au rendez-vous avant d’avoir accompli ce devoir civique.

A l’ordre du jour, nous avions :

·       Le Mot d’ouverture, par Mr Libère NDAYISHIMIYE

·       La Présentation du rapport de la Réunion de la « FASEM » qui a eu lieu à Bujumbura, dimanche, le 4 octobre 2015, par Mr Julien NGENDAKUMANA.

·       La Présentation de l’état actuel du Petit Séminaire de Mugera, par A. Barnabé NTAHOYAMA, Recteur.

·       L’exposé des statuts de la « FASEM », par Mr Armand NDUWIMANA et François Xavier SENENE

·       Amendements des statuts

Divers.

 

1.     Mot d’ouverture

Après la prière qu’a dirigée Abbé Timothée HAKIZIMANA, Mr Libère Ndayishimiye a pris la parole pour accueillir les participants à la réunion et pour lancer les activités de ce jour. Il a signalé avant tout que former une association qui réunit les Anciens de Mugera est une belle initiative qui est en train de prendre vraiment assise dans les cœurs des intéressés et que celle-ci traine avec soi une grande estime : « Nous retrouver comme Anciens Séminaristes et Educateurs du Petit Séminaire de Mugera est un grand honneur », affirmait-il.  M. Libère n’a pas manqué à préciser que la visite effectuée à Mugera le 1 mars 2015 par les Anciens de cette pépinière « a laissé à son dos une image mémorable ». En outre, continue Libère, « l’entretien que le Comité d’initiative (de la FASEM) a eu avec l’Archevêque de Gitega, Monseigneur Simon NTAMWANA, en date du 3 octobre 2015 a servi de grande efficacité quant à aiguiser le projet de Formation de l’Association dont il est question ici. Selon l’Archevêque Simon, une telle Association permet à ses membres de 1º) garder le souvenir de leurs origines, 2º) rendre hommage à ceux qui les ont aidé à grandir, 3º) faciliter leur cadre de rencontre ; 4º) aider l’école dans le choix des projets de développement et, partant, les appuyer. 

 1.     Présentation du rapport de la Réunion de la « FASEM » qui a eu lieu à Bujumbura, dimanche, le 4 octobre 2015

Passant la parole à Mr Julien NGENDAKUMANA, celui-ci a saisi l’occasion pour saluer l’assemblée et lui présenter l’aboutissement de plusieurs rencontres où fut canalisée l’idée de l’érection de la « FASEM ». Avant de présenter les clauses de la dernière réunion qui a eu lieu à Bujumbura en date du 4 octobre 2015, Julien a tenu à dire que même si lui et Libère se sont efforcés à ce que naisse la « FASEM », ils ne peuvent pas s’en attribuer les mérites. Car, dans les générations antérieures, d’autres personnes ont eu l’idée de ce projet et ont œuvré en sa faveur. Seulement la tentative de la réaliser est restée au niveau d’un murissement continu. Par ailleurs, plusieurs personnes jusqu’ici ont travaillé fort dans la campagne de sensibilisation pour cette fin. On notera par exemple qu’à Bujumbura, depuis l’an 2008, plus d’une rencontre pour se réjouir ensemble comme ressortissants du Petit Séminaire de Mugera ont été organisées et ont vu la participation de plusieurs personnalités : étudiants, fonctionnaires et hauts cadres ou anciens hauts cadre du pays.  Dès lors, de petites rencontres continueront à rassembler les Anciens de Mugera jusqu’à ce que, avec la visite du 1 mars 2015 au Petit Séminaire, on converge sur l’urgence de mettre sur les rails cette « ASSOCIATION» pensée il y a des années, d’autant plus que l’établissement se prépare déjà à célébrer son Jubilé de 100 ans. Alors, un comité d’initiative s’y est mis à travailler  d’arrache-pied à Gitega comme à Bujumbura.

C’est dans cette optique que l’Assemblée constituante, réunie le 4 octobre dernier à Bujumbura, a étudié l’affaire et a fixé certaines décisions qui, cependant,  devraient être soumises à l’Assemblée constituante réunie à Gitega en ce jour du 24 octobre, pour amendements et ré-approbation. En voici quelques-unes :

 

-        Après exposé des statuts, un bon nombre de questions fut posé : notamment à propos de la confession religieuse des membres (puisqu’il s’agit d’une association pour appuyer une école qui appartient de fond en comble à l’Eglise catholique), des objectifs, de la gouvernance et du siège cette association, etc.  Les échanges terminés, tout le monde en présence (80 personnes) a été d’accord que l’Association rassemblant les Anciens Séminaristes et Educateurs de Mugera peut enfin voir le jour sous le nom de « Fraternité des Anciens Séminaristes et des Educateurs du Séminaire  Mugera », « FASEM », en sigle. 

-        Un comité de Lecture et d’Analyse des textes des statuts a été mis sur pied. Cinq personnes la composent : 1. NYAKIYE Adrien, Professeur à l’UB.

       2. GITONYOTSI Joseph

       3. NIYONKURU Mélance, Cadre juriste chez Avocat Sans Frontière.

   4. NDUHIRUBUSA Nicodème, Ancien Officier Militaire, Protocolaire  du Président Buyoya.

  5. NDIMURIRWO Venant (se chargera spécifiquement de l’analyse de l’ordre  littéraire des textes de loi en questions).

 

-        Pour diriger provisoirement la « FASEM », un comité a été élu en jonglant surtout sur les membres se trouvant à Bujumbura et à Gitega.

Bujumbura : Président  (national)   : Mr Julien NGENDAKUMANA

Président Adjoint        : Mr Festus BIMENYIMANA

Gitega :        Président  (Gitega)      : Mr Libère NDAYISHIMIYE.

                     Président Adjoint        : Mr Armand NDUWIMANA

----------------------------

       Secrétaire  (national)         : Mr Procès BIGIRIMANA                                Secrétaire Adjoint        : Mr Libère HABONIMANA

       SecrétaireAdjoint(Gitega):Abbé Timothée HAKIZIMANA   

Trésorier (national)    : Dr Alexis NIYOMWUNGERE

Trésorier Adjoint        : Mr MANIRAKIZA Eric

Trésorier Adjoint (Gitega)   : Mr Jean Claude NSANZE

-        Concernant les objectifs de l’Association, en plus de l’appui au Petit Séminaire de Mugera, on a dû ajouter que l’Association visera aussi l’entraide mutuelle des membres.

-        Quant au siège de l’Association, il sera là où il y aura beaucoup de membres.

 

2.     Présentation de l’état actuel du Petit Séminaire de Mugera

 

A 12h 15, l’occasion fut donnée au recteur du Petit Séminaire de Mugera pour parler de l’état actuel de ce dernier. Selon l’Abbé Barnabé, la naissance de l’Association des Anciens de Mugera vient au point nommé si ce n’est pas tard ! En effet, il semble anormal que la toute première école secondaire du Pays ne puisse pas compter avec une Association de ceux qu’elle a formés. Bien heureusement, aujourd’hui, les choses semblent évoluer de toute évidence. La dernière visite effectuée au petit Séminaire, le 1 mars 2015, dit-il, a laissé une belle image et un enthousiasme sans précédents dans toute la communauté scolaire de Mugera.

 

Pour parler du Séminaire, A. Barnabé signale que :

v Le Petit Séminaire de Mugera s’apprête à célébrer son anniversaire de 90 ans le 13 février 2016. Du même coup, il lancera aussi les préparatifs pour la célébration de son jubilé de 100 ans.

v Au niveau pédagogique : le séminaire souffre actuellement d’un manque de 2 professeurs attitrés : un de Français et un autre d’Economie. Par ailleurs, comparativement aux autres élèves de Gitega, les petits séminaristes réussissent mieux aux épreuves tant nationales que régionales.

v Suite, à la précarité des conditions de survie au Petit Séminaire, on a été obligé de supprimer le Cycle Inférieur du secondaire (il y a 4 ans). Actuellement on n’a que le Cycle supérieur seulement en deux sections : ScB et LM, de la 3ème à la 1ère, avec un total de 169 élèves.

v Comme l’école ne reçoit pas les subsides de l’Etat du Burundi et que ceux du Vatican vont decrescendo au fur des années, aujourd’hui, chaque membre de la communauté du Séminaire peut être sûr qu’il aura au moins  une heure par semaine de travail champêtre dans le cadre de l’autofinancement.  Ainsi le revenu du Séminaire de Mugera se recherche dans trois sources :

·       les collectes dans les paroisses de Gitega (haricots, maïs),

·       l’aide du Vatican pour les Séminaires,

·       l’autofinancement : Agriculture + Elevage + Boutique.

v Bon nombre d’infrastructures nécessitent être réhabilitées :

·       Le grand dortoir nommé Saint Chrales Luanga

·       Les bâtiments qui abritaient jadis le Foyer de Charité, etc.

En outre, le séminaire nécessite urgemment un équipement en outils informatique.

 

4. Exposé des Statuts de la « FASEM ».

A 12h45  M. Armand NDUWIMANA et François Xavier SENENE abordent le point que l’assemblée attendait avec plus d’intérêt : l’exposé du texte des statuts de notre Association : Huit chapitres avec 44 articles. L’attention était maximale. Après la lecture intégrale de ce texte, le moment des amendements fut vraiment crucial. Signalons quelques interventions :

 

-        Mr Kayagwa Emmanuel a ouvert la discussion. Il voulait savoir où sera situé la zone d’action de la FASEM. En plus, pour lui, le quorum exigé  par l’art. 34 (3/4 de membres) pour la réunion de l’Assemblée Générale Ordinaire semble trop élevé.   

R/ La décision là-dessus a été la suivante : la zone d’action de la FASEM est nationale tant que ses membres se retrouvent un peu partout au Burundi. Mais, la FASEM n’exclut pas la possibilité de s’étendre jusqu’à l’étranger conformément aux statuts. Rien n’empêche que les Anciens du Séminaire Mugera réunis dans une ville quelque part en dehors des frontières nationales puissent constituer une antenne. Quant au quorum jugé élevé par E. KAYAGWA et d’autres, l’Assemblée constituante réunie à Gitega l’a baissé. Nous avons décidé 2/3 (au lieu de 3/4). De plus, au cas où les 2/3 se révèleraient inatteignables, la solution sera de convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire.    

 

-        Mr l’Abbé Timothée demanda si le Règlement d’Ordre Intérieur pour la FASEM serait déjà disponible. R/ Mr Julien NGENDAKUMANA lui répond qu’il est en train d’être rédigé, mais qu’il ne peut pas être disponible avant l’amendement complet des statuts. Le R.O.I sera présenté le même jour où  élira, en Assemblé générale Ordinaire, le Comité Exécutif. Et le souhait serait de tenir dite Assemblée vers fin novembre 2015.

-        La question qui a fait couler beaucoup de salives fut soulevée par SINZO Tite et Joseph Désiré NURWUBUSA ; une question  en rapport avec la gouvernance de la FASEM. Comme les deux, beaucoup d’autres parmi l’auditoire estimaient que le Comité exécutif est surpeuplé ! Pourquoi tant d’adjoints ? (cf. art. 8). N’est-ce pas là une lourde structure ?

 

R/ Mr Julien, appuyé par Libère NDAYISHIMIYE, se débâtit longuement pour faire comprendre que la situation n’est pas aussi moins  compliquée que ça ! Nous vivons une période où la gouvernance et la prise de décision exige des facteurs variés. Alors, « pour éviter les inquiétudes, suspects et mauvaises impressions, j’ai opté pour la clause « parapluie », explique-t-il. Les adjoints seront proportionnels aux besoins afin de ne pas penser que le président et son adjoint, qui peuvent tous deux habiter Bujumbura, auraient manigancé telle ou telle autre affaire.

Pour conclure la question, Mr Adrien a proposé que, lors de la prochaine élection du Comité Exécutif (définitif), il faudra qu’on élise, pour chaque service (Présidence, secrétariat, Trésorerie), un seul adjoint national (en plus des chefs). Mais le R.O.I devra clarifier  que dans chaque province où  il y a des membres de la FASEM, on peut élire un Comité ayant une structure complète. Comme ça ceux-là élus dans les diverses antennes seront les adjoints nationaux dont on a besoin. On fut d’accord à ce sujet. 

 

-        Une autre inquiétude s’est remarqué dans l’art.13 : à propos de la destitution des organes.  R/

·       Le mandat du Comité de surveillance ne doit pas terminer avec celui du Comité Exécutif. Le comité de surveillance aura un mandat moins long (2 ans) que celui du Comité Exécutif.

·       En cas de vide ou de manquement grave d’un des deux comités ou les deux à la fois, les 3/4 des membres effectifs pourront écrire une pétition dument signée pour convoquer une Assemblée Générale visant la destitution des défaillants.

-        S’agissant de la qualité des membres (cf. art.27),  l’assemblée constituante tenue à Gitega ce 24 octobre demande de bien structurer, dans le R.O.I, qui est éligible dans les organes de la FASEM. Il faut éviter les éventuelles perturbations qui peuvent émaner de la différence des confessions religieuses, une fois par exemple que la « FASEM » tomberait sous la présidence d’un Ancien de Mugera devenu  musulman, protestant, ou même athée. En plus on a ajouté cette clause : « Les membres qui ont participé à l’assemblée constitutive de l’Association ont le statut de membres fondateurs ».

-        Demandant plus de précisions sur les cotisations, Mr Julien explique que les cotisations seront de 2 ordres :

·       Cotisations statutaires : sont obligatoires pour tout membre effectif.  On en déterminera le montant lors de la prochaine assemblée générale ordinaire.

·       Cotisation pour le Fond d’Appui au Séminaire de Mugera : chaque membre décidera lui-même une somme convenable à retrancher sur son revenu sous forme de virement permanent pour ceux qui ont un revenu régulier et ce pendant 10 ans à la fin desquels on statuera sur une forme éventuelles de cotisation au fond et à la caisse sociale. 

Quant à la visite du 13 février 2015 coïncidant avec l’anniversaire de 90 ans du petit Séminaire, depuis Bujumbura, chaque visiteur paiera 30.000BIF, dont 15.000Fr pour le déplacement, 5000Fr minimum pour l’enveloppe à donner pour le Séminaire à l’exception des étudiants qui paieront 15.000Fr pour le rafraichissement et l’enveloppe. Concernant les déplacements depuis d’autres coins, on pourra s’organiser selon la distance et les moyens disponibles. 

 

La réunion qui avait commencé à 11h30 prit fin à 14h50. Sauf quelques-uns, tout le monde se dirigea vers le Snack Bar « KUMUGANURO » où on a pris un rafraichissement afin de terminer en beauté les riches échanges qu’avait laissés en suspens la rencontre de ce jour. C’est dans ce même endroit où a eu lieu la présentation nominative des participants : les « frères retrouvés il y a de longues dates », se sont rappelé les histoires de la jeunesse et ont raconté le devenir incessant de leur vaillance, fruit de la studiosité puisée à Mugera.


                                                                            Procès verbaliste :

    Abbé Timothée HAKIZIMANA

2.    

PROCES VERBAL DE LA REUNION DE L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE DE LA "FASEM" TENUE A GITEGA. (copie 3) (copy 1)

L’an deux mille quinze, le vingt-quatrième jour du mois d’octobre, a eu lieu, dans la salle polyvalente de la Paroisse Bon Pasteur (SHATANYA), une réunion de l’Association des Anciens Séminaristes et Educateurs de Mugera, « FASEM », organisée par l’antenne de Gitega. Même si elle avait été convoquée à 9h30, elle a dû commencer deux heures plus tard, à cause des activités de développement communautaires à l’UPG, activités qui comptaient avec la présence de  S. Exc. Monsieur le Président de la République et, une bonne partie des membres ne pouvait pas  répondre au rendez-vous avant d’avoir accompli ce devoir civique.

A l’ordre du jour, nous avions :

·       Le Mot d’ouverture, par Mr Libère NDAYISHIMIYE

·       La Présentation du rapport de la Réunion de la « FASEM » qui a eu lieu à Bujumbura, dimanche, le 4 octobre 2015, par Mr Julien NGENDAKUMANA.

·       La Présentation de l’état actuel du Petit Séminaire de Mugera, par A. Barnabé NTAHOYAMA, Recteur.

·       L’exposé des statuts de la « FASEM », par Mr Armand NDUWIMANA et François Xavier SENENE

·       Amendements des statuts

Divers.

 

1.     Mot d’ouverture

Après la prière qu’a dirigée Abbé Timothée HAKIZIMANA, Mr Libère Ndayishimiye a pris la parole pour accueillir les participants à la réunion et pour lancer les activités de ce jour. Il a signalé avant tout que former une association qui réunit les Anciens de Mugera est une belle initiative qui est en train de prendre vraiment assise dans les cœurs des intéressés et que celle-ci traine avec soi une grande estime : « Nous retrouver comme Anciens Séminaristes et Educateurs du Petit Séminaire de Mugera est un grand honneur », affirmait-il.  M. Libère n’a pas manqué à préciser que la visite effectuée à Mugera le 1 mars 2015 par les Anciens de cette pépinière « a laissé à son dos une image mémorable ». En outre, continue Libère, « l’entretien que le Comité d’initiative (de la FASEM) a eu avec l’Archevêque de Gitega, Monseigneur Simon NTAMWANA, en date du 3 octobre 2015 a servi de grande efficacité quant à aiguiser le projet de Formation de l’Association dont il est question ici. Selon l’Archevêque Simon, une telle Association permet à ses membres de 1º) garder le souvenir de leurs origines, 2º) rendre hommage à ceux qui les ont aidé à grandir, 3º) faciliter leur cadre de rencontre ; 4º) aider l’école dans le choix des projets de développement et, partant, les appuyer. 

 1.     Présentation du rapport de la Réunion de la « FASEM » qui a eu lieu à Bujumbura, dimanche, le 4 octobre 2015

Passant la parole à Mr Julien NGENDAKUMANA, celui-ci a saisi l’occasion pour saluer l’assemblée et lui présenter l’aboutissement de plusieurs rencontres où fut canalisée l’idée de l’érection de la « FASEM ». Avant de présenter les clauses de la dernière réunion qui a eu lieu à Bujumbura en date du 4 octobre 2015, Julien a tenu à dire que même si lui et Libère se sont efforcés à ce que naisse la « FASEM », ils ne peuvent pas s’en attribuer les mérites. Car, dans les générations antérieures, d’autres personnes ont eu l’idée de ce projet et ont œuvré en sa faveur. Seulement la tentative de la réaliser est restée au niveau d’un murissement continu. Par ailleurs, plusieurs personnes jusqu’ici ont travaillé fort dans la campagne de sensibilisation pour cette fin. On notera par exemple qu’à Bujumbura, depuis l’an 2008, plus d’une rencontre pour se réjouir ensemble comme ressortissants du Petit Séminaire de Mugera ont été organisées et ont vu la participation de plusieurs personnalités : étudiants, fonctionnaires et hauts cadres ou anciens hauts cadre du pays.  Dès lors, de petites rencontres continueront à rassembler les Anciens de Mugera jusqu’à ce que, avec la visite du 1 mars 2015 au Petit Séminaire, on converge sur l’urgence de mettre sur les rails cette « ASSOCIATION» pensée il y a des années, d’autant plus que l’établissement se prépare déjà à célébrer son Jubilé de 100 ans. Alors, un comité d’initiative s’y est mis à travailler  d’arrache-pied à Gitega comme à Bujumbura.

C’est dans cette optique que l’Assemblée constituante, réunie le 4 octobre dernier à Bujumbura, a étudié l’affaire et a fixé certaines décisions qui, cependant,  devraient être soumises à l’Assemblée constituante réunie à Gitega en ce jour du 24 octobre, pour amendements et ré-approbation. En voici quelques-unes :

 

-        Après exposé des statuts, un bon nombre de questions fut posé : notamment à propos de la confession religieuse des membres (puisqu’il s’agit d’une association pour appuyer une école qui appartient de fond en comble à l’Eglise catholique), des objectifs, de la gouvernance et du siège cette association, etc.  Les échanges terminés, tout le monde en présence (80 personnes) a été d’accord que l’Association rassemblant les Anciens Séminaristes et Educateurs de Mugera peut enfin voir le jour sous le nom de « Fraternité des Anciens Séminaristes et des Educateurs du Séminaire  Mugera », « FASEM », en sigle. 

-        Un comité de Lecture et d’Analyse des textes des statuts a été mis sur pied. Cinq personnes la composent : 1. NYAKIYE Adrien, Professeur à l’UB.

       2. GITONYOTSI Joseph

       3. NIYONKURU Mélance, Cadre juriste chez Avocat Sans Frontière.

   4. NDUHIRUBUSA Nicodème, Ancien Officier Militaire, Protocolaire  du Président Buyoya.

  5. NDIMURIRWO Venant (se chargera spécifiquement de l’analyse de l’ordre  littéraire des textes de loi en questions).

 

-        Pour diriger provisoirement la « FASEM », un comité a été élu en jonglant surtout sur les membres se trouvant à Bujumbura et à Gitega.

Bujumbura : Président  (national)   : Mr Julien NGENDAKUMANA

Président Adjoint        : Mr Festus BIMENYIMANA

Gitega :        Président  (Gitega)      : Mr Libère NDAYISHIMIYE.

                     Président Adjoint        : Mr Armand NDUWIMANA

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       Secrétaire  (national)         : Mr Procès BIGIRIMANA                                Secrétaire Adjoint        : Mr Libère HABONIMANA

       SecrétaireAdjoint(Gitega):Abbé Timothée HAKIZIMANA   

Trésorier (national)    : Dr Alexis NIYOMWUNGERE

Trésorier Adjoint        : Mr MANIRAKIZA Eric

Trésorier Adjoint (Gitega)   : Mr Jean Claude NSANZE

-        Concernant les objectifs de l’Association, en plus de l’appui au Petit Séminaire de Mugera, on a dû ajouter que l’Association visera aussi l’entraide mutuelle des membres.

-        Quant au siège de l’Association, il sera là où il y aura beaucoup de membres.

 

2.     Présentation de l’état actuel du Petit Séminaire de Mugera

 

A 12h 15, l’occasion fut donnée au recteur du Petit Séminaire de Mugera pour parler de l’état actuel de ce dernier. Selon l’Abbé Barnabé, la naissance de l’Association des Anciens de Mugera vient au point nommé si ce n’est pas tard ! En effet, il semble anormal que la toute première école secondaire du Pays ne puisse pas compter avec une Association de ceux qu’elle a formés. Bien heureusement, aujourd’hui, les choses semblent évoluer de toute évidence. La dernière visite effectuée au petit Séminaire, le 1 mars 2015, dit-il, a laissé une belle image et un enthousiasme sans précédents dans toute la communauté scolaire de Mugera.

 

Pour parler du Séminaire, A. Barnabé signale que :

vLe Petit Séminaire de Mugera s’apprête à célébrer son anniversaire de 90 ans le 13 février 2016. Du même coup, il lancera aussi les préparatifs pour la célébration de son jubilé de 100 ans.

vAu niveau pédagogique : le séminaire souffre actuellement d’un manque de 2 professeurs attitrés : un de Français et un autre d’Economie. Par ailleurs, comparativement aux autres élèves de Gitega, les petits séminaristes réussissent mieux aux épreuves tant nationales que régionales.

vSuite, à la précarité des conditions de survie au Petit Séminaire, on a été obligé de supprimer le Cycle Inférieur du secondaire (il y a 4 ans). Actuellement on n’a que le Cycle supérieur seulement en deux sections : ScB et LM, de la 3ème à la 1ère, avec un total de 169 élèves.

vComme l’école ne reçoit pas les subsides de l’Etat du Burundi et que ceux du Vatican vont decrescendo au fur des années, aujourd’hui, chaque membre de la communauté du Séminaire peut être sûr qu’il aura au moins  une heure par semaine de travail champêtre dans le cadre de l’autofinancement.  Ainsi le revenu du Séminaire de Mugera se recherche dans trois sources :

·       les collectes dans les paroisses de Gitega (haricots, maïs),

·       l’aide du Vatican pour les Séminaires,

·       l’autofinancement : Agriculture + Elevage + Boutique.

vBon nombre d’infrastructures nécessitent être réhabilitées :

·       Le grand dortoir nommé Saint Chrales Luanga

·       Les bâtiments qui abritaient jadis le Foyer de Charité, etc.

En outre, le séminaire nécessite urgemment un équipement en outils informatique.

 

4. Exposé des Statuts de la « FASEM ».

A 12h45  M. Armand NDUWIMANA et François Xavier SENENE abordent le point que l’assemblée attendait avec plus d’intérêt : l’exposé du texte des statuts de notre Association : Huit chapitres avec 44 articles. L’attention était maximale. Après la lecture intégrale de ce texte, le moment des amendements fut vraiment crucial. Signalons quelques interventions :

 

-        Mr Kayagwa Emmanuel a ouvert la discussion. Il voulait savoir où sera situé la zone d’action de la FASEM. En plus, pour lui, le quorum exigé  par l’art. 34 (3/4 de membres) pour la réunion de l’Assemblée Générale Ordinaire semble trop élevé.   

R/ La décision là-dessus a été la suivante : la zone d’action de la FASEM est nationale tant que ses membres se retrouvent un peu partout au Burundi. Mais, la FASEM n’exclut pas la possibilité de s’étendre jusqu’à l’étranger conformément aux statuts. Rien n’empêche que les Anciens du Séminaire Mugera réunis dans une ville quelque part en dehors des frontières nationales puissent constituer une antenne. Quant au quorum jugé élevé par E. KAYAGWA et d’autres, l’Assemblée constituante réunie à Gitega l’a baissé. Nous avons décidé 2/3 (au lieu de 3/4). De plus, au cas où les 2/3 se révèleraient inatteignables, la solution sera de convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire.    

 

-        Mr l’Abbé Timothée demanda si le Règlement d’Ordre Intérieur pour la FASEM serait déjà disponible. R/ Mr Julien NGENDAKUMANA lui répond qu’il est en train d’être rédigé, mais qu’il ne peut pas être disponible avant l’amendement complet des statuts. Le R.O.I sera présenté le même jour où  élira, en Assemblé générale Ordinaire, le Comité Exécutif. Et le souhait serait de tenir dite Assemblée vers fin novembre 2015.

-        La question qui a fait couler beaucoup de salives fut soulevée par SINZO Tite et Joseph Désiré NURWUBUSA ; une question  en rapport avec la gouvernance de la FASEM. Comme les deux, beaucoup d’autres parmi l’auditoire estimaient que le Comité exécutif est surpeuplé ! Pourquoi tant d’adjoints ? (cf. art. 8). N’est-ce pas là une lourde structure ?

 

R/ Mr Julien, appuyé par Libère NDAYISHIMIYE, se débâtit longuement pour faire comprendre que la situation n’est pas aussi moins  compliquée que ça ! Nous vivons une période où la gouvernance et la prise de décision exige des facteurs variés. Alors, « pour éviter les inquiétudes, suspects et mauvaises impressions, j’ai opté pour la clause « parapluie », explique-t-il. Les adjoints seront proportionnels aux besoins afin de ne pas penser que le président et son adjoint, qui peuvent tous deux habiter Bujumbura, auraient manigancé telle ou telle autre affaire.

Pour conclure la question, Mr Adrien a proposé que, lors de la prochaine élection du Comité Exécutif (définitif), il faudra qu’on élise, pour chaque service (Présidence, secrétariat, Trésorerie), un seul adjoint national (en plus des chefs). Mais le R.O.I devra clarifier  que dans chaque province où  il y a des membres de la FASEM, on peut élire un Comité ayant une structure complète. Comme ça ceux-là élus dans les diverses antennes seront les adjoints nationaux dont on a besoin. On fut d’accord à ce sujet. 

 

-        Une autre inquiétude s’est remarqué dans l’art.13 : à propos de la destitution des organes.  R/

·       Le mandat du Comité de surveillance ne doit pas terminer avec celui du Comité Exécutif. Le comité de surveillance aura un mandat moins long (2 ans) que celui du Comité Exécutif.

·       En cas de vide ou de manquement grave d’un des deux comités ou les deux à la fois, les 3/4 des membres effectifs pourront écrire une pétition dument signée pour convoquer une Assemblée Générale visant la destitution des défaillants.

-        S’agissant de la qualité des membres (cf. art.27),  l’assemblée constituante tenue à Gitega ce 24 octobre demande de bien structurer, dans le R.O.I, qui est éligible dans les organes de la FASEM. Il faut éviter les éventuelles perturbations qui peuvent émaner de la différence des confessions religieuses, une fois par exemple que la « FASEM » tomberait sous la présidence d’un Ancien de Mugera devenu  musulman, protestant, ou même athée. En plus on a ajouté cette clause : « Les membres qui ont participé à l’assemblée constitutive de l’Association ont le statut de membres fondateurs ».

-        Demandant plus de précisions sur les cotisations, Mr Julien explique que les cotisations seront de 2 ordres :

·       Cotisations statutaires : sont obligatoires pour tout membre effectif.  On en déterminera le montant lors de la prochaine assemblée générale ordinaire.

·       Cotisation pour le Fond d’Appui au Séminaire de Mugera : chaque membre décidera lui-même une somme convenable à retrancher sur son revenu sous forme de virement permanent pour ceux qui ont un revenu régulier et ce pendant 10 ans à la fin desquels on statuera sur une forme éventuelles de cotisation au fond et à la caisse sociale. 

Quant à la visite du 13 février 2015 coïncidant avec l’anniversaire de 90 ans du petit Séminaire, depuis Bujumbura, chaque visiteur paiera 30.000BIF, dont 15.000Fr pour le déplacement, 5000Fr minimum pour l’enveloppe à donner pour le Séminaire à l’exception des étudiants qui paieront 15.000Fr pour le rafraichissement et l’enveloppe. Concernant les déplacements depuis d’autres coins, on pourra s’organiser selon la distance et les moyens disponibles. 

 

La réunion qui avait commencé à 11h30 prit fin à 14h50. Sauf quelques-uns, tout le monde se dirigea vers le Snack Bar « KUMUGANURO » où on a pris un rafraichissement afin de terminer en beauté les riches échanges qu’avait laissés en suspens la rencontre de ce jour. C’est dans ce même endroit où a eu lieu la présentation nominative des participants : les « frères retrouvés il y a de longues dates », se sont rappelé les histoires de la jeunesse et ont raconté le devenir incessant de leur vaillance, fruit de la studiosité puisée à Mugera.


                                                                            Procès verbaliste :

    Abbé Timothée HAKIZIMANA

2.    

LE BUREAU DIOCESAIN POUR L'EDUCATION ENGAGÉ AU SERVICE DE L'EGLISE DE GITEGA ET SURTOUT AU SERVICE DE LA JEUNESSE

REUNION ORGANISEE PAR LE BUREAU DIOCESAIN POUR L’EDUCATION DE GITEGA A L’INTENTION DES AUMONIERS, DES DIRECTEURS ET DES REPRESENTANTS DES COMITES DES ECOLES PAROISSES, LES SUPERVISEURS REGIONAUX ET PAROISSIAUX, LES COORDINATEURS DES MAC ET LA CODIMAC (Lycée GITEGA, le 09/05/2015).

En date du 9 mai 2015, le Bureau Diocésain pour l’éducation (BDE) a organisée une réunion à l’intention des aumôniers, les Directeurs des Ecoles sous-convention Catholique, les représentants des comités des écoles-paroisses, les superviseurs régionaux et paroissiaux, les coordinateurs des MAC et la CODIMAC de Gitega. Etaient aussi présents la responsable Diocésaine de la catéchèse, Mme Béatrice N. et l’économe diocésain, A. Ignace MBONINYIBUKA.

Déroulement des faits :

       I.          Mot  d’accueil  du directeur du Lycée Gitega

Il souhaite la bienvenue  à tous les participants dans la réunion qui consiste en grande partie à l’évaluer l’état actuel du projet « École-paroisse », commencé il n’y a pas si longtemps dans l’Eglise du Burundi.  Du même coup, il souhaita à tous une bonne suivie des programmes du jour.

     II.          Puis, tient la parole le superviseur diocésain de l’éducation  A.  Bandeba Vincent :

Il commence par saluer l’assemblée, puis rappeler les points à l’ordre du jour comme consigner sur la carte d’invitation à ladite la réunion :

-        La pastorale scolaire et évaluation de l’École-Paroisse

-        Le Projet « Promotion de la paix, la non-violence et la réconciliation dans les jeunes, par les jeunes, à travers la musique, le sport et les activités culturelles » (projet initié par le BDE et déjà en cours).

Après cela, il donne la parole à son adjoint Mr Dieudonné pour passer au développement du premier point concernant l’École Paroisse et la pastorale scolaire.

    III.          M. Dieudonné :

LA PASTORALE DANS LES ECOLES : LA RELIGION, LES MOUVEMENTS, LES MESSES… L’ECOLE-PAROISSE.

Pourquoi l’Eglise dans les écoles ?

Réaliser le « Projet d’éducation au valeurs humaines et chrétiennes au Burundi ».

Objet : formation-éducation

La religion est présente dans les écoles pour que  la science ait une base solide fondée sur les valeurs humaines et chrétiennes. Ainsi les éduqués acquièrent :

-       La formation intellectuelle équilibrée, formation dont le rôle est d’ouvrir et de développer l’intelligence, de former le jugement, d’exercer et de meubler la mémoire, de diriger l’imagination.

-       L’éducation aux valeurs humaines et chrétiennes nécessaires à la structure de leur vie, une éducation agréable à l’enfant et au futur adulte. C’est pour cela que l’on n’a pas droit d’enseigner n’importe quoi et n’importe comment. Voilà le principe de l’éducation pour l’Eglise. Elle, elle n’ignore pas que la foi éclaire la raison. L’éducation humaine et chrétienne est la lumière de la science. Malheureusement, nous sommes surpris, ces jours,  que, dans diverses écoles, il y a des élèves baptisés catholiques qui ne se sentent pas interpellés à étudier la religion ni à faire partie d’un Mouvement d’Action Catholique ou d’un groupe chorale ! Or, le normal serait que les écoles soient le milieu idéal pour l’éducation aux valeurs chrétiennes.

 

vMais, qu’est-ce que  c’est l’école paroisse ?

Littéralement c’est une école avec une paroisse à l’intérieur. Dite paroisse est une paroisse fondée non sur un territoire déterminé, mais sur la communauté scolaire en présence.

 L’école paroisse a pourbut de faire grandir la vie de foi chrétienne de chacun de ses membres, à accompagner les jeune scolarisés dans la croissance en humanité pour qu’ils se connaissent, découvrent leurs dons, développent leurs facultés humaines et chrétiennes et s’ouvrent à la dimension spirituelle de leur vie. Par conséquent, les jeunes doivent devenir en premier lieu, les premiers apôtres des jeunes dans leurs établissements respectifs : ce que l’autorité diocésaine appelle « pastorale de proximité » ou auto-éduction ou encore « éducation par les pairs ». Chaque école doit se sentir une vraie communauté avec le profil recommandé pour la formation intégrale de l’enfant.

Son rôle consiste à :

vOrganiser la liturgie

vOrganiser les bonnes actions

vOrganiser les Mouvements d’Action Catholique

vOrganiser des activités d’autofinancement

vEnseigner la Parole de Dieu

vAider dans le fonctionnement des groupes vocationnels

vVenir au secours des plus pauvres et des nécessiteux par la promotion de la Caritas

vAssurer l’auto-éducation

vEntrer dans l’organisation pastorale  de l’Eglise

vParticiper dans la préparation à la réception des sacrements et des promesses dans les MAC.

 

Les qualités requis pour représenter la paroisse-école.

-        Le savoir

-        Le savoir faire

-        Le savoir être

-        Le savoir vivre

-        Le savoir vivre avec les autres

-        Le savoir servir

Organisation de l’école-paroisse :

·       Comité paroissial : 10 personnes

·       Conseil paroissial : comité paroissial + les responsables des CEB (Chaque classe est une CEB) + les coordinateurs et les responsables des MAC

·       L’aumônier :

·       Le curé de la paroisse

·       Les professeurs de religion

·       L’encadreur spirituel

 

Pour plus de détails (cf. la publication sur ce site concernant laRENCONTRE DES CURES, DIRECTEURS, AUMONIERS, COMITES DES ECOLES – PAROISSES ET PROFESSEURS DE RELIGION DANS LES REGIONS CENTRE ET SUD DE LA REGION PASTORALE DE GITEGA tenue à Mweya, le 23/01/2015).  

 

   IV.          Superviseur diocésain :

Il a insisté sur le concept « grandir /croitre », en vue d’illustrer ce qu’est une Ecole Paroisse dans le contexte actuel de l’autoprise en charge dans notre Diocèse. Pour lui,   « Grandir »  est « passer de l’étape de recevoir au degré de donner ». Puis il a passé la parole à l’économe diocésain pour expliquer le projet de l’autoprise en charge dans l’Eglise locale de Gitega.

     V.          Econome Général

L’autoprise en charge dans les paroisses et même dans les écoles-paroisses est une réalité à laquelle nous ne pouvons plus échapper. C’est pour cela qu’il nous faut un éveil des consciences : comprendre la situation et y faire face réellement. Dans le Diocèse de Gitega, il y a à peu près une décennie, les chrétiens pourvoient eux-mêmes aux besoins de leurs paroisses et, partant du Diocèse, par des contributions collectées selon un module convenu dans chaque paroisse par les mêmes paroissiens.  

   VI.          A suivi  une série des questions et interventions des participants.

 

  VII.          Puis, le Superviseur diocésain a expliqué le projet  « Promotion de la paix, la non-violence et la réconciliation dans les jeunes, par les jeunes, à travers la musique, le sport et les activités culturelles ».

·       Le projet est déjà sur les rails, a-t-il fait savoir. On organise en fait des concerts avec des chants et  danses, … guidés par le thème de la promotion de la paix et la réconciliation.  Sur ce, tous les groupes chorales ou les ASSOCIATIONS MUSICALES capables sont invités à se faire inscrire à la BDE pour cette fin. Là où il n’y en a pas, faudrait-il les créer dans les brefs délais.

·       On organise aussi des compétions sportives dans différentes disciplines croisant les élèves entre eux, d’une part, et les professeurs entre eux, d’autre  part. 

·       Déjà ce prochain 19-20 juin 2015, est prévu un concert-live pour la promotion de la paix. Il reste à déterminer le lieu.

 

Divers : A propos de la situation socio-politique du moment :

On est dans les écoles pour des fins éducatives et formatives, pas pour y jouer la politique! Les partis politiques n’ont pas de place dans les communautés scolaires. Ainsi, les élèves doivent suivre leurs cours sans se laisser  prendre par diverses séductions politiques, ni tomber dans leurs filets, car la mouvance politique ne  profite qu’aux politiciens, eux qui ont déjà terminé leurs études. 

Ici, la parole fut donnée à l’Abbé Elie SAKUBU, directeur du Lycée Notre Dame de la Sagesse, pour relater en bref les recommandations du Conseil National de Sécurité à propos des élèves qui sont entrain de fuir les internats pendant ces jours.

Et lui de dire : «Le  Conseil National de Sécurité a lancé un appel vibrant  à tous les élèves qui ont désertés les internats à cause de la situation politique actuelle à regagner leurs écoles, sous peine de ne plus être acceptés dans les internats s’ils se désistent ». 

 

Fin : La réunion qui avait commencé à 10h du matin a pris fin vers 15h00, après un bon nombre de communications. 

L'ECOLE NORMALE NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION (ENNDA) DE MUGERA A CELEBRE SON JUBILE DE DIAMANT CE 21 MARS 2015 (copie 2)

L’Ecole Normale Notre Dame de l’Assomption (ENNDA) de Mugera s’est fait majeure, ce n'est pas sorcier!  Elle l’a manifesté, ce 21 mars 2015 en célébrant son jubilé de diamant. Les cérémonies marquant la fête ont débuté à 9h45, sous la présidence de Msgr Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega. Soixante-quinze ans de vie dédiée à la formation de la jeunesse burundaise, c’est, sans doute, un objet de grande joie pour tant de grâces. Tel fut le constat général des invités en présence. Ces images ci-jointes n’en disent pas moins.

S’appuyant sur les textes bibliques du jour (1er Dimanche du carême), l’archevêque a insisté dans son homélie, sur la préoccupation de  donner à toutes les hommes une éducation-formation qui les transforme dans des « justes », des agents de développement et de la paix au nom de Dieu.  Il exhorta à l’assemblée de chercher toujours à vaincre le péché par la force de Jésus Christ qui nous invite tous à la Conversion et à croire à la bonne Nouvelle (cf. Mc 1,15). En ce jour du jubilé de Diamant de l’ENNDA, nous sommes venus rendre grâce à Dieu et aux hommes pour cette école dont la mission spéciale est de nous préparer des instituteurs crédibles, disaient l’archevêque. Il  nous faut évaluer aussi aujourd´hui notre savoir-faire dans la tâche de former nos éduqués, dans le but de leur éviter une  éducation tronquée, mais plutôt agir à ce que ils deviennent des personnes équilibrées, intelligentes, sages, amoureuses de la vérité, qui accomplissent la justice et amis de Dieu et des hommes, renchérissait-il. Il invita instamment à tous, surtout les adultes, à se préoccuper  de l’éducation de toute personne et à aider la jeunesse à bénéficier d’une éducation de qualité, garnie d’une sagesse capable d’illuminer leurs fonctions futures, afin de bâtir un Burundi digne Dieu et des hommes.     

De sa part, le Directeur de cette ENNDA, l’Abbé Simon NZIGIRABARYA, après avoir rendu grâce au Seigneur et remercier à tous ceux qui avaient répondu présents au rendez-vous, a décerné des certificats d’honneurs à dix personnes ou groupes de personnes,  pour leur exprimer un merci particulier en raison de leurs efforts spéciaux manifestés en faveur de l’ENNDA, les 75 années durant.Il s'agissait de :   

vl’archevêque de Gitega,  S.E Msgr Simon NTAMWANA et S.E le 2è Vice-Président de la République du Burundi, Ir Gervais RUFYIKIRI, pour leurs soutiens incontestables en faveur de l’Ecole;

vla communauté des Sœurs de Notre Dame d’Afrique, pour avoir dirigé sagement l’ENNDA durant les 35 premières années de son existence ;

vl’Abbé Jean Marie KAZITONDA et la famille HUSSMAN (un couple allemand) pour avoir prouvé, ces dernières années,  de leur esprit d’aide désintéressé en faveur de l’ENNDA;

vM. Marcel SESHAHU, Mme Marguerite NAYUBURUNDI , M. Fabien NSENGIMANA, respectivement, Ex. directeur (après les Sœurs de NDA), Ex. économe et Ex. préfet des Etudes à ce Lycée ;  

vM. Joseph MBUZIYONJA, professeur exemplairement appliqué  à ses tâches à l’ENNDA ;

vla famille Hyppolite NDARUSEGURIYE (Hyppolite est un pensionnaire mais qui continue à enseigner sans demander de récompense  à l’ENNDA et son l’épouse est l’actuel économe).   

Selon le Directeur de l’école, l’école se réjouit de l’étape franchie dans la formation de la jeunesse burundaise, mais elle accuse de pas mal de défis (….) (la suite, prochainement).       

Ecoles

75 ANS D’EXISTENCE DU LYCEE GITEGA (ex ENG): UN BON ET JOYEUX JUBILE DE DIAMANT : 1940-2015

75 ANS D’EXISTENCE DU LYCEE GITEGA (ex ENG) : UN BON ET JOYEUX  JUBILE DE DIAMANT : 1940-2015  (lyceegitega(at)yahoo(dot)fr)

Thème du Jubilé : « Toujours ensemble pour une meilleure formation de futures responsables du Pays et de l’Eglise ».

Identification de l’école :

Le Lycée Gitega, un est école secondaire sous-convention catholique, tenue aujourd’hui par les Frères de la Congrégation des Bene-Yosefu (Cby), un Institut séculier de vie consacrée fondée, en 1944, au Burundi, par le même fondateur dudit Lycée, S.E Monseigneur Antoine HUBERT GRAULS (missionnaire de la Congrégation des Pères Blancs). L’école est représentée juridiquement par le Supérieur Général de la Cby. Géographiquement, elle est située dans la ville de Gitega, quartier Mushasha (environ 4km de la ville), à côté de la Cathédrale Christ-Roi de Mushasha, et à quelques 200m de l’Evêché de Gitega.

 Erigée en 1940, le fondateur, Msgr Antoine H. GRAULS, alors Vicaire Apostolique de l’URUNDI, confia cette Institution nouveau-née aux Frères de la Charité (presque tous, d’origine belge). Son objectif était « assurer la formation des instituteurs qualifiés répondant aux besoin du pays et de l’Eglise ». L’école ouvrit ses porte, pour la 1ère fois, le 1 février 1940 avec 42 élèves, et remis à 9 Lauréats les 1ers Diplômes (D4, même s’ils avaient passé en formation seulement 3ans) en date du 15 décembre 1942. Au début, cette école se  dénommait ECOLE DES MONITEURS, jusqu’en 1958. Elle ne comptait que 5 années de formation (primaire).

 Voici alors l’évolution de cette école qui aujourd'hui fête 75 ans d’existence:

De 1940 à 1951, 187 élèves ont été préparés pour être envoyés au Groupe Scolaire d’Astrida au Rwanda. En 1953 : commence la 6ème année dédiée à la préparation à l’école secondaire.  De 1958 à 1959, l’école a pris le nom de « Ecole Moyenne Pédagogique », et, c’est en ce temps-là que commence la 7è année qui sera suivi par la 6ème, la 5ème et la 4ème années Modernes, puis la 4ème année dite Pédagogique. Jusqu’ici, les finalistes recevaient le Diplôme d’Instituteur Adjoint -D4.

Depuis l’année scolaire 1963-1964, l’école prit le nom de « Ecole Normale des Garçons » (ENG). La formation durait comme aujourd’hui 4 années après la 10è ou 4ème Moderne. Le 28 mai 1967, l’école délivra à 18 Lauréats les 1ers Diplômes d’Instituteurs D7, après la 4ème année de la section Normale.

En 1983, la section Normale est remplacée par l’EFI et la LP, cycle court, jusqu’en 1992.  De 1992 à 1999, c’était le tour de la section LP, cycle long de 4 ans. L’année scolaire 1999-2000 est revenue la Section Normale jusqu’à nos jours.

En plus dès l’année 1988, la section Scientifique B (ScB) est présente à l’ENG et elle existe jusqu’aujourd’hui sans interruption. La section Lettres Modernes (LM), quant à elle, est née à cette école en 1989, mais les années scolaires 1993-1994 et 1994-1995, elle a connu une interruption. L’Année 2003-2004, on a accueilli l’Année de Formation Pédagogique (AFP) à l’ENG, qui prépare durant une année ceux ou celles qui ont terminés les Humanités Générales et la Section Economique à devenir enseignants. Depuis 2013, il y a aussi présence de l’Ecole Fondamentale (ECOFO). Ceux de l’AFP et de l’ECOFO sont tous externes. Suite à ces changements, l’établissement se nomme, dès lors,  « LYCEE GITEGA ».

Au cours de cette année jubilaire, l’école compte un effectif de 674 élèves :

v         446 internes, 228 externes ;

v  609 garçons, 65 filles ;

v        61 sont indigents

v       52 sont enfants d’enseignants (et donc jouissent de certains avantages sur les frais scolaires comme convenu ces dernières années entre le Ministère de Tutelle et les enseignants). 

Organisation de l’enseignement au Lycée Gitega :

 L’école a deux cycles :

vle Cycle inferieur : 7è ECOFO et 8è ECOFO (totalise ensemble 94 élèves) ; la 9è et la10è du système qui est en train d’être supprimé (totalisent 78 élevés)

vLe Cycle supérieur : Section Normale : 154 élèves ; AFP : 74 élèves ; LM : 138 élèves ; ScB : 133 élèves.

N.B : Ces chiffres comptent pour cette année scolaire 2014-2015.

Les lauréats de la section Normale, de la ScB et de la LM s’orientent vers l’Université et ceux de l’AFP vont enseigner à l’ECOFO.  L’école suit le programme du ministère de tutelle.

Le personnel du Lycée Gitega s’élève à 83 : 56 sont membres du personnel administratif et enseignant, et 27 autres constituent le personnel de maintenance (ceux-ci sont tous payés par l’école).

Devise de l’école :

« SCIENCE-CULTURE-SAINTETE ». Le Lycée Gitega s’est donné pour mission UNIR LA FORMATION ET L’EDUCATION.

Les directeurs qui se sont succédé au Lycée Gitega :

De 1940-1945 : Frère Malachie Janssen

De 1945-1947 : Frère Gérulphe Boongnaerts

De 1947-1951 : Frère Srvus

De 1951-1956 : Frère Monald

De 1956-1962 : Frère Méthode

De 1962-1969 : Frère Monald

De 1969-1972 : Frère Bernard

De 1972-1973 : Frère Jean MUKWINDI

(Tous de la Congrégation des frères de la Charité).

De 1973-1979 : Abbé Marc TUYADA (Prêtre Diocésain de Gitega)

De 1979-1982 : Frère Gaspard KAKANA, Cby

De 1982-1984 : Frère Aloys NIKONDEHA, Cby

De 1984-1986 : Frère Simon Etienne NTAMBABARO, Cby

De 1986-1991 : Monsieur Elysée NIYONZIMA

De 1991-1992 : Monsieur Fabien NSENGIYUMVA

De 1992-1993 (1er Trimestre) : Monsieur Thérence BANYUZURIYEKO

De 1992-1993 (2è Trimestre à septembre 1993) : Monsieur Cyriaque BASHIRAHISHIZE.

De 1993-1996 : Frère Pascal CIMPAYE, Cby

De 1996-1997 : Monsieur Léopold NINYAKA (Directeur a.i)

De 1997-2001 : Monsieur Georges NTARUNGARUNGA

De 2001-2003 : Frère Désiré KURUBONE, Cby

De 2003-2009 : Frère Aloys NIKONDEHA, Cby

De 2009-….. : Frère Emmanuel NYAWENDA, Cby   

Les Fruits du Lycée Gitega:

Le nombre total d’élèves qui ont été formés au Lycée Gitega est de 11.444. L’école a déjà délivré 3.875 diplômes (2679 diplômes pour enseignants qualifiés  et 1196 diplômes pour ceux qui doivent faire l’Université, entre eux 513 diplômes en LM et 683 en ScB).

Parmi les personnalités importantes qui ont été formées à ce Lycée, on peut citer :

vLe Prince Louis GWAGASORE, Héros de l’Indépendance du Burundi.

vLe Président Melchior NDADAYE, Héros de la Démocratie au Burundi

vLe 1er Vice-Président de la République du Burundi, Prosper BAZOMBANZA

vS.E Msgr Bonaventure NAHIMAN, Evêque du Diocèse Catholique de RUTANA

vRévérend Frère Alexis IHORIHOZE, Supérieur Général de la Congrégation des Frères Bene-Yozefu (Cby)

vRévérend Frère Pierre Sulpice NIVYABANDI, premier Supérieur Général de la Cby

Et bien d’autres… 

Signalons que, vis-à-vis des résultats aux examens nationaux, des compétitions sportives et culturelles interscolaires, l’école se garde jusqu’ici une place de choix au niveau régional et national. La Section normale vient de se classée première deux fois successives  au niveau national à l’Examen d’état, les éditions 2013 et 2014 ; pendant les 75 ans, au moins 25 coupes ont été ramassées par les jeunes talentueux de Lycée Gitega dans les jeux divers, l’athlétisme et les compétitions culturelles, pour ne citer que ça. 

Célébration solennelle du jubilé :

La semaine du 1 au 7 février, ce fut alors la célébration du jubile de Diamant du l’actuel Lycée Gitega (Ex ENG). Les festivités en bonne-et-due forme se sont déroulées, le dernier jour, c’est-à-dire, le 7 février 2015, sous la présidence de l’Econome Générale de l’Archidiocèses de Gitega, abbé Ignace MBONINYIBUKA, représentant l’évêque du Diocèse. A 10h, une messe d’action de grâce a commencé à la cathédrale Christ-Roi de Mushasha. Le prédicateur et président des cérémonies a insisté beaucoup sur le sens biblique du Jubilé selon le chapitre 25 du Livre du Lévitique. Il se notait spécialement la présence de l’autorité gouvernementale, parmi eux le 1er Vice-Président de la République (ancien élève de l’ENG), le vice-Ministre de la Justice, le Gouverneur de la province de Gitega, des députés et sénateurs, des Directeurs Généraux, et bien d’autres cadres du Pays, en plus d’un nombre diversement gradé des anciens de l’Ex ENG.  

Au cours de la réception, le directeur du Lycée Gitega, Révérend Frère Emmanuel Nyawenda, dans le discours de circonstance, a exprimé, au nom de l’école, le sentiment de joie pour le jubilé. Puis il a brossé en détail  l’évolution et la situation de cette institution (cf. ci-haut). Pendant ce temps, il n’a pas oublié de relever les défis de cet établissement vieux de 75ans, et partant signalé les projets qu’il faut pour y faire face :

-        La réhabilitation des locaux

-        Le réaménagement des terrains de jeux

-        Clôturer l’école.

-        Achat de lits et matelas pour les élèves internes pour remplacer ceux qui ne servent plus.

-        Construction d’un Home pour les éducateurs

-       Remplacer le véhicule de l’école qui vient de passer 23 ans usagé par le Lycée.

-        Procurer à l’école du matériel du genre « supports pédagogiques ».

-        Se procurer les moyens d’autofinancement par l’élevage et l’agriculture.

-        Mettre sur place des machines ordinatrices tellement utiles pour la formation aujourd’hui.

En fin, pour marquer effectivement la pertinence de la joie jubilaire, la reconnaissance des efforts spéciaux et le travail immense accompli pendant ces 75 années, il fallait un encouragement tangible. Raison pour laquelle au moins 10 personnes ont été primées et un certificat d’honneur leur a été donné. Parmi eux, nous signalons le même fondateur Msgr Antoine H.Grauls ; la Congrégation des frères de la charité, le directeur actuel, etc.  

VIVE L’EDUACTION  DE QUALITÉ !!! VIVE LA SCIENCE, LA CULTURE ET LA SAINTETE !!!

 

RENCONTRE DES DIRECTEURS, AUMONIERS ET MEMBRES DES COMITES DES ECOLE-PAROISSE ET PROFESSEURS DE RELIGION (Region Pastorale de Gitega, partie Sud-Est) / Mweya le 24-01-2015)

RENCONTRE DES CURES, DIRECTEURS, DES AUMONIERS, DES COMITES DES ECOLES – PAROISSE ET PROFESSEURS DE RELIGION AU CENTRE ET SUD DE LA REGION PASTORALE DE GITEGA (Mweya, le 23/01/2015).

 

Points à traiter 

1 L’école paroisse

(Son organisation, concordances des activités de l’école- paroisse avec l’horaire de l’école)

2. Le leadership des responsables écoles paroisse et des MAC

3. Projet d’éducation à la paix, la non-violence et à la réconciliation initiée par le BDE

4. Les sacrements et les promesses (conditions d’admission)

5. divers 

 

Introduction 

Chers collaborateurs, dans tout développement, les ressources humaines d’un pays ou d’une Eglise constituent un capital prestigieux et fondamental. Et, les ressources humaines compétentes dépendent d’un bon encadrement de la jeunesse. C’est une évidence, les qualités des cadres d’un Etat ou d’une Église dépend de la manière dont ils ont été éduqués et formés.

Au  jour d’aujourd’hui, l’Eglise  Catholique participe  à la gestion des écoles. Cette mission ne date pas d’aujourd’hui. L’Eglise avait constaté un défi,  et a instauré ainsi un projet intitulé: « Projet d’éducation aux valeurs humaines et chrétiennes par l’école au Burundi ». De par ce projet, elle  a voulu montrer les lignes directrices de son action éducative et ainsi préciser sa manière d’éduquer.

. Son objectif majeur qui est : formation- éducationest la teneur même du projet. 

Cependant, ce qu’il faut savoir, est que ces deux valeurs ne se transmettent pas de la même manière même si elles  se complètent, ou sont intimement liées pour l’intégralité de l’être humain.

 

·         La formation intellectuelle joue  un rôle de perfectionnement des sens, d’ouvrir et de développer l’intelligence, de former le  jugement, d’exercer et de meubler la mémoire, de diriger l’imagination.

 

·         Eduquer aux valeurs humaines et chrétiennes : voilà une éducation agréable à l’enfant, au futur adulte «  nous n’avons pas droit d’éduquer n’importe comment » : principe et condition sine qua none de l’église ou de toute autre institution  éducative qui veut être à la mesure ou à la hauteur de cette noble tâche ou mission. 

La formation intellectuelle et l’éducation humaine et  chrétienne sont ce que un jumeau est l’un pour l’autre ou une jumelle est pour l’autre. Ces deux Sont intimement  liés, s’entremêlent et convergent pour une formation-éducation complète et intégrale de l’être et de tout son être.

  C’est dans  cette même logique que le Pasteur de notre diocèse via le Bureau Diocésain pour l’Education  souhaite que les écoles soient des milieux effectivement  qui inculquent ces valeurs humaines et chrétiennes aux éduqués, pourquoi pas aux éducateurs. Personne ne l’ignore, il n’y a pas de véritable éducation  sans formation chrétienne. Toute éducation ou toute formation qui n’est pas basée sur l’enseignement chrétien est une éducation tronquée. « En  dehors de l’Église pas de salut », disait Saint Cyprien de Carthage.

Cette sainte mission  se concrétise dans le cadre de la pastorale scolaire qui, à mon avis, doit être renfoncée car cette dernière offre aux jeunes laïcs scolarisés, l’occasion d’organiser eux-mêmes tout ce qui est de la vie chrétienne à l’école, et partout où ils seront  le futur. Une pastorale scolaire bien réussie, aboutit effectivement à la mise sur pied de cette structure d’école paroisse et la rend fonctionnelle. C’est notre tâche aujourd’hui directrice, directeurs, curés, superviseurs enseignants, aumôniers, prof de religion, COODIMAC, jeunes scolarisés etc.…

 

1er Exposé : SUR L’ECOLE-PAROISSE :

Comme aime le dire S.E Mgr l’Archevêque de GITEGA, « le concept d’école - paroisse n’est pas du tout anodin, au contraire, il est très constitutif ». L’école paroisse  ne peut être mise en discussion aujourd’hui, car il est déjà concluant, là où elle a été courageusement implantée, ses résultats sont plus que satisfaisants.

Dans le cadre de la pastorale scolaire, les écoles doivent être des lieux de formation intégrale, un milieu où la vie chrétienne est possible. Les écoles, de la maternelle à l’université, doivent être organisées comme des écoles- paroisses. Chaque école est considérée comme une paroisse personnelle.

Elle a sa propre  structure et son organisation. Dans la vie de cette école, les jeunes apprennent à méditer sur la vie  de foi et de prière. La communauté aide à la vie sacramentelle. Le comité mis sur pied organise et coordonne les activités des groupes ecclésiaux comme les Mouvement d’action catholique, les groupes de prières, les équipes vocationnels, les groupes d’animation, comme la choral et les autres. Tous ces groupes se rencontrent au sein d’une même organisation : l’école-paroisse

Cependant, elle ne doit pas  s’exclure de la paroisse territoriale, le milieu dans lequel  l’école est implantée.

 

Pourquoi L’école paroisse ? Quelles sont les attentes? : 

Le concept d’école paroisse est de chercher à faire grandir la vie de foi chrétienne de chacun ou chacune, accompagner les jeune scolarisés dans la croissance en humanité pour qu’ils se connaissent, découvrent leurs dons, développent leurs facultés humaines et chrétiennes et s’ouvrent à la dimension spirituelle de leur vie.

Par conséquent, les jeunes doivent devenir en premier lieu, les premiers apôtres des jeunes dans leur établissement respectif. Ce que l’autorité diocésaine appelle « pastorale de proximité » Ou auto-éduction ou éducation par les pairs. Chaque école doit se sentir une vraie communauté, le profil recommandé pour la formation intégrale de l’enfant.

 

Rôle des  écoles paroisses

-          Organiser la liturgie

-          Organiser les bonnes actions

-          Organiser les Mouvements d’Action Catholique

-          Organiser des activités d’autofinancement

-          Enseigner la Parole de Dieu

-          Aider le fonctionnement des groupes vocationnels

-          Venir au secours de plus pauvres et des nécessiteux par la promotion de la Caritas

-          Assurer l’auto-éducation

-          Entrer dans l’organisation pastorale  de l’Eglise

-          Participer à la préparation de la réception des sacrements et des promesses dans les MAC.

 

DIFFERENTES ORGANES DE L’ECOLE-PAROISSE

 

v  Comité paroissial ou l’organe coordinateur : est composé de 10 membres

 

ü  le président et son adjoint

ü  le secrétaire et son adjoint

ü  le trésorier et son adjoint

ü  le chargé de la liturgie et son adjoint

ü  deux conseillers

Son identité se réfère à Timothée 3, 1-13

 

v  Conseil paroissial

 

 Le conseil paroissial est composé de tous les représentants des CEB et le comité paroissial et les chefs des MAC.

Le mandant du conseil paroissial est d’une année renouvelable.

 

v  Aumônerie :

L’aumônier de l’école permet la mise en place  des organes et  doit veiller à les rendre fonctionnels. Il est l’agent focal, la référence de la vie spirituelle et en définit l’orientation. Il n’est pas pour organiser, il est chargé de la spiritualité : administration des sacrements, surtout de pénitence, des recollections,  des messes, (ouverture et de clôture de début et fin d’un trimestre), en semaine ou dominicales, donner des éclaircissements  et orientations sur certains   thèmes pastoraux et en propose d’autres.

Ex. thème de l’année pastoral  ou autres qui sèment des confisions :

« DUKENGURUKE INGABIRANO Y’EKLEZIYA MURYANGO IGABURIRWA NA BIBILIYA NYERANDA IKARANGWA N’NGO NYERANDA BE N’IBANGA RYO KWIHEHERA IMANA », ambigüités comme le cas « Businde », mariologie,…

 Il détermine le matériel nécessaire et le communique aux responsables scolaires et au conseil paroissial, mais ce n’est pas à lui d’en acheter, il contribue comme tant d’autres. Bref il est le guide

 

v  Directeur :

  Il est le Père de famille, de cette communauté  de vie qui est l’école. Il est à la tête et participe activement, matériellement et moralement à l’édification de l’école paroisse. Il doit être moralement fort, avoir une foi solide, croyant et intègre et coopératif et collaboratif. Il doit prendre au sérieux la vie spirituelle à son école. Il maintient un contact permanent avec l’aumônier et le comité paroissial, contribue pour l’achat de quelques matériels liturgiques, instruments musicaux et livres nécessaires, …. Il favorise les rencontres et  les visites inter –communautaires… et accompagne les élèves une foi sortis pour rendre visite aux autres élèves des autres écoles paroisses.

v  Curé de la paroisse :

Aujourd’hui que les écoles deviennent plus nombreuses et que le nombre de prêtres et de catéchiste formés est très réduit, la situation nous pousse  à penser à une autre organisation plus proche de la paroisse et même plus collante à la paroisse  pour viser l’efficacité pédagogique et pastorale.

Vous devez vous  décider à promouvoir une pastorale de proximité pour que vous puissiez être tout près des éducateurs et des éduqués.

L’école se trouve dans la paroisse et toutes les écoles ont leur domicile dans la paroisse, ceci implique que vous avez une très grande responsabilisé. Celui qui dirige la paroisse est le premier protecteur de l’école. Si l’école à  quelque sujet qui a besoin d’un quelconque service de la paroisse, celle-ci doit répondre présente. Une école située sur la paroisse a le droit d’exiger de la paroisse les soins qu’ils lui sont indispensables. Il faut l’évangéliser, y affecter l’aumônier et les catéchistes et faire un suivi, collaborer avec l’autorité scolaire et les membres du conseil paroissial, Rendre visite, Proposer à l’école paroisse un thème ou un apostolat quelconque comme on le fait pour les autres succursales. Bref, certainement, il doit y avoir une collaboration entre la paroisse et l’école puisque beaucoup de réalités unissent les deux institutions.

 

v  Prof de religion

 L’enseignement du cours de religion dans les écoles est l’un des moyens utilisés par l’église, pour annoncer la Bonne Nouvelle aux jeunes.

Il n’y a pas de véritable éducation sans religion. San religion, l’éducation elle devient tronquée.

Ce que doit savoir le prof de religion : il n’est pas le seul dispensateur du cours. Il doit savoir que son cours est spécial car il doit  toucher le fond du cœur, et entraine le jeune au changement de comportement qui aboutit à une croissance de la foi, bref à la conversion. Il est l’adjoint de l’aumônier à l’école. Lui aussi est chargé de la vie chrétienne de l’école. Il est le modèle de la foi. Il doit se faire humble, collaborer avec la direction, l’aumônier et  le comité de l’école paroisse. Il fait partie du Corps enseignant de l’école et doit prendre part dans toutes réunions pédagogiques et administrative, et ses intervention doivent être de l’église. Il est l’œil vigilant de l’église à cette école.

La ponctualité et la régularité et l’amour de l’apostolat sont des traits positifs qui doivent le caractériser.

 

v  Les communautés ecclésiales de base à l’école

 Dans l’organisation de l’Ecole-Paroisse, chaque classe constitue une Communauté Ecclésiale de Base (CEB). Chaque CEB est dirigée par un représentant  et son adjoint choisis au sein de la classe. Les deux représentants de chaque CEB  forment, avec le comité paroissial, le conseil paroissial.

 Organisation des CEB dans les écoles :

-           Les réunions des CEB se font une fois le mois suivant le calendrier arrêté par le conseil paroissial. La réunion est annoncée dans les communiqués à la fin de la messe.

-           La réunion est préparée par les représentants et ceux-ci donnent rapports  au comité paroissial qui en donne synthèse à l’aumônier.

-          Chaque mois, le Bureau Pastoral élabore une feuille synodale qui précise l’orientation des CEB. Si la feuille n’est pas disponible, le comité donne le thème général.

-           Les membres peuvent aussi demander la tenue extraordinaire d’une réunion.

-           Démarche à suivre :

Ø  Prière d’ouverture

Ø  Thème général

Ø  Echanges, débats, questions- réponses

Ø  Parole de Dieu

Ø  Silence

Ø  Partage de la parole de Dieu

Ø  Prière universelle

Ø  Notre Père

Ø  Prière/Chant à Marie

 

v  Les groupes d’apostolat

 

Les Mouvements d’Action Catholique

Dans chaque école paroisse se trouvent divers mouvements d’action catholique. Ces mouvements aident beaucoup dans l’éducation des chrétiens, Les Mouvement entrent dans l’organisation de la paroisse. Ils dépendent de la paroisse. Aucune activité ne peut être organisée par les mouvements sans l’accord du président du conseil paroissial ou de son comité. Les  candidats aux promesses dans les différents mouvements sont préparés dans les mouvements respectifs mais l’accord de prononcer les promesses à l’Eglise est donné par écrit par le comité paroissial dans une lettre officielle que le comité adresse à l’aumônier.

Choral :

Sacristie

Liturgie

          Caritas

 L’ORGANISATION DES ECOLES-PAROISSES AU COURS D’UNE ANNEE SCOLAIRE

 Election des chefs de paroisse

Les présidents  des conseils des écoles-paroisses et leurs adjoints sont élus  vers la fin de l’année scolaire en cours. A leur tour, ils mettent en place le comité composé  10 membres  au début de l’année scolaire suivante.

L’ouverture et clôture de l’année

Au début  et à la fin de  chaque année scolaire, chaque école-paroisse, en collaboration avec ses chrétiens et son Aumônier, organise l’ouverture  et la clôture de l’année par la célébration d’une messe.

 Les activités  des écoles paroisses

 

Les paroisses suivent diverses activités en groupes dans les communautés ecclésiales de base  et  organisent  des  rencontres  dans  chaque  mois.  Les  écoles-paroisses aident  les chrétiens désirant recevoir divers sacrements ainsi que les candidats aux promesses dans les mouvements d’Action Catholique. Elles organisent aussi des bonnes actions comme les visites des malades, la propreté dans les écoles. Elles organisent aussi différentes prières au cours et à la fin de chaque semaine.

 Les relations avec les autres Ecoles- paroisses

Les Ecoles Paroisses reçoivent  effectuent des visites entre elles. Les Ecoles paroisses accueillent des Prêtres différents venus pour célébrer la Messe ensemble avec ou en cas d’empêchement de ces derniers. Les Ecoles Paroisses organisent les descentes pour visiter les communautés ecclésiales de base et les divers mouvements d’Action Catholique membres.

Les activités  d’auto prise en charge  dans  les Ecoles Paroisses

Selon le besoin mais aussi selon les moyens qu’elles possèdent, les Ecoles Paroisses s’achètent des matériels dont elles ont besoin. S’il y a possibilités elles organisent des activités rentables comme les travaux dans les champs par exemple. Aussi, divers groupes s’organisent par exemple les choristes et  peuvent  s’acheter des uniformes, et acheter des accessoires musicaux pour améliorer le chant liturgique. Tout cela sous la responsabilité du comité paroissial.

Comment doit être un bon chef de paroisse ?

 

ü  Il doit être un bon chrétien, baptisé et confirmé ;

ü  Il doit être discipliné ;

ü  Il doit avoir une bonne note en classe ;

ü  Il doit appartenir dans un mouvement d’action catholique ;

ü  Il doit appartenir dans la communauté ecclésiale de base et participer dans les réunions ;

ü  Il doit être un bon exemplaire en tout et partout ;

ü  Il doit être un bon apôtre de Jésus qui travaille avec l’Esprit Saint sans provoquer les autres ;

ü  Il doit aimer et prier pour la famille dont il est chef ;

ü  Il doit être un homme d’honneur capable de résoudre n’importe quel problème surgissant dans la communauté  dont il est chef

ü  Il doit savoir gérer sa colère

ü  Il doit collaborer avec les autorités de l’école et éviter de tomber dans les fautes.   

CONCLUSION GENERALE

Entre tous les moyens d’éducation, l’école revêt une importance particulière. Elle est spécialement, en vertu de sa mission, le lieu de développement assidu des facultés intellectuelles, morales et religieuses de tous ses enfants.

En outre, l’Eglise se doit d’être présente, avec une affection et aide toute particulière  aux très nombreux enfants qui ne sont as élevés dans les écoles catholiques.

 Le but de l’Eglise dans les écoles est d’aider à former les jeunes pour qu’ils soient utiles à eux-mêmes, à la société et à l’Eglise. Chaque responsable scolaire et tout partenaire doivent en être conscients.

 

2è Exposé : INYIFATO IBEREYE UMURONGOZI MWIZA MU MIHARI GATOLIKA (LEADERSHIP)

Plan de l’exposé :

?  Étymologie et champ conceptuel du leadership(Indangurakintu n’aho dusanga indongozi nyayo)

?  LA CONDUITE DES CHANGEMENTS(ingendo yo guhindura ibintu)

?  USAGE DU POUVOIR PAR LES LEADERS(Ingene indongozi nyazo zikoresha ubutegetsi )

?  LES QUALITES DU LEADER(ibiranga indongozi nyayo)

?  CONCLUSION (umusozo)

0.Intangamarara (Introduction).

Kuva isi ibaho, nta murwi w’abantu n’umwe utagira imboneza. Nta mubano n’umwe udakeneye abayobozi. Ubuyobozi burakenewe kugirango bwunge ubumwe mu bantu bwongere bububungabunge mu kurondera ineza ya bose. Uburyo imboneza ziboneka, burashobora gufatira kuri vyishi. Hari iziriho bene umubano bafatiye ku buzima barimwo ingene bubabumeze, maze zikemerwa uko. Hari n’imboneza zitorerwa n’abo zirongora. Henshi aya mango ibintu bitera bifata iyo nzira ya kabiri yahavuye yitwa demokarasi bagerageza gusigura ko ari intwaro yikomokeye mubanyamuryango kanaka baronderera hamwe ineza rusangi yabo.

Bati akari mu mpene niko kari no mu ntama. No mundinganizo z’Ekleziya , ubuyobozi burakenegwa. Noneho rero, nkuko Inama nkuru y’Ekleziya yabereye i Vatikano ubugira kabiri yabitomoye neza: « Ekleziya ni igihugu c’Imana kigizwe n’Abungere hamwe n’ubusho.

Bitayeko na mbere hose, Ibitabo vyeranda biratwereka ko uwo mugenzo wamyeho. Ni mwibuke ingene mu Bwuzure bwa mbere Imana yitoreye Musa, Aroni, Abami, abacamanza, abahanuzi, gushika aho ihava yirungikira Umwana wayo Yezu Kristu.Aho hose biribonekeza yuko ingabo zitagira umwami ziba impehe nsa; zohava zizimagirika zikajana nyabahururu zikagwa mu manga.

Ariko vyongeye, indongozi ziri kwinshi zigatwara kwinshi. Twebwe abo dushaka kuvuga uyu musi ni ababereye abandi kuba imboneza bakarangwa n’UBUYOBOZI TWITA KO BUBEREYE, ni ukuvuga ubuyobozi bwiza. Ibibaranga, ico bashinzwe turaza kubiganirako, dukureho twiyibutsa natwebwe ico twatorewe mu muryango w’Ekleziya, mu muhari w’ubutumwa twatorewe kurongora.

1. Étymologie et champ conceptuel du leadership :

(Indangurakintu n’aho dusanga indongozi nyayo) :

« Leadership » ni ijambo ry’icongereza: leader, risigura umutware (chef) bakongereko ijambo -ship.

?  leadership ni ukuvuga ubushobozi bw’umuntu bwo kuyobora abantu canke ishirahamwe  muntumbero yo gushikira  amahangiro.

?  Twovuga rero ko indongozi ari umuntu ashobora kuyobora, guhimiriza no kwinjiza ivyiyumviro mubo ajejwe (capable de guider, d'influencer et d'inspirer).

Bavuga kandi ko : « indingozi ari umuntu afise abayoboke  » (parisants / followers).

Muri ico gihe, Hitler na Staline nabo nyene bari aba leaders. Ariko abo bantu barahungabanije agateka ka zinamntu baratabagura isi. Abo nibo bita indongozi z’ikibi« leaders du mal » ; uburongozi nkubwo sibwo bushingiyeko kazoza k’isi. Vyumvikane rero ko no mumihari harashobora kuba indongozi z’ikibi.  

MU NCAMAKE TWOVUGA KO: 

Ø  Ubuyobozi ari ububasha (ndemanwa canke umuntu atorerwa) igihagararo kizima n’ubushobozi bw’imboneza kanaka, bumutuma ashikana abandi ku ntumbero ndyohorabuzima kanaka abanyamuryango bashingiye hamwe.

Ø  Ni uburya canke imero y’umuntu (umuyobozi) bituma amera nk’uwibaburiyeko abandi , gutyo bakarondera kumugwa inyuma kubera ico abamariye n’ico yihatira kubashikanako.

Ø  Ni uburyo umuntu akuba ishengero ngo rihurire ku gikorwa kimwe c’iterambere ryabo.

Ivyo vyose  kuri twebwe, bikaba bimurikiwe n’ukwemera nkuko Ikete rihambaye Umuvyeyi wacu Papa Fransisiko aherutse kurungikira isi yose aryise « Umuco w ’ukwemera » (Lumen fidei). Yemeza ko ukwemera ariwo muco umurikira ukayobora ubuzima bwacu bwose.     

UBURONGOZI BUBEREYE ( Leadership) tubusanga mumirwi mikurumikuru ine (4) :

?  Muri politique (Mahatma  Gandhi, Charles de Gaulle,Martin Luther King, John F. Kennedy, Nelson Mandela, bazwi kw’isi yose)

?  Mu mashirahamwe yigenga (entreprises privées) : Ex. : Steve Jobs: directeur de APPLE,

?  Mu gisirikare

?  Mu mashirahamwe atarondera inyugu (imihari…) 

Uko uburongozi bubereye bwagiye burakwiragira mu mirwi mwinshi(domaines),niko n’ibiranga ubwo burongozi vyagiye birongerekana.

Kera abantu bibaza ko ukuba indongozi ibereye bikomoka kungabirano zidasanzwe kandi ndemanwa za muntu (charisme, trait du caractère, comportement); ariko ivyigwa vyakozwe vuba vyarerekanye ko uhubwo ibihe bidasanzwe umuntu acamwo bimwigisha (expérience) bimucisha ubwenge bigakuza ingabirano muriwe; nazo ni nk’izi:

 

?  Ukubona kure (la vision), Ubuhinga (la stratégie), Ugushikiriza  ivyiyumviro, imigambi… (communication), Ukwizera (la confiance)… 

Indongozi  « leader » aratandukanye n’uwo bita  gestionnaire (décideur , manager) wewe afise ubushobozi bw’uburongozi ariko adatuma abo ajejwe bashika kuyindi ntambwe y’iterambere. (yitaho kunezereza abahamushize, abo hejuru) 

UBUDASA HAGATI Y’INDONGOZI IBEREYE   (gestionnaire leader )N’INDONGOZI ISANZWE  (un gestionnaire non-leader)

 

?  Indongozi isanzwe arangura ubutumwa (akazi) mugushira mungiro amategeko akongera akereka abandi amategeko bategerezwa kugendera. Ikimuraza ishinga ni ukuguma munzira y’amategeko, agashima ko ibintu vyokwama kwakundi(aime la stabilité et se conforme aux codes établis).

?  Indongozi ibereye ifise ubushobozi bwo gutuma abandi bagira inyifato nshasha (la capacité d’influencer le comportement des autres). Indongozi nyayo ituma abo ejejwe bamwizera, akarazwa ishinga n’inyungu zabo (sait inspirer confiance et veiller aux intérêts des membres de son groupe),

Amenya ingene anagura uburyo bwo gukora akabaza ibibazo vyinkoramutima kandi akarangura imigambi mishasha myiza yubaka (sait renouveler les méthodes de travail, poser les bonnes questions et prendre des initiatives constructives.

arazwa ishinga n’umwimbu mwiza; atuma abo ejejwe bakora ibikorwa vyabo mukumufatirako akarorero, ivyo yishinze arabishikako mukwifashisha intererano z’abandi

 

(Il s’intéresse aux résultats. Il amène ses subordonnés à accomplir leurs tâches en se servant de son influence personnelle et son pouvoir de persuasion. Il parvient à ses fins en se procurant le concours des autres). 

Biragoye ko urunganwe rukubonamwo indongozi nyayo (nimwibuke Yezu kristu ariko arigisha aho yavukiye). Ingorane indongozi ishobora guhura ni nyishi kandi zitandukanye, umuntu adashobora no kwitega. Muri icogihe, indongozi itegerezwa kugira ubukerebusti n’ubuhinga muvyo ajejwe, mu migenderanire y’abantu (relations interpersonnelles)Ategerezwa  kumenya kuganira n’abantu gushikiriza ivyiyumviro, imigambi…(la facilité à communiquer). Vyongeye atagerezwa kugira ingabirano zikurikira  (les qualités):

 

v  Inshirwarimeneste ; (la perspicacité)

v  Kuzana bishasha  biteza imbere (la créativité)

v  kumva, gutegera ningoga (la sensibilité)

v  kubona kure (être visionnaire)

v  kworosha umutwe (de la souplesse / s'adapter)

v  kugumya intumbero (concentration / se focaliser sur un objectif à la fois)

v  ukutarambirwa(la patience), …

 

 

LA CONDUITE DES CHANGEMENTS

 (Ingene indongozi zishobora guhindura ibintu) 

LEADERSHIP CHARISMATIQUE(ingabirano zidasanzwe)

·         Il met l’accent sur une vision et sur des valeurs partagées - Ashirimbere ico ashaka gushikako n’ivyiza bibahuza

·         Il encourage une identité partagée (création des liens).Afatira kukibahuza ngo bunge ubumwe

·         Il adopte des comportements souhaités (montre son adhésion personnelle). atanga akarorero kuvyo asaba abandi ngo bashike kuco bipfuza

·         Il reflète la force (confiance en soi, courage, optimisme). Arerekana ko afise ububasha

LEADERSHIP VISIONNAIRE(uburongozi bumurikira abandi canke bw’indoto y’ineza) 

·         motivation inspirante  (icipfuzo gishitura)

·         stimulation intellectuelle  (uburyo bushasha bushitura)

·         influence idéalisée  (umwe wese agira iciyumviro kuvyo yiteze kuronka)

·         considération individuelle(yitaho umuntu umwe umwe ukwiwe)

 

USAGE  DU POUVOIR - IKORESHWA RY’UBUTEGESTI 

Le pouvoir se définit comme la capacité d'influencer le comportement d'un individu ou d'un groupe. Ububasha (pouvoir) mu burongozi ni ubushobozi indongozi ifise bwo gutuma umuntu canke abantu bahindura inyitato uko abishaka

 

Ø  pouvoir légitime     -      atanga amategeko

Ø  pouvoir de récompense    -   atanga udushimwe

Ø  pouvoir coercitif      -     ashirimbere ibihano

Ø  pouvoir de l’exemple       -     atanga akarorero

Ø  pouvoir de l’expertise   -    bamwubahira  ubuhinga

Ø  pouvoir charismatique  -  bose baramwiyumvamwo

INGENDO Y’UBURONGOZI BUBEREYE KU MUGWI MOTO W’AMANTU {LES STYLES DE LEADERSHIP D'UNE PETITE EQUIPE (BLAKE & MOUTON}

Ingendo y’uburongozi bubereye yerekana inyifato y’umutware, niyo yerekana ubuntu bwiwe, uko yiyumvira n’uburambe bwiwe mu butumwa, mukazi. Ivyo bikavana n’ikibanza aha ububasha afise, ingene abona abo ajejwe n’ibindi.

Uwitwa Robert Blake na Jane Mouton nibo berekanye uburyo butanu abajejwe abandi bakoresha mugutwara bivanye n’uko babona abo bajejwe, imigenderanire iri hagati yiwe nabo, n’ubutumwa canke akazi bakora.

INYIFATO ZIHUTA ZIRABONEKA  KU BAYOBOZI:

 

?  kwigungirako ubutegesti (Le style autocratique)

?  kwifata kivyeyi(Le style paternaliste) 

?  Ubuyobozi musangizangingo)(Le style démocratique )

?  Ubuyobozi mwegeranyamuryango (Le style collégial : Abo mufashaya gutwara ubafata nk’abavukanyi)

?  Ubuyobozi ntacombinezweko      (Le style nonchalant)

 

INDONGOZI NYAYO IRANGWA N’IKI?

Ni umuntu

1.    Yiyumvira (qui réfléchit), afise intumbero (qui a une vision), azi gucagura ico korwa n’icokorwa imbere y’ibindi (qui sait choisir, qui priorise),

2.    Yumviriza abandi  (qui écoute)

3.    Atanga akarorero , agaha intumbero abandi akaba umwizigirwa )qui sert d’exemple, qui guide les autres, à qui on a confiance,

4.    Akwizikiza ingendo ukwiri (qui suit une règle stricte),

5.    Afata ingingo mubihe bigoye (qui prend des décisions dans les moments difficiles),

6.    winseruka rukamvye (qui est courageux),

7.    Atadebukirwa, atarambirwa (qui est patient),

8.    Asoma , ategera neza ibiranga ibihe arimwo n’ingene  umuntu yovyifatamwo(Qui a la force, intelligent),

9.    Ashita ivyo yemeye (tenir ses promesses)

10.Yitangira abandi, abakunda (akunda Imana)  « leadership commence par le cœur, non par la tête »

 

IBINDI TWOVUGA NI NK’IBI:

 

1.    Kwama arondera gutosora, kuryohora, kuvugurura ubuhinga akoresha. Si uwama hahandi ngo yamane vya bindi imisi yose.

2.    Kwama arondera , abaza, afata ingingo zubaka;

3.    Kugira urukundo;

4.    Kwicisha bugufi;

5.    Kutigera yirengagiza ivyakomoste kuvyabaye , kuvyavuzwe, kuvyakozwe(resultats)

6.    Gushikana abo uyoboye ku kurangura ivyo babwirizwa kwirangurira (subsidialité) akoresheje ububasha afise n’ubwo kujinjibura.

Ibi birasaba kutabazibira, kutabakengera ngo wiyumvire ko ataco bokwishoborera utahabaye,

 

7. Ubwiyumanganyi: kugira umutima woroshe wakira neza ibishitse;

8. Kwakira neza n’ukwemera kwifashisha intererano z’abandi, ivyiyumviro vy’abandi ubifata

nk’ivyubaka umuryango: kwamana umutima wugurukiye abandi;

9. Kudasahagurika canke ngo ute utore iki na kiriya n’ica mbere kitarangutse…

 

INGESO N’INYIFATO NZIZA ZORANGA UBUYOBOZI BUKRISTU 

Muri rusangi, ku buyobozi bwiza rukristu, ubutegetsi bwiza ni ububereye ineza ya bose. Aho twovuga ibibwirizwa kuranga umuyobozi mukristu nta handi atari mu bitabu vyeranda no munyigisho z’Abungere b’Ekleziya.

Ico Imana yihaniza umuyobozi mukristu: EZ 34

1º.  Abungere biragira ah’ukuragira intama bashinzwe;

2º.  Bashima kwifungurira ibinure intama nazo zishwe n’umunanu

3º.  Iyikomeretse ntibasubira kuyinegwa ngo bayivuze , itakaye  ntibanerwa kuyigarura

4º.  Batwarana akaguma n’umukazo

5º.  Ibitungwa barabireka bigasanzara bigahitanwa n’amabingira ahita.

 

Muri iryo jambo ry’Imana tubona yuko inkurikizi ari mbi. Ubwa mbere ni ishavu ry’Imana.Ubwa kabiri hakurikira ukwaka ubwo butumwa abungere yari yabushinze,Imana yo nyene ibwirangurire kuko ataco bamaze, ari abayobozi babi.

Agaca rero yerekana ico umuyobozi nyawe, umwungere nyawe akorera ubusho. 

Ø  Kugarukana mu rwuri rumwe intama zari zarasanzariye mu gahinga;

Ø  Kuburagira mubwatsi butotahaye;

Ø  Kuburonderera uruhongore rubereye;

Ø  Kugarukana iyazimiye canke yigijweyo n’impaka;

Ø  Kwunga iyavuniste,

Ø  Kuronsa imwe imwe yose uburenganzira bwayo

Ø  Bitayeko azoronsa n’indero nziza ubusho bw’imico mibi bugaruke ku murongo ntibubandanye butera amahembe izindi.

 

Abayobozi yipfuza ni nk’umwami Dawudi (naho atagororotse muri vyose) azotuma igihugu cose kironka amahoro ntihabe hakigira igikoko kirya ikindi, ntihabe hakigira igihugu gihigira gutera ikindi; ntihabe hakigira igihugu gitera ikindi; ntihabe hakigira ubwoko butera ubundi…Atuma hagwa imvura y’imihezagiro, isi imere ibikwiye vyose vy’ukugaburira abantu; ntihazosubire kwigera havugwa inzara n’umusi n’umwe; igihugu cuzuye Imana.

Umuyobozi nyawe ni urya yuzuza abantu Imana nka kurya amazi yuzura uruzi, maze inkurikizi ikaba amahoro nya mahoro.

 

Menya neza:

·         UMUYOBOZI MU BITABU VYERANDA : NI UMUSHIKIRIZA W’IVYIZA VY’IMANA(I Tim3: Ububwiriza ni igikorwa ciza

?  Ubuyobozi bukristu, burangwa n’ukurondera ineza ya bose kandi hakoreshejwe inzira zigororotse. Nta nkuzi nta nyagupfa na nyagukira. Bose ni ab’Imana. Vyongeye , ibitabu vyeranda vyemeza ko ububasha bwose bukomoka ku Mana. Ari naco gituma uwubugabiwe ahamagarigwa kuyobora nkuko Imana ibishaka. Atabigize uko aba yikwegeye amahano (Rm 13,1-2)UBUKURU BUVA KU MANA

UMUSOZO

 Samir NASSIF: « Uburongozi bubereye burangwa n’ico abahinga bita ‘big five’ ».

Indongozi ibereye itegerezwa kuba ifise n’imiburiburi intumbero(ihangiro) (une vision), akamenya gushikiriza no kunyugwisha abandi iyo ntumbero (savoir inspirer et transmettre cette vision), akarondera ingene yoyishikako  (façonner le chemin), akaba umwizigirwa (être crédible et créer laconfiance).

Muri ivyo bitanu bihambaye  « big five » ikwizigira n’ukwizigirwaniwo mushinge wa vyose mu burongozi bubereye (leadership).

Ububasha bwo kwizigira bugereranwa n’umugozi w’icuma uteruye ibiremereye. Uciste vyose birundukira hasi bigasanzara.

Lady Margaret Thatcher, qui était un grand leader, avait bien dit : « J’ai toujours pensé que la vraie définition du leadership était de servir, non pas de commander. » (« namye nibaza ko indangurakintu y’uburongozi bubereye ari kwitangira abandi atari ugutanga amategeko »)

Steev jobs nawe ati:

« ne perdez pas votre temps en menant une vie qui n’est pas la votre, …… soyez insatiables, soyez fous »

« ntimutakaze umwanya wanyu mukugendera mubuzima atari ubwanyu….ntimwigere mwumva ko mukwije,

Umuvyeyi wacuPAPA FRANCOISati:

« …. Uwufise uruhara  rw’uburongozi muri buno buzima, reka ndabivuge, ategerezwa gufita amahangiro atomoye kandi akarondera uburyo bijanye bwo kuyashikira. Ariko muragaba murashobora kubangamirwa n’ugucika inkokora, ububabare, ugufata ibintu minenerwe  mugihe ivyo mwari mwipfuje mudashoboye kubishikako...

Ndabahamagariye kugira ukwizera kutayegayega kubatuma mwama muja imbere, ndabatumiriye kandi gukoresha inguvu zose mufise n’ubushobozi mukorera abo mujejwe, mugashima umwimbu muronse, mukarondera n’uburyo bwo kurondera inzira nshasha, mukitanga kandi mutabona ico muzokwimbura ariko mukagumya ukwizera. Aho niho muzokwiyumvamwo umuhamagaro wanyu w’indongozi ».

______________

IBIBAZO VYO MUMIRWI

 

  1. Mu mihari yacu, mubona hari uburongozi bubereye kunzego zose mufatiye kuribi muhejeje kubona? Buhari, mushima iki? Butahari habuze iki?
  2. Dondagura ibituma  indongozi mu mihari zitakaza ubwizigirwa  muhereye kugikuru. Mwovyirinda gute?
  3. Ni iyihe nama mwigiriye kugira mube indongozi zibereye?

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       En en tiendra compte sûrement. 

 

Merci à tous nos lecteurs !

 

 

 

LE PETIT SEMINAIRE DE MUGERA, LA 1ère ECOLE SECONDAIRE DU BURUNDI VIENT DE FETER SON 90ème ANNIVERSAIRE (11/2/1926 - 11/2/2016)

Samedi, le 13 février 2016, le Petit Séminaire Sainte Famille de Mugera  a célébré brillamment ses 90 ans d’existence (1926-2016) et le lancement des 10 ans de préparation à son Jubilé de 100 ans. Les cérémonies étaient présidées par S.E Msgr Simon NTAMWANA, Archevêque de Gitega et chef de la Maison du Séminaire en question. Tout a débuté à 10h du matin avec une messe d’Action de grâce au début de laquelle, l’Abbé Barnabé NTAHOYAMA, Recteur dudit Séminaire a prononcé un discours d’accueil, manifestant, au nom de la communauté de cette école, la joie et la gratitude pour la tenue de ce jour inoubliable.  Il a en même temps brossé l’état des lieux du Séminaire dont il est l’actuel responsable, ses points forts et ses faiblesses, les pas franchis, ses projets et ses nécessités dans tous les secteurs de sa vie (cf. ci-bas).

L’homélie de Msgr Simon NTAMWANA (que vous pouvez lire en intégralité dans notre page « Souffle pour l’âme ») portait sur le thème que voici: « LA VIE D’UNE MÈRE RESPECTÉE DEPEND DE DIEU ET DES FILS QU’ELLE A ENGENDRÉS. »

La fête a vu la participation de beaucoup de personnalités honorables, notamment Msgr le Secrétaire du Nonce Apostolique au Burundi ; l’évêque de Rutana, Msgr Bonaventure NSHIMIRIMANA ; et un nombre considérable des membres de l’Association des Anciens Séminaristes et Educateurs du Séminaire de Mugera  (FASEM) venus de Gitega, de Bujumbura, et d’autres coins du Burundi.  

En tant que chargé de la Commission Episcopale pour les Vocations, les  Séminaires et les Noviciats, Msgr Bonaventure NSHIMIRIMANA a eu l’occasion de s’exprimer pendant la réception qui a suivi la Messe, interpellant tous et chacun, surtout les anciens de cet établissement de qualité, à contribuer matériellement, spirituellement et moralement  pour que cette maison de formation, la 1ère école secondaire nationale, puisse atteindre, sans faille, ses objectifs toujours pour le bien de la Nation et surtout de l’Eglise.  Il exhorta du même coup les petits séminaristes en présence à ne pas perdre aucune seconde dans cette respectueuse  maison : « Veillez obéir à vos éducateurs et soyez assidus à la formation et à la prière. Ne perdez pas votre temps ici ! », leur disait-il.

Le président provisoire de la FASEM, M. Julien NGENDAKUMANA, a salué, quant à lui, la réussite des projets formatifs et éducatifs du SÉMINAIRE DE MUGERA, depuis son existence, il y a 90 ans. « Ses efforts  pour l’éducation de qualité sont l’origine du véritable essor national que connait le Burundi », martelait-il. Alors, au nom de tous les membres de l’Association, il a remis les cadeaux aux Séminaire et aux Séminaristes constitués d’une enveloppe dont le montant n’a pas été précisé sur le champ,  5 ballons de basket ball et  2 de football. Il a même promis que l’Association va envoyer, en peu de jours, au Séminaire des ballons de Volley ball.  

 

1. BREVE HISTORIQUE:

Premier-né des petits séminaires et des écoles secondaires du Burundi

            Fondé le 11 Janvier 1926 par Monseigneur Julien GORJU, premier Vicaire Apostolique au Burundi qui avait alors son Siège à la paroisse Mugera, en vue de préparer de futurs ouvriers apostoliques autochtones, ce Séminaire a formé jusqu’ici 24.137 élèves. La nationalisation de ce Séminaire par la 3ème République et le fait qu’il ait abrité les déplacés de 1993 pendant un bon bout de temps ont contribué à son délabrement. A cause du manque de moyens financiers, il a du renoncer à son cycle infé-rieur. Vingt-sept recteurs se sont succédé à sa direction.

 

2. VISION:

             La Conférence des Evêques Catholiques du Burundi entend faire de ce Séminaire «une école catholique qui accueille, prépare, éduque et instruit des jeunes qui ont senti l’appel au Sacerdoce et qui donnent l’espoir fondé d’y arriver».

Pour ce faire, ce Séminaire donne à ces jeunes une formation humaine,  intellectuelle, spirituelle et sacerdotale en particulier tout en leur inculquant l’amour du travail manuel bien fait. 

            Pendant longtemps, avant la naissance d’autres petits séminaires dans les diocèses et d’autres écoles secondaires du Burundi, ce séminaire a gardé le monopole de fournir à l’Eglise et à la Nation tout le personnel de qualité dont on avait besoin. Même ceux qui n’ont pas pu devenir prêtres sont devenus de véritables témoins du Christ dans la société. Il sont devenus d’excellents chefs de ménages chrétiens, de bons économistes, juristes, journalistes, professeurs, médecins, politiciens, militaires et policiers.

 

3. ETAT ACTUEL DU SEMINAIRE (A/s 2015-2016)

·       Personnel de la direction: 9

·       Corps professoral: 11

·       Elèves: 169  (3 Sc: 30; 3LM: 30; 2ScB: 28; 2LM: 30; 1LM: 24;1ScB: 27)

·       Personnel de maintenance: 3 Sœurs

·       Employés: plus de 60 ouvriers répartis dans plusieurs secteurs de la vie du séminaire : veilleurs, cuisiniers, jardiniers, plombiers, menuisiers, électriciens, meuniers, éleveurs etc.

·       Classement National à propos de la Réussite à l’Examen d’Etat pour l’année scolaire 2014-2015:

Øsection Lettres Modernes, il est 3ème/334 écoles

Øsection Scientifique B, il est 6ème/244 écoles

 

4. PERSPECTIVES D’AVENIR 

              Au cours de ces 90 d’existence, le Séminaire a porté beaucoup de fruits. Bien entendu, en contrepartie il s’est aussi usé. Ça se voit à l’œil nu. Dans 10 ans, lors de la célébration de son centenaire, nous voulons que d’ici-là, il ait retrouvé sa vigueur et sa beauté d’antan; que ses infrastructures surtout eussent été renouvelées.

Les domaines qui nécessitent les moyens qui dépassent les capacités du Séminaire et dans lesquels il attend instamment l’intervention de ses partenaires sont:

A. Côte pédagogique (amélioration des conditions d’étude):

vProduits et matériel de laboratoire (microscopes, produits chimiques, matériel de laboratoire)

vOrdinateurs pour initier les élèves à l’informatique

vImprimante (s) all-in-one et une photocopieuse(s).

vDes livres adaptés au nouveau système d’enseignement.

vConnexion internet.

vAbonnement aux revues et journaux (Jeune Afrique, Renouveau, Burundi Echo, etc .)

B. Côté formation humaine et spirituelle (Liturgique)

vProjecteur et 1 laptop (conférence, animation, théâtres, veillées culturelles, films)

vEquipement de la sacristie (8 chasubles, 8 aubes, 3 harmonium)

v1 Mixeur avec amplificateurs; 2 baffles; 3 microphones FM; 1 stabilisateur

v100 livres de Prière du Temps Présent

vMaillots, souliers et ballons pour le football, basketball et volleyball

v4 guitares

C. Côté réhabilitation, construction et entretiens des infrastructures

1º) Dans l’immédiat

o  Réhabiliter les dortoirs st Jean Marie Vianney et Saint Augustin  (remplacer les tuiles par les tôles galvanisées, la charpente de bois par la métallique, refaire toute la plomberie et les installations électriques, remplacer ses 26  toilettes et ses 6 douches ainsi que leurs deux fosses septiques).

o  Réhabiliter le dortoir saint Charles Luwanga (remplacer les Eternits par les tôles galvanisées, la charpente de bois par la métallique)

o  Construction et crépissage de la clôture

      2º) A moyen terme

o  Construire une cuisine au home des mariés (ex-foyer de charité)

      3º) A la veille du jubilé proprement dit

o  Refaire les plafonds et peindre les murs intérieurs des salles de classe, des dortoirs, des chambres, du réfectoire et de deux cuisines.

o  Remplacer les fenêtres et les portes abîmées par des portes métalliques.

o  Remplacer les carreaux cassés.

D. Côté autofinancement

vEntretenir et moderniser l’exploitation agricole, la porcherie, l’étable et le poulailler pour plus de rentabilité

vAcheter un camion type FUSO pour le transport de nos produits

vContribuer au développement de la contrée (école maternelle, centre culturel, une alimentation…)

vAcheter une voiture et/ou une moto pour le personnel de direction.    

A cet effet,  un compte a été ouvert à l’Interbank-Burundi : N° 704-7275201-64 au nom du S.S.F de Mugera

Les devis pour chaque projet sont disponibles à quiconque voudrait intervenir dans un domaine ou dans un autre.

Pour chaque dépôt, Veillez mentionner le pourquoi de ce versement ou de ce transfert.  Par  exemple: clôture, chasubles, imprimante,…  etc

 

Contact :

Econome : +257  77 75 74 41  / +257 79 69 43 98

 

Recteur :    +257 77 81 18 31 / +257 79 98 23 36

 

VISITE EFFECTUEE PAR LES ANCIENS SEMINARISTES DE MUGERA ET CEUX QUI ONT TRAVAILLE DANS CETTE PEPINIERE CHERIE (Mugera le 1 mars 2015)

En date du 1 mars 2015, les anciens séminaristes de Mugera et ceux qui y ont travaillé ont visité le Petit Séminaire, cette pépinière qui nous tient tous à cœur pour avoir contribué à l'épanouissement tant intellectuel que spirituel de nombreux des Burundais. Notons dès le départ qu'il s'agit de la première école secondaire présente au Burundi depuis  son existence. Le Petit Séminaire de Mugera célébrera son jubilé de 100 ans d'ici 11ans.

L'objectif principal de cette visiete est de créer un cadre de rencontre des amis du Petit Séminaire de Mugera, et partant une ASSOCIATION qui portera ce nom susmentionné. De cette manière, on pourra revivre la fraternité et l'amitié initiées à cette école, une fraternité et amitié qui restent vivantes dans beaucoup de cœurs de ceux qui l'a fréquentée. 

Tout a commencé par une Messe dominicale dite par l’Abbé Barnabé NTAHOYAMA, l’actuel Recteur du Petit Séminaire, assisté par douze prêtres et un Diacre. Au début de cette Messe, le recteur a prononcé un discours d’accueil, mais un discours qui relate aussi la situation actuelle du petit séminaire de MUGERA, ses projets urgents et ses projets à long terme (vous trouverez ledit discours à la fin de ce résumé et nous comptons le traduire bientôt en français pour les amateurs de la langue de Molière).

Après la messe, une visite du Petit Séminaire a été faite pour se rendre compte de l’état des lieux de ses infrastructures, ses champs et ce qui concerne  son élevage.

La réception a suivi. Les visiteurs, les visités, autorités et séminaristes ensemble, ont rempli le réfectoire. Mais, quelle allégresse ! Au tour d’un verre, les mets exquis et le dialogue de frères, des discours aimables…, on a rien manqué. Se faisant, le groupe de visiteurs, à travers la personne de Edmond TOYI (journaliste à la RCF BONESHA) et la personne de Monsieur l’Abbé Frédéric NKURUNZIZA (Recteur de l’UNIVERSITE POLYTECHNIQUE DE GITEGA), a remis au Séminaire un tableau de souvenir et une enveloppe pour soutenir ses projets.

Sortis du réfectoire, on a poursuivi avec une belle séance d’échanges, séance animée par des histoires qu’on ne peut rencontrer nulle part que dans un cadre des frères retrouvés après de longues dates ! C’était dans les enceintes du presbytère de la communauté sacerdotale du Petit Séminaire. Tous se sont présentés l’un après l’autre et certains ont alors exprimé leurs idées, souhaits et suggestions, à propos de la future et désireuse « Association des amis de Petit Séminaire de Mugera ». Les derniers visiteurs ont quitté le Séminaire vers 21 heures du soir. Tout avait un air insolite.  

Au total, 40 Visiteurs venus de loin (c’est-à-dire, sans compter ceux qui vivent dans la contrée de Mugera) ont pu prendre part à cette visite. Ils étaient venus de Bujumbura, Gitega, Karusi et Ngozi. Tenant compte du laps de temps pendant lequel on a organisé la visite, le quota de participation est très satisfaisant. Nous comptons revivre un tel événement toutes les années. (A. Timothée HAKIZIMANA).

Voici alors le discours que nous a adressé le Recteur du Séminaire de Mugera, au début de l’Eucharistie:

Banyakubahwa  basaserdoti

                           Bihebeye Imana

                           Bashitsi bacu

                           Batumire bacu

                           Baseminari ;

           Tugire Yezu Mariya na Yozefu,

Ndi n’iteka n’akanyamuneza ntangere ko gukengurukira Imana kuri uyu musi mwiza cane. Rero dukeze iyo Mana yashize  mu mizirikanyi y’aba bashitsi umutima wo gukenguruka kuko ntamvo yindi yoza isumvya insiguro y’uru rugendo bagize. Iyo Mana tuyikomere amashi menshi cane.

             Kw’izina ry’umuryango wose w’iseminari y’i Mugera no kw’izina ryanje nyene, ndabahaye ikaze ribakwiye nk’abarerewe muri uru rugo canke nk’abaharanguriye imirimo nk’abarezi.  Uru rugo murabizi ko rukuze kuko rumaze imyaka mirongo umunani ni cenda (89). Mbere serugo wa mbere  ariwe umwepiscopi mukuru wa Diyoseze ya GITEGA akipfuza  ko twitegurira yubire y’imyaka ijana (100) mukuzogira umunsi mukuru w’imyaka mirongo icenda(90), nk’ukwinjira muri uwo mwiteguro ; none rero bashitsi nogira nti mutubereye inyitangizo kuko twibazako urwo rubanza rutwega twese uri kuri iyo myaka mirongo icenda(90) canke ijana(100).

Bashitsi bacu uko iyi seminari yagiye irakura yaraciye mubihe vyinshi vyiza ahanini, naho ivyayigoye bitabuze.

Turanezerewe n’uko ubumenyi bushingiye ku ndero y’umuntu wese (la formation intégrale) buguma bwibonekeza, tukisunga aho nk’ingene abaseminari bamenya neza mukibazo ca Leta (Examend’Etat) , muri bo hakaboneka igitigiri gishimishije cinjira mw’iseminari nkuru, abagiye muri kaminuza iyo ariyo yose bakabandanya neza. Mfatiye aha hafi, mumwaka uheze twabaye ib’indwi (7ème) mu gisata c’indome za none (L.M), ab’icumi na rimwe  mu gisata c’ubushakashatsi (ScientifiqueB) mu gishugu cose.  Ivyo bibanza si vyiza cane ariko kandi si bibi, gusa biva kumvo nyinshi nkuru nkuru zikaba izi : Abana baza bafise ubumenyi buke bwobaye inshingiro y’ibikurikira, ibikoresho bidakwiye cane cane mugisata c’ubuhinga, hamwe n’abarimu badakwiye neza. 

Mukubaho kwa misi yose, iseminari itunzwe n’agafashanyo kava mubiro vya papa biraba amaseminari, naho kagabanuka kumwaka kumwaka, imfashanyo y’ibifungurwa yo muri Diyoseze biciye ku ma paruwase ; hamwe n’ibivuye mu kwiyungunganya mubikorwa  vy’ukudandaza,  ukurima  n’ukworora aha mw’iseminari,  muraza kuronka akaryo ko kubona bimwebimwe muri vyo bikorwa.

Mumigambi dufise kandi nkenerwa cane ahanini ni ugusanura amazu (toiture) hamwe n’uko abana bacu nabo boshobora kuronka uburyo bwo kwiga ubuhinga bujanye n’ibibihe « informatique », vyumvikana ko ari imigambi tutokwishoboza, mbere itonaranguka  bukwi na bukwi tuzoyishira muri ya myaka yo gutegura yubure y’imyaka ijana(100). Gusa kubera ubusaza bw’amazu twama turiko turasubiramwo.

Muri make ng’uko uko iseminari, umuvyeyi wa twese yifashe. Muguhereza, muri iyi nkuka ya Misa , dukengurukire Imana kuri ico gihagararo c’iseminari, tuyiture umwe wese mubayizi , mubayifiseko umutima, tuyiture na cane cane aba bashitsi ari bamwe mubayihetse cane k’umutima.

Ese uyu musi woba nogira nti iyindi ntango nshasha izobandanya iryohora ishusho y’iseminari yacu ibashe kurerera Ekreziya n’igihugu cacu mbere n’isi yose.

Tugire Yezu Mariya na Yozefu

Umuryango mweranda w’i Nazareth. 

                   Patiri Baranaba NTAHOYAMA                            

Umuyobozi w’Iseminari y’i Mugera

BUREAU DIOCESAIN POUR L'EDUCATION -PROJET: "Promotion de la paix, la non-violence et la réconciliation dans les Jeunes, par et atravers les jeunes"

ARCHIDIOCESE DE GITEGA

BUREAU DIOCESAIN  POUR L’EDUCATION (BDE)

B.P.118 GITEGA - BURUNDI

TEL : 22 40 35 74 (Bureau)

         77 734 785 /79 308 778 (Mobile)

E-mail : vincentbandeba(at)gmail(dot)com

 

 

                                             TITRE DU PROJET :

 

PROJET « PROMOTION DE LA PAIX, LA NON VIOLENCE ET LA RECONCILIATION DANS LES JEUNES, PAR LES JEUNES, A TRAVERS LA MUSIQUE, LE SPORT ET LES ACTIVITES CULTURELLES »

 

Promoteur       : B.D.E. (Bureau Diocésain pour l’Education dans l’Archidiocèse de Gitega)

 

Durée du Projet : 5 ans (de 2014 à 2018)

 

Zone d’Intervention : Provinces Gitega, Karusi, Mwaro et Ngozi

                       

                                                                                                      Novembre 2014

PROJET « PROMOTION DE LA PAIX, LA NON-VIOLENCE ET LA RECONCILIATION DANS LES JEUNES, PAR LES JEUNES, A TRAVERS LA MUSIQUE, LE SPORT ET LES ACTIVITES CULTURELLES »

1.     Contexte et Problématique  du Projet :

A travers les différentes périodes des coups d’Etats, de crises politico-ethniques, des guerres, des élections présidentielles et autres, … que le Burundi a vécus, le constat général est que les jeunes ont toujours étés des instruments dociles aux manipulations de plusieurs sortes. Des fois, ils ont été suscités à utiliser la violence au profit de certains politiciens, des partis politiques ou d’autres gens qui cherchaient l’un ou l’autre intérêt. Il y’en a même qui ont abandonné l’école pour se ranger dans les groupes de combattants. A plusieurs périodes, les mouvements de grèves dans les écoles ont été comme une épidémie, amenant les jeunes élèves à utiliser la violence sous le prétexte de réclamer leurs droits. La gestion des périodes postélectorales a toujours été difficile puisque le gagnant se heurtait au mécontentement du perdant et ce dernier se faisait soutenir par les jeunes pour exprimer son refus des résultats des élections. Dans les familles, il ya des jeunes qui rejettent de plus en plus la collaboration avec leurs parents jusqu’au point de chercher la mort de ces derniers afin de s’accaparer de la fortune familiale. Enfin, la non occupation des jeunes lors des weekend  ou même dans les autres jours ou ils se disent qu’ils ont un temps libre, leur donne l’opportunité de s’adonner aux mauvaises pratiques de fumer le chanvre, de faire des relations sexuelles non autorisées, de voler etc.…

C’est dans ce contexte que le Bureau Diocésain pour l’Education dans l’Archidiocèse de Gitega voudrait apporter sa contribution dans l’éducation de nos jeunes en les rassemblant et en les sensibilisant à la paix, la non-violence et à la réconciliation à travers les activités qui les attirent le plus comme la musique, le sport et la culture. Ils seront eux-mêmes les acteurs et les bénéficiaires en même temps. Le BDE fera le travail de planification et d’encadrement en commençant par les écoles de son ressort.

2.     Justification et faisabilité du Projet:

Le rôle des jeunes dans la vie d’un pays est incontestable : Ils ont la force, ils sont actifs et souvent spontanés, ils sont plus nombreux que les vieux, bref, ils sont l’avenir du pays.

Echouer l’éducation des jeunes, c’est hypothéquer le lendemain du pays, d’où, dans la mesure du possible, il faudrait prendre des bonnes stratégies pour bien orienter la croissance et la maturité de nos enfants et nos jeunes. Le projet ci-haut annoncé entre dans ce cadre combien noble de l’éducation à la paix, la non-violence, la réconciliation et la culture. Le projet va occuper utilement les jeunes par des concerts de musique, des chants et danses culturelles, des questions-réponses sur le thème du projet, des conférences des matches et compétitions sportives suivies par des échanges sur le thème de la paix etc.  

Déjà, deux clubs existent : « AMAHUNJA MUSIC CLUB » du Lycée Notre Dame de la Sagesse de Gitega et « ABEZA MUSIC CLUB » de l’Université de Ngozi. Un Concert sera animé par ces deux clubs le Samedi 13 Décembre 2014 à Gitega sous le thème « Amahoro i wanyu,Amahoro i wacu » entrant dans le thème global du projet qui est celui-ci : «JEUNES, EVITONS TOUT CE QUI PERTURBE LA PAIX » « YOUTH, LET’S AVOID EVERYTHING TROUBLING PEACE » « RWARUKA, TWIRINDE ICO COSE GIHUNGABANYA AMAHORO »

A partir du deuxième trimestre 2014-2015, commencera le volet Sport par des matches de Football entre les écoles, les communes ou les paroisses. Il y aura aussi des matches des éducateurs pour donner un bon exemple à leurs éduqués. Il y aura des déplacements des équipes d’une province, d’un diocèse ou d’une paroisse à l’autre pour élargir l’impact du projet dans tout le pays. Les écoles sont encouragées à créer chez elles des clubs de musique et des clubs culturels qui exploiteront les thèmes que le BDE leurs proposera régulièrement année par année, Compétition par Compétition et quelques prix d’encouragement seront décernés aux  groupes et équipes gagnants.

3.     Objectifs du projet :

3.1.  Objectif général :

Les jeunes sont sensibilisés pour l’ordre public, la  non-violence, la promotion de la paix, la réconciliation, l’amour et l’utilité du sport, l’amour de leur culture, les bonnes mœurs, l’amour et le respect du prochain.

3.2.  Objectifs spécifiques :

-        Les clubs de musique, les clubs culturels et les équipes de sport sont créés dans les écoles.

-        Les jeunes sont utilement occupés lors des moments où ils courent le risque de s’adonner à la débauche, à la violence et au vagabondage sexuel.

-        Les grèves et les mouvements de contestation sont évités dans les écoles et dans toute la population.

-        Les concerts et les jeux pour la paix ont beaucoup de spectateurs.

 

4.     Résultats attendus :

4.1.  Résultats à court terme :

-        Les clubs AMAHUNJA et ABEZA présentent des concerts à Gitega et à Ngozi.

-        Le comité directeur du projet fait régulièrement des réunions pour planifier les activités trimestrielles et annuelles.

-        Le projet est connu  et agréé par les autorités administratives et ecclésiales ; connu aussi par les écoles de Gitega, Karusi, Mwaro et Ngozi.

-        Le projet est annoncé aux partenaires éventuels du Burundi comme de l’étranger, en particulier George Mason University des USA.

 

4.2.  Résultats à long terme :

-        Les clubs de music, les clubs culturels et les équipes de sport sont crées dans toutes les écoles à internat et quelques écoles à externat qui le peuvent.

-        Le calme règne dans les écoles et dans la population : plus de grève, plus de violences,  plus de mouvements de désordre ou de contestation, plus de délinquance juvénile.

-        L’impact des activités musicales, sportives et culturelles se répand dans tout le pays et tous les jeunes sont sensibilisés à la paix, la non violence et la réconciliation.

-        Les jeunes aiment et respectent leurs parents, leurs éducateurs et les dirigeants ;  ils s’aiment et se respectent  mutuellement entre eux.

-        Les échecs à l’école et les abandons scolaires diminuent à 90%

 

5.     Activités prévues

5.1.  Création et accompagnement des clubs de musique :

-        Tenir une réunion de tous les directeurs des écoles sous convention catholique pour leur parler du projet et élire le comité directeur.

-        Tenir une réunion de prise de contact et de lancement des activités du comité directeur.

-        Sensibiliser et aider les directeurs d’écoles à créer les clubs de musique dans leurs écoles.

-        Organisation d’un concert en date du 13 /12/2014 dans la ville de Gitega (AMAHUNJA+ABEZA)

-        Production d’un CD sur le concert et l’envoyer aux partenaires pour solliciter un sponsor.

-        Organiser, financer le déplacement et  ravitailler le Club ABEZA pour le concert du 13/12/2014

-        Organiser des concerts dans des localités diversifiées.

5.2. Accompagnement des équipes sportives :

-  Organiser des matches amicaux entre les écoles (Elèves et éducateurs)

-  Organiser des championnats interrégionaux ou interprovinciaux.

-  Organiser des échanges sur la paix après les matches.

-  Soutenir les équipes en les aidant à chercher le matériel de sport.

5.3. Création et accompagnement des clubs culturels :

-  Sensibiliser les Directeurs d’écoles et les élèves à créer chez eux les clubs culturels.

-  Organiser des veillées culturelles et des championnats de ce genre.

-  Préparer des questions réponses pour faire renforcer les valeurs de paix, de justice, de non violence et de réconciliation lors des concerts et des veillées culturelles ainsi que les prix à donner pour les bonnes réponses.

5.4. Evaluation :

-  Faire des évaluations trimestrielles et annuelles des activités réalisées ainsi que les résultats atteints.

 

6.     Bénéficiaires du projet :

1.     Les jeunes garçons et filles du Burundi.

2.     Les parents.

3.     Les éducateurs.

4.     Les autorités administratives

5.     L’Eglise du Burundi

6.     Les communautés environnant les écoles.

7.  Ressources nécessaires

7.1. Ressources humaines :

-  Un comité directeur du projet est nécessaire pour l’organisation, les prévisions, la mise en œuvre du projet, la suivie et l’évaluation.

Les membres élus pendant la réunion d’annonce du projet, le 14 Novembre 2014 sont :

. Le Directeur du projet : Abbé BANDEBA Vincent, Superviseur Diocésain de l’Education.

. Le Vice-Directeur         : Monsieur NTEZAHORIRWA J. Berchmans, Directeur de l’ECOSO.

. Commissaire chargé du Sport : Mr NZOSABA Clément, Directeur de l’ETSA.

. Commissaire adjoint du Sport : Abbé SAKUBU Elie, Directeur du LNDS.

. Commissaire chargé de la Musique : Abbé NTAKARUTIMANA Laurent, Dir. LNDSS MUTOYI 

. Commissaire Adjoint de la Musique : Abbé MANIRAKIZA Thérence, Curé de KIBUMBU.

. Commissaire chargé de la culture : Abbé NZIGIRABARYA Simon, Dir. ENNDA MUGERA.

. Commissaire Adjoint de la culture: Mr NIYONZIMA Pascal, Dir. LRP MURAYI.

. Commissaire chargé de la trésorerie : Sœur KAZIRI Générose, Agent du BDE.

. Commissaire Adjoint de la trésorerie : Sœur NIZIGAMA Béatrice, Dir Ly Ste BERNADETTE

. Commissaires chargés du Secrétariat : Sœurs Générose et Béatrice.

. Commissaire chargé de la communication et la gestion du matériel: Fr NDUHIRUBUSA Privat.

 

-        Les jeunes garçons et filles composés en grande partie des élèves des écoles secondaires du diocèse de Gitega et Ngozi. Ils sont les membres des différents clubs, ceux déjà existants et ceux qui seront créés.

-        Les spectateurs qui eux aussi seront composés en majorité par des jeunes qui assisteront aux concerts, aux veillées culturelles et aux jeux organisés dans le projet.

-        Les associations, les ONG et les communautés qui voudront bien soutenir les initiatives du projet.

 

7.2. Ressources matérielles :

- Registres, stylos, papier,… et tout le matériel du secrétariat.

- Instruments de musique.

- Matériel culturel.

- Moyens de communication.

- Moyen de transport

- Salles des spectacles

- salles de préparation

- Budget de fonctionnement du projet en général.

 

8. Prévision Budgétaire annuel

Désignation de l’activité

Fréquence

P.U.

P.T. (Fbu)

Matériel de secrétariat

-

100000

100.000

Communication

Mensuelle

10000

120.000

Déplacements

Mensuel

100000

1.200.000

Location instruments de musique

Bimensuel

100000

600.000

Location salles de spectacles

Trimestriel

150000

600.000

Location Véhicule

Trimestriel

200000

800.000

Réunions

Bimensuel

60000

360.000

Publicités

Trimestriel

50000

200.000

Prise en charge des acteurs

Trimestriel

250000

1.000.000

Soutien aux clubs

Annuel

600000

600.000

Matches : Déplacement et rafraichissement

Bimensuel

250000

1.500.000

Frais de fonctionnement du comité directeur

10

50000

500.000

Location groupe électrogène

Trimestriel

50000

200.000

Prix aux gagnants

Bimensuel

150000

900.000

TOTAL

 

 

8.680.000

 

Nous disons huit millions six cent quatre-vingt mille francs burundais (8.680.000 Fbu) soit cinq mille quatre cent vingt-cinq dollars US (5.425 $)

9. Source escomptée de cette somme :

-        Aide demandée à l’Université George Mason des USA

-        Collectes des droits d’entrée lors des concerts et présentations culturelles

-        Aides éventuelles que nous demanderons aux organisations qui œuvrent pour la promotion de la paix et la non-violence.

                                             Fait à Gitega, le 01 Décembre 2014

                                             Pour le Comité Directeur du Projet,

                                                Abbé Vincent BANDEBA       , Superviseur Diocésain de l’Education.